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    * Trésor d'archives : Léon PAGNOUX - Français libre, ancien de la 2ème DB / 2ème RMT / 6ème Compagnie

    Léon Martial Guillaume Pagnoux  

     (Photo Franck Pagnoux)

    * Trésor d'archives : Léon Pagnoux - Français libre, ancien de la 2ème DB / 2ème RMT / 6ème Compagnie

                                                        (Photo Franck Pagnoux)

    Mort pour la France le 11-08-1944 (Ancinnes, 72 - Sarthe, France)

     ***

    3ème et dernier fils d'une famille de paysans charentais. Né le 29 février 1913 (porté 28 février sur l'état civil) à "La Fourgaudie" dans la Charente Limousine. Il a 2 frères : 

    * Paul (mon Grand-Père) qui sera fait prisonnier en 1940 et passera la guerre en captivité en Allemagne comme garçon vacher dans une ferme allemande.

    * Robert, l’aîné, qui resta à la ferme comme soutien de famille et passa dans le maquis au cours de la guerre.

    Il fait des études et obtient son certificat d'étude en 1925 ou 26. Il reste à la ferme avant de partir pour Angoulême pour devenir homme d'entretien dans un collège.
    En 1934, il part pour le service militaire, il y restera pour faire sa carrière.

     

    * Trésor d'archives : Léon Pagnoux - Français libre, ancien de la 2ème DB / 2ème RMT / 6ème Compagnie

     

    Il part donc à la guerre en 1939 dans la région Alsacienne, il dépose les armes sur ordre de ses supérieurs le 02 juillet 1940, il fût prisonnier. Il s'échappera le 25 juillet 1941, mais sera repris 48 heures plus tard. 

    Il rencontra Madeleine Essig d'origine Alsacienne qui devînt sa femme en 1942. Elle lui donnera une fille Denise, que Léon ne verra jamais. En effet, Denise est née en avril 1943, Léon partît pour rejoindre les Forces Française Libre en Afrique en février 1943.

    Anecdotes : il avait entraîné son chien Radja à sauter de hauts murs, c'est ainsi que son chien servait de messager entre lui et Madeleiene durant sa détention. Le chien pouvait en effet sauter le mur à un endroit de la prison et ainsi retrouver son maître et faire passer les messages.

     

    * Trésor d'archives : Léon PAGNOUX - Français libre, ancien de la 2ème DB / 2ème RMT / 6ème Compagnie

                                               Léon Pagnoux et son chien Radja
                                                       
                                                          (Photo Franck Pagnoux)


    Il sera libéré et "mis en congés" lors de la dissolution de l'armée Française par Hitler en 1942. 

    Il reste en Alsace pour vivre à côté de Madeleine, mais décide rapidement de rejoindre les Forces Françaises Libres pour continuer le combat.
    Il part donc vers l'Espagne, fait une halte en Charente pour dire au revoir à sa famille, qui essaiera de le retenir mais son destin était tracé.
    Il passe en Espagne le 05 février 1943 par Pampelune et est fait prisonnier dans les prisons Franquistes pendant près d'un an.
    (Franco avait un accord avec hitler pour freiner le flot des Français qui cherchaient à rejoindre des forces combatantes en Afrique, mais Franco ménageait la chèvre et le chou aussi après une période de détention plus ou moins longue, il libérait les Français pour les laisser passer en Afrique)
    Il passera à Malaga en novembre 1943 avant de rejoindre Oran et réintégrer l'armée.
    Là commence le périple lié à la 2°D.B de mon grand-oncle. ..."

    (A titre personnel je suis toujours à la recherche de la photo de sa compagnie (2eme RMT 6ème Compagnie) prise en Angleterre avant le départ vers la France !)

     

                                                                                                           (Franck Pagnoux )

     

    Ancinnes:
    Résistance et Libération dans la Seconde Guerre Mondiale

    * Trésor d'archives : Léon Pagnoux - Français libre, ancien de la 2ème DB / 2ème RMT / 6ème Compagnie


    (Extrait)

    La résistance allemande était féroce, mais la troisième attaque française a capturé la partie nord du village et Ancinnes est presque libéré; un semi-chenillé armé d’un obusier a été détruit par un char français près de l’ancienne Mairie au nord du village, un événement qui a incendié deux granges à coté. Un camion de munitions a été également incendié par les tirs d’un char français au nord du village près de “les Guillebaudières”. Pendant la soirée l'infanterie française a fouillé les maisons et les cours pour déloger des soldats allemands isolés.

