•          

    *Extrait du livret des mémoires de Noël BERRIOT - OCTOBRE + NOVEMBRE 1944           *Extrait du livret des mémoires de Noël BERRIOT - OCTOBRE + NOVEMBRE 1944

     

    *Extrait du livret des mémoires de Noël BERRIOT - OCTOBRE + NOVEMBRE 1944

      

    Noël BERRIOT - ancien du B.M.5 - 1ère DFL

    Nouvel extrait du livret des mémoires de Noël BERRIOT

    recueillies par Christine MOUTTE 

     

    Octobre 1944 :

    Engagement dans la 1ère Division Française Libre

     

    Quand j’étais en caserne à Laon, la 1ère DFL est passée pour recruter, alors je me suis engagé. Je me suis engagé le 23 octobre 1944 à Laon : j'avais 20 ans, je n'étais pas majeur, à l'époque la majorité était à 21 ans, c'est mon père qui a signé à ma place pour que je puisse m'engager. Je me retrouve dans le Bataillon de Marche n°5, le "BM 5". 

    Dans la 1ère DFL, on était utilisés pour faire le premier choc, mais on ne nous aurait jamais mis en armée d'occupation parce que nous, on était une drôle d'armée de 17 à 42 ans avec des Français, des Tunisiens, des Marocains, des Noirs car le BM5 a été créé au Cameroun, c'était assez mélangé. On n'était pas très présentables comme armée d'occupation... 

    La Compagnie d'Accompagnement, c'est une Compagnie Lourde qui appuie les autres. En cas de contre-attaque, on est placés avec l'anti-char avec 3 obus. Si avec 3 obus, tu ne touches pas le char, tu te sauves, sinon c'est toi qui vas sauter en l'air. Parce que ça va 
    vite un char à faire pivoter son canon et à en envoyer un coup, et puis ça porte assez loin.

    Donc, nous, on était dans les antichars avec des mitrailleuses lourdes, on nous plaçait pour les contre-attaques.

    On était 3 sections de 7 gars = la 1ère pièce, la 2ème pièce et la 3ème pièce. Donc ça fait 21 gars au total. Mais on n'était jamais placés ensemble.

    J'étais dans la 3ème pièce.

    On a 3 camions avec chacun un canon calibre 57 anti-char monté sur pneus 

    Les autres sections étaient des sections de 28. Nous, quand on arrivait, on n'était que 7. Et ça nous obligeait à prendre la garde souvent, en roulements, parce que le sergent ne prenait pas de garde. 

    Sur notre uniforme, on porte : sur la veste l'insigne du BM5, sur la manche la Croix de Lorraine et sur le calot, l'ancre de marine. 

    Quand je suis arrivé, on m'a donné un fusil américain, on voulait me donner un fusil-mitrailleur, mais je n'ai pas voulu. Parce que j'épaule pas de la même manière pour tirer avec le fusil-mitrailleur et donc, c'est pas mon meilleur oeil, parce que t'as toujours un oeil meilleur que l'autre. Alors ils n'ont pas insisté. On avait des casques anglais, des sacs à dos américains. On portait une capote kaki, c'est un gros manteau assez lourd qui est difficile à percer, c'est un tissu tressé serré. 

    En opérations, on devait porter la mitrailleuse : la 12,7 qui fait environ 30 kg une fois montée. Un gars porte la culasse, un autre le trépied, d'autres les canons ; il y a deux canons qu'il faut régler. Quand tu tires, t'es obligé de régler et desserrer, sinon ça va coincer quand elle chauffe. C'est tout un truc, faut savoir faire.
     

    En opérations, on nous distribuait le matin nos rations pour toute la journée, fallait pas tout manger d'un coup!

