• * Combats oubliés: les Français libres à Bir Hacheim, mai 1942


    La courageuse défense française libre de la forteresse isolée du désert de Bir Hacheim en mai 1942 a contribué à inverser le cours de la guerre en Afrique du Nord.

     

    En hommage aux combattants de 

    la France libre à Bir Hacheim, mai 1942

     

     Article du Musée National de la 2ème Guerre mondiale
     New Orleans

     

    * Combats oubliés: les Français libres à Bir Hacheim, mai 1942

    LIEN

     

     Légionnaires français en action, juin 1942.
    Gracieuseté des Imperial War Museums, E 13313.

     

    L'un des «combats oubliés» les plus émouvants de la Seconde Guerre mondiale a eu lieu en mai 1942 à l'avant-poste du désert nord-africain de Bir Hacheim (également Bir Hakeim.) Dans cette rencontre, les forces allemandes et italiennes sous le commandement du «Desert Fox» allemand, le général Erwin Rommel , affronté les forces de la France libre, y compris les troupes coloniales africaines, sous le commandement du général de brigade Marie-Pierre Koenig. Les Français ont combattu dur pendant deux semaines avant de finalement céder, permettant aux forces de Rommel de poursuivre leur avancée vers le canal de Suez. Même dans la défaite tactique, cependant, les Français avaient remporté une importante victoire stratégique.

    Au début de mai, environ 90 000 soldats allemands et italiens, dont 560 chars, ont affronté environ 110 000 soldats britanniques, impériaux et alliés britanniques et 840 chars le long de la ligne Gazala en Libye au sud et à l'ouest de l'important port de Tobrouk. Le lieutenant-général Neil Ritchie, commandant la huitième armée britannique, a déployé la 1re brigade française libre de 4000 hommes de Koenig à l'extrémité sud de la ligne Gazala, à une quarantaine de kilomètres de profondeur dans le désert du Sahara, dans un vieux fort désolé et en ruine à Bir Hacheim.

    Anciens combattants franco-africains de Bir Hacheim. 
    Avec l'aimable autorisation de la Bibliothèque du Congrès.

     

    Le commandement de Koening était un méli-mélo, composé de marines français, de légionnaires étrangers et de soldats des colonies africaines françaises telles que le Sénégal, Madagascar et ce qui est maintenant l'Afrique centrale. Bien que manquant de chars et d'équipement lourd, les hommes de Koenig étaient des guerriers coriaces déterminés à prouver leur valeur contre un ennemi qui avait triomphalement traversé la France métropolitaine deux ans plus tôt. Les légionnaires étrangers comprenaient de nombreux réfugiés d'Europe orientale occupés par les nazis, également déterminés à venger la perte de leur patrie.

     



    Un légionnaire étranger prend une gorgée d'eau précieuse.
     Avec l'aimable autorisation de la Bibliothèque du Congrès.

     

    Le 26 mai, Rommel a envoyé les forces italiennes dans une attaque frontale contre la ligne Gazala. Mais ce n'était qu'une feinte. Tandis que les Italiens manifestaient, le Desert Fox mena les 15e et 21e divisions Panzer et la division  blindée italienne  Ariete vers le sud dans le désert, battant des unités blindées britanniques et arrivant avant Bir Hacheim le 27 mai. avec ses divisions allemandes et a quitté les Italiens pour faire face à Bir Hacheim. Il s'est avéré que c'était une erreur coûteuse.

    Des pétroliers italiens, courageux mais opérant des équipements fragiles et obsolètes, ont immédiatement attaqué les positions françaises. Bien qu'ils aient pénétré le fil à certains endroits, cependant, les forces bien rodées de Koenig ont assommé 32 chars et chassé les assaillants. Pendant ce temps, Rommel a continué vers le nord, détruisant d'autres avant-postes britanniques et achevant l'encerclement de Bir Hacheim.

    Un équipage de mortier franco-africain. 
    Avec l'aimable autorisation de la Bibliothèque du Congrès.

     

    Victorieux dans les actions de petites unités, mais incapable de démêler complètement la ligne Gazala, Rommel s'énerva contre la résistance persistante de Koenig à Bir Hacheim. Lorsque le commandant de la France libre a rejeté une demande de reddition, les combattants et les bombardiers de la Luftwaffe ont commencé à bombarder et à mitrailler sans pitié la forteresse en ruine. Rommel a également ordonné à son artillerie de battre les positions françaises et, retirant ses troupes allemandes de leurs postes avancés plus au nord, les a envoyées, ainsi que l'infanterie et les chars italiens, attaquer Bir Hacheim jour et nuit. Les légionnaires de Koenig avaient cependant bien construit leurs positions, et malgré les pénuries croissantes de munitions, et surtout d'eau, les Français ont tenu bon.

    À la fin de la première semaine de juin, Koening savait que ses hommes étaient proches de la fin de leur attache et a demandé par radio l'autorisation de sortir de l'encerclement et de se retirer. Cette autorisation a été refusée, car les Britanniques, anticipant la destruction définitive de la ligne Gazala, préparaient des positions de repli à El Alamein en Égypte. Koenig est retourné consciencieusement au combat alors que ses hommes, sous le bombardement constant d'une chaleur fulgurante et subsistant avec des dés à coudre d'eau, ont repoussé une attaque après l'autre.