    Les Allemands se sont retirés lentement par la route forestière vers “la Louverie” sur la lisière de la forêt, aux abords du village. Les forces françaises ont finalement bivouaqué dans divers points, et à l'intérieur, et autour du village. Les tirs d’armes automatiques allemandes ont continué sur les positions françaises en fin de soirée. Le secteur près de la ferme “le Vaubézon” à l'est d'Ancinnes n'a pas été abandonné par les Allemands avant 03.00h le 12 août 1944.

    Le jour suivant, le 2.D.B. de Leclerc allait avancer et libérer Alençon, d'où les Allemands s'étaient déjà retirés au nord, dans la forêt d'Ecouves.

    Les pertes françaises pendant la libération d'Ancinnes étaient:

    1er Compagnie du 1er escadron du 12ème RCA : 
    • 2 morts (Gilbert Gobillot, Gaston Fievet)
    • 5 blessés graves
    • 1 char léger détruit (“Poitou”)
    • 1 char moyen Sherman hors de combat (Savoie)
    6ème Compagnie R.M.T. :
    • 2 morts (Adjudant Léon Pagnoux, Sergent Dominique Missoffe)
    • 3 blessés graves (Sgt Pastourel, Soldats Medina et Caburet)
    • 15 autres blessés 

     

    * Trésor d'archives : Léon PAGNOUX - Français libre, ancien de la 2ème DB / 2ème RMT / 6ème Compagnie

    La Stèle à "le Geneslay", en mémoire des soldats morts,
    a été érigé en 1982.


    Lien vers sa fiche sur le site des "Français Libres"

     

     

    Fondation B.M.24 Obenheim        

    * Trésor d'archives : Léon Pagnoux - Français libre, ancien de la 2ème DB / 2ème RMT / 6ème Compagnie

     

     

     


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    *  Trésor d'archives : sur les pas d'un français libre, André PABST, ancien de la 2ème DB -

     

    ANDRE PABST 

     " J'ai souhaité en publiant quelques extraits de son oeuvre,  rendre hommage à un homme, qui a quitté son Metz natal,  pour,  le 29 juillet 1943, s'engager à Kairouan, dans les Forces Françaises Libres.

    Un homme merveilleux qui s'est éteint un matin d'avril 1993.

    ...mon père"

                                                      Richard Pabst

     

    * Devoir de mémoire. Sur les pas d'un français libre.

     

    Mémoires d'André PABST

     

    L’EXPULSION (extrait du récit)

    "... Depuis 7h30, j'ai regagné ma place au salon de coiffure, 41 rue de la tête d'or, où je termine mon apprentissage, alors que ma mère est partie le matin même avec un ordre en bonne et due forme établi par la Kommandantur, accompagner ma sœur dont le mari, sous officier de carrière, est prisonnier des allemands dans un camps aux environs de Nancy. A peine le temps de mettre en place l'organisation du salon pour accueillir les premiers clients, que déjà mon frère vient me chercher et m'annoncer notre expulsion. Sous les arcades de la place St Louis que nous parcourons à toute vitesse, je ne saisis pas exactement ce que représente le fait d'être expulsé, mais en arrivant chez moi, je ne tarde pas à comprendre le tragique de la situation. Deux soldats allemands, en armes, me démontrent par le regard haineux qu'ils me décochent qu'ils ne sont  pas d'humeur à plaisanter, ayant en main l'ordre de nous faire vider les lieux en vingt minutes avec le seul droit d'emporter cinquante kilos de bagages et 5 000 frs par personne. .../.. les salopards nous poussent hors de chez nous de la pointe de leurs fusils, verrouillent la porte, et apposent des scellés. Je suis crucifié par cette sauvagerie,
    je jure de me venger...."

    Lien vers le texte intégral de André Pabst

    Lien vers sa page des Français Libres

     

    *  Trésor d'archives : sur les pas d'un français libre, André PABST, ancien de la 2ème DB -

    André Pabst avec deux amis derrière  le panneau "Strasbourg" 


    "Je dédie ce livre à mes amis, à ceux qui, sans réserve, firent à la France le don de leur jeunesse, et souvent de leur vie."

     

    * Devoir de mémoire. Sur les pas d'un français libre. André Pabst

     

    Fondation B.M.24 Obenheim    

    * Devoir de mémoire. Sur les pas d'un français libre. André Pabst

     


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  •  Ce courrier nous a  été relayé par l’Association des Anciens du 1er Rama (unité de tradition du 1er RA FFL).

     

    * Appel à témoins de l’historien Patrick-Charles RENAUD sur la Campagne de France mai/juin 1940

    « Auteur à ce jour d'une quinzaine d'ouvrages d'histoire contemporaine, je viens d'entreprendre des recherches sur la Campagne de France de mai/juin 1940.

