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    Marcel JASSAUD, Brigadier du 1er RA, 1ère Division Française Libre

     

    Grâce à son fils Philippe Jassaud, Second-Maître (H), représentant départemental accrédité de l'ACOMAR (33-40-64), un grand manque vient d’être réparé : Marcel JASSAUD ne figurait ni dans l’Annuaire de la DFL ni sur le Livre d’Or des Français Libres*.

    Et pourtant…. l’histoire de Marcel JASSAUD se confond avec celle de la Résistance, de la filière d’évasion de Carantec vers l’Angleterre, et des combats du 1er Régiment d’artillerie FFL à partir de son engagement dans les FFL en 1943.

     

    Crédit photo Philippe Jassaud

     

              Avant de rejoindre l’Angleterre pour s’engager dans les Forces Françaises Libres, Marcel JASSAUD faisait partie, comme son frère Alfred, du réseau de résistance Alliance qui avait pour mission de recueillir des renseignements sur les forces aériennes, maritimes et terrestres allemandes. Né le 22 décembre 1922 à Marseille, Marcel JASSAUD faisait partie de la section « Méditerranée » du réseau Alliance.

    Le frère de Marcel, Alfred, adjoint au chef de secteur Normandie,fut déporté. Ce réseau de 3000 membres a payé un lourd tribut à la lutte contre les Nazis et à la Libération :  438 personnes ont péri les armes à la main ou exécutées après de longues souffrances et des mois de captivité. 106 ont été massacrées au camp de concentration du Struthof dans la nuit du 1er au 2 septembre 1944.

     

    La filière d’évasion SIBIRIL de Carantec (Finistère)

     

    De 1940 à 1944 197 volontaires français et aviateurs anglais, canadiens et américains, traversent la Man­che de Carantec pour gagner l’Angleterre afin de continuer la lutte contre l’occupant allemand. A la tête de cette organisation clandestine : le Carantécois, d’Ernest Sibiril, monte un véritable réseau d’évasions. baptisé le « réseau SIBIRIL" qui, de juin 1940 à février 1944, resaurera quinze bateaux en piteux état et les équipera en vue des exfiltrations de volontaires français et de militaires alliés. 

    Selon le Musée maritime et portuaire de Carantec, Ernest Sibiril était en liaison étroite avec des membres finistériens du Réseau Alliance, au profit duquel de nombreuses personnes furent évacuées vers la Grande-Bretagne à partir de Carantec et du courrier contenant des informations très précieuses acheminé aux services de renseignement britanniques, à bord de ses bateaux. En outre, la famille SIBIRIL fut cachée à Brest de la fin juillet à début septembre 1943 par des membres de ce Réseau, alors que les Allemands tentaient de les capturer. Ceux du Réseau Alliance qui les aidèrent ont tous été capturés par la suite et exécutés. 

     

    L'évasion de Marcel Jassaud, le 6 mars 1943

     

    En compagnie de 8 autres candidats à l’évasion, le 6 mars 1943, Marcel JASSAUD s’évade de Carantec à bord du petit cotre de la filière Sibiril, qui porte la devise – tout à fait appropriée  dans ces circonstances, de la ville de Morlaix : « s’Ils te mordent... (mords-les) ». Ce cotre de 7 mètres avait été acquis en Juin 1940 par Gwenn-Aël Bolloré  alors âgé de 17 ans, en vue de gagner l'Angleterre...

     

     

    La guerre du petit cotre (extraits), racontée par Jean Dousset (1)

    (...) Je me suis retrouvé abandonné, misérable. Planté bout à la vase, dans la rivière de Morlaix, côté rive gauche, face au village de Locquenolé. Mes bordés bâillaient d’ennui. Gast ! Sale époque pour nous, les bateaux de pêche. Depuis 1940, les Allemands, vainqueurs, nous contrôlaient, et les autorisations de sortie de mer étaient rationnées. J’étais aux portes de la mort, mangé par les vers, quand, un jour de février 1943, mon destin a viré lof pour lof. Une plate à moteur est venue me chercher. Elle m’a pris en remorque et conduit dans l’anse de Carantec, chez Ernest Sibiril. Quelle surprise, quelle émotion ! Je retrouvais la même ambiance chaleureuse que chez le père Pauvy. Je ressuscitais !
     
