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     * Les Mémoires d'Ulysse BRILLAUD

    PREDECENT ARTICLE SUR ULYSSE BRILLAUD 


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  • Merci à Laurent Laloup  qui a retrouvé la Fiche d'identité recto-verso  de Jean-Pierre Meville, remplie à Londres sous le nom de Jean-Pierre Grumbach-Cartier le 16 août 1943 ; son service effectif dans les FFL remontant à novembre 1942.  LIEN

    Et un dossier "Jean Pierre Melville, résistant et cinéaste", Lettre de  la Fondation de la Résistance n° 84 de mars  2016   LIEN

    Article de l'Express du  16 septembre 2019 LIEN

    Portrait de Jean-Pierre Melville, à l'occasion de la sortie de L'Armée des ombres.

    Claude Vieillot, 1969

     

     * 1969 -  Lorsque Jean-Pierre Melville réveillait ses ombres

    https://twitter.com/JePMelville

    " En ce temps-là, les Français avaient d'autres soucis que la dévaluation, d'autres angoisses que celles du tiercé. En ce temps-là, les automobiles fonctionnaient au charbon de bois, il fallait des tickets pour obtenir du pain à la sciure et l'on ne connaissait plus de la pomme de terre que sa caricature, nommée rutabaga. En ce temps-là, des Français s'abaissaient, se vendaient, s'accommodaient du malheur avec une veulerie morose, mais, en ce temps-là aussi, des Français refusaient. 

    C'est ce refus qui fait l'objet de L'Armée des ombres. Ce grand film, d'une pudique générosité, est la description à la fois réaliste et romantique d'un refus absolu, global, à l'oppression. C'est également, à ce jour, la seule oeuvre cinématographique de fiction qui rende compte sans fantaisie (mais non sans lyrisme) de la vie quotidienne des résistants pendant l'occupation allemande.  

     * 1969 -  Lorsque Jean-Pierre Melville réveillait ses ombres

     

    "La France, rappelle Joseph Kessel dans la préface du livre qui inspira le film, la France n'a plus de pain, de vin, de feu. Mais, surtout, elle n'a plus de loi. La désobéissance civique, la rébellion individuelle ou organisée sont devenues devoirs. Le héros national, c'est l'homme dans l'illégalité." Et il ajoute cette phrase terrible : "On meurt et on tue avec naturel."  

    Sans un mot

     

    C'est cet effrayant naturel que Jean-Pierre Melville a su retrouver, recréer, détourner au profit de son film. Un très jeune homme attend quelqu'un sur une place à Marseille. Enlevé par de faux policiers, il s'aperçoit bientôt qu'il est entre les mains de l'organisation secrète qu'il a trahie. Dans la pénombre d'une maison vide, des hommes à la voix sourde parlent posément de tuer. Mais les voisins risquent d'entendre le coup de feu. Il faudrait un couteau. Pas de couteau. On l'étranglera avec une serviette. Cette conversation atroce et banale qui règle son sort, le dénonciateur dénoncé, presque un adolescent, l'écoute sans un mot. Il mourra de même, sans un mot, dans une sorte d'horreur résignée, supplicié par trois assassins que leur crime bouleverse. 

    Jamais, en si peu d'images, de regards, on n'avait montré ce que l'héroïsme peut avoir d'ambigu, de paradoxal, de dégradant dans ses nécessités. Ainsi agissaient alors des pères de famille transformés en aventuriers, des ménagères circulant avec un revolver dans leur cabas, des centaines de citoyens précipités dans l'illégalisme. L'Armée des ombres n'est pas un récit d'aventures. C'est une tragédie à l'antique.  

    Quoique y apparaisse en personne André Dewavrin, alias colonel Passy, chef du B.c.r.a. à Londres en 1942, L'Armée des ombres ne prétend d'ailleurs pas être une évocation historique des véritables réseaux de la guerre secrète. Jean-Pierre Melville répète volontiers :  

    "C'est une rêverie rétrospective et nostalgique sur une période que j'ai connue et, j'ose le dire, aimée."  

