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     * Compagnons de la Libération - Sarrebourg : dix Compagnons mosellans de la Libération ont leur stèle

     

    La cérémonie d'inauguration de la stèle des Compagnons de la Libération mosellans s'est déroulée dimanche 1er mars à 10 h 30 devant la mairie de Sarrebourg. Sur invitation de l'association des familles de compagnon de la Libération et de la Ville, neuf élèves de 3e du collège Pierre-Messmer ont participé à l'événement. Ils ont lu le parcours de Marie Hackin, Pierre Messmer, Lucien Cambas, Henri Karcher, André Ima, Paul Marson, Jean-Marie Heyrend, Paul Leistenschneider, Jean Fèvre, Édouard Przybylski, dont les noms figurent sur la stèle.

     (Article et photos Républicain Lorrain)

    * Compagnons de la Libération - Sarrebourg : dix Compagnons mosellans de la Libération ont leur stèle

    La stèle est située sur le parvis de l'hôtel de ville de Sarrebourg, place Pierre-Messmer. Photo RL

    * Compagnons de la Libération - Sarrebourg : dix Compagnons mosellans de la Libération ont leur stèle

    * Compagnons de la Libération - Sarrebourg : dix Compagnons mosellans de la Libération ont leur stèle

    Un public nombreux a assisté à la cérémonie, dont des familles de compagnon de la Libération. Photo RL

     
    * Compagnons de la Libération - Sarrebourg : dix Compagnons mosellans de la Libération ont leur stèle

    * Compagnons de la Libération - Sarrebourg : dix Compagnons mosellans de la Libération ont leur stèle

    Neuf élèves de 3e du collège Pierre-Messmer ont lu le parcours des dix compagnons de la libération mosellans, dont les noms figurent sur la stèle. Photo RL

     

    * Compagnons de la Libération - Sarrebourg : dix Compagnons mosellans de la Libération ont leur stèle

    Les porte-drapeaux étaient au rendez-vous. Photo RL


    * Compagnons de la Libération - Sarrebourg : dix Compagnons mosellans de la Libération ont leur stèle

    L'heure était au recueillement et à la ferveur. Photo RL

    * Compagnons de la Libération - Sarrebourg : dix Compagnons mosellans de la Libération ont leur stèle

    Les militaires du 1er Régiment d'Infanterie ont pris part à l'hommage. Photo RL

     

    * Compagnons de la Libération - Sarrebourg : dix Compagnons mosellans de la Libération ont leur stèle

    * Compagnons de la Libération - Sarrebourg : dix Compagnons mosellans de la Libération ont leur stèle

    Les parachutistes ont formé une chorale pour interpréter Le chant des partisans.
    Photo RL

    * Compagnons de la Libération - Sarrebourg : dix Compagnons mosellans de la Libération ont leur stèle

    * Compagnons de la Libération - Sarrebourg : dix Compagnons mosellans de la Libération ont leur stèle

    La musique a accompagné toute la cérémonie. Photo RL

    * Compagnons de la Libération - Sarrebourg : dix Compagnons mosellans de la Libération ont leur stèle

    Les autorités civiles et militaires. Photo RL


    * Compagnons de la Libération - Sarrebourg : dix Compagnons mosellans de la Libération ont leur stèle

    * Compagnons de la Libération - Sarrebourg : dix Compagnons mosellans de la Libération ont leur stèle

     Un dictionnaire des compagnons de la Libération a été offert à la Ville et trouvera sa place à la bibliothèque Pierre-Messmer. Photo RL

     

     

    Fondation B.M.24 Obenheim       

    * Compagnons de la Libération - Sarrebourg : dix Compagnons mosellans de la Libération ont leur stèle

     

     


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  • * Ordre de la Libération - Le 24 février 1941, disparaissaient en mer Joseph et Marie Hackin - couple Compagnon de la Libération.

     

    Marie et Joseph Hackin

      

    Joseph Hackin, directeur du musée Guimet, et son épouse se sont engagés dans la France libre dès juillet 1940. Marie Hackin a participé à la mise sur pied du Corps féminin de la France libre dans lequel elle a servi comme sous-lieutenant, avec les premières volontaires. Joseph Hackin de son côté a été chargé du service des relations extérieures de la France libre. Archéologues, ils avaient mené de nombreuses fouilles en Afghanistan et avaient découvert ensemble en 1937 le « trésor de Begram » à -60 km de Kaboul.

     

    * Ordre de la Libération - Le 24 février 1941, disparaissaient en mer Joseph et Marie Hackin - couple Compagnon de la Libération.

    Biographie

    Marie Hackin, Parmentier de son nom de jeune fille, est née le 7 septembre 1905, troisième d’une famille de cinq enfants, à Rombas en Moselle annexée par l’Allemagne. Son père, Jean Parmentier, luxembourgeois, y avait émigré en 1894 pour y trouver un emploi de chef de triage.

    Marie fait sa scolarité à Rombas avant que sa famille déménage en 1924 à Ars-sur-Moselle où Jean Parmentier devient cafetier. Marie Hackin, surnommé Ria, devient auditrice libre à l’École du Louvre à Paris et en septembre 1928, elle épouse Joseph Hackin, archéologue et philologue, conservateur au musée Guimet depuis 1923. Dès lors, elle est étroitement et remarquablement associée aux recherches de son mari, aussi bien dans le cadre de ses missions en Orient que dans ses travaux scientifiques au musée Guimet.

    En 1929 et 1930 avec Joseph, Ria séjourne pour la première fois en Afghanistan au sein de la Délégation archéologique française en Afghanistan (DAFA). En 1930, elle s’installe à Tokyo où son mari dirige la maison-franco japonaise. Alors que Joseph Hackin doit rejoindre en Afghanistan la mission Citroën Centre Asie (la Croisière jaune) en qualité d’archéologue, Marie retourne en France en mars 1931. A Paris, elle fréquente grâce à René Grousset, adjoint de Joseph en charge du musée Guimet, les collègues et « maîtres » de son mari : Sylvain Lévi, Alfred Foucher et Paul Pelliot avant de regagner Tokyo en 1932.

    En octobre 1934, les époux Hackin entament leur seconde mission commune en Afghanistan. Ils fouillent à Khair-Khaneh puis effectuent une reconnaissance au Séistan. En janvier 1935, ils rentrent en France.

    En 1936 et 1937, Ria et Joseph repartent pour l’Afghanistan et mènent de nombreuses fouilles. Ria dirige notamment -sous la direction de son mari- un des deux chantiers de fouilles du site de Begram à 60 km de Kaboul lors du premier semestre 1937. C’est elle qui met à jour le « trésor de Begram » enfoui au IIIe siècle pour le protéger. La plupart des pièces (128 objets ou fragments) sont des verres, ou bronzes d’art gréco-romains, des laques chinois et des ivoires indiens. Ces pièces attestent de la rencontre des arts eurasiatiques entre la Chine, l’Inde et la Grèce.

    En 1937 Ria filme, d'abord en noir et blanc puis en couleur, les sites archéologiques et les paysages afghans. Elle présente ce film documentaire au Luxembourg le 14 novembre 1938 après avoir accompagné Joseph en Suède, à Berlin puis à Amsterdam pour une série de conférences.

    En avril 1939, les Hackin repartent pour Kaboul et reprennent avec Jean Carl architecte de la DAFA et Jacques Meunié, les fouilles à Begram. Très attachée à l’Afghanistan Marie qui s’intéresse aux légendes et coutumes locales en prépare un recueil avec Ahmad Ali Kohzad, traducteur de la DAFA, qui paraîtra en 1953.

    En septembre 1939, Joseph Hackin est mobilisé comme capitaine, puis comme commandant, attaché à la Légation de France à Kaboul. Refusant l’armistice, après avoir adressé, le 5 juillet 1940, un message d’adhésion au général de Gaulle, les époux Hackin avec Jean Carl et André Beaudouin quittent Bombay à destination de Londres, où ils parviennent en octobre 1940.

    Marie participe à la mise sur pied Corps féminin de la France libre dans lequel elle sert comme sous-lieutenant, avec les premières volontaires dès le 7 novembre. Elle est une des trois volontaires nommé officier avec Gioia Burdet et Simonne Matthieu qui en prend le commandement. Elle reçoit une formation militaire à l’OCTU (Officer Cadet Training unit).

    Désignée pour accompagner son mari, chargé du Département des Affaires extérieures, dans une longue mission en Asie, elle embarque le 20 février 1941. Le cargo qui les transporte, le Jonathan Holt, est torpillé le 24 février 1941. Les époux Hackin disparaissent en mer, entre l’Ecosse et les îles Féroé.



    • Compagnon de la Libération - décret du 13 mai 1941
    • Croix de Guerre 1939/45 avec palme
    • Médaille Commémorative 39-45

     

    * Ordre de la Libération - Le 24 février 1941, disparaissaient en mer Joseph et Marie Hackin - couple Compagnon de la Libération.


    Biographie

    Joseph Hackin est né le 8 novembre 1886 à Boevange sur Attert au Luxembourg alors que son père exerce le métier de cocher à Paris.

    Enfant unique, il quitte le Luxembourg à l’âge d’un an et passe les 14 années suivantes à Magny, village de 130 habitants dans le Calvados, non loin d’Arromanches, où ses parents ont trouvé une place de cocher et de domestique chez les Achard de Bonvouloir.

    Catholique, il fait la seconde partie de ses études secondaires, entre 1901 et 1903, au pensionnat Saint-Pierre à Dreux où il entre en classe de seconde et prépare le baccalauréat qu’il obtient en 1903. Venu ensuite à Paris, il est diplômé de l’institut commercial de Paris (ICP) en 1905 avant d’entrer à l’Ecole libre des Sciences-politiques dans la section économique et sociale.

    En 1907, fraîchement diplômé de l’école libre de sciences politiques, il devient secrétaire du fondateur du musée Guimet, Emile Guimet. Il se dirige dès lors vers l’étude des sciences historiques et philologiques d’abord comme élève stagiaire (en 1908) puis titulaire (en 1909) de l’Ecole pratique des hautes études (section des sciences historiques et philologiques) en sanscrit et en tibétain. Diplômé en 1911, il entame une thèse de doctorat sous la direction de son professeur de sanscrit, l’indologue Sylvain Lévi, professeur au collège de France, sous l’influence duquel, il s’imprègne profondément de la philosophie bouddhique.

    Il est naturalisé français en 1912 et nommé conservateur-adjoint, toujours au musée Guimet, en juin 1913.

    Mobilisé comme soldat de 2e classe en août 1914 au 74e Régiment d’infanterie, Joseph Hackin prend part à la bataille de la Marne ; il est promu caporal-chef en décembre 1914, puis sergent en janvier 1915. En mai 1915, il reçoit son galon de sous-lieutenant avant d’être blessé au bras droit par de multiples éclats de grenade le 5 juin au matin et de nouveau blessé, l’après midi-même, par un éclat d’obus à la hanche gauche, près de Neuville Saint-Vaast dans le Pas-de-Calais.

    Après une année de soins, qu’il met à profit pour soutenir sa thèse, il passe au 276e RI. Prenant part aux combats devant Verdun, il est encore blessé, le 27 avril 1917, au Bois des Courrières.

    Affecté à l’armée d’Orient en septembre 1917, il passe au 58e RI et est blessé une troisième fois, le 11 février 1918, en Serbie à la tête de ses hommes ; lieutenant en mai puis exerçant les fonctions de commandant de compagnie en juin, il termine la guerre titulaire de la Légion d’Honneur et de la croix de guerre.

    Démobilisé en juin 1919, Joseph Hackin retrouve ses activités au Musée Guimet dont il est nommé conservateur en 1923 et qu’il va s’attacher à moderniser. L’année suivante, il part pour sa première campagne de fouilles en Afghanistan et s’intéresse particulièrement aux bouddhas géants de Bamiyan. Enfin, il fouille à Paitava au nord de Kaboul et y découvre un Buddha au grand miracle en schiste le 20 décembre 1924 avant de rentrer en France.

    Docteur ès-Lettres, il est nommé professeur à l’Ecole du Louvre pour l’archéologie et l’Histoire de l’Inde en 1929, année où il repart pour l’Afghanistan avec sa jeune épouse Marie en dépit des troubles politiques locaux.

    Directeur français de la maison franco-japonaise à Tokyo de 1930 à 1933, Joseph Hackin est détaché, en 1931 et 1932, comme archéologue auprès de la mission Citroën Centre-Asie (la "Croisière jaune") et dirige cette mission difficile dans le Turkestan chinois. Scientifique, il n’en est pas moins homme d’action, lui qui écrit dans ses carnets intimes, "Le danger mesure exactement la valeur de la personnalité humaine".

    A partir de 1934, il assure sur le terrain la direction de la Délégation archéologique française en Afghanistan.

    Jusqu’en septembre 1939 il aura accompli cinq longues campagnes de fouilles en Afghanistan espacées par des retours en France, au musée Guimet, permettant l’étude et la présentation des résultats de ses recherches auxquelles collabore activement et remarquablement son épouse, Marie Hackin. Savant reconnu, il est par ailleurs membre de nombreuses sociétés scientifiques, françaises et étrangères.

    Au moment de la déclaration de guerre de septembre 1939, le capitaine de réserve Hackin est placé en affectation spéciale mais il demande à pouvoir rejoindre une unité combattante. En mars 1940, il est finalement mobilisé en qualité d’officier de la liaison du général commandant le Théâtre d’opérations en Méditerranée (général Weygand) auprès de la  Légation de France à Kaboul ; il est promu chef de bataillon en mai 1940.

    Après l’armistice, refusant la défaite, Joseph Hackin fait adresser au général de Gaulle le 5 juillet 1940, depuis Kaboul par l’intermédiaire de la légation britannique, une offre de ralliement pour lui, Ria, son adjoint Jean Carl, attaché à la DAFA et André Beaudouin, professeur au lycée français de Kaboul.

    Alors que le général de Gaulle lui demande de rester sur place pour défendre les intérêts français, il est sollicité par le gouvernement de Vichy pour occuper les fonctions de chef de la représentation diplomatique française à Kaboul. Il refuse mais doit quitter rapidement l’Afghanistan.

    Le 18 août, les Hackin, Carl et Beaudouin (qui deviendra avec le grade de commandant le directeur de l’Ecole des Cadets de la France libre) quittent l’Afghanistan pour l’Inde. Arrivés à Bombay le 23, ils rencontrent les premiers membres du Comité de la France libre qui s’y constitue. Fin août, ils embarquent à Bombay. Arrivés en Afrique du sud à la mi-septembre, ils rejoignent l’Angleterre à la mi-octobre.

    Engagé dans les Forces françaises libres, le commandant Hackin est affecté aux services civils de Carlton Gardens (QG des FFL). Il est chargé, avec Pierre-Olivier Lapie et Augustin Jordan notamment, du service des relations extérieures et, à ce titre, établit des contacts avec les groupes de Français libres, les comités de la France libre, qui se forment un peu partout dans le monde.

    Sous son nom, le 14 décembre 1940, il fait à la radio de Londres un discours d’une teneur très politique où il précise le positionnement doctrinal de la France libre rejetant la Révolution nationale et certains errements de la 3e République.

    En raison de sa connaissance approfondie des milieux et des questions asiatiques, Joseph Hackin est chargé d’une mission politique et diplomatique de trente étapes passant par l’Inde, la Chine, le Moyen-Orient et l’Océanie. Représentant du général de Gaulle, il doit entrer en contact avec le Gouvernement de l’Inde et établir un rapport sur la situation dans les Etablissements français dans l’Inde. Il est également chargé de présenter au vice-roi des Indes l’expression de la reconnaissance du chef des Français libres pour l’intérêt qu’il porte aux œuvres de la France libre.