    Pour ce faire, je m'efforce de retrouver les familles de Soldats Français de tous grades ayant été engagés dans cette courte bataille du Printemps 1940. Je souhaite notamment rassembler des écrits (lettres, notes, carnets), voire des documents iconographiques, etc. Mon souhait est d'évoquer cet épisode de l'histoire à travers le parcours individuel d'officiers, sous-officiers et hommes de troupe, voire de civils ayant été témoins des combats, de l'exode, etc.

    Par conséquent, peut-être avez-vous au sein de votre Association des Membres dont un parent a participé à ces évènements ? Dans l'affirmative, serait-il possible d'entrer en relation avec eux ? "

     

    LIEN  vers " ma présentation " sur le site de mon éditeur :

    Vous remerciant de l'intérêt que vous voudrez bien porter à ma démarche,

    Cordialement

     

    Patrick-Charles Renaud

    Bourse Histoire du Prix Erckmann-Chatrian

    Prix Littéraire Raymond Poincaré

    Prix Bergé de la Société de Géographie Humaine de Paris

    Prix Chassin-Dufourg de l'Académie Nationale des Sciences,Belles-Lettres et Arts de Bordeaux

    9, Cour du Bas-Château - 54270 Essey-lès-Nancy

    patrick-charles.renaud@orange.fr

     

    Suivez son actualité sur Facebook :

    https://www.facebook.com/ramel54

     


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    * Décès de Claude LANZMANN :

    Claude Lanzmann a reçu le Prix des Arts et des Lettres en 1985 pour "Shoah".@ JOEL ROBINE 

       

    Pour l'historienne Anne Wieworka, l'oeuvre la plus importante de la carrière du cinéaste Claude Lanzmann, mort jeudi, n'est pas un "film témoignage".

     

    INTERVIEW


    Comment ne pas évoquer Shoah au moment de retracer la carrière cinématographique de Claude Lanzmann, mort jeudi à l'âge de 92 ans ? D'une durée de 9h30, le film narre l'extermination des juifs lors de la Seconde Guerre mondiale. "C'est un grand événement cinématographique mais aussi historique puisque pendant 9h30, on a pu voir la destruction au plus près", réagit sur Europe 1 la spécialiste de la Shoah, Annette Wieworka. "C'est un film sur la mort."

    350 heures de rushes. Au total, Claude Lanzmann a tourné plus de "350 heures sur les lieux mêmes où s'étaient passés ces événements", raconte l'historienne dans Europe Soir. Sans archives, Shoah n'est pas pour autant "un film témoignage. Il y a aussi une mise en scène, il essaye de faire revivre à ceux qu'il interroge ce qui s'est passé pour eux pendant la Shoah." Comme ce conducteur de trains polonais à qui il fait refaire le macabre trajet vers les camps à bord de sa locomotive à vapeur.

    "Grande oeuvre". Quel avenir pour ce film "monumental", selon les mots d'Annette Wieworka, alors que son créateur vient de s'éteindre ? "Au-delà de l'émotion qu'ont eu les gens, de la vie d'un homme qui aimait tout, je crois que quand ce temps sera passé, il restera cette grande oeuvre", dit-elle, confiante, sur cette mémoire à conserver. 
    Le film Shoah sera rediffusé en prime time et en intégralité, samedi, sur Arte.

     

    Source : Europe 1

     

                                                                          *****

     

    Arte a décidé de rendre hommage au réalisateur CLaude Lanzmann, mort jeudi à 92 ans, en diffusant son oeuvre phare samedi soir.

     

    Arte diffusera samedi à 20h50 Shoah, le grand documentaire sur l'extermination des Juifs d'Europe et oeuvre majeure du réalisateur Claude Lanzmann, mort ce jeudi à 92 ans, a annoncé la chaîne franco-allemande.

    Un film de neuf heures. "Arte bouleverse sa programmation afin de rendre hommage au cinéaste Claude Lanzmann, disparu aujourd'hui. Son oeuvre Shoah sera diffusée en intégralité samedi 7 juillet en prime time", puis disponible pendant 60 jours sur le portail arte.tv, a précisé la chaîne dans un communiqué.

    Shoah, sorti en 1985, avait déjà été diffusé à plusieurs reprises par la chaîne, dernièrement en 2010 et 2013. La durée de ce film est de plus de neuf heures. La chaîne propose aussi, dès à présent, sur arte.tv Les Quatres soeurs, le dernier film de Claude Lanzmann, qu'elle avait programmé en janvier et qui venait tout juste de sortir en salles, ainsi que Claude Lanzmann - Porte-parole de la Shoah, un portrait du réalisateur diffusé sur Arte en janvier.