    Mon nouveau patron était breton. Il avait 17 ans, et s’appelait Gwenn Aël. Pour m’acheter, il avait vendu son cheval, une belle jument baie anglo-arabe répondant au nom de Crevette ! Le programme de navigation du jeune homme me surprit : rallier l’Angleterre avec son cousin Marc et sept compagnons. Excusez du peu mais, pour moi qui n’avais jamais quitté la côte de vue, la Manche c’était l’Atlantique, sinon le Cap Horn ! J’appris ainsi que j’étais devenu un petit cotre clandestin. Information rassurante : trois de mes collègues avaient déjà fait la traversée en vingt et une heures. J’espérais faire mieux !
     
    (...) Des terriens, j’en ai quatre à mon bord et ils sont bien malheureux. Ils découvrent tout en même temps. La voile et le voilier, le froid et le mal de mer, l’inconfort et l’angoisse. Terrassés dans mes fonds mouillés, ils vomissent à chaque instant. Mon patron est dans le même état. Les deux pêcheurs de Riec aussi. Faut dire que ça creuse et que ça roule fort. Quant à la température, elle est rude. 
    (...) « Sortez le petit foc ! », demande Marc. Il a raison. Je pars au lof. Travers à la lame, j’ai ramassé mon premier coup de mer. Pas de petit foc ! Bertrand et Michel, avec les moyens du bord, arrisent le grand foc aux deux tiers. Ça souffle un bon 7 maintenant. Ma grand-voile au bas ris souffre. Mon boute hors dans la plume, je file quand même six noeuds. « Ne lancez pas le moteur avant trois heures… »,. avait recommandé Louis. Ça ne risquait pas ! Mon Ballot quatre cylindres n’a jamais voulu se mettre en route  ! Avec un nom pareil !
    Le vent est là et ça torche. Pas un temps à mettre dehors une vedette des fritz ! La mer est vide. Seuls les cumulus cavalent avec nous.
    2 heures du matin : ma grand-voile se déchire aux garcettes de ris. Il faut choquer les gars ! Mes voiles d’avant me suffisent ! Si ce n’est pas du 7 ou 8 qui me souffle sur le travers, je ne m’appelle plus S’ils te mordent. Marc fait maintenant du noroît. Il se méfie du courant. Atterrir sur Guernesey serait dramatique. Les Allemands y sont. À l’aube, je fais route plein nord. Le gris plombé du ciel va bien avec l’aspect de la mer. Les déferlantes, toutes dents dehors, m’attaquent. Ces grosses garces ne savent pas comment je m’appelle ! Elles croient me tenir. Je cours, je leur montre mon cul ! Quand je pars sur la crête, je bats tous les records de vitesse ! Vingt dieux ! pour un navire de mon âge, ça va vite. Je préfère ne pas me retourner…
    Marc frigorifié gouverne au mieux. Mon long « bec » est rarement au-dessus de l’eau. C’est dans l’après-midi que l’une de ces maudites vicieuses est montée à bord. Six cents litres d’un coup ! J’ai eu l’impression de m’arrêter.
    « Oh ! les gars, faut vider », crie Marc. Moi j’ajoute : 
    « Debout les morts… » Les pauvres, ils sont dans un triste état. Je suis désolé. Rien pu faire ! Marc non plus. lls ont de l’eau jusqu’aux genoux. Deux seaux et des chapeaux pour écoper. Allez, les gars, courage ! Donne-leur un coup de lambic, Gwenn Aël.
     
    À peine remis de ce coup de fatigue, voici qu’une autre de ces dévoreuses m’éclate dessus. D’un coup, ma course est à nouveau stoppée. Ce supplément de lest, atrocement mobile, me porte au coeur. J’ai le cul dans les bottes. Mes gars et moi luttons pour la vie. Je refuse d’aller au fond. Allez, les enfants, videz-moi tout ça ! Si nous revenons un jour, je jure de réclamer au chantier Sibiril une pompe de cale…
    Il n’y a pas eu de troisième déferlante. Nous sommes restés dans notre monde fantastique plein de bruits, de vent, de vagues, d’embruns… avec 10 centimètres d’eau au-dessus du plancher.
     