    L'artillerie française en action à Bir Hacheim. 
    Avec l'aimable autorisation du National Museum of the US Navy.

     

    Dans la nuit du 10 au 11 juin, sachant que la chute de Bir Hacheim était imminente, Koenig ordonna une évasion sous couvert d'obscurité. Au début, les Français ont tenté de se retirer en formation, mais lorsque les Allemands ont découvert le mouvement, la garnison en retraite s'est divisée en groupes de quelques hommes et individus. Au cours des deux heures qui ont suivi, ils ont affronté les Allemands et les Italiens au corps à corps. Incroyablement, la majorité de la garnison survivante s'est mise en sécurité. Tout aussi incroyable, le général Koenig a été chassé de la forteresse par Susan Travers, une Anglaise affectée au service médical français en tant que chauffeur d'ambulance. «C'est une sensation délicieuse, d'aller aussi vite que possible dans l'obscurité», se souvient-elle plus tard. "Ma principale préoccupation était que le moteur calerait." Sa Ford criblée de balles a transporté le duo en toute sécurité dans les lignes britanniques.

    Rommel a déclaré à propos de Bir Hacheim que «rarement en Afrique on me donnait une lutte aussi dure.» La courageuse défense de l'avant-poste désertique a sérieusement bouleversé les plans de victoire de Rommel en Afrique du Nord. Bien qu'il briserait la ligne Gazala et capturerait Tobrouk, les Britanniques gagnaient un temps précieux pour préparer leurs défenses à El Alamein où, plusieurs mois plus tard, la marée de la guerre en Afrique allait enfin tourner.

     

    Fondation B.M.24 Obenheim   

    * Combats oubliés: les Français libres à Bir Hacheim, mai 1942

     
     

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    En partenariat avec la Maison de la culture dans la rubrique "La culture vient à vous" et son accompagnement aux commémorations des 80 ans du ralliement des EFO à la France libre.


    Onze articles avec des biographies sont programmés à raison d'un article par semaine jusqu'au 18 juin 2020. En cette lourde période de confinement, merci encore à la Maison de la culture pour son accompagnement correspondant… Bonne lecture et surtout restez confinés.

                                                                                          Cordialement.

                                                            

                                                               Jean-Christophe Teva SHIGETOMI

     

    * 2020 - l'année commémorative de Charles de Gaulle - L’appel du 18 juin 1940 a-t-il été entendu à Tahiti ?

     

     

    Article N°3

     

     

    La troupe d’infanterie coloniale en station à Tahiti va tenir une place prépondérante dans les évènements qui vont bouleverser  la lointaine colonie française du Pacifique, de la déclaration de guerre en 1939, à l’armistice de juin 1940 et le ralliement des Établissements français d’Océanie à la France libre en septembre 1940.

    La compagnie autonome d’infanterie coloniale plus connue sous son acronyme CAICT et son officier en commandement le capitaine Félix Broche se voient d’abord privés en septembre 1939 d’une participation à la défense de la France. Lors de l’armistice, la CAICT devra se confiner à une totale allégeance au gouvernement de Vichy représenté par le gouverneur Chastenet de Gery alors que les Anglais appellent la colonie française du pacifique à poursuivre la lutte à leurs côtés. La garantie de lever un corps expéditionnaire dans les pas du glorieux bataillon mixte du Pacifique de la Grande Guerre la fait finalement pencher dans le sillage de la France libre.

    Dès le 3 septembre 1939, l’officier de carrière qu’est le capitaine Félix Broche est frustré que la guerre soit si lointaine. Félix Broche exprime le souhait de rejoindre le front de France. Mais pour le gouverneur Chastenet de Gery,  le seul officier d’active de l’Océanie française dont il dispose doit rester organiser la défense de l’île. Le 22 septembre 1914, la ville de Papeete avait été attaquée par une escadre allemande.

    Le 3 septembre 1939, la mobilisation permet donc au capitaine Broche de compter sur quelques milliers de réservistes. Mais, faute d’armement et d’équipements seuls 200 d’entre eux sont incorporés dans les rangs de la compagnie autonome d’infanterie coloniale.

    Dans une de ses notes le capitaine Broche indique détenir dans son armurerie 42 fusils, 152 mousquetons, 20 pistolets de 7,65, 1 révolver de huit millimètres, 4 fusils mitrailleurs, 4itrailleuses, 6 troublons. Et avec ça, 46.000 cartouches pour fusils et mitrailleuses, 9.000 pour fusils mitrailleurs, 62 pour pistolets, plus de 280 grenades offensives.


    Le 11 novembre 1939, la Compagnie autonome d’infanterie coloniale reçoit son nouveau fanion brodé par les Dames tahitiennes de la Croix rouge. Fonds François Broche.

    Jean Tracqui,  de  la classe 37, après un service militaire de huit mois environ fait partie des rappelés sous les drapeaux. Il témoigne : Nous n’avions alors que peu d’équipements, de vieux fusils lebel et quelques mousquetons.

    Des armes automatiques ainsi que 2 pièces de 47 mm sont montées sur les plateaux de quelques camions réquisitionnés. Le mont Faiere dispose d’une batterie de 2 pièces de 100 mm et de 2 pièces de 6.5.