     

    Novembre 1944 :

    Le "blanchiment des bataillons" - Vosges

     

    Fin octobre 1944, on est partis en camion de Laon pour se retrouver à Luxeuil les Bains en Haute Saône (70) au sud d'Epinal et à l'ouest de Mulhouse. C'est le marché aux bestiaux... et c'est nous les bestiaux! Chacun a constitué sa section en prenant les gars qu'il voulait : toi là, avec moi! toi, avec moi! etc. Un autre se sert ensuite, etc.

    On avait passé la nuit dans des anciennes filatures, des usines qui étaient à l'arrêt depuis peu, c'était plein de graisse partout, on avait des habits propres et on est ressortis avec des taches de cambouis qui ne partaient pas. 

    Quand on est arrivés, ils ont appelé ça le "blanchiment des bataillons". Parce que dans les Vosges, il pleuvait, il y avait beaucoup de neige, les Noirs étaient tous malades, ils ne tenaient pas le coup, il faisait trop froid. Donc, on est arrivés dans une sorte de petit chalet en montagne et on a pris la place des Noirs et on a dû prendre leur casque, leur cartouchière, et leur fusil. C'était des grands gaillards. Alors, j'ai eu le casque d'un Noir, il a fallu que je le resserre pour le mettre sur ma tête. Et heureusement que je n'ai pas eu sa capote, sinon avec ma taille, elle aurait traîné par terre! Donc, tous les Noirs ont été retirés du front et mis à l'arrière dans les dépôts (dépôts d'essence, etc). 

    On nous envoie tenir le front près de Lure en Haute Saône à La Cote 620 (620 mètres d'altitude) ; mon copain Emile PORTMANN de Metz me dit "Regarde là-bas, c'est le Ballon d'Alsace" (dans les Vosges). On nous fait monter en ligne quatre jours pour apprendre les armes, on nous fait redescendre quatre jours, on remonte sur le front quatre jours, on redescend quatre jours, on remonte pour six jours, et puis on n'est plus redescendus. C'était pour nous mettre en route. Les Allemands n'étaient pas loin, on les entendait taper quand ils renforçaient leurs positions. 

    C'est à Lure qu'on a passé la première visite d'incorporation, tous à poil. On passait dans une petite maison devant des officiers et on te disait si t'étais apte ou pas. Certains n'étaient pas aptes, alors ils sont repartis, mais ils auraient déjà pu être tués puisqu'on nous avait déjà fait monter sur le front. 

    A Lure, on avait un dépôt et on allait y chercher des barbelés. On mettait des barbelés en montagne sur la ligne de front à La Cote 620 pour se protéger. 

    Mon copain Marcel CHAUVIN de Nizy le Château, il reçoit une lettre lui annonçant que son père, qui était receveur des postes à Coucy-le-Château, est mort en déportation. Alors on me demande de faire attention à lui pour pas qu'il fasse une connerie. Y'en avait plein des gars comme ça. C'est à partir de ce moment-là que ce gars là, ce CHAUVIN, je l'ai eu sous mon aile pendant presque toute la guerre. Tous ces petits gars là, ils venaient de s'engager, et ils sortaient de dessous l'édredon de chez Maman. Mais là, c'était pas le même topo! 

    Moi j'étais déjà aguerri, j'étais bûcheron et je passais ma vie dehors. J'avais l'habitude de dormir dehors comme un lapin de garenne, ce n'est pas parce qu'il pleut que tu rentres à la maison, sinon tu ne gagnes rien. Tu travailles à la tâche, et plus tu en fais, plus tu gagnes. Tu dors sur place, tu te fais un abri avec une tôle ou avec des fagots, des branches, tu te fais un petit appentis et tu te débrouilles comme ça. Et pour gagner ta croûte, il faut sortir tes 3 mètres cubes par jour, ça faisait environ 150 francs à ce temps-là. 

    Dans les Vosges, il pleuvait tous les jours, on était trempés. Devant Lure, sur la ligne de front, tout en haut, on faisait des trous pour se protéger dedans, c'était comme des abris. Il ne fallait pas oublier de prendre une casserole ou une boite de conserve pour vider l'eau des trous, sinon on avait les pieds dans l'eau! On faisait des lits de grosses branches pour essayer de s'isoler du sol pour dormir, sinon on avait le derrière dans l'eau. On a tenu cette ligne là au moins un mois. 