    * Marcel JASSAUD, Brigadier du 1er RA, 1ère Division française Libre

     Le S’ils te mordent, conservé aujourd’hui au Musée Jean Moulin à Bordeaux

    Crédit photo Sophie Poirier

    Terre !

    Vers 17 heures, le vent tombe un peu. Marc est toujours à la barre. Je l’entends calculer à mi-voix : « Seize heures de route à 5-6 noeuds, ça fait bien dans les 80 milles. On devrait bien apercevoir quelque chose. La visibilité est bonne… » Les yeux brûlés de mon skipper ne voient plus rien. Il s’adresse aux jeunes pêcheurs. «Vous ne voyez rien devant ? » Eux ont l’habitude de regarder la mer et de repérer leurs flotteurs de casiers. « Il y a comme un trait blanc vertical », dit l’un d’eux en tendant la main sous la trinquette. « Sans doute un phare, fait Marc, allons-y voir ! »
    À la tombée de la nuit, nous en sommes tout près. Têtes au-dessus du plat-bord, les hommes scrutent la longue bougie éteinte. « Eddystone ! », lit Michel. Il n’y a pas de carte à bord. Je sens Marc à bout de forces. Il doute de sa navigation. « Et si nous nous trouvions quelque part en mer d’Irlande ? » pense-t-il. Nous continuons d’avancer dans la nuit.
    « La côte !… Là, des ballons ovales en l’air, comme des saucisses ! Avec cette protection aérienne, c’est sûrement un port important. Gardons le cap ! C’est peut-être Plymouth ? » « Non, non, fait Martin, il ne faut pas approcher ! Les Anglais mettent des filets pour bloquer les navires. C’est dangereux de s’y aventurer… » Marc n’est pas convaincu. « Avec notre tirant d’eau, on peut passer au-dessus. C’est pour les bateaux de guerre. On peut atterrir quelque part sur la côte. Il y aura bien une plage, même avec des cailloux. On se mettra à l’eau. On trouvera bien une ferme, une maison, on se fera connaître. Le bateau mourra de sa belle mort, mission accomplie… »
    Non mais, vous l’entendez ? Il en prend à son aise le bougre ! Et mon « ange blanc » qui ne proteste pas ! Ça alors, il me sacrifierait comme ça, sans un mot, sur la ligne d’arrivée ? Heureusement, Martin signale le danger d’aborder les plages : elles sont couvertes de champs de mines. Après vingt-deux heures de barre, Marc n’en peut plus. « Demain, il fera jour, le vent est tombé, on met en panne ! » Et, sans un mot de plus, il s’assied dans les 10 centimètres d’eau et s’endort comme un plomb.
     
    Nous sommes le 7 mars 1943  au matin. Calme blanc. Le jour se lève sur un brouillard compact. On ne distingue pas mon boute hors. Le « Ballot » se fait injurier sans résultat. Cette bourrique refuse tout service.
    Marc refait surface. Il a dormi. Il a oublié un instant le froid humide de la nuit. À mi-voix, je l’entends effectuer un calcul : « Avec le courant, nous sommes partis six heures d’un côté et six heures de l’autre. On devrait être au même endroit… » Dans la purée de pois, je devine des sirènes de brume et des bruits de moteurs de navires et d’avions sans doute. « C’est peut-être un autre port que celui d’hier, pense Marc, doutant toujours de sa navigation. L’essentiel est que ce soit un port… Godiller dans ce coton, il n’en est pas question, on attend. » Et mon dévoué barreur se rassied dans mes 10 centimètres d’eau.
    À 10 heures, comme un rideau de théâtre, le brouillard se lève sur une impressionnante armada de navires de guerre et de cargos. « C’est le débarquement, ils partent en France, sans nous », crie le pêcheur de Riec . « Non, répond Michel, c’est un convoi, faut leur montrer que nous sommes là ! » Mes gars se mettent à gueuler. Ils agitent les bras, amènent les voiles. L’un d’entre eux met en place la godille. « Allons-y, approchons », nous dit Marc. Un bâtiment nous a vus, il vient vers nous. Il nous interpelle avec son haut-parleur : « Qui êtes-vous ? »
     