    La conscription n’est cependant applicable qu’au territoire de la colonie. Le front de France n’est réservé qu’aux volontaires.

    Des postes de guet sont installés autour de l’île et notamment dans les anciens fortins des guerres franco-tahitiennes.

    Les soldats mobilisés débutent leur instruction. Le commerçant Robert Hervé qui a effectué deux ans de préparation militaire  à Saint- Maixent a obtenu un brevet de chef de section. Félix Broche lui confie le commandement d’une section ainsi que celle du peloton des élèves caporaux. On relève notamment sur la photo de la démobilisation partielle de la CAICT en août 1940, qu’il est vêtu de son costume ayant quitté précipitamment son entreprise.

    L’armistice du 22 juin 1940 ranime le vent de guerre de la colonie et de sa troupe pour poursuivre la lutte aux côtés des Anglais.

    Jean Roy Bambridge indique dans son journal de route que lorsque tombe la nouvelle de l’armistice, le consulat anglais demande des volontaires pour continuer la lutte aux côtés des anglais. Il se précipite et son nom figure parmi les premiers. Son engagement sera finalement annulé lorsque les EFO vont rallier la France libre.

    Si le 23 juin 1940, le gouverneur Chastenet de Gery  sous l’impulsion de la Marine et des notables locaux envisage de poursuivre la lutte, il se soumet finalement aux instructions du gouvernement de Vichy.

    Le ralliement à la France libre aura impérativement pour préalable une position neutre voire passive de la CAICT vis-à-vis de ses partisans conduit par le Groupe de Mamao et le Comité de la France libre : que la troupe ne tirera pas ! Le capitaine Félix Broche pose contre la neutralité de sa troupe la levée d’un corps expéditionnaire tahitien qu’il conduira.



    Le 10 août 1940, la CAICT est démobilisée. Au 2e rang à droite, on aperçoit Robert Hervé dans son costume qui a quitté précipitamment son commerce. Fonds François Broche.

    Le 2 septembre 1940, la colonie rallie la France libre. Le 9 septembre 1940, un millier de volontaires affluent à la caserne Bruat pour s’engager. Dix anciens Poilus tahitiens réengagent. Six d’entre eux partiront avec le bataillon du Pacifique.

    Ils seront 300 à constituer le 1er corps expéditionnaire tahitien qui quittera Tahiti le 21 avril 1942. L’absence de bateau explique les délais courus pour l’embarquement des Tamari’i Volontaires. La Nouvelle Zélande réquisitionne un des ses bateaux le Monowai pour leur transport jusqu’en Nouvelle Calédonie où les volontaires du Caillou les attendent.  La Nouvelle Zélande  fournit aussi aux volontaires tahitiens les draps et les toiles militaires.  La communauté chinoise, interdite d’enrôlement dans l’armée, mobilise ses nombreux tailleurs pour confectionner rapidement les uniformes nécessaires. Si la coupe n’est pas soignée elle vaut mieux que les chemises de flanelle de nuit teintes en couleur kaki fournies lors de l’enrôlement. Elle dote par ailleurs les volontaires tahitiens d’une valise en bois.  Cet uniforme accompagnera les volontaires jusqu’à ce que ces derniers soient équipés par les Australiens à Liverpool Camp.

    Les autres volontaires tahitiens devant constituer le second contingent ne partiront finalement pas pour le front. Ils  sont affectés à la défense de Tahiti après l’attaque japonaise de Pearl Harbor en décembre 1941.

    Les Tamari’i Volontaires se couvriront de gloire dans les rangs du Bataillon du Pacifique notamment à Bir Hakeim, en Italie et en Provence avant de ne revenir à Tahiti que le 5 mai 1946. Soixante seize de ces Tamari’i Volontaires ne reviennent pas.

    La mémoire a gardé de leur épopée leur chant : Tamari’i Volontaires composé par le caporal-chef Pea Tutehau, qui dédie son chant aux tamarii no te batterie, enfants de la batterie du Mont Faiere. Les enfants de la batterie seront remplacés par les Tamarii volontaires.

     

    Tamarii Volontaires
    Refrain

     

    Matou teie Tamari’i Volontaires

    Tei ratere mai na te ara e

    Te faarii nei matou

    I te ture

    No to tatou hau metua

     

     

    Nous sommes les Tamarii Volontaires,

    Qui partons pour l’étranger

    Et qui nous soumettons

    A la loi

    de notre Mère patrie.

       
    Teie mai nei to mau tamarii

     

    O ta oe titau mai nei

    Tera roa ia o tona tauraa

    Te vahi no te pohe

    Nous sommes les enfants

     

    Que tu as appelés

    Et qui ne connaîtront de repos

    Que sur le champ de bataille

     

     

    Biographie 

    Félix Broche.

    Ancien de la 1ère DFL

    Le lieutenant-colonel Broche - premier "PATRON" du BIMP

    La justice de Vichy et les Français libres 
    le cas de Félix Broche

    Compagnon de la Libération

    Sources Tamari’i Volontaires



    Félix Broche est né à Marseille le 5 avril 1905.

    Il passe son enfance à Remoulins dans le Gard avant de gagner en 1923 le Dahomey pour y travailler.

    En 1926, appelé sous les drapeaux, il est incorporé à Aix-en-Provence au 22e  Régiment d’Infanterie coloniale. Il suit les cours des élèves officiers de réserve à Saint-Maixent pour servir comme sous-lieutenant dans les rangs du 10e  Régiment sénégalais à Tunis.

    Il embrasse la carrière militaire, pour préparer les cours des élèves officiers d’active.

    Nommé lieutenant le 15 mai 1929, il est affecté en Tunisie puis à Madagascar pendant trois ans avant de revenir à Tunis.

    Le capitaine Félix Broche est affecté au commandement du détachement d’Infanterie coloniale de Papeete où il arrive en juillet 1939.

    Il prend ensuite le commandement de la Compagnie autonome d’Infanterie de marine à Tahiti. Le 2 septembre 1940, il rallie la France libre.

    Le 24 septembre il est appelé à Nouméa et quitte Tahiti en octobre 1940 pour la Nouvelle-Calédonie où il s’attache à mettre sur pied un corps expéditionnaire composé des volontaires des Établissements français d’Océanie, de Nouvelle-Calédonie et des Nouvelles Hébrides.

    Le 1er février 1941, il prend le commandement du 1er contingent du corps expéditionnaire du Pacifique fort de 600 hommes.

    Son bataillon est incorporé dans les rangs de  la 1re  Brigade française libre. En octobre 1941, il est promu lieutenant-colonel.

    La brigade française libre reçoit l’ordre de relever une unité britannique à Bir Hakeim.

    Le lieutenant-colonel Félix Broche que les Tahitiens surnomment Papa est tué le 9 juin 1942. Il est fait Compagnon de la Libération.

     

    Actualité

    Le  COMSUP de Polynésie prend ses quartiers à Arue. Une partie du personnel s'est installéé cette semaine dans le nouveau bâtiment de la caserne Félix Broche à Arue, première phase du déménagement du commandement supérieur des forces armées en Polynésie actuellement situé à Pirae

    L'état-major des Forces armées de Polynésie française déménage à Arue

    L'état-major des Forces armées de Polynésie française déménagent à Arue

     

     

     

    Fondation B.M.24 Obenheim    

    * 2020 - l'année commémorative de Charles de Gaulle - Tahiti Été 1940

     

     


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    Forgotten Fights: The Free French at Bir Hacheim, May 1942

    The courageous Free French defense of the remote desert fortress of Bir Hacheim in May 1942 helped turn the tide of the war in North Africa.

    May 25, 2020

     

    Top Image: French Legionnaires in action, June 1942. Courtesy of the Imperial War Museums, E 13313.

     

    One of WWII’s most stirring “Forgotten Fights” took place in May 1942 at the North African desert outpost of Bir Hacheim (also Bir Hakeim.) In this encounter, German and Italian forces under the command of Germany’s “Desert Fox,” General Erwin Rommel, faced off against Free French forces, including African colonial troops, under Brigadier General Marie-Pierre Koenig. The French fought hard for two weeks before finally giving way, allowing Rommel’s forces to continue their advance toward the Suez Canal. Even in tactical defeat, however, the French had won a significant strategic victory.

     

    As May began, approximately 90,000 German and Italian troops, including 560 tanks, faced about 110,000 British, British imperial and allied troops and 840 tanks along the Gazala Line in Libya south and west of the important port of Tobruk. Lieutenant General Neil Ritchie, commanding the British Eighth Army, deployed Koenig’s 4,000-man 1st Free French Brigade at the Gazala Line’s southern end, some forty miles deep in the Sahara Desert, at a desolate, crumbling old fort at Bir Hacheim.

     

     

    French African veterans of Bir Hacheim. Courtesy of the Library of Congress.

     

    Koening’s command was a hodgepodge, consisting of French Marines, Foreign Legionnaires, and soldiers from French African colonies such as Senegal, Madagascar, and what is now Central Africa. Though lacking tanks and much heavy equipment, Koenig’s men were tough warriors determined to prove their worth against a foe that had rolled triumphantly across mainland France just two years earlier. The Foreign Legionnaires included many refugees from Nazi-occupied Eastern Europe, equally determined to avenge the loss of their homelands.

     

     

    A Foreign Legionary takes a swig of precious water. Courtesy of the Library of Congress.

     

    On May 26, Rommel sent Italian forces in a frontal attack against the Gazala Line. But this was merely a feint. While the Italians demonstrated, the Desert Fox led the 15th and 21st Panzer divisions and the Italian Ariete armored division south into the desert, defeating British armored units and arriving before Bir Hacheim on May 27. Surmising that the French would be pushovers, Rommel continued onward with his German divisions and left the Italians to deal with Bir Hacheim. That, as it turned out, was a costly mistake.

     

    Italian tankers, brave but operating flimsy, obsolete equipment, immediately assaulted the French positions. Although they penetrated the wire in some spots, however, Koenig’s well-dug in forces knocked out 32 tanks and drove off the attackers. Rommel meanwhile continued north, destroying other British outposts and completing the encirclement of Bir Hacheim.

     

     

    A French African Mortar Crew. Courtesy of the Library of Congress.

     

    Victorious in small unit actions but unable to entirely unhinge the Gazala Line, Rommel fumed at Koenig’s continued grim resistance at Bir Hacheim. When the Free French commander brushed off a surrender demand, Luftwaffe fighters and bombers began mercilessly bombing and strafing the tumbledown fortress. Rommel also ordered his artillery to pound the French positions, and, pulling back his German troops from their advanced posts further north, sent them and Italian infantry and tanks to attack Bir Hacheim day and night. Koenig’s Legionnaires had constructed their positions well, however, and despite growing shortages of ammunition, and especially water, the French held on.

    By the end of the first week of June, Koening knew that his men were near the end of their tether and radioed for permission to break out of the encirclement and withdraw. That permission was denied, for the British, anticipating the final destruction of the Gazala Line, were preparing fall-back positions at El Alamein in Egypt. Koenig dutifully returned to the fight as his men, under constant bombardment in blazing heat and subsisting on thimblefuls of water, beat back one attack after another.

     

    French artillery in action at Bir Hacheim. Courtesy of the National Museum of the US Navy.

     

    On the night of June 10-11, knowing that Bir Hacheim’s fall was imminent, Koenig ordered a breakout under cover of darkness. At first the French tried to withdraw in formation, but as the Germans discovered the movement the retreating garrison broke up into groups of a few men and individuals. Over the next couple of hours, they grappled the Germans and Italians in hand to hand combat. Incredibly, the majority of the surviving garrison broke out to safety. Just as incredibly, General Koenig was driven out of the fortress by Susan Travers, an Englishwoman assigned to the French medical detail as an ambulance driver. “It is a delightful feeling, going as fast as you can in the dark,” she later remembered. “My main concern was that the engine would stall.” Her bullet-riddled Ford safely carried the duo back into British lines. Travers would later be formally admitted to the Foreign Legion.

     

    Rommel said of Bir Hacheim that, “seldom in Africa was I given such a hard fought struggle.” The courageous defense of the desert outpost seriously upset Rommel’s plans for victory in North Africa. Although he would shatter the Gazala Line and capture Tobruk, the British gained valuable time to prepare their defenses at El Alamein where, several months later, the tide of the war in Africa would finally turn.


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  • OPERATION DYNAMO, DUNKERQUE, 3 JUIN 1940 

    La tragédie du Dragueur Emile DESCHAMPS 

    Témoignage de l’EV Jean DEMARTRES (1914-2008)

         En 2017, sur la suggestion d’un ami, j’ai acquis en ligne une lettre saisissante par laquelle l’EV de 1ère classe Jean DEMARTRES (1) racontait à sa sœur son évacuation de Dunkerque à destination de l’Angleterre au cours de l’opération Dynamo du 19 mai au 4 juin 1940 (2).

    Suite à mes recherches, j’ai appris que Jean DEMARTRES avait été président de l'association Marine-Dunkerque 39/40.

    Voici ce poignant témoignage, enrichi de précisions retrouvées sur la tragédie du vapeur Havrais l’Emile Deschamps.

    Southport, 10 Août 1940

    Ma chère Mirette,

    (…) « Le 2 juin, vers 9 heures du soir, le commandant de BOUILLANE (3) est venu me trouver alors que, en pyjama, je m’apprêtais à me coucher et à dormir du sommeil du juste, confortablement installé dans ma casemate, à l’abri de n’importe quel bombardement. Il m’a communiqué l’ordre de quitter Dunkerque pour gagner Douvres.

    Au dehors, les avions continuaient à nous déverser des tonnes de bombes, tandis que les 77 allemands arrosaient Dunkerque qui flambait depuis 14 jours.

    Je me suis donc habillé rapidement et aussitôt mis en devoir de rassembler tous les hommes, au total de 90, aidé de MONAQUE et GUERINEAU (4).

    Nous devions embarquer dans la nuit sur un torpilleur indéterminé qui devait arriver dans la nuit. Au fur et à mesure que les hommes étaient prêts, nous les expédions à travers la ville pour gagner le port, en longeant les murs pour se garer des éclats.

    C’est ainsi que j’ai rencontré le Commandant qui, me prenant ma valise des mains, m’a réexpédié en arrière pour faire presser les retardataires. J’ai donc pris la direction de l’arrière-garde et n’ai pu rejoindre le Commandant qu’environ une heure après, sur le port, au milieu d’une salve d’obus dont je me suis sorti que grâce à mon casque.

    Après avoir constaté qu’il ne nous manquait qu’un tué et rapidement soigné notre unique blessé, nous avons attendu toute la nuit, sous les obus, le torpilleur annoncé qui n’est jamais venu.

    Et c’est ainsi que nous avons atteint le jour, le 3 Juin.

    Vers 9 heures du matin, sous un soleil de plomb, devant le spectacle de 150 000 tonnes de mazout en feu à 1 kilomètre de nous, nous avons reçu l’ordre de nous embarquer sur un dragueur qui appareillait à 21 heures pour Douvres, avec environ 350 hommes de divers services de la marine  (5).

    Notre personnel était au complet, sans pertes nouvelles".

     

    * OPERATION DYNAMO, DUNKERQUE, 3 JUIN 1940 - La tragédie du Dragueur Emile DESCHAMPS - Témoignage de l’EV Jean DEMARTRES (1914-2008)

    LE DRAGUEUR EMILE DESCHAMPS (1922-1940) : avant-guerre, c’était un petit paquebot affecté à la ligne bien tranquille Caen-Le Havre, armé par la Compagnie Normande de Navigation à Vapeur au Havre. Il avait été réquisitionné par la Marine nationale, en septembre 1939 et armé comme dragueur auxiliaire.

    Jean DEMARTRES : « Nous avons ainsi navigué jusque vers minuit sous une protection considérable d’avions et de torpilleurs anglais. A ce moment, la brume s’est levée, et ayant faim, je suis descendu au carré. Peu après, le Commandant décidait de mouiller pour attendre le jour. Je me suis alors allongé pour faire un somme ( …) ».

     

    En effet, par une mer calme mais dans une brume épaisse, l’armada « Dynamo » voguait prudemment vers la Grande-Bretagne.

    Les hommes embarqués sur « l’Emile Deschamps » somnolaient, certains enveloppés dans de vastes couvertures car la bise était fraîche. De tous côtés des mugissements de sirènes indiquaient le voisinage d’autres navires. C’était un peu rassurant.

    Le 4 juin, le jour commençait à se lever ; à quelques encablures, l’Anne-Marguerite et la Ste Elisabeth naviguaient, elles aussi, un peu à l’aveuglette. Puis les côtes de Margate apparurent. Il était 5 h. du matin.

    Les soldats contemplaient avec soulagement cette terre promise baignée de brume.

    Jean DEMARTRES : « A 6 heures du matin le bruit des hélices m’a réveillé et je suis monté sur le pont pour voir où nous en étions. J’avais abandonné ma ceinture de sauvetage pour dormir et oublié de la remettre. En arrivant sur le pont, le froid particulièrement vif m’a forcé à rentrer et j’ai engagé la conversation avec MONAQUE qui m’avait suivi ».

    L’Emile Deschamps arrive à 6 milles de North Foreland, à l'embouchure de la Tamise, et prend la ligne de file derrière le dragueur de mines anglais Albury, lorsqu'à 06 h 20 …

    Jean DEMARTRES : « A 6 heures 20, une mine explosait à tribord, à la hauteur de la passerelle. Ici, les souvenirs me manquent et je me retrouve sur le pont, allongé sous un amas de bois provenant des superstructures alors que notre bateau coulait. A côté de moi, MONAQUE  (6) râlait, la figure en sang ».

    L’Emile Deschamps » venait de toucher une mine magnétique et coulait rapidement.

    La panique qui s’empara alors des malheureux donna lieu à des scènes terribles. En une minute le dragueur, la quille en l’air, s’enfonça dans la mer…

    * OPERATION DYNAMO, DUNKERQUE, 3 JUIN 1940 - La tragédie du Dragueur Emile DESCHAMPS - Témoignage de l’EV Jean DEMARTRES (1914-2008)

     

    Jean DEMARTRES : « Un rapide examen de la situation m’a montré que j’étais déjà à moitié dans l’eau, et le pied gauche serré comme dans un étau et impossible à dégager malgré tous mes efforts. Je ne peux apprécier ce que dura cette situation. Brutalement, le bateau sombrait et mon pied, toujours coincé, m’entraînait avec lui. Je me suis cru perdu, définitivement noyé et ne songeait plus à me sauver, cela étant impossible.

    En un instant j’ai vu le chagrin que vous causerait ma disparition. C’est alors qu’une violente secousse, l’arrivée sur le fond je crois, a disloqué à nouveau le bateau.

    Mon pied s’est trouvé libre. Bien qu’ayant bu de nombreuses tasses, je me suis mis à nager dans un dernier espoir. Je commençais à remonter quand ma tête a violemment heurté quelque chose. Je me suis enfermé dans quelque compartiment du bord et incapable de m’en échapper étant donné l’obscurité totale.

    A ce moment, brutalement, je vis de la lumière regagner la surface ; en suivant le mouvement, j’arrivais enfin à l’air libre. Le problème était alors de se maintenir à la surface, empêtré dans mon manteau sur lequel j’avais mon révolver avec un baudrier et ceinturon, un pied qui me faisait horriblement mal, et à bout de souffle.

    Apercevant deux madriers, et en nageant tant bien que mal, j’arrivai à en glisser un sous chaque bras. La mer était couverte de mazout, quelques chalutiers, un cargo anglais et un torpilleur anglais formaient déjà un cercle autour de nous. Au milieu, quelques débris, quelques hommes essayant de nager et beaucoup de cadavres.

    Certains camarades chantaient la Marseillaise.

    Très rapidement, un chalutier français me ramassait et aussitôt sur le pont, étant donné que je ne pouvais rien bouger, pas même une main, un second maître me coupait mon uniforme, et me frictionnait violemment au cognac. Il me rhabillait ensuite de vêtements secs.

    C’est pourquoi, pas une minute, je n’ai eu froid.

    Arrivé très rapidement à l’hôpital de Margate, presque aussitôt, j’étais dirigé sur la salle d’opération et endormi.

    A 5 heures du soir je me réveillais, la jambe gauche dans le plâtre, sans y avoir rien compris. Je pensais qu’un mois de patience arrangerait tout. La nuit a été fort mauvaise.

    Violemment secoué par l’explosion, je commençais à dérailler et à avoir des cauchemars, alors que mon plâtre me faisait horriblement mal.

    Je ne me suis endormi que grâce à une piqure de morphine. Le lendemain, départ pour Maidstone où nous devions rester du 5 au 8 Juin. Ma jambe me faisait de plus en plus souffrir et je ne dormais qu’à coups de morphine. Pendant ce temps une douleur à la hanche droite accompagnait chaque mouvement. J’ai cru longtemps qu’il s’agissait de rhumatismes.

    Le 8 Juin, départ pour Arlesey où nous devions tomber dans l’hôpital rêvé. Construit dans un immense parc, en pleine campagne, au milieu des bois, nous avons été idéalement soignés.

    Le 17 Juin, une radio m’apprenait qu’en plus de mon pied gauche, j’avais deux fractures au bassin, côté droit, presque dans l’articulation de la hanche. J’avais donc les deux jambes cassées, l’une au pied, l’autre à la hanche, avec de plus la jambe droite paralysée. Je suis ainsi resté couché sur le dos avec défense de bouger jusqu’au 21 juillet où j’ai été autorisé à faire une première sortie sur un fauteuil roulant.

    Entre temps, le 15 juillet, lorsqu’on m’a enlevé le plâtre, j’ai eu la mauvaise surprise de voir mon pied presqu’aussi gros que le genou. Cela m’a expliqué pourquoi ce plâtre m’avait fait tant de mal. Avant-hier, on nous a à nouveau changé d’hôpital et nous sommes maintenant aux environs de Liverpool à l’adresse suivante : Jean Demartres, Emergency Hospital Southport – Lancashire". (…)

    L’EMILE DESCHAMPS fut le 243e navire coulé au cours de l'Opération Dynamo…

    Il n'y eut que 72 ou 85 rescapés (selon les sources), dont Hervé CRAS, médecin de marine et écrivain français, plus connu sous le pseudonyme de Jacques MORDAL (1910-1980), auteur d’une trentaine d’ouvrages sur la 2e Guerre Mondiale, dont La Bataille de Dunkerque (1948) et Bir Hakeim (1951).

    Ceci explique la photographie de la dédicace, qui se passe de commentaires…

    * OPERATION DYNAMO, DUNKERQUE, 3 JUIN 1940 - La tragédie du Dragueur Emile DESCHAMPS - Témoignage de l’EV Jean DEMARTRES (1914-2008)

     

    Au terme de son récit, Jean DEMARTRES s’ouvrit à sa sœur de ses questionnements sur l’avenir :

    « … quand je serai guéri, que vais-je faire. Si tu lis les journaux, tu connais le nom du général de Gaules (sic) et tu connais les buts qu’il se propose. Tu connais aussi la situation en France ainsi que l’attitude de Pétain. C’est donc pour nous l’alternative Pétain-De Gaules (sic).

    Que devons-nous faire ? Après de mures réflexions et avoir envisagé ce que Maman pourrait en penser, je crois de mon devoir de ne pas chercher à gagner la France.

    Notre seul espoir est dans une Victoire de l’Angleterre. C’est notre seule chance de retrouver une vie heureuse. Nous devons donc l’aider si nous le pouvons. Je crois donc devoir rester ici dans une usine comme ingénieur, cela dut-il m’en coûter plusieurs années de séparation. Je pense que tu m’approuveras et Maman aussi, le jour où elle sera en mesure de bien juger ma conduite. Notre père n’est pas mort (7) pour ce que nous voyons maintenant.

    Suivons son exemple, même s’il est pénible et dangereux. Je ne peux malheureusement pas l’écrire à Maman, de peur de lui attirer des ennuis (…) ».

    Il semble que Jean DEMARTRES n’ait pas poursuivi dans cette voie.

    Nous ignorons les suites de son parcours même si nous savons qu’il survécut à la Guerre.

    Notes

    1 Jean Georges Édouard DEMARTRES né le 16 août 1914, à Toulon (Var), enseigne de vaisseau de 1ère classe. Il est décédé le 8 janvier 2008 à Paris 14e.
    2 L’Opération Dynamo permit à quelques 338 682 hommes, dont 123 095 Français, de quitter la poche de Dunkerque.
    3 Capitaine de frégate Charles Marie Camille BOYER DE BOUILLANE né le 03-02-1885 à Valence (26)) Mort pour la France le 04-06-1940 (Dunkerque, 59)
    4 Pierre Auguste GUERINEAU, né le 05-06-1903 à Saumur (49) enseigne de vaisseau, service des transmissions de Dunkerque. Mort pour la France le 04-06-1940 (Margate - hôpital général de Saint Peters Road, Angleterre)
    5 En fait : le personnel du Bastion 32, 350 marins et officiers de l’armée de terre, plus une trentaine de civils et de nombreux prisonniers allemands débarqués du Saint Octave.
    6 Jean, Léonce, Marie, Joseph MONAQUE Dernier grade : Enseigne de vaisseau de 1ère classe Mort pour la France le 4 juin 1940 à bord du Emile Deschamps
    7 Edouard Jean DEMARTRES (1883-1917), Lieutenant de vaisseau, disparu à bord de l’aviso-torpilleur Cassini, qui saute sur une mine le 28 avril 1917 devant les gorges de Bonifacio.
     

    Archives Florence Roumeguère, mai 2020


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    * 2020 année de Gaulle - À Montcornet, Macron invoque "l'esprit français qui jamais ne se résout à la défaite" 

     

     (Reportage Europe 1) 

     * 2020 année de Gaulle - À Montcornet, Macron invoque "l'esprit français qui jamais ne se résout à la défaite"

    (Photos journal "La Croix" et "Paris Match")

     

    Emmanuel Macron a rendu hommage, ce dimanche 17 mai 2020, aux 60.000 morts de la "bataille de Montcornet", en 1940, à laquelle participa Charles de Gaulle, dressant un parallèle implicite entre l'esprit de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale et la bataille actuelle contre l'épidémie de coronavirus.

     

    * 2020 année de Gaulle - À Montcornet, Macron invoque "l'esprit français qui jamais ne se résout à la défaite"

    (Photo journal "La Croix")

     

    Au son du clairon, Emmanuel Macron s'est recueilli dimanche matin devant le petit monument aux morts de Dizy-le-Gros dans l’Aisne, en l'honneur des 60.000 morts de la "bataille de Montcornet" où en pleine débâcle s'illustra en mai 1940 un colonel encore inconnu, Charles de Gaulle. Prévu de longue date, ce déplacement présidentiel est le premier, depuis plus de deux mois, à ne pas être consacré à la lutte contre le coronavirus.

     

    * 2020 année de Gaulle - À Montcornet, Macron invoque "l'esprit français qui jamais ne se résout à la défaite" 

     Le colonel Charles de Gaulle au côté du président de la République, Albert Lebrun, en visite à Goetzenbruck, (Moselle) le 23 octobre 1939. De 1937 à 1939, de Gaulle commande le 507e RCC. Durant ces deux années, il révèle tour à tour les qualités et les travers d’un officier tenace et exigeant, pragmatique et audacieux.
    SCA - ECPAD

    * 2020 année de Gaulle - À Montcornet, Macron invoque "l'esprit français qui jamais ne se résout à la défaite"

    Héraldique:

    Insigne porté de 1938 à 1939 et de 1984 à 1997

    "Dans un écu de dame évidé d'argent à la bordure d'un double rameau de feuilles de laurier, un écu français moderne chargé d"une salamandre contournée et enflammée d'argent surmontant une croix de Lorraine. En chef, une bande chargée du sigle "507 RCC", brochant sur le tout, un heaume morné sur un sautoir de canons du même".

    La salamandre fut le premier symbole adopté par les groupes de chars I et II en janvier 1917. Il fut remplacé dès septembre 1917 par le heaume sur les canons croisés imposé par le général Estienne pour symboliser "l'artillerie d'assaut" qu'il venait de créer. Lacroix de Lorraine rappelle la ville de Metz, garnison du régiment entre 1920 et 1939. L'insigne est la reprise intégrale du modèle de 1938 en hommage au général de Gaulle qui commanda ce régiment en 1939.

     

    La célébration d'une "défaite courageuse"

    En célébrant cette "défaite courageuse", qui a cependant montré que l'armée française avait réussi à contenir quelques heures l'armée allemande, Emmanuel Macron donne le coup d'envoi d'une série de célébrations cette année pour honorer "l'homme du 18 juin" et son "esprit de résistance". 

    Dans ce petit village de 760 habitants près de Laon, dont les routes d'accès ont été bouclées par la gendarmerie, seuls une poignée d'invités ont accueilli le chef de l'Etat, pour cause de précautions sanitaires. Parmi eux, des descendants de soldats tombés au combat à Dizy le 16 mai 1940, membres du 3e régiment d’automitrailleurs."Nous sommes très honorés car c'est la première fois qu'on reçoit un président, mais aussi pour l'hommage aux soldats tués et à leurs familles. Mais aussi un peu tristes que, à cause du Covid, on ne puisse pas en faire profiter la population", a confié le maire Jean-Marie Bouché.

    "Se redresser et reprendre la grande marche de son destin"

    Emmanuel Macron devait ensuite se rendre à La-Ville-aux-Bois-les-Dizy pour un discours en hommage à l'action de Charles de Gaulle qui lança le 17 mai 1940 la 4e division cuirassée pour tenter de freiner l'avancée rapide de la Wehrmacht dans le nord et l'est de la France. La "bataille de Montcornet" échoua mais elle fut ensuite considérée comme une "défaite courageuse", l'une des rares contre-attaques montrant que l'armée française pouvait mettre en difficulté les Allemands. "C'est à partir de là" que "l'espérance" a "grandi et fini par ce que l’on a appelé la libération de la France", a déclaré de Gaulle en revenant sur les lieux, comme président, un quart de siècle plus tard.

     

    * 2020 année de Gaulle - À Montcornet, Macron invoque "l'esprit français qui jamais ne se résout à la défaite"

    (Photo "Paris Match")

    Un appel à l'unité

    Le chef de l’Etat a également invoqué l’un des grands thèmes gaulliens : l’unité de la nation. "La France n’est forte que quand elle est unie", a souligné Emmanuel Macron, citant ainsi Charles de Gaulle. Une unité que la classe politique semble aujourd'hui avoir bien du mal à trouver dans la crise que le pays traverse. 

     

     

    * 2020 année de Gaulle - À Montcornet, Macron invoque "l'esprit français qui jamais ne se résout à la défaite"

     

     

     

    Fondation B.M.24 Obenheim      

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