    Melville ou les nostalgies. Nostalgie du grand cinéma américain dans Le Doulos ou Le Deuxième Souffle, nostalgie du journaliste qu'il eût aimé être dans Deux Hommes dans Manhattan, nostalgie (déjà) des ambiguïtés de la France occupée, de son oppressant climat dans Le Silence de la mer et dans Léon Morin, prêtre.  

    Une grosse valise

    Quand on lui demande le temps qu'il a passé à préparer L'Armée des ombres, il répond à la manière de Picasso : "Vingt-cinq ans et quinze jours." Il est en effet l'homme des longues entreprises. Il eut toutes les patiences, toutes les ruses pour convaincre Vercors de laisser porter à l'écran son Silence de la mer. Il se battit deux ans pour les droits du Deuxième Souffle, sans craindre de faire intervenir les hommes de loi. Quant à L'Armée des ombres, il a porté ce livre en tête depuis que Joseph Kessel le publia pour la première fois à Alger, en 1943. Et c'est en 1958, découvrant Lino Ventura dans Le gorille vous salue bien, qu'il décida : "Celui-là, un jour, sera Gerbier, 'l'homme au demi-sourire'." Voyance ou sûreté de jugement ? Ce rôle de solitaire est le plus élaboré, le plus subtil de Lino Ventura, riche nature devenue, sous contrôle, un très grand acteur.  

    Nostalgie d'une période, nostalgie de soi-même, c'est Melville tout entier qui s'est mis dans L'Armée des ombres. Melville, c'est-à-dire Cartier. Ainsi l'appelaient., en 1941, les membres d'un réseau de la zone sud.  

    "J'avais rencontré Daniel Mayer sur le boulevard Dugommier, à Marseille. Il portait une grosse valise. Je dis : 'Qu'est-ce que c'est ? Du marché noir ?' Il m'entraîne sous un porche, ouvre son bagage, sort une poignée de tracts ronéotypés : 'Tiens, mets ça dans les boîtes aux lettres.' Ce fut mon premier acte de résistance."  

    Il s'active jusqu'en 1942 pour un organisme dépendant du B.c.r.a. de Londres. Il est agent de liaison, transporte dans les trains bondés des postes de radio, des enveloppes dont il ignore le plus souvent le contenu.  

    Mémoire du coeur

    Après le débarquement allié en Afrique du Nord, Cartier-Melville prend nuitamment la mer avec vingt autres clandestins. Destination : Alger. Aujourd'hui, ce cinéphile impénitent explique dans un sourire : "Après l'occupation de la zone sud par les Allemands, on ne pouvait plus voir un seul film américain. Ça devenait intenable."  

    Leur bateau est arraisonné par une canonnière espagnole. Melville passe deux mois à fond de cale en rade de Barcelone. Ses compagnons de captivité s'appellent Paul Ducournau, futur général d'armée, Benno-Claude Vallières, aujourd'hui président-directeur général des usines Marcel-Dassault.  

    Puis c'est Londres. Puis c'est la 1ère division de France libre, dans les rangs de laquelle Jean-Pierre Grumbach (Cartier-Melville a repris son véritable nom) terminera la guerre.  

    Ce n'est pas sans réticences ni omissions qu'il raconte cette partie de sa vie. Arrogant par certains aspects, cultivant sa mythologie et sa silhouette, affichant son mauvais caractère, ses chapeaux Stetson gris clair à larges bords et ses lunettes noires, jouant de sa belle voix grave ou faisant ronfler sa Pontiac "Firebird", Jean-Pierre Melville est en réalité le plus secret de ses personnages. Ce misanthrope parle moins volontiers aux hommes qu'à ses chats. Ce n'est donc pas dans la conversation mais dans ses films qu'il dévoile ses émotions anciennes. 