    "Français", hurle Marcel
     
    « Français ! hurle Marcel. Nous avons quitté la France hier au soir. Le moteur est en panne. Il n’y a pas de vent, on voudrait entrer dans le port. Au fait, c’est quel port ? » « Plymouth ! répond l’Anglais. Accostez à l’échelle de coupée ! Marc a le sourire, sa « nav » était bonne… « Montez à bord, continue l’officier, nous partons pour les États-Unis mais, dans une heure, nous croiserons un autre convoi venant du Canada. Avec lui, vous entrerez à Plymouth… »
     
    À couple de ce monstre gris, je me sens très fragile. Marc m’a sans doute compris et regrette d’avoir voulu me briser sur la plage. « Je reste à bord du cotre, dit-il, je ne peux l’abandonner. Il nous a conduit à bon port. Nous avons souffert ensemble. » « Ok, fait l’officier, je mets un matelot dessus. Nous marchons à quatre noeuds, la mer est plate. Il ne risque rien, montez ! »
     
    Pendant que je me laisse traîner par ce gros tas de ferraille, mes garçons se sèchent et se réconfortent. Ils mangent du pain blanc et du beurre. Ils boivent du chocolat chaud. Une heure après, je les retrouve avec de grands sourires. Maintenant, le pêcheur de Riec godille sec vers l’autre convoi, ça devient une habitude… Un escorteur a stoppé, il nous attend pour nous mener à terre. « Et lui, que va-t-il devenir ? » demande Gwenn Aël en me regardant.
    «Ne vous inquiétez pas, lui répondent les Anglais, il sera bien soigné. »
     
    C’est vrai, je me suis retrouvé à Penzance avec des Bretons de l’île de Sein. Ils m’ont dorloté. Ceux qui étaient trop âgés pour faire la guerre pêchaient et s’occupaient de moi. Je suis resté là deux ans, jusqu’au jour où, la guerre finie et gagnée par mes garçons, Ernest et son fils Alain sont venus me chercher...." (...)
     
    ***
     

    Les 9 membres de l'équipage du S'ils te mordent le 6 mars 1943  :

    Marcel JASSAUD, 20 ans, membre du réseau Alliance. 

    Gwenn Aël Bolloré, 17 ans. Engagé dans les FNFL puis au sein du 1er BFMC franco-anglais de Philippe Kieffer qui débarque le 6 juin 1944 à Ouistreham.

    Michel Fourquet, 29 ans. Engagé dans les Forces Aériennes des Forces Françaises Libres,   Commandant de l'escadron Lorraine. 

    Bertrand du Pouget, 30 ans. Pilote engagé dans le groupe de bombardement Lorraine.

    Robert Guiader, 23 ans. Marine marchande. Engagé au sein du  BCRA (deuxième bureau de renseignements). Mission en France. Capturé et déporté dans un camp de concentration.

    Marc Thubé, 23 ans. Étudiant. Engagé dans l’armée de terre comme motocycliste. Ensuite, rejoint son cousin Gwenn Aël Bolloré au commando.

    Étienne Couliou, 22 ans. Marin-pêcheur. Engagé dans les FNFL. Après la guerre, de nouveau marin-pêcheur. Périt en mer en mars 1951.

    Valentin Souffez, 22 ans. Cousin de Couliou. Engagé dans les Forces Françaises Libres. Après la guerre, de nouveau marin-pêcheur. Périt en mer en novembre 1954.

    Jean-Paul Martin, 25 ans (futur Cadet de la France Libre puis officier de liaison au sein d'une division britannique) 

    ***

    * Marcel JASSAUD, Brigadier du 1er RA, 1ère Division française Libre

    Crédit photo Philippe Jassaud

     

    A leur arrivée en Angleterre, Gwen Aël avait une main gelée et Marcel, les deux pieds... Bertrand se souvient avoir laissé des lambeaux de peau dans ses chaussettes (1).