    Avec son épouse, il embarque le 20 février 1941 sur le steamer Jonathan Holt. Le 24 février, le navire est torpillé et sombre au large des îles Féroé ; tous deux disparaissent dans le naufrage.

     

    ■ Officier de la Légion d’Honneur
    ■ Compagnon de la Libération  -  décret du 13 mai 1941
    ■ Croix de Guerre 14/18 (2 citations)
    ■ Croix Militaire (Roumanie)
    ■ Médaille commémorative de la Grande Guerre
    ■ Médaille interalliée dite de la Victoire
    ■ Médaille commémorative d’Orient
    ■ Croix commémorative 1916-1918 (Roumanie)
    ■ Commandeur de l’Ordre de la Couronne de Chêne (Luxembourg)
    ■ Médaille Commémorative serbe
    ■ Officier de l’ordre du soleil Levant (Japon)
    ■ Ordre du Trésor sacré – 3e classe (Japon)
    ■ Grand-croix de l’Etoile d’Afghanistan

     

     

    Fondation B.M.24 Obenheim            

    * Ordre de la Libération - Le 24 février 1941, disparaissaient en mer Joseph et Marie Hackin - couple Compagnon de la Libération.

     

     

     


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  • John Hasey

     

    *  Sur le chemin de mémoire - les Compagnons de la Libération       *  Sur le chemin de mémoire - les Compagnons de la Libération

     

     

     

    *  Sur le chemin de mémoire - les Compagnons de la Libération

    *  3 novembre 1916 
      9 mai 2005

     

    Biographie

     


    Citoyen américain, John Hasey est né le 3 novembre 1916 à Brockton dans le Massachusetts * ; son père était industriel.

    Etudiant à l'Université de Columbia, il est envoyé en France par son père pour y apprendre la langue en 1937 ; John Hasey décide d'y rester et trouve un emploi de vendeur chez Cartier à Paris.

    En août 1939, il s'engage dans le corps des ambulanciers américains mis à la disposition de l'armée française ; en décembre 1939, il est détaché auprès de l'armée finlandaise en guerre contre l'Union soviétique.

    Blessé en février 1940 en Finlande, il est rapatrié aux Etats-Unis.

    Il regagne la France en juin 1940 puis rejoint l'Angleterre où il s'engage dans les Forces françaises libres le 24 août 1940.

    Affecté comme sous-lieutenant au service de santé de la France libre, il prend part à l'opération de Dakar en septembre 1940 puis à la campagne du Gabon (octobre-novembre 1940).

    Sur sa demande, il est muté à la 13e Demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE) en janvier 1941 et combat en Erythrée * contre les forces italiennes. Il reçoit une citation pour les patrouilles qu'il effectue derrière les lignes ennemies.

    Le 20 juin 1941 lors de la campagne de Syrie face aux troupes de Vichy, il est très grièvement blessé aux portes de Damas par six balles de mitrailleuses dont l'une lui emporte une partie du visage.

    Soigné à Jérusalem puis aux Etats-Unis à partir de janvier 1942, il y subit plusieurs opérations.

    Promu lieutenant en août 1941, il est le premier américain fait Compagnon de la Libération par le général de Gaulle en avril 1942.

    Réformé par l'armée américaine, il rejoint les Français libres et est affecté en octobre 1942 au Bataillon des Antilles comme officier instructeur.

    En août 1943 le capitaine Hasey est affecté comme aide de camp à l'Etat-major du général Koenig,* commandant des Forces françaises en Angleterre puis des Forces françaises de l'Intérieur (FFI) à Londres. Il suit le général Koenig lorsque ce dernier est nommé Gouverneur militaire de Paris en août 1944.

    Démobilisé en 1945, John Hasey retrouve son emploi chez Cartier.

    En 1949 il choisit de retourner aux Etats-Unis et de changer de carrière. Il entre alors à la CIA où il travaille jusqu'à sa retraite en 1974 après avoir séjourné dans 17 pays différents en Afrique, en Asie, en Europe et en Amérique du Sud.

    John Hasey est décédé le 9 mai 2005 à Arlington * en Virginie où il est inhumé.

    • Officier de la Légion d'Honneur
    • Compagnon de la Libération - décret du 18 avril 1942
    • Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
    • Médaille des Blessés

     

    *  Sur le chemin de mémoire - les Compagnons de la Libération

     

    Fondation B.M.24 Obenheim     
     

    *  Sur le chemin de mémoire - les Compagnons de la Libération

     

     

     

     


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  • Communiqué de Jean Paul COATMEUR

     

    * En hommage à Jacques et Alexis Le Gall France2 va diffuser  une série d’émissions en leur honneur.

     

    * En hommage à Jacques et Alexis Le Gall France2 va diffuser  une série d’émissions en leur honneur.

     

    * En hommage à Jacques et Alexis Le Gall France2 va diffuser  une série d’émissions en leur honneur.


    va diffuser une série d’émissions sur les deux frères, Jacques et Alexis Le Gall.  Ces diffussions auront lieu à 13h15.

    les dimanches 1er mars
                         08 mars
                             15 mars    

    Ces reportages ont été réalisés avant le décès de notre regretté Ami Alexis.
    Les journalistes devraient lui rendre un hommage particulier.

    N’hésitez pas à en parler autour de vous. 

    Pour info, Jacques aura 99 ans mardi 25 février. 
     
     
    Fondation B.M.24 Obenheim 
       

    * En hommage à Jacques et Alexis Le Gall France2 va diffuser  une série d’émissions en leur honneur.

     

     

     


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  • Condensé concernant la deuxième bataille d'Erstein-Krafft 

    communiqué par

    Association

    " Vieil-Erstein.Alsace "

    * Évocation de la Bataille du Ried - La bataille d'Erstein-Krafft - Janvier février 1945

     


    1DFL - Ordre de marche


    Le 1e janvier le BM 21 est chargé de relever les éléments de la 2e DB et de s’installer en position défensive face au sud-est à ERSTEIN, OSTHOUSE et KRAFT le long de l’lll et du canal de décharge de l’lll au Rhin , étiré sur 11 km.

     

    * Évocation de la Bataille du Ried - La bataille d'Erstein-Krafft - Janvier février 1945
    (
    Photo M. Bollinger)


    Le 4 janvier, la situation étant critique au nord de l’Alsace, le Bataillon modifie son dispositif et se déploie face au nord, mais reprend le 6 ses positions face au sud où l’ennemi s’agite depuis la poche de COLMAR.

    Effectivement, l’attaque ennemie venant du Sud se produit le 7 janvier. Dépassant les points d’appui du BIMP et du BM 24, les colonnes blindées ennemies arrivent en fin de matinée devant le pont d’ OSTHOUSE tenu par la 3e Compagnie du Capitaine MULLER .

    Bloqué devant ce pont, l’ennemi défile à la recherche d’un passage devant ERSTEIN et jusqu’à KRAFT solidement tenu par la 2è Compagnie du Capitaine LAFAURIE , appuyée par les armes lourdes de la CA et de la Compagnie de Canons de la Brigade. Kraft tient ; la route de Strasbourg est fermée.
    Du 8 au 16 janvier l’ennemi maintient sa pression sur les trois points d’appui du Bataillon à OSTHOUSE, à ERSTEIN et surtout à KRAFT dont la garnison est fortement éprouvée par de durs bombardements. mais le front du Bataillon tient. L’ennemi s’acharnera sur les points d’appui du BIMP à HERBSTEIN et ROSSFELD et du BM 24 à OBENHEIM qui sera pris le 10 janvier.

    Mais l’offensive allemande est à bout de souffle et s’arrête.
    Le 18 janvier le Bataillon est relevé par la 3e DIA et est porté à SELESTAT où il relève le BM4.

    * Évocation de la Bataille du Ried - La bataille d'Erstein-Krafft - Janvier février 1945

    Ligne de défense francaise Axe de l’offensive allemande


    LA CONTRE OFFENSIVE DE JANVIER 1945

    Après avoir subi pendant 4 ans le régime hitlérien, Erstein est libérée le 28 novembre 1945.
    Mais malgré la joie collective et les rues pavoisées, le soulagement et la liesse populaire, on craint encore des attaques allemandes. Et la France ne veut pas perdre l'Alsace, car l'attachement à l'Alsace du cœur de la France est très fort, comme en témoigne l'extrait de cette discussion entre Churchill, Eisenhower et de Gaulle:

    "Le recul en Alsace livrerait à l'ennemi des terres françaises, plaide de Gaulle,. Pour la France ce serait un désastre national. Car l'Alsace lui est sacrée ... Je vous demande de reconsidérer votre plan et de tenir ferme en Alsace;
    -Pour que je change mes ordres militaires, rétorque Eisenhower, vous invoquez des raisons politiques.

    - Les armées, reprend De gaulle, sont faites pour faire la politique des Etats;... Or, pour le peuple et les soldats français, le sort de Strasbourg est d'une extrême importance morale. Pendant la discussion, Churchill écoute, observe, et ... fume un cigare.

    -' Eisenhower se tourne enfin vers lui et sollicite son avis.
    -Toute ma vie, observe le lieux lion, j'ai pu voir quelle place l'Alsace tient dans le sentiment des français. Je crois donc comme de Général De Gaulle que ce fait Erstein Gerstheim Osthouse Krafft doit entrer dans le jeu.

    -Mais enfin, rétorque Eisenhower, à votre avis, quel est le plus important ? Alors Churchill, désignant la carte, pointe son cigare en direction de Strasbourg et laisse tomber sans l'ombre d'une hésitation : -C'est ça !".

    Tout le monde est content, et surtout les Strasbourgeois , touchés par cette décision importante pour leur défense personnelle.
    Parallèlement, on essaie de mobiliser le plus d'hommes possible. Le général Schwartz, en particulier, alors gouverneur militaire de Strasbourg, lance le 5 janvier 1945 un appel aux Alsaciens restés jusqu'à présent chez eux.

    Citons aussi le général de Gaulle:
    "La France a besoin de chacun de ses enfants." Toutefois, dans le rang des Alliés, on s'attend à des représailles de la part des Allemands. Et, le 7 janvier 1945, par -20°C, la contre-offensive allemande a lieu. La panique gagne les troupes alliées. Du côté des Allemands, tout est soigneusement préparé. Cet extrait du " Kriegtagesbericht "(KTB) (Journal de marche) de la 19 ème armée allemande du 06.01.1945 nous le montre bien:

    KTB de la 1ère armée du 8 janvier 1945

    L'opération "SONNENWENDE-SOLSTICE" est ordonnée pour le 7 janvier 1945. L'attaque est à conduire avec deux groupes de régiments à partir du secteur Nord de Bindernheim et Hilsenheim.