    Un mémorial diffusera le film tout l'été. Le mémorial du camp des Milles, camp d'internement situé en zone libre, à Aix-en-Provence, où plus de 10.000 personnes ont été internées et 2.000 juifs déportés vers Auschwitz, a a annoncé qu'il diffuserait également "Shoah" tout l'été en continu, dans ses espaces d'exposition, ainsi qu'un autre des films de Claude Lanzmann, Le Dernier des injustes.

    Source : EUROPE 1

     


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  •  Miriam CENDRARS

     

      "La dernière des trois enfants de Blaise Cendrars nous a quittés à l'âge de 98 ans, a indiqué son fils, Jean-Baptiste Gilou dans un communiqué ; elle s'est éteinte chez elle, en Bretagne, face à la mer, le 21 juin ".

    Miriam Gilou-Cendrars, fille de l'écrivain suisse Blaise Cendrars, était membre des Forces françaises libres auprès du général de Gaulle, journaliste après la guerre et auteur notamment d'une biographie consacrée à son père. 

     

    Née en Grande-Bretagne en novembre 1919, Miriam Cendrars n'a pas connu son père dans son enfance, il avait quitté sa femme Féla au début des années 1920. Elle a pourtant été élevée dans le culte sans réserve de ce père poète, fuyant la famille pour vivre sa vie de bourlingueur. Féla était persuadée de son génie, et elle a transmis cette certitude à ses enfants. 

    « Quand tu aimes il faut partir

    Quitte ta femme quitte ton enfant

    Quitte ton ami quitte ton amie

    Quitte ton amante quitte ton amant

    Quand tu aimes il faut partir » …

    écrivait Blaise Cendrars en 1924.

     

    Jeune fille au pair dans les années 30, puis stagiaire photographe  en 1939, Miriam Cendrars voit la guerre commencer depuis Londres. A 19 ans, elle se retrouve dans le milieu des journalistes correspondants français. Ses amis s'appellent Jean Oberlé, Pierre Bourdan... Elle  rencontre également  Bertie Gilou, qui va s'engager dans les Forces Navales Françaises Libres.

     

    Avec Jean Oberlé grande voix de la BBC  - "Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand"  (Livre d'Or des Français Libres)

     

    Miriam s'engage dans les Forces Françaises Libres à Londres en 1941. Après avoir passé un concours, elle est notamment chargée de la revue de presse quotidienne remise au chef des Français libres, et se retrouve  au micro des Français parlent aux Français, à la BBC, où elle anime une émission sur Radio Londres à destination de la France occupée.

    A la Libération, en 1946, elle se marie avec Bertie Gilou, qui deviendra directeur artistique de Réalités et de Connaissance des Arts ; ils auront trois enfants.

     

    * Disparition de Miriam CENDRARS, journaliste, une Française qui parlait aux Français... 

    Jean Oberlé en compagnie d'Albert Gilou (dit Bertie Gilou), époux de Myriam Cendrars, en habit d'officier (Livre d'Or des Français Libres)

     

    * Disparition de Miriam CENDRARS, journaliste, une Française qui parlait aux Français...

     (Livre d'Or des Français Libres)

     

    Elle entame une carrière de femme de presse, à France Soir, Jeune Maman,... et comme son père, elle voyage... par exemple à Big Sur, en Californie, en 1948, où elle va à la rencontre d'Henry Miller, grand ami de Blaise Cendrars. A Hollywood, où elle se lie d'amitié avec Ava Gardner. Ou encore en Inde en 1952, avec Pierre Lazareff, avec qui elle partage une soif spirituelle qui ne l'a jamais lâchée. Dans les années 1960, elle sera responsable des pages littéraires du magazine Elle, avant de travailler pour les éditions Hachette jusqu'à sa retraite.

     

     

    Entre temps, Miriam Cendrars avait retrouvé son père, et après sa disparition en 1961, elle se consacra à plein temps à son oeuve.

    En 1969, elle publie "Les inédits secrets de Blaise Cendrars" avant de prendre l'initiative de créer, en 1975, le Fonds Blaise Cendrars des Archives littéraires de la Bibliothèque nationale suisse à Berne.

    En 1984, elle écrit la première biographie complète de Blaise Cendrars. Son livre obtiendra le Grand prix de l'essai de l'Académie française.

    Elle a collaboré avec Claude Leroy (qui a dirigé la publication des oeuvres de Cendrars dans La Pléiade) pour la réédition augmentée des oeuvres complètes de l'auteur de "Moravagine" et "L'homme foudroyé ", parues en 15 volumes chez Denoël entre 2001 et 2006 "

     

    Ecouter l'entretien de Miriam Cendrars pour France Culture sur la période anglaise de la guerre.

    Voix de Jean Oberlé sur Radio Londres


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