    C'étaient des femmes-soldats françaises, de la Croix Rouge, qui conduisaient les ambulances. En redescendant du front de Lure, on voit une ambulance qui allait chercher un gars sur le front, la piste n'était pas large, la femme-chauffeur avait ripé sur la route et l'ambulance avait glissé vers le ravin, mais heureusement, la voiture avait été stoppée par des arbres. La femme pleurait. Notre camion avait un treuil, alors on a sorti l'ambulance de là. Elle n'était pas arrivée en haut, c'était encore loin, elles avaient du mérite ces femmes-chauffeurs! 

    Ils étaient gonflés les Boches, c'était des sacrés soldats. Dans la nuit, il y avait un peu de lune, un Boche passe dans nos lignes. Un gars qui était dans un trou dit "Regarde un peu le Dodor là"! BEZZINO, un Tunisien, dit : "Laisse-moi le"! Mais sa mitraillette s'enraye, le Boche se sauve. 

    Dans la nuit, je me mettais toujours acculé à une touffée d'arbres, car on ne pouvait pas me sauter sur le dos. J'étais toujours le premier pour monter la garde, je savais comment il fallait regarder. Je profitais du jour pour prendre mes repères. Parce que la nuit, tu vois un truc, tu crois que c'est un arbre et tout à coup, il grossit et il bouge. Et des fois, tu crois que ça bouge et c'est rien du tout. Moi, je me repérais avant que la nuit tombe. J'avais fait du braconnage avant de m'engager dans la guerre, ça m'a aidé pour me repérer dans la forêt, je repérais la réaction des oiseaux, il fallait être plein de méfiance. 

    Certaines nuits sont noires, noires, noires. Pour aller reprendre la garde, on avait un guide, c'était un fil de fer, on le suivait en le tenant dans la main pour ne pas se perdre dans la nuit, on ne pouvait pas éclairer et parfois, la nuit était trop noire. 

    Un gars pas malin s'éloigne pour faire ses besoins, quand il revient, celui qui monte la garde l'allume, ça lui traverse le bassin, il n'a pas été tué, mais j'ai revu une fois son frère à Rethel qui m'a appris qu'il en avait toujours gardé des séquelles. 

    J'avais une petite lampe actionnée par une petite dynamo, elle était toute petite mais bien pratique ; je l'ai perdue dans les Vosges, ou alors on me l'a piquée. Y'avait beaucoup de vols, des voleurs partout. Mais faut comprendre qu'on arrive à la fin de la guerre, et que depuis le début de la guerre, on avait été tellement privés de tout, de bouffe, de tout, on a crevés de faim. 

    CHAUVIN, le sergent et moi, on nous pond tous les 3 à un poste en plein bois. Le lendemain, on nous en amène un 4ème. On avait le stock en cartouches et à manger. On est restés là une semaine. Moi je disais "Je crois qu'ils nous ont oubliés." Le sergent faisait le mess, on avait tout ce qu'il fallait, mais on ne savait pas pourquoi on était là. Un soir, je vais dormir, c'est CHAUVIN qui prend la garde. Il me réveille pour que je le relève, il y a de la neige partout, elle est tombée en quelques heures, plein de neige jusqu'aux genoux. C'est de la neige poudreuse comme un espèce de cristal, ça glisse, on a l'impression de marcher sur des billes, on ne peut pas se sauver là dedans! enfin, les Allemands ne peuvent pas nous poursuivre non plus... impossible de bouger avec ça. Je préfère quand même la neige à la pluie. 