     * 1969 -  Lorsque Jean-Pierre Melville réveillait ses ombres

    Simone Signoret est Mathilde CP : studio Canal

    Dans L'Armée des ombres, l'évocation du blitz londonien relève exactement de cette mémoire du coeur : des hommes et des femmes en uniforme, enlacés à l'ombre de la mort, la trompette de Glenn Miller sonnant dans un club de l'Y.m.c.a. ébranlé par les bombes, tout un monde de danger, de courage, de généreuse folie recréé en quatre plans. Et puis cette phrase drolatique et vraie, empruntée à Pierre Brossolette qui la prononça quelques mois avant sa mort : "Pour les Français, la guerre sera finie quand ils pourront lire Le Canard enchaîné et voir Autant en emporte le vent". 

    Fifres et tambours

    Chaque fois que sort un nouveau film de Jean-Pierre Melville, tous les cinéastes, y compris ceux qui le haïssent, prennent un fauteuil "pour voir comment c'est fait". Ils n'ont pas tort. Ils sont sûrs de recevoir chaque fois, de la part de celui qu'une légende caduque continue de qualifier d'amateur, une forte démonstration de professionnalisme. Un professionnalisme que d'autres peuvent évidemment acquérir, mais qui sert une personnalité, une sensibilité, des qualités et des défauts inimitables. Ce qu'il faut bien appeler le style melvillien.  

    Certains se demanderont si L'Armée des ombres est un film gaulliste ou non, s'il fait la part belle aux uns aux dépens des autres, s'il était ou non opportun de refaire défiler, au son des fifres et des tambours, la Wehrmacht du IIIe Reich sur les Champs-Elysées du Marché commun. La politique a-t-elle vraiment quelque chose à voir avec cette évocation individualiste d'une épopée collective 

    Individuel, individualiste, c'est le mot qui revient sans cesse à propos de Melville, l'homme qui vit seul avec ses propres ombres et que l'on retrouve en filigrane à l'intérieur de ses films. Quarante-huit heures avant la sortie de L'Armée des ombres, ce créateur au perfectionnisme pointilleux supervisait encore le mixage de ses enregistrements sonores, faisant aller et venir inlassablement les pistes magnétiques. Or, à l'occasion d'une de ces marches arrière où les personnages, déambulant à reculons, s'expriment en un surprenant volapük inversé, on perçut nettement, sur les 3 heures du matin, cette phrase troublante : "J'espère que Melville aimera." Le cinéma est un grand mystère". 

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  •  " Le leitmotiv du général la Bollardière aura été l'engagement. Dans les sables d'Afrique, lors de la Seconde Guerre mondiale, ou dans sa longère bretonne il passa sa vie à combattre pour ses convictions tel un chevalier du XXe siècle. C'est cette vie d'engagement que nous raconte Jacques la Bollardière"France Inter, La Marche de l'histoire - L'esprit chevaleresque, épisode 4 : le général de Bollardière, chevalier du XXe siècle.

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    Jacques PÂRIS de BOLLARDIÈRE

    Ordre de la Libération

     

    Biographie du Compagnon de la Libération de la Bollardière

    Jacques Pâris de Bollardière est né le 16 décembre 1907 à Chateaubriant (Loire Atlantique). Son père est officier d'infanterie de marine.

    Catholique fervent, Il poursuit la tradition familiale en se destinant à la carrière des armes.

    Après des études secondaires suivies au collège Saint-Sauveur à Redon puis au Prytanée militaire de La Flèche, il entre à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr en 1927 (promotion Maréchal Galliéni).

    Esprit libre et contestataire, il sort de l'école en trois ans avec le grade de sergent-chef et est affecté au 146e Régiment d'Infanterie où il passe très vite sous-lieutenant. Affecté au 173e RIA à Bastia, il est promu lieutenant en octobre 1932.