    Marcel JASSAUD, 20 ans, signe son engagement  dans les FFL à Londres le 17 avril 1943.

    Il est affecté au 1er Régiment d'Artillerie avec lequel il participe à toutes les campagnes : Tunisie, Italie, débarquement de Provence, Libération du territoire national jusqu'aux Alpes Maritimes en avril 1945. Il termine la guerre en Italie occupée en mai 1945.

    * Marcel JASSAUD, Brigadier du 1er RA, 1ère Division française Libre

    Crédit photo Philippe Jassaud 

    Le brigadier Marcel JASSAUD fut cité à l'ordre de la Brigade de la 1ère DFL et reçut la Croix de guerre avec Etoile de Bronze.

     

    * Marcel JASSAUD, Brigadier du 1er RA, 1ère Division française Libre

     

    * Marcel JASSAUD, Brigadier du 1er RA, 1ère Division française Libre

     Crédit photo Philippe Jassaud

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    * Marcel Jassaud figurera dans la prochaine mise en ligne  de l'Annuaire de la DFL actualisé. 

    Page personnelle de Marcel Jassaud récemment créée sur le Livre d'Or des Français Libres LIEN

    (1) "La guerre du petit cotre" : lire le  récit intégral sur le site de la Fondation de la France Libre LIEN

    Page Facebook  du Musée de Carantec LIEN

    Page personnelle de Marcel Jassaud sur le site du réseau Alliance LIEN

    "Et s'ils te mordent", article de Sophie Poirier  LIEN

     


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  • Décret du 27 juin 2018 portant affectations et élévations, nomination dans la 1re section des officiers généraux
     

    * Nomination : Le général Thierry Burkhard, nommé  inspecteur de l'armée de terre

                                         (Photo internet)

    (Article du journal "Ainsi va le monde" sur proposition de Blandine Bongrand Saint Hillier)


    Le général Thierry Burkhard, qui commanda la 13ème demi-brigade de Légion étrangère (2008-2010) deviendra le 31 août prochain, inspecteur de l'armée de terre. Porte-parole de l'état-major des armées, adjoint militaire du coordonnateur national du renseignement, ce saint-cyrien de la promotion Cadets de la France libre, fut numéro deux du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) avant de le commander. Il sera remplacé à ce poste par son adjoint, le général Stéphane Mille (armée de l'air).  

    A la Légion étrangère, Thierry Burkhard a servi, après son année d'application, au 2ème REP (Calvi, Corse) où il a été commando parachutiste puis a commandé la 4ème compagnie. Il a également été chef du bureau opérations/instruction du 4ème régiment étranger (Castelnaudary, Aude).
    Avec cette nouvelle affectation, le général Burkhard reçoit une quatrième étoile (corps d'armée).

     

    PROMOTION DES CADETS DE LA FRANCE LIBRE

    Insigne et paroles du chant de la promotion des
    Cadets de la France Libre 1985-1988.

    Publié sur le site CARNETS DE CHANTS Lien


    Pour reconquérir notre terre que l’ennemi a occupée
    Accourant du pays qui souffre‚ riches de leur Honneur blessé
    ​À la France éprouvée‚ qu’on voulut leur ravir
    Ils vouent leur foi‚ leurs espoirs‚ leur avenir.

    Refrain

    C’est à genoux
    Qu’ils ont un jour promis
    Soyons les fiers gardiens du feu sacré
    Ils ont vaincu nos anciens les cadets
    Ralliant l’Empire qui veille portant bien haut nos trois couleurs
    Ils sèment d’immortelle gloire‚ la voie de leur rude labeur
    Pour sauver la Patrie‚ ils ont franchi les mers
    Pour vaincre ils se forgent alors l’âme de fer.

    Sans trêve‚ ils sillonnent l’Afrique‚ combattent en France, gagnent l’Asie
    Pour défendre aux confins de l’Orient‚ l’aura de la mère chérie
    À ceux qui ont subi le choc de leurs assauts
    Imposent crainte et respect pour leur drapeau
    Sur l’autel de leur sacrifice‚ à nous Cyrards ils ont légué
    Brûlé par le feu de l’épreuve‚ l’insigne éclat de leur fierté
    Fais qu’en ce jour béni nos cœurs fervents mon Dieu
    Unis par les liens du sang‚ s’engagent en preux.

     

    * Nomination : Le général Thierry Burkhard, nommé  inspecteur de l'armée de terre

     


    Fondation B.M.24 Obenheim    

    * Nomination : Le général Thierry Burkhard, nommé  inspecteur de l'armée de terre

     

     

     


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    A trois reprises, le cortège s’est arrêté, avant de reprendre sa route. Portés par des membres de la garde républicaine, les cercueils de Simone et Antoine Veil ont remonté, sous un soleil de plomb, la rue Soufflot en direction du Panthéon, où le couple est entré, dimanche 1er Juillet.

    Trois arrêts pour rendre  hommage aux trois grands combats menés par Simone Veil, cinquième femme à figurer sur la liste des Grands hommes : celui pour les droits des femmes, marqué par l’adoption de la loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse, en 1974 ; celui pour l’Europe, dont elle a été la première femme à prendre   la présidence du parlement, en 1979 ; celui pour la mémoire de la déportation, dont elle est rescapée – elle a toujours refusé,jusqu'à son décès le 5 juillet 2017, d’être uniquement présentée comme telle.

     

    * L'Hommage de la Nation à Simone VEIL, entrée ce jour avec son époux Antoine, au Panthéon

     

     


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  • 11 Juin 2018 

    Article proposé par Blandine Bongrand Saint Hillier

    Texte et photos : Jean-Laurent Turbet


    * Hubert Germain Grand Croix de la Légion d'Honneur. Cérémonie dans la cour des Invalides

    (Photo Jean-Laurent Turbet)

    En ce lundi 11 juin 2018, Hubert Germain se voyait remettre par le Président de la République, Emmanuel Macron, son cordon de Grand Croix dans l'Ordre de la Légion d'Honneur, dans la cour des Invalides à Paris. Hubert Germain aura 98 ans le 6 août prochain et est l'un des derniers Compagnons de la Libération encore en vie.

    Hubert Germain est l'un de nos derniers héros français vivants.

    (Biographie)

    Fils d'un officier général issu des troupes coloniales, Hubert Germain est né le 6 août 1920 à Paris.

    Il débute ses études secondaires à la mission laïque franco-arabe de Damas (1930-1932) et les poursuit au lycée Albert Sarraut à Hanoi puis au lycée Saint-Louis à Paris.

    Bachelier, il prépare le concours de l'Ecole navale au lycée Michel Montaigne de Bordeaux au moment de la déclaration de guerre de septembre 1939.

    Mais, dès juin 1940, écartant le concours, il cherche les moyens de continuer la lutte en pensant gagner le Maroc.

    Après une discussion à l'Etat-major général, replié à Bordeaux, avec un officier général ami de son père, Hubert Germain apprend que l'Afrique du Nord ne rentrera pas dans la guerre. Il prend alors la décision personnelle de continuer le combat.

    Des troupes polonaises s'embarquant pour l'Angleterre à Saint-Jean-de-Luz, il parvient, avec trois camarades, à se joindre à elles et à monter à bord de l'Arrandora Star, qui appareille pour la Grande-Bretagne le 24 juin 1940.

    Engagé dès l'origine aux Forces françaises libres, il est affecté sur le cuirasséCourbet où il suit les cours d'élève officier de marine. Alors qu'il étudie pendant la journée entre les alertes, Hubert Germain participe la nuit à la défense antiaérienne contre les raids allemands.

    Au printemps 1941, il est affecté à l'Etat-major du général Legentilhomme, commandant en Palestine la 1ère Division légère française libre destinée à intervenir au Levant.

    Après la campagne de Syrie à laquelle il participe, il est envoyé comme élève à l'école d'officiers de Damas en septembre 1941 ; il en sort aspirant pour être affecté au 2e Bureau de l'Etat-major de la 1ère Brigade française libre du généralKoenig. En février 1942, il rejoint les rangs du 2ème  Bataillon à la 13ème Demi-Brigade de Légion Etrangère (13ème DBLE).

    * Hubert Germain Grand Croix de la Légion d'Honneur. Cérémonie dans la cour des Invalides

    Hubert Germain participe dès lors à la campagne de Libye au sein de la 1ère Brigade. Chef de section antichars, il se distingue dans les combats de Bir-Hakeim du 27 mai au 11 juin 1942 et est cité à l'ordre de l'armée.

    Il est promu sous-lieutenant en septembre 1942.

    Il prend part ensuite aux combats de la 1ère Division française libre (1ère DFL) à l'Himeimat (El Alamein) en Egypte en octobre 1942 puis en Tunisie jusqu'en mai 1943.

    En Italie, le 24 mai 1944, devant Pontecorvo, alors qu'il commande une section antichars en appui du 1er BLE, le lieutenant Germain est blessé en dirigeant le tir des mitrailleuses lourdes de sa section pour continuer à appuyer le bataillon qui attaque le long du Liri.

    Evacué sur Naples, il est décoré de laCroix de la Libération par le général de Gaulle en Italie fin juin 1944.

    Il participe au débarquement de Provence en août 1944 et à la libération de Toulon, de la vallée du Rhône et de Lyon. Il prend part ensuite aux campagnes des Vosges, d'Alsace et termine la guerre dans le sud des Alpes, au massif de l'Authion.

    Appelé comme aide de camp auprès du général Koenig commandant les forces françaises d'occupation en Allemagne, le lieutenant Hubert Germain est démobilisé en 1946.

    * Hubert Germain Grand Croix de la Légion d'Honneur. Cérémonie dans la cour des Invalides

    Attaché de direction dans une entreprise de produits chimiques, il est élu maire de Saint-Chéron (Essonne) en 1953, mandat qu'il conserve jusqu'en 1965.

    Chargé de mission au cabinet de Pierre Messmer, ministre des Armées, de 1960 à 1962 puis, de nouveau, en 1967 et 1968.

    Elu député de Paris en 1962, il sera réélu en 1968 puis en mars 1973.

    Président de l'amicale parlementaire "Présence et Action du Gaullisme" (1969-1972) Hubert Germain est vice-président du groupe UDR à l'Assemblée nationale (1971-1972).

    De 1972 à 1974 Hubert Germain est ministre des PTT puis ministre chargé des relations avec le Parlement (mars-mai 1974).

    Il fut également Président de la société française de télédistribution de 1975 à 1982.

    Hubert Germain est membre du Conseil de l'Ordre de la Libération depuis décembre 2010.

    ° Les décorations d'Hubert Germain :

    • Grand-Croix de la Légion d'Honneur
    • Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944
    • Croix de Guerre 39/45 avec palmes
    • Médaille de la Résistance avec rosette
    • Grand-Croix de l'Ordre de Malte

    Il est par ailleurs titulaire de plusieurs décorations étrangères


    (Photos suivantes :
    Michel POURNY)
    Blandine Bongrand Saint Hillier)

    Cérémonie

     

    * Au Mont Valérien, commémoration du 78e anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940

    * Au Mont Valérien, commémoration du 78e anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940

     * Au Mont Valérien, commémoration du 78e anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940 

    * Hubert Germain Grand Croix de la Légion d'Honneur. Cérémonie dans la cour des Invalides

    * Hubert Germain Grand Croix de la Légion d'Honneur. Cérémonie dans la cour des Invalides

    * Au Mont Valérien, commémoration du 78e anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940

    * Au Mont Valérien, commémoration du 78e anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940

     Béatrice, fille d'Hubert, Hubert et Anne Rieux

    * Au Mont Valérien, commémoration du 78e anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940

     Avec le général Maurin  (COM LE)

    * Au Mont Valérien, commémoration du 78e anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940

     

     * Au Mont Valérien, commémoration du 78e anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940

     

     

    Fondation B.M.24 Obenheim    

    * Au Mont Valérien, commémoration du 78e anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940

      

     


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  • Commémoration à Villeneuve sur Lot 

    Remerciements à Francis RUFFIER-MONET, délégué départemental de la FFL, grand Ancien du 1er RA pour ces articles et ces photographies

     

    * Commémorations du 18 JUIN 1940 à AGEN et VILLENEUVE S/LOT.