    Avec des copains et le sergent, on avait fait des pièges avec des grenades attachées sur des fils de fer, et si les Allemands se prenaient les pieds dedans, tout claquait. Mais une fois, tempête de neige, de la neige partout, plus de chemin, les arbres arc-boutés sous le poids de la neige. Des branches de sapin cassent sous la masse de neige et tombent sur nos pièges, alors ça pète de partout.

     

    Noël BERRIOT)

     Souvenirs de guerre

    Faire-part du décès  - 4 septembre 2018

    1ère page souvenirs - 1er avril 2020

     

     

    Fondation B.M.24 Obenheim       

    *Extrait du livret des mémoires de Noël BERRIOT - OCTOBRE + NOVEMBRE 1944

     


    1 commentaire
  •  * SOLIDARITE AVEC LA COLLECTE DE L'AMONT (Authion)Vous n'avez pas oublié les ravages de la tempête survenus dans les Alpes Maritimes en octobre dernier et la destruction partielle du Moulin de St Marin de Vésubie qui abritait le Musée de l'Amont, dont une partie des collections était réservée à la 1ère Division Française Libre qui a libéré le secteur au printemps 1945.

    Nous avons reçu  un courrier de Eric GILI qui fait le point sur les perspectives de voir renaitre le patrimoine de ce site exceptionnel, et sur la COLLECTE en cours :

    " J'ai pas mal avancé, mais suis dans l'expectative pour l'instant de savoir ce qu'il va advenir des moulins, l'Etat devant donner ses recommandations sans doute d'ici 3 semaines
    pour que vous ayez une petite idée, je suis trois pistes pour l'instant :
    - la première, celle de reconstruire autour du Musée en cas de possibilité
    - la seconde, d'obtenir un autre espace communal dans l'enceinte du village, à moins de 100 m du site du moulin
    - la troisième, d'acquérir un bien privé dans le même centre
    tout dépendra des décisions croisées de l'Etat, de la Commune et des collectivités territoriales.
    Pour notre part nous avons créé un compte spécifique pour la Reconstruction http://www.amont-vesubie.fr/actualites/le-mois-en-cours.html.
    Dès qu'il sera possible d'avoir quelques réponses, je vous informerai de l'ensemble du projet. J'ai travaillé durant les vacances sur la création du nouvel espace "l'Authion", avec l'aide des spécialistes du numérique (réalité augmentée), pour compléter, développer et rendre dynamique les futures présentations.
    Je vous remercie de nous proposer votre aide.
    Les dons sont à libeller à l'ordre de L'AMONT (adresse sur le RIB ci-dessous).
     
    * SOLIDARITE AVEC LA COLLECTE DE L'AMONT (Authion)

     

     

     


    votre commentaire
  • LIBRAIRIE AÉRONAUTIQUE en ligne

    AVIATION.BRUSSELS

      

    * Parution littéraire - LES BOMBARDIERS DE LA FRANCE LIBRE ’GROUPE LORRAINE’ de François Broche

    Un livre de François Broche 

     

    * Parution littéraire - LES BOMBARDIERS DE LA FRANCE LIBRE ’GROUPE LORRAINE’ de François Broche

    François Broche

    né le 31 août 1939 à Tunis, est un journaliste et historien français spécialiste de la France Libre et  de la Seconde Guerre mondiale.

    Ancien conseiller de la rédaction de L'Ena hors les murs, revue de l'Association des anciens élèves de l'Ena (2002-2018), ancien président du comité éditorial d'Espoir, revue de la Fondation Charles-de-Gaulle (2005-2010), ancien président de l'Association des familles de Compagnon de la Libération (2010-2014), il est administrateur et membre du conseil scientifique de la Fondation de la France libre.

     

    BIOGRAPHIE

    Fils du lieutenant-colonel Félix Broche (compagnon de la Libération, tué à la bataille de Bir Hakeim en 1942), ancien élève de Sciences Po Paris (1957-1961), licencié en droit (1965) et docteur ès lettres (1993), il a été directeur de la Revue de politique indépendante et du Spectacle du Monde.

    Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le général de Gaulle et la France libre, le comte de Paris, Léon Daudet, Maurice Barrès, ou encore Anna de Noailles. Il a obtenu le prix littéraire de la Résistance en 1971 pour Le Bataillon des guitaristes (1970), le prix Paul-Léautaud pour son Léon Daudet (1992), le prix Marcel-Pollitzer pour le premier tome de son Armée française sous l'occupation, et le Prix Edmond Fréville en 2003 (décerné par l'Académie des sciences morales et politiques) pour le second volume. Il a par ailleurs édité les Cahiers inédits d'Henri de Régnier (Pygmalion, 2002) et participe à la réédition de Mes Cahiers de Maurice Barrès, en cours aux Éditions des Équateurs (il a présenté le tome II, paru en janvier 2011).

    En 2006, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

    RÉSUMÉ 

    Juin 1940 - La France vaincue dépose les armes. Mais la guerre ne cesse pas pour quelques hommes, ardents et généreux, qui abandonnent la métropole et l'Afrique du Nord pour l'Angleterre et le Moyen-Orient. Leurs motivations sont diverses, leur matériel disparate et ils sont dispersés. Mais une même volonté les anime. En Angleterre, on les regroupe immédiatement en une escadrille, qui est envoyée en Afrique noire. Les premiers aviateurs de la France Libre, équipés de vieux Bristol Blenheim, prennent part à l'opération contre Koufra, puis à la campagne d'Abyssinie, où ils jouent un rôle important dans la défaite italienne. Quelques mois plus tard, le groupe Lorraine est engagé dans l'offensive de l'hiver 1941/42, en Cyrénaïque, contre l'Afrikakorps de Rommel. En un an, le groupe effectue trois cent quatre-vingts missions au Moyen-Orient. Il est présent en tous les lieux où se déroulent des affrontements décisifs entre les Alliés et les forces de l'Axe. Ramenés en Angleterre, équipés d'appareils modernes (des Douglas-Boston), les pilotes du "Lorraine", parmi lesquels l'écrivain Romain Gary et Pierre Mendès France, qui quitte le groupe pour devenir commissaire aux Finances du général de Gaulle, se montrent des virtuoses du vol rasant. Devenu le Squadron 342 de la Royal Air Force, mais toujours connu sous son nom d'origine, il accomplit de nombreux bombardement sur la France, la Belgique, les Pays-Bas et l'Allemagne. Le 6 juin 1944, le groupe Lorraine est chargé d'une opération étonnante et délicate : étendre un rideau de fumée devant la flotte alliée lancée à l'assaut de la Normandie. Le groupe s'illustre ensuite dans la bataille de Normandie. De l'été 1940 au printemps 1945, le groupe Lorraine, qui a été fait compagnon de la Libération, a réalisé des exploits innombrables, souvent méconnus et pourtant spectaculaires qui font de cette phalange héroïque, où tous les grades étaient mêlés, l'un des plus efficaces artisans de la libération de la France.(-Atelier Pascal Vercken)ISBN 2-258-00552-3 

     

      Insigne "Groupe Lorraine"

    * Parution littéraire - LES BOMBARDIERS DE LA FRANCE LIBRE ’GROUPE LORRAINE’ de François Broche

     

    Insigne actuel homologué sous le numéro A-1046
    Définition héraldique :
    Ecu moderne d'or à bande de gueules chargé de trois alérions d'argent

     

    Fondation B.M.24 Obenheim      

    * Parution littéraire - LES BOMBARDIERS DE LA FRANCE LIBRE ’GROUPE LORRAINE’ de François Broche

     

     

     

     


    votre commentaire

  • * Décès de M. Pierre Teboul - Ancien du B.M.24 de la 1ère DFL - Ancien d'Obenheim
             * Décès de M. Pierre Teboul - Ancien du B.M.24 de la 1ère DFL - Ancien d'Obenheim

     

     La Fondation B.M.24 Obenheim vient d'apprendre le décès 

     De M. Pierre Teboul

    * Décès de M. Pierre Teboul - Ancien du B.M.24 de la 1ère DFL - Ancien d'Obenheim

        

    Pierre Teboul est décédé, la veille de Noël, le 24 décembre 2020 

     

    Pierre Teboul était né a Tlemcen en Algérie. Il était chevalier de la légion d'honneur. Pierre était de tous les rendez vous commémoratifs à Obenheim.