    En février 1935, il s'engage à la Légion étrangère et rejoint le 1er Régiment de Légion étrangère à Saïda en Algérie.

    Il passe l'année suivante au 4e REI à Marrakech où il demeure en poste jusqu'à la guerre. En février 1940 il est affecté à la 13e Demi-brigade de la Légion étrangère  (13e DBLE) où il reçoit ses galons de capitaine.

    Il prend part à l'opération de Narvik en Norvège à la tête de sa compagnie. De retour à Brest avec son unité, le 13 juin 1940, il assiste impuissant à la débâcle et décide de rejoindre Londres avant même l'appel du général de Gaulle . Embarqué à Paimpol sur un chalutier, il parvient en Angleterre, et s'engage dans les Forces françaises libres et est affecté à la 13e DBLE.

    Dès lors, il prend part à toutes les campagnes de son unité au sein de la 1ère Division française libre : Gabon, Erythrée où il conduit au combat, le 13 avril 1941, à la bataille de Massaoua une unité de 90 hommes, réussissant en moins de quatre heures à occuper le fort italien Vittorio Emmanuele qui paraissait imprenable, à détruire plusieurs ouvrages de campagne à la grenade et à faire plus de 300 prisonniers. A la suite de cette action, il est décoré de la Croix de la Libération .

    En septembre 1941, il est promu chef de bataillon et prend part, à la tête du 1er Bataillon de Légion étrangère, à la campagne de Libye puis à la bataille d'El Alamein où, le 23 octobre 1942, il est grièvement blessé au bras par l'éclatement d'une mine. Il reste pendant huit mois en soins à l'hôpital du Caire.

    Le 15 juin 1943, mal remis de sa blessure, il rejoint pourtant son unité à Sousse en Algérie. Affecté en Grande-Bretagne en octobre 1943, Jacques de Bollardière suit, à sa demande, un stage de parachutiste dans le but d'être envoyé en mission en France occupée.

    Le 12 avril 1944, sous le nom "Prisme" et la couverture d'agent d'assurances, il est parachuté à Mourmelon avec la charge de mener à bien la mission "Citronnelle". Il s'agit de former un maquis dans les Ardennes. Le débarquement allié du 6 juin 1944 pousse les Allemands à tenter par tous les moyens d'éradiquer les nids de résistance en attaquant les maquis. Les pertes du maquis des Ardennes sont lourdes mais finalement, avec l'aide des troupes alliées, l'ennemi est repoussé et, le 20 septembre 1944, le lieutenant-colonel de Bollardière rentre de mission.

    Il est alors affecté en Angleterre au commandement des "Bérets Rouges" du 3e Régiment de Chasseurs Parachutistes (3e RCP) et il débarque à Southampton en février 1945. A la tête du 3e RCP, il saute sur la Hollande le 7 avril 1945 pour ce qui sera la dernière grande bataille en Europe.

    Le 20 avril 1945, il rentre en Angleterre puis en France et se trouve affecté près de Nantes avec le 3e RCP.

    En février 1946, Jacques Pâris de Bollardière prend le commandement du 1er Bataillon de Parachutistes SAS en partance pour l'Indochine. Embarqué à Toulon, il débarque un mois plus tard à Saigon. De retour en France en 1948, il séjourne à nouveau en Indochine de 1950 à 1953 et y commande les troupes aéroportées.

    En octobre 1953, il est affecté au Centre des hautes Etudes militaires puis à l'Ecole de Guerre où il enseigne la stratégie et la tactique des troupes aéroportées.

    En juillet 1956, il est chargé du commandement de deux brigades de rappelés dans le secteur est de l'Atlas blidéen en Algérie. En décembre de la même année, il reçoit ses étoiles de général de brigade, il est alors le plus jeune général de l'armée française.

    Dans son secteur, il met tout en œuvre pour rétablir la confiance avec la population jusqu'au début de la bataille d'Alger en janvier 1957. En désaccord avec la stratégie gouvernementale et l'emploi de la torture, il demande à être relevé de son poste et rentre en France en mars 1957. Soutenant publiquement son ancien subordonné en Algérie, le journaliste et directeur de l'Express, J.J. Servan-Schreiber, que ses articles ont conduit à être inculpé pour atteinte au moral de l'armée, il est condamné à 60 jours d'arrêt de forteresse.

    Il est ensuite affecté au Cameroun en qualité d'adjoint au général commandant supérieur des forces armées de la zone de défense AEF-Cameroun.

    En 1960 Jacques de Bollardière revient en France pour être muté à Coblence en Allemagne.

    Au moment du putsch d'Alger en avril 1961, n'ayant pu obtenir de poste en Algérie comme il le souhaitait, il quitte l'Armée. Il se retire alors avec sa famille dans le Morbihan. Il travaille ensuite pendant deux ans comme attaché de direction dans l'entreprise de construction navale La Perrière à Lorient.

    Militant non violent et anti-nucléaire affirmé, il est également de 1968 à 1978, Président de l'association Logement et Promotion Sociale.

    Le général Jacques Pâris de Bollardière Le général Jacques Pâris de Bollardière © Getty / Jean-Claude FRANCOLON

    Jacques Pâris de Bollardière est décédé des suites de maladie le 22 février 1986 dans sa résidence du Talhouet. Ses obsèques se sont déroulées dans l'église de Guidel. Il a été inhumé à Vannes dans le Morbihan.

    • Grand Officier de la Légion d'Honneur
    • Compagnon de la Libération - décret du 23 juin 1941
    • Croix de Guerre 39/45 (5 citations)
    • Croix de Guerre des TOE avec palme
    • Médaille de la Résistance
    • Distinguished Service Order and Bar (GB)
    • Croix de Guerre Belge avec palme
    • Officier de l'Ordre Royal de la Couronne avec palme (Belgique)
    • Croix de Guerre (Pays-Bas)

    • Bataille d'Alger, Bataille de l'Homme, Desclée de Brouwer, Paris-Bruges 1972
    • La Guerre et le Désarmement, Robert Laffont, Paris 1976

    Biographie de l'Ordre de la Libération

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    Article du Progrès

    Il y a 75 ans tout juste, le 3 septembre 1944, le général Diego Brosset, commandant de la première division de la France libre entrait à Lyon et libérait la ville des nazis.

    Et c’est bien pour célébrer le souvenir de ce jour historique que la Ville de Lyon organise ce mardi, plusieurs événements. Rendez-vous est donné tout d’abord, place Bellecour.

     

    Diego Brosset libère Lyon.  Photo Progrès /Jean-Michel PERRIER

    Diego Brosset libère Lyon.  Photo Progrès /Jean-Michel PERRIER

    À 15 h 30  : exposition de véhicules civils et militaires de la Second Guerre mondiale. Équipages et conducteurs seront en tenue d’époque. À partir de 17 heures , concerts de musique jazz américaine et démonstration de danse avec Djoukil Swingtet, précéderont une cérémonie officielle prévue à 18 heures. Dépôt de gerbes et allocution du maire de Lyon sont au programme de ce moment, au cours duquel de jeunes lauréats du Concours national de la Résistance et de la Déportation 2019 livreront un témoignage.

    Second temps fort de la journée, le défilé organisé rue Edouard-Herriot à partir de 18 h 45. Au rythme de la Musique de l’Artillerie, le cortège se rendra à pied à l’Hôtel-de-ville. Il sera précédé du défilé des véhicules d’époque qui distribueront des petits drapeaux.

    Une cérémonie est ensuite programmée à 19 h 15 , cour haute de l’Hôtel de ville devant la plaque du général Brosset. Y participeront, la chorale des Petits chanteurs de Saint-Marc et le Musée d’histoire militaire de Lyon et sa région.

    Le son d’un concert de carillon clôturera la cérémonie au cours de laquelle sera dévoilée une plaque « Chevalier de la Légion d’honneur », distinction qui a été attribuée à la Ville de Lyon en 1949.

     

    ARTICLE MEMOIRE DE LA LIBERATION DE LYON (Blog DFL)


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  •  Mis à jour le 5 septembre 2019

    79e anniversaire du ralliement de la Polynésie française à la France libre, article de Tahiti Infos

    79e anniversaire du ralliement de la Polynésie française à la France libre

    PAPEETE, le 2 septembre 2019 -
     
    Une cérémonie commémorant le 79e anniversaire du ralliement de la Polynésie française à la France libre a eu lieu ce matin avenue Pouvana'a a Oopa en présence du Secrétaire général représentant le Haut-commissaire de la République, Eric Requet, et du président du Pays, Edouard Fritch. 

    Il y a 79 ans jour pour jour, le 2 septembre 1940, un corps expéditionnaire de 300 polynésiens était enrôlé afin de rejoindre les rangs de la France libre suite à l’appel du général de Gaulle. Plusieurs grandes familles de Tahiti, dont les familles Edouard, Ahnne, Bambridge, Lagarde et Martin, qui avaient soutenu les gaullistes du Comité de la France Libre (CFL), s’étaient ainsi distinguées. 

    La commémoration du 79e anniversaire de ce ralliement a eu lieu lundi matin présence du Secrétaire général représentant le Haut-commissaire de la République, Eric Requet, du président du Pays, Edouard Fritch et du contre-amiral Laurent Lebreton, Commandant supérieur des forces armées en Polynésie française. 
     
    Rédigé par Garance Colbert
     
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    ARTICLE DE TAHITI INFOS Lien (pour voir toutes les photographies de l'article)

    proposé par Jean-Christophe Shigetomi (avec nos remerciements)

    PAPEETE, 1er septembre 2019 - Il y a 79 ans, le 2 septembre 1940 un millier de Tahitiens des Etablissements français d’Océanie (EFO) ralliaient la France libre après un plébiscite en faveur du soutien au général de Gaulle.

    C'est sur fond de plébiscite que des Tahitiens vont s'engager derrière le général de Gaulle le 2 septembre 1940. Ce ralliement est soutenu par un soutien populaire qui recueille 5164 signatures. Le maréchal Pétain ne recueillait dans le même temps en sa faveur que 18  signatures.

    Fort de cet élan, un millier de Tahitiens s’engagent dans la France libre. Les Tamari’i Volontaires seront de toutes les unités et de tous les théâtres d’opérations : marins, aviateurs, parachutistes et fantassins du glorieux Bataillon du Pacifique. 

    Des Tahitiens seront aussi engagés dans la résistance intérieure. Les actuelles commémorations des combats de la libération de l’été 1944 sont l’occasion de rappeler leur épopée méconnue.

     Raoul Teissier. (Fonds Shigetomi).

    Raoul Teissier. (Fonds Shigetomi).

    En 2016, lors de la publication de son livre Tamari’i Volontaires, de premières figures tahitiennes engagées dans les forces françaises de l’intérieur étaient racontées par Jean-Christophe Shigetomi. Depuis, ses recherches se sont poursuivies. Il en relate quelques éléments marquants : "La résistance française a compté dans ses rangs, au titre du renseignement ou dans les maquis des natifs de Tahiti., explique-t-il. Dans le maquis Joël, en Haute-Vienne ont été engagés les deux frères Coppenrath, Gérald futur sénateur et Michel, futur archevêque de Tahiti, mais aussi Charles Higgins dans la Drôme. André Vernier, fils du pasteur Charles Vernier, président des églises protestantes de Tahiti, est tué dans les rangs des Forces françaises de l'intérieur (FFI) de Vassieux en Vercors le 21 juillet 1944. Marie épouse Legendre, compagne d’André Legendre député communiste de la région parisienne milite dans les rangs des francs-tireurs et partisans (FTP). Eugène Jacquesson est déporté le 15 août 1944, dix jours avant la libération de Paris vers Buchenwald, puis Ravensbruck et Dora. Il est libéré en 1945."

    André Vernier est né à Uturoa le 18 juillet 1921, île de Raiatea dans les îles Sous-le-Vent. Son militantisme dans les jeunesses protestantes contre les lois raciales de Vichy le contraint à gagner le maquis du Vercors. André Vernier, dit Rivière, est tué le 21 juillet 1944, lors de l'investissement de la cuvette de Vassieux par les parachutistes allemands. Il tombe les armes à la main aux côtés de son chef, le capitaine Pierre Hazebrouk, dit Capitaine Hardy, sur le terrain d'atterrissage de Vassieux autrement appelé le "Taille-crayon". Son corps, brûlé comme ceux de ses camarades, ne fut jamais retrouvé.

    "D’autres natifs de Tahiti paient eux de leur vie leur engagement dans la résistance française, relate Jean-Christophe Shigetomi. Notamment Jeanne Maistre du réseau Alliance. Cette engagée est déportée et exécutée le 1er septembre 1944 au Struthof de Natzwiller, dans le Bas-Rhin. Il y a également Marie Gustave Eric Pettiti, du réseau Orient, décédé au camp d’Ellrich en Allemagne, André Constantin, franc-tireur et partisan (FTP) de Saint Brévin l’Océan, mort à Buchenwald le 4 décembre 1943. Dans le groupe Vedel du réseau Brutus-Boyer, une tahitienne du nom de Povo Marenko est prise et passée à la baignoire."

    Depuis, la liste des résistants tahitiens, s’est étoffée avec Sarah Colombani du réseau nord, Micheline Vincent engagée à Toulon dans le réseau Deferre. Son fils André Teriimana Chaze, dit Koko, est engagé dans la résistance Ardéchoise de la Voulte-sur-Rhône avant de s’échapper de France par l’Espagne pour s’engager à seize ans dans les Commandos de France. Il y a aussi Raoul Teissier, William Miller et Ernest Tetuaea Constanstin.

    "William Miller, fils de Pierre Temoko Mateakutua dit Pedro et de Fime a Ariitai s’était engagé en 1933 dans la Coloniale et avait fait un séjour en Indochine, précise Jean-Christophe Shigetomi. Il est mobilisé le 3 septembre 1939.  Il sera blessé le 4 mai 1940 dans la Somme à Hornay, par un éclat de bombe d’avion. William Miller est fait prisonnier le 5 mai 1940. Il s’évade cinq jours plus tard et rejoint les rangs de la résistance intérieure française".

    Lors du débarquement de Provence, le maréchal des logis-chef Raoul Teissier de Saint-Sauveur-de-Tinée rejoint les Forces françaises de l’intérieur (FFI) du groupement François et s’investit chef du Groupe de Résistance de Saint-Sauveur. Leur groupe est chargé de la protection de la centrale hydroélectrique du Bancairon. Le militaire tahitien participe le 18 août 1944 à l’attaque du Pont-de-Clans où 79 soldats allemands sont faits prisonniers.

    Le parachutiste tahitien SAS Ernest Tetuaea Constantin, parachuté en Bretagne le 12 juin 1944, combat à Saint-Marcel le 18 juin 1944. Lors de l’évacuation du village, il est porté disparu à Callac, le 19 juin 1944. Fait prisonnier, il est dirigé sur Pontivy le 21 juin 1944. Il s’évade le 14 juillet 1944 et rejoint le maquis dans la poche de Lorient jusqu’au 17 août 1944. Repris, il est détenu à Lorient jusqu’au 10 mai 1945, date de sa libération par les Français.

     
     

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