                                            (Photo internet)

    C'est à 17 h qu'a été célébré le 78ème anniversaire de l'Appel du 18 JUIN 1940 du Général de GAULLE au monument aux Morts de la ville avec la présence des Autorités civiles et militaires  de la circonscription Villeneuvoise. Nous avons regretté l'absence de Madame Véronique SCHAAF  Sous-Préfet, retenue par ailleurs pour une raison majeure. Francis RUFFIER-MONET a fait un  discours évoquant dans tous les détails l'Appel et ses conséquences en retraçant la glorieuse épopée  de la FRANCE LIBRE. Les Présidents des diverses association d'Anciens Combattants accompagnés  de leurs Porte-Drapeaux et de nombreux participants ont été rejoints par de jeunes élèves du lycée - collège Saint-Catherine dont la garde d'honneur porte le Drapeau de "RHIN- et- DANUBE". Ils  étaient accompagnés d'Emmanuel JOLIVET le Chef d'établissement qui a confié la lecture de l'Appel  à un jeune élève. Le message de la Fondation  F.L. a été lu par le Président départemental de l'O.N.M. Gérard REGNIER. 

    * Commémorations du 18 JUIN 1940 à AGEN et VILLENEUVE S/LOT.

     

    Une superbe gerbe à Croix de Lorraine a été déposée par Francis  RUFFIER-MONET et Alain GARCIA.
    La marche de la 1ère D.F.L. "El ALAMEIN-TUNIS" jouée par la lyre Villeneuvoies a retenti pour  marquer la fin de la cérémonie.

                                                                 (Youtube)

    Cette chaleureuse rencontre a fait revivre tout un passé dont la pérennité reste l'objet. 

    Un "Au revoir" fraternel a ponctué la séparation en se donnant rendez-vous le 09 Novembre pour honorer la mémoire du Général de GAULLE.

    * Commémorations du 18 JUIN 1940 à AGEN et VILLENEUVE S/LOT.

    Je tiens à remercier la Section OPEX qui reste fidèle et soutient la F.F.L. par sa présence à mes  côtés à toutes les manifestations patriotiques. Toute  ma gratitude va également à notre exemplaire  Porte-Drapeau Bernard DUPERRAY.

                                                         Francis RUFFIER-MONET

     

     Commémoration à AGEN  

     

    * Commémorations du 18 JUIN 1940 à AGEN et VILLENEUVE S/LOT.

    (
    Photo internet)


    Le Lundi matin à 11 h le 18 Juin 2018, s'est déroulé à AGEN la cérémonie réservée à l'Appel du 18 JUIN 1940 du Général de GAULLE. Une assemblée relativement importante s'est retrouvée au monument Aux Morts , avec la présence de Madame Patricia WILLAERT, Préfet de Lot-et-Garonne et entourée des hautes autorités civiles et militaires du département. Une section en armes du 48ème R.T. rendait les honneurs. Les Présidents d'Associations d'Anciens Combattants et leurs Porte-Drapeaux dont le notre, porté par Bernard DUPERRAY, Participant à la F.F.L. et Président du Comité du SOUVENIR FRANCAIS de VILLENEUVE S/LOT ainsi qu'un public fdèle à cette page d'histoire étaient venus honorer cette commémoration.

    Francis RUFFIER-MONET, Délégué départemental de la F.F.L., accompagné d'Alain GARCIA, Président départementall des OPEX ont procédé au dépôt d'une magnifique gerbe à Croix de Lorraine. La lecture de l'Appel a été confiée  à Madame Lila RUFFIER-MONET, Déléguée adjointe.
    Alain GARCIA a lu le message de la Fondation F.L. Madame le Préfet a communiqué dans une  brillante allocution la lettre du Ministre de la Défense Nationale.

     * Commémorations du 18 JUIN 1940 à AGEN et VILLENEUVE S/LOT.

    (Youtube)

    La cérémonie s'est clôturée aux accents de la marche de la 2ème D.B. dans une ambiance  cordiale et des nombreuses congratulations échangées.


    Francis RUFFIER-MONET

     

     


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