     

    * Décès de M. Pierre Teboul - Ancien du B.M.24 de la 1ère DFL - Ancien d'Obenheim

     

    * Décès de M. Pierre Teboul - Ancien du B.M.24 de la 1ère DFL - Ancien d'Obenheim

    Devant le monument de la 1ere DFL à Obenheim il y a au premier rang M. Gaillard, ancien du BM 24 décédé il y a quelques semaines, puis Mme Saulnier Yvonne et M. Teboul. Puis M. Jacques Benhamou. En retrait derrière lui M. Jean Gilbert. Tous fidèles d'Obenheim.

    (Crédit photo Emile Pefferkorn)

     

    * Décès de M. Pierre Teboul - Ancien du B.M.24 de la 1ère DFL - Ancien d'Obenheim

           De gauche a droite Jacques Benhamou, Pierre Teboul puis Mme Saulnier
           et M. Gérard Grandfont. Toujours a Obenheim. 
        
                                            (Crédit photo Emile Pefferkorn)

     

    * Décès de M. Pierre Teboul - Ancien du B.M.24 de la 1ère DFL - Ancien d'Obenheim

    De gauche à droite, Mme Grandfont, Mme Saulnier et Mme et M. Teboul. 
    En  l'église de Gerstheim lors d'une réunion des anciens en mai a Obenheim. 

        (Crédit photo Emile Pefferkorn)

     

    Encore quelques photos d'Obenheim

    18 et 19 Mai 2014

    (Crédit photos Blandine Bongrand Saint Hillier - Emile Pefferkorn)

     

    * Décès de M. Pierre Teboul - Ancien du B.M.24 de la 1ère DFL - Ancien d'Obenheim

     

    * Décès de M. Pierre Teboul - Ancien du B.M.24 de la 1ère DFL - Ancien d'Obenheim

    * Décès de M. Pierre Teboul - Ancien du B.M.24 de la 1ère DFL - Ancien d'Obenheim

    * Décès de M. Pierre Teboul - Ancien du B.M.24 de la 1ère DFL - Ancien d'Obenheim

    De gauche à droite : Solange Grandfond, Y.Saulnier, Madame Teboul,

    P. Teboul et J. Benhamou

    * Décès de M. Pierre Teboul - Ancien du B.M.24 de la 1ère DFL - Ancien d'Obenheim

     

     

    * Décès de M. Pierre Teboul - Ancien du B.M.24 de la 1ère DFL - Ancien d'Obenheim

     

     

    La Fondation B.M.24 Obenheim
    présente ses très sincères condoléances à sa famille.

     

     

    Fondation B.M.24 Obenheim       

    * Décès de M. Pierre Teboul - Ancien du B.M.24 de la 1ère DFL - Ancien d'Obenheim

     

     


    1 commentaire

  •  * Message de noël adressé aux enfants de France depuis Londres par le général de Gaulle, 24 décembre 1941

     

    Message de noël adressé aux enfants de France depuis Londres par général de Gaulle, 24 décembre 1941.