    • 1er but : ligne, à l'ouest de Herbsheim et Benfeld, Kogenheim avec protection simultanée des passages sur le canal et sur l'Ill, entre Benfeld et Kogenheim...

    • Après avoir atteint ce ter but, le groupe de chars est à faire passer, pour avancer dans le secteur à l'ouest d'Erstein et prendre possession des ponts.

    • A.K. profitant de l'obscurité de la nuit, rompre, tôt le matin du 7 janvier, la ligne de front principale de l'ennemi entre le canal du Rhône et il importe de battre l'ennemi au Sud-Ouest de Benfeld ... jusque dans le secteur à l'Ouest de Krafft et au sud d'Erstein pour isoler l'ennemi stationné entre l'Ill et le Rhin et le couper de ses communications vers l'arrière.

    C'est alors que le 7 janvier 1945, aux heures livides de l'aube, dans le brouillard glacé, que les avant-postes, échelonnés au sud des villages de Rhinau, Friesenheim, Neunkirch et Witternheim entendent venir sur eux le bourdonnement caractéristique des chars allemands et bientôt, voient surgir sur une ligne continue les "Tigre" et les "Panther" accompagnés des habituels voltigeurs de protection.
    Ils donnent l'alarme, et, selon les ordres, se replient sur les villages où est préparée la résistance. Car il ne faut pas que les Allemands puissent prendre Strasbourg.
    La brigade cuirassée Feldhermhelle qui fonce des deux côtés du Canal du Rhône au Rhin, néglige les villages organisés.
    A 13h, le peloton de tête des Panther arrive à Krafft après avoir parcouru 20km d'une traite dans les terres françaises. Mais à Krafft, depuis le 2 janvier, les compagnies ont amélioré la défense en prévision de l'attaque en amorçant des charges destinées à faire sauter le pont du village.
    Cependant, ce n'est pas terminé et le 7 au matin, la 2ème compagnie alertée de l'attaque allemande termine la besogne au-dessus du canal qui a fortement monté.
    Trois points peuvent être franchis par l'ennemi : Osthouse, Erstein et Krafft; les Allemands ont déjà atteint Osthouse et Erstein à 10h30 et 12 h. Ils arrivent à proximité de ce dernier. Les Panther forcent la vitesse vers le pont. Heureusement, la section Raibaud est là pour retarder leur irruption.
    A 13 h, les chars arrivent à l'entrée de Krafft. L'ennemi est à 200 m. Il faut absolument le retarder. Pour cela, il reçoit une pluie de projectiles de la part des mitrailleuses lourdes cachées au milieu des maisons. Il faut aussi l'intimider car le pont n'a pas encore sauté.
    Enfin, les derniers préparatifs achevés, le sapeur du Génie; sur ordre du capitaine Lafaurie, appuie sur le bouton de mise de feu. Le pont de Krafft vole en éclats tandis qu'au milieu de la fumée de l'explosion, la section Raibaud décroche en courant et traverse le canal sur l'écluse.

    * Évocation de la Bataille du Ried - La bataille d'Erstein-Krafft - Janvier février 1945

    Char allemand, mis hors de combat devant Kraft en janvier 1945

     

     Les chars ennemis viennent de buter sur le canal très profond qu'il ne peuvent franchir. Il y a là 6 chars "Panther" et "Tigre" accompagnés de véhicules chenillés chargés d'infanterie qui rôdent comme des bêtes sauvages.
    A 14 h, après une bataille où il y a des pertes des deux côtés, la partie est perdue pour les Allemands. Les chars ennemis casseront toutes les façades des maisons et à 17 H, se sentant bloqués et découragés, ils se retireront car la 2ème compagnie du BM 21 veillait.
    Le lendemain, les Allemands ordonnèrent de faire sauter tous les ponts de l'Ill, dans leur procès verbal.

    PV radio du 8 janvier 1945 de la 19ème Armée allemande

    La brigade des Panzers se trouve près de la sucrerie, au sud de Krafft. Elle a reçu l'ordre d'attaquer vers le Nord, mais elle est tombée sur une forte résistance. Routes et passages dans le secteur Erstein- Osthouse sont barrés et leur défense assurée. Le déroulement de la journée du 8 janvier n'est pas satisfaisant. J'ai l'impression que le commandement de la 198è D.I. n'est pas en ordre...
    Le système de communication ne fonctionne pas.
    Je suis très mécontent parce que le secteur de l'Ill n'a pas été atteint et qu'on n'ait pas réussi à couper l'ennemi de ses communications arrières. De toute façon, une percée de l'ennemi est à éviter, afin que nos troupes près de Krafft ne soient pas isolées.

    La 19ème armée, le 7 janvier 1945.

    Notre intention est maintenant de percer et de fermer le front du Rhin, de créer à l'ouest de Krafft et près d'Erstein une tête de pont. Le régiment de grenadiers 308, ira à 5h30 le long du canal du Rhône au Rhin vers le Nord. Résultat de la 1ère journée de combat.
    L'attaque a progressé énergiquement vers le Nord, mais, vers l'Est, l'Ill n'a pas été atteinte. En ce qui concerne la suite des opérations, il est de la plus haute importance de savoir s'il est possible d'opérer la jonction avec les troupes qui opèrent au Nord de Strasbourg.
    Pour le 8.01 sont ordonnées les opérations suivantes : Au pis-aller, percer à côté de Herbsheim, atteindre l'Ill, dans le secteur Sand-Benfeld et créer une tête de pont; les autres ponts de l'Ill sont à faire sauter.

    La contre-offensive française

    Les Allemands sont maintenant stoppés. Ils ne peuvent atteindre Strasbourg immédiatement. Mais dans la matinée du 8 janvier, dans les premières heures de l'après-midi, la pression de l'ennemi s'accentue, surtout sur Osthouse, Rossfeld et Herbsheim mais sans succès pour lui. Les Français ne pouvant rester immobiles après les évènements de la veille déclenchent une contre-attaque qui débouche en deux colonnes:

    • la première sur l'axe Nordhouse-Gerstheim

    • la seconde sur l'axe Sand-Obenheim.

    Le but recherché est de, rétablir la liaison avec les garnisons de Gerstheim et d'Obenheim.

    La lutte est vive, et si la colonne du nord parvient à atteindre le canal (qu'elle ne peut d'ailleurs pas franchir) la colonne du sud accrochée dès le départ et prise à partie par des chars lourds ennemis, ne peut pratiquement pas déboucher. A la nuit,les deux colonnes se replient sur l'III. L'opération a échoué. On ne peut pourtant pas aider le BM 24 encerclé par l'ennemi en raison de la force puissante (chars, etc....)

    Les ordres restent cependant inchangés "Résister partout sur la place et reprendre le terrain perdu".
    Le 9 janvier, on reprend la contre-attaque échouée la veille, mais sur l'axe sud Sand Obenheim.
    Dans la nuit du 8 au 9, l'ennemi lance à nouveau une violente attaque sur Rossfeld qui échoue encore pour lui. A16h, il lance encore une attaque, mais sur la garnison d'Herbsheim cette fois. Il ne peut cependant se maintenir que dans les quelques maisons qu'il a réussi à occuper. Après de vaines tentatives de sauver le BM 24 toujours encerclé, celui-ci voit la fin le lendemain.

    En effet , les Allemands concentrent leurs efforts sur la malheureuse garnison d' Obenheim. Dès le matin, ils lancent-des tracts aux villageois pour leur demander leur capitulation. Puis ils attaquent le village avec une attaque concentrée sur la localité, qui aboutit à la prise de la place du village à 21h, malgré la défense héroïque des Français. Ils ont notamment fait plusieurs morts et blessés. Les survivants furent pas nombreux.

    Le 10 janvier, les survivants se font prendre. A la nuit, des combats s'opèrent avec succès. L'opération débute tard dans la soirée, mais elle est menée à bien.

    La journée du 11 est calme. La DFL a causé de grosses pertes du côté de l'ennemi qui est épuisé. L'ennemi déclenche encore une attaque, mais nous sommes plus fort et après avoir fait sauter un pont et combattu avec vigueur, nous nous replions dans la nuit.

    Le 12- les ponts qui sautent arrêtent l'ennemi. On craint encore une attaque. Rien. L'élan offensif des Allemands est définitivement arrêté.

    La DFL a gagné la partie, elle a réussi à garder Strasbourg, but que l'ennemi s'était fixé. Le général Garbay reçoit alors un message de Leclerc, qui donne du baume au coeur des soldats encore vivants: "Bravo, mon vieux. En somme, la 1ère DFL aura probablement sauvé Strasbourg après que la 2ème DB l'ait prise. J'espère que cela ne t'a pas coûté trop cher. Félicite tout le monde de notre part."

    La bataille est maintenant gagnée. Mais les soldats sont en très mauvais état de santé. Voici ce qu'écrit le Docteur Ehrenberg (médecin des armées allemandes) le 9 janvier :

     

    * Évocation de la Bataille du Ried - La bataille d'Erstein-Krafft - Janvier février 1945

    Fin de la bataille de Krafft 

    (Photo M. Bollinger)

     

    * Évocation de la Bataille du Ried - La bataille d'Erstein-Krafft - Janvier février 1945

    21eme BM

    (Photo M. Bollinger-Schwaab )

     

    Rapport concernant l'état de santé des troupes

    Dû au froid persistant et au temps humide, l'état de santé des troupes s'est aggravé.

    • Les soldats ont contracté des-maladies aux pieds dues à la perméabilité des bottes et au manque de changement de chaussures qui sont en très mauvais état.

    • La troupe citée auparavant n'a pas eu l'occasion de se laver ne serait-ce que superficiellement et ceci pendant des jours. De ce fait,les maladies de peau ont également augmenté.

    • Les plaies infectées sont nombreuses. Beaucoup d'infections sont dues à l'invasion de poux.

    • De l'impétigo dû à la saleté est apparu en tant qu'infection secondaire.

    • Les grenadiers qui étaient en service pendant des semaines sans relève donnent une impression d'épuisement et d'empathie.

    • Souvent, ils ne peuvent "dormir" qu'appuyés aux arbres à cause de l'humidité de la terre. Les maladies intestinales bénignes en elles- même ont aussi augmenté étant donné que les soldats reçoivent froid les repas habituellement servis chauds, ceci pour cause de, circonstances dues à la guerre.

    La liste des malades du 11 novembre au 17 décembre comportait 935 hommes (sans compter la 269ème division d'infanterie. Rapport du médecin chef Dr. Ehrenberg (en remplacement)
    Du côté français, au lourd bilan des hommes vivants mais malades s'ajoute celui des morts, des blessés et des armes perdues, document issu des rapports allemands :

    • Prisonniers allemands :781 (dont 26 officiers) Morts : 1025 (environ) Pris à l’ennemi :

    • 328 carabines

    • 55 pistolets mitrailleurs

    • 1 pistolet • 10 bazookas

    • 41 mitrailleuses légères 39 mitrailleuses lourdes

    • 9 canons anti-chars moyen calibre 6 canons anti-chars lourds 16 mortiers moyens

    • 3 obusiers 10,5 cm

    • 8 chars détruits

    • 4 chars endommagés

    • 2 SPW dont 1 détruit

    • 2 appareils Radio

    • 1 blindé de. reconnaissance détruit

    • 2 chasseurs bombardier abattus

    • 10 camions et autres véhicules motorisés intacts 31 camions détruits

    Malheureusement, tout n'était pas fini. A Erstein , il y eut encore des tirs d'obus :

    Rapport de M. Albert Fassel témoin oculaire des évènement du 17 janvier 1945.

    A partir du 7 janvier 1945, les troupes allemandes se trouvaient à nouveau aux portes d'Erstein.
    Les ponts dynamités et effondrés du canal de décharge avait bloqué leur avance vers Erstein et Krafft. A partir de ce moment-là, les chars allemands ont effectué des tirs de harcèlement depuis l'actuelle D 468 et la ville fut soumise tous les jours à ces bombardements d'obus. 75% de la population avait quitté Erstein pour des endroits moins exposés.

    Par-contre, les Sapeur-Pompiers tous volontaires et bénévoles étaient restés sur place . Leur moyenne d'âge était d'environ 55 ans. Leur équipement était très rudimentaire; des dévidoirs à pied, pas de conducteur pour le fourgon Opel (la totalité des jeunes pompiers titulaires du permis de conduire ayant été mobilisée dans l'armée allemande).
    En plus les conditions climatiques de cet hiver 44/45 étaient exceptionnellement rigoureuses. Après d’importantes chutes de neige (50 cm) des rues non déblayées et des températures oscillant entre -10° et -20°, il est facile de comprendre que les interventions des pompiers se faisaient dans des conditions exécrables.

    En cette journée du 17 janvier, l'équipe de permanence se trouvait dans l'actuel poste de police. Elle se composait de :

    • l'Adjudant : André WIEDENKELLER
    • le Sergent : Alex FISCHER
    • -le Caporal : Joseph BUSCHE
    • -les Sapeurs : Aloyse OTT, Honoré SCHOEN, Antoine KLEIN,
        Félix BOEHRER, Joseph WEINGARTEN
    • -le Secouriste : Charles BOHNERT.

    Après un tir de réglage de deux obus dans le centre de la ville, l'Adjudant Wiedenkeller est sorti pour ouvrir les portes du dépôt d'incendie. Un 3ème obus, fusant celui-là a explosé juste au-dessus de la cour. Quelques instants après la déflagration, le Sergent Fischer appela au secours.

    Je me trouvais opportunément avec le lieutenant Langolf à la Mairie, qui faisait fonction de Maire, et à ce moment-là, nous nous sommes précipités dehors et nous avons vu l'Adjudant Wiedenkeller gisait à terre. II gémissait et paraissait grièvement blessé dans le dos. J'ai couru jusqu'à la ferme Ringeisen dans laquelle se trouve la permanence ambulancière du 7ème RTA.
    Un brancardier est venu immédiatement, avec le secouriste Charles BOHNERT, ils ont prodigué les premiers soins. L'ambulance militaire le prit en charge pour l'emmener à l'hôpital d'Obernai, celui d'Erstein étant entièrement hors fonction.
    Malheureusement l'Adjudant Wiedenkeller est décédé des suites de ses blessures avant son arrivée à l'hôpital.

    * Évocation de la Bataille du Ried - La bataille d'Erstein-Krafft - Janvier février 1945

    Beaucoup d'ouvrages d'art qui ont aussi été détruits, soit par explosion afin de stopper l'ennemi, soit se sont écroulés tout seuls en raison du poids des chars furent reconstruits après la libération, le pont de Krafft dont l'explosion avait sauvé Strasbourg a été remplacé par un pont provisoire dès le printemps, en mars, et l'inauguration avait donné lieu à de grandes festivités.


            L'inauguration du pont provisoire de Krafft le 25 mars 1945

     (Photos M. Bollinger)

    * Évocation de la Bataille du Ried - La bataille d'Erstein-Krafft - Janvier février 1945

    * Évocation de la Bataille du Ried - La bataille d'Erstein-Krafft - Janvier février 1945

     


    * Évocation de la Bataille du Ried - La bataille d'Erstein-Krafft - Janvier février 1945
     

    * Évocation de la Bataille du Ried - La bataille d'Erstein-Krafft - Janvier février 1945

     

     Photos de l’exposition qui y a été consacrée en janvier 2015

    et lien vers le très beau site qui relate la 

    Bataille du Ried

    Association

    « Le vieil Erstein - Ersteiner Kanton ».

     

    * Évocation de la Bataille du Ried - La bataille d'Erstein-Krafft - Janvier février 1945

     

     

     

    Fondation B.M.24 Obenheim      

    * Évocation de la Bataille du Ried - La bataille d'Erstein-Krafft - Janvier février 1945

     

     

     

     


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