    Quel bonheur, mes enfants, de vous parler ce soir de Noël. Oh ! je sais que tout n'est pas gai, aujourd'hui, pour les enfants de France. Mais je veux, cependant, vous dire des choses de fierté, de gloire, d'espérance. Il y avait une fois : la France ! Les nations, vous savez, sont comme des dames, plus ou moins belles, bonnes et braves. Eh bien ! parmi mesdames les nations, aucune n'a jamais été plus belle, meilleure, ni plus brave que notre dame la France. Mais la France a une voisine brutale, rusée, jalouse : l'Allemagne. L'Allemagne, enivrée d'orgueil et de méchanceté, a voulu, un beau jour, réduire en servitude les nations qui l'entouraient. Au mois d'août 1914, elle s'est donc lancée à l'attaque. Mais la France a réussi à l'arrêter sur la Marne, puis à Verdun. D'autres grandes nations, l'Angleterre, l'Amérique, ont eu ainsi le temps d'arriver à la rescousse. Alors, l'Allemagne, dont le territoire n'était nullement envahi, s'est écroulée tout à coup. Elle s'est rendue au Maréchal Foch. Elle a demandé pardon. Elle a promis, en pleurant, qu'elle ne le ferait plus jamais. Il lui restait d'immenses armées intactes, mais il ne s'est pas trouvé un seul Allemand, pas un seul ! pour tirer même un coup de fusil après la capitulation. Là-dessus, les nations victorieuses se sont séparées pour aller chacune à ses affaires. C'est ce qu'attendait l'Allemagne. Profitant de cette naïveté, elle s'est organisée pour de nouvelles invasions. Bientôt, elle s'est ruée de nouveau sur la France. Et, cette fois, elle a gagné la bataille. L'ennemi et ses amis prétendent que c'est bien fait pour notre nation d'avoir été battue. Mais la nation française, ce sont vos papas, vos mamans, vos frères, vos sœurs. Vous savez bien, vous, mes enfants, qu'ils ne sont pas coupables. Si notre armée fut battue, ce n'est pas du tout parce qu'elle manquait de courage, ni de discipline. C'est parce qu'elle manquait d'avions et de chars. Or, à notre époque, tout se fait avec des machines, et les victoires ne peuvent se faire qu'avec les avions, les chars, les navires, qui sont les machines de la guerre. Seulement, malgré cette défaite, il y a toujours des troupes françaises, des navires de guerre et des navires marchands français, des escadrilles françaises, qui continuent le combat. Je puis même vous dire qu'il y en a de plus en plus et qu'on parle partout dans le monde de ce qu'ils font pour la gloire de la France. Pensez à eux, priez pour eux, car il y a là, je vous assure, de très bons et braves soldats, marins et aviateurs, qui auront à vous raconter des histoires peu ordinaires quand ils seront rentrés chez eux. Or, ils sont sûrs d'y rentrer en vainqueurs, car nos alliés, les Anglais et les Russes, ont maintenant des forces très puissantes, sans compter celles que préparent nos alliés les Américains. Toutes ces forces, les Allemands n'ont plus le temps de les détruire, parce que, maintenant, en Angleterre, en Russie, en Amérique, on fabrique d'immenses quantités d'avions, de chars, de navires. Vous verrez un jour toute cette mécanique écraser les Allemands découragés et, à mesure qu'ils reculeront sur notre territoire, vous verrez se lever de nouveau une grande armée française. Mes chers enfants de France, vous avez faim, parce que l'ennemi mange notre pain et notre viande. Vous avez froid, parce que l'ennemi vole notre bois et notre charbon, vous souffrez, parce que l'ennemi vous dit et vous fait dire que vous êtes des fils et des filles de vaincus. Eh bien ! moi, je vais vous faire une promesse, une promesse de Noël. Chers enfants de France, vous recevrez bientôt une visite, la visite de la Victoire. Ah ! comme elle sera belle, vous verrez !...

    Message de paix franco allemand 

    9 juin 2015

     

    * Message de noël adressé aux enfants de France depuis Londres par le général de Gaulle, 24 décembre 1941

     

     

     La Fondation B.M.24 Obenheim présente à tous ses anciens ainsi qu'à leur famille ses meilleurs voeux de bonne  année et bonne santé pour 2021.

     

    * Message de noël adressé aux enfants de France depuis Londres par le général de Gaulle, 24 décembre 1941

     

     


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires