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    François Bresson nous envoie une deuxième série de photos du pèlerinage "1ère DFL-2019"
     en date du 14 novembre.

    1ere série

     

    (Reportage photos François Bresson)

     
    -  Au monument du 22ème BMNA à Éboulet...
     
    en présence des anciens de la 1ere DFL

    Dominique BRANDUCCI
    Jean GILBERT
    Pol PORTEVIN
    André BON
    Marcel PERRI.

     

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

     

     

    ...à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant.
     

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

    *  "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet, puis à la stèle du Général Diégo Brosset

     

    Vers page 2

     

     
            

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    * Liliane Valter, dernière «Rochambelle» de la division Leclerc nous a quitté pour un monde meilleur. 

    * Liliane Valter, dernière «Rochambelle» de la division Leclerc nous a quitté pour un monde meilleur.

     

    Liliane Valter, connue comme la dernière des «Rochambelles», ambulancières de la 2e DB pendant la Seconde guerre mondiale, est décédée à l'âge de 95 ans.

    * Liliane Valter, dernière «Rochambelle» de la division Leclerc nous a quitté pour un monde meilleur.

    (Photo du journal "L'Est Eclair")

     

    Article du journal " Le Figaro"

    Liliane Valter est décédée vendredi au domaine de Nazareth à Pont-Sainte-Marie (Aube), a indiqué à l'AFP la direction du centre hospitalier de Troyes, confirmant une information de l'Est éclair. «Elle était la dernière survivante des ''Rochambelles''», a déclaré à l'AFP le général Bruno Cuche, président de la Fondation Maréchal Leclerc et de l'association des Anciens de la 2e DB. En 1944, âgée d«'à peine 20 ans», Liliane Valter s'était engagée au Maroc. «Elle a fait toute la campagne de France, depuis la Normandie jusqu'à l'Alsace», a rappelé le général Cuche, évoquant une personnalité «vive d'esprit».

    Une minute de silence a été honorée en sa mémoire dimanche, lors des commémorations du 75e anniversaire de la libération de Strasbourg, en présence de la secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, Geneviève Darrieussecq, et du maire de Strasbourg, Roland Ries, a-t-il précisé. Liliane Valter avait été décorée de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre 1939-45. Ses obsèques auront lieu jeudi dans la Marne. L'unité Rochambeau (36 femmes), en hommage au comte de Rochambeau, compagnon de La Fayette, a compté, en France, puis en Indochine, 72 conductrices ambulancières. Intégrées au 13e bataillon médical de la 2e DB, les Rochambelles participèrent à la campagne de Normandie, à la Libération de Paris le 25 août 1944, puis aux campagnes de Lorraine, d'Alsace et d'Allemagne. Elles accompagnèrent ensuite la 2e DB en Indochine.

     

    * Liliane Valter, dernière «Rochambelle» de la division Leclerc nous a quitté pour un monde meilleur.

     

    (Photo Krementchousky n° 1239 - Ambulance "Madeleine-Bastille" ...)

     

    Liliane Valter évoluait dans l'ambulance «Madeleine-Bastille II» - surnom donné au véhicule par l'équipage, à l'image des soldats avec leurs blindés. Au volant de leurs ambulances Dodge WC54, véhicules 4x4 de trois tonnes, les «Rochambelles» et les «Marinettes» -sobriquet d'une autre unité de la division Leclerc- allaient recueillir les blessés au plus près du front pour les acheminer à l'arrière. Plusieurs sont mortes, ont disparu ou ont été blessées en opération.


    La cérémonie religieuse sera célébrée jeudi 21 novembre 2019 à 15 h en l'église de Blaise-sous-Arzillières (51300).

     

    La Fondation B.M.24 Obenheim
    présente ses sincères condoléances à sa famille.

     

    Fondation B.M.24 Obenheim     

    * Liliane Valter, dernière «Rochambelle» de la division Leclerc nous a quitté pour un monde meilleur.

     

     


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    14 novembre 2019 
     

    * Cérémonies "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet,  puis à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant


    "Nous avons été très heureux de revoir 
    celles et ceux qui étaient déjà venus, le 20 novembre 2014 et de faire connaissance avec les nouveaux participants 
    du pèlerinage organisé par la Délégation 1ère DFL de la Fondation de la France Libre .

    Ci-joint quelques  photos des cérémonies "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet,
    puis à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant. 
     
    François Bresson

    (Reportage photo François Bresson)
     

    * Cérémonies "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet,  puis à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant 

    * Cérémonies "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet,  puis à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant

    * Cérémonies "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet,  puis à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant

    * Cérémonies "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet,  puis à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant

    * Cérémonies "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet,  puis à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant

    * Cérémonies "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet,  puis à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant 

    * Cérémonies "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet,  puis à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant 

    * Cérémonies "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet,  puis à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant

    30 septembre - 3 octobre 1944

     Les combats pour la libération de Ronchamp et Eboulet

    Stèle du Général Diégo Brosset
    à Passavant-Champagney.

     

    * Cérémonies "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet,  puis à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant

    * Cérémonies "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet,  puis à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant

    * Cérémonies "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet,  puis à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant

    * Cérémonies "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet,  puis à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant

    * Cérémonies "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet,  puis à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant

    * Cérémonies "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet,  puis à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant 

     

    La mort du général Brosset
     

    * Cérémonies "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet,  puis à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant

     

    Mort juste après avoir libéré notre cité, le nom de Brosset est à jamais lié à l'histoire de Champagney. Diego Brosset, issu d'une vieille famille lyonnaise, est né à Buenos Aires, le trois octobre 1898. À dix-huit ans, en 1916, il s'engage pour la durée de la guerre.

    Son comportement lui vaudra quatre citations et il deviendra vite sous­-officier. Le général Koenig écrit, à propos de l'engagement du jeune homme, ce jugement d'une belle clarté : « Son volontariat est dicté par une décision de faire craquer des barrières dans lesquelles il refusera de se laisser désormais enfermer ».

     

      En 1920, le futur général entre à l’école de Saint-Maixent et, devenu sous-lieutenant, entreprendra une carrière coloniale. Sa vie se déroulera alors en Afrique (AOF, Mauritanie, Maroc) jusqu’à la veille de la Seconde Guerre Mondiale. L’expérience de ce diplômé d’arabe littéraire en fera un spécialiste de L’Afrique qu’il affectionne, lui permettant d’écrire de nombreuses études consacrées à ce continent.

     

      « La drôle de guerre » ne convient pas à, ce tempérament. On aurait été surpris du contraire. Il se rend vite insupportable à ses supérieurs qu’il accuse de manquer d’audace et d’imagination. Rapport de cause à effet ? En avril 1940, il est expédié à la Mission militaire française de Colombie. C’est là que le touche l’appel du général de Gaulle. Il rejoint Londres où il devient sous-chef d’état-major. A ce titre, il accompagne le chef de la France Libre en Ethiopie et en Egypte. Ses responsabilités auprès de l’armée de la France Libre en gestation ne vont cesser de croître. Cet officier rehausse le prestige de notre pays auprès des Britanniques avec lesquels il collabore étroitement.

     

      En janvier 1943, il prend le commandement de la 2e brigade française libre, la future DFL qu’il ne quittera plus. Cette division, moins favorisée que sa cadette la 2e DB, est restée une division d’infanterie. Brosset est le chef idéal pour une telle troupe qu’il aime et qui lui rend bien. Voici comment son chef présente la 1ère DFL : « Elle est comme une fille, une fille susceptible, bien douée, capricieuse, difficile et, quand elle veut, charmante. Elle a des excuses à ne pas être comme tout le monde... » (Portrait de la 1ère DFL par Brosset : propos recueillis par Maurice Druon le 23 octobre 1944. Annuaire de la 1ère DFL – 1970).

    En 1944, elle entame sa cinquième année de campagne sous tous les climats : Libye, Tunisie, Italie, France. Après avoir débarqué en Provence, libéré Toulon, Lyon, Autun, elle poursuit les Allemands encore retranchés au pied des Vosges.

     

      Le 20 novembre, vers 7 heures, Brosset, radieux, quitte son PC de Melisey. « Tout marche bien, dit‑il, nous serons ce soir à Giromagny. » Comme à son habitude, malgré le froid et le mauvais temps, il est en short et conduit lui‑même sa jeep découverte. Son aide de camp, Jean‑Pierre Aumont, est à ses côtés, son chauffeur Pico, à l'arrière. Le général fonce et les trois hommes chantent à tue-tête des airs patriotiques et de vieilles chansons. Ils visitent les brigades en coupant par les bois. Lorsque la jeep s'embourbe, le général descend et, jambes nues dans la neige, la sort de l'ornière. Décidément rien chez lui n'est banal, tout son comportement 1e fait aimer de ses hommes et provoque surprise et admiration des popula­tions libérées.

      L’offensive a repris. Le BM 24 a dépassé les bois de Passavant et le BM 21 est au Pré‑Besson. Fébrile, le général lance en plus sur Plancher‑Bas l'escadron Barberot et un peloton de tanks­ destroyers. À 11 h 15, Brosset toujours en tête, la colonne investit Plancher‑Bas et vers 12 h 30 Auxelles‑Bas où les gens embrassent ce chef étonnant.

     

      Un peu plus tard, en fonçant sur Giromagny, le général verse dans le fossé, cassant ainsi la direction de son véhicule. Il exulte de voir sa divi­sion progresser aussi vite : sept kilomètres depuis le matin. Il emprunte une jeep du 8e chasseurs et repart pour Champagney à la même allure. « Jamais je ne l'avais vu aussi fougueux, aussi impatient, raconte Jean‑Pierre Aumont. Il s'écriera plusieurs fois : la vie est magni­fique! »

     

      En sortant de Plancher‑Bas, les fils d'un pylône tombé en travers de la route s'enroulent autour de ses roues. Il faut s'arrêter. Encore !

      Pas le temps d'attendre. Pressé d'arriver à Champagney où il doit transmettre ses ordres au commandant Saint‑Hillier, il intercepte une jeep du détachement de circulation routière, s'empare du volant. Son chauffeur a juste le temps de sauter à côté, Jean‑Pierre Aumont derrière. Le chauffeur de l'auto réquisitionnée peut quand même prévenir le général que celle-­ci déporte à gauche lorsqu'on freine.

      Jean‑Pierre Aumont rit de voir son chef le visage giclé de boue. « C'est ça qui est merveilleux, déclare Brosset. En ce moment, nous sommes dans la bagarre et dans la boue, et ce soir, je serai dans ma roulotte avec mes beaux chrysanthèmes... C'est merveilleux ! »

    Reparti en trombe, il a tôt fait de parcourir le kilomètre qui le sépare de Passavant, l'endroit où le matin même une barricade érigée par les Allemands avait arrêté ses hommes. Il arrive à cent à l'heure. Jean‑Pierre Aumont crie : « Attention le pont est miné ! » Le général freine et donne un coup de volant pour éviter un fourneau de mine (Le 18 novembre, Robert Vissler se rend à Frahier. Dans le virage de Passavant, il tombe sur des Allemands occupés à creu­ser des trous de mines - 50 cm de côté - . À son retour d'autres Allemands posent des mines au Noirmouchot. A Passavant, ils sont toujours là et l'empêchent, cette fois, de passer. Il rebrousse chemin et assistera à la libération de Plancher‑lès‑Mines).

     

    * Cérémonies "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet,  puis à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant

      A la nécropole nationale de Rougemont (Doubs), la tombe du Général parmi celles de ses soldats tombés dans l'Est de la France.

    La jeep quitte la route et bascule par‑dessus le parapet de pierre que la mémoire de tous les témoins associe à une margelle de pont, alors qu'en réalité il ne s'agit que d'une protection à un endroit où route et rivière se côtoient. Il est aux environs de 16 heures.

    Le Rahin est en crue. L’acteur de cinéma (Jean‑Pierre Aumont est déjà connu comme acteur. Par exemple, Micheline Marsot l'a vu dans « Le lac aux Dames », salle Marie‑Ange à Ronchamp. À noter encore que Pierre Dac, alors soldat de la 1ère DFL, est présent au restaurant Helle, à Champagney, le 19 novembre) et le chauffeur parviennent à se dégager avant que la jeep ne soit engloutie. Le général, assommé semble-t‑il, est emporté par les flots glacés et rougeâtres du torrent.

      Dans ses souvenirs, Jean-Pierre Aumont raconte : « des mains m'agrippent et me hissent sur la berge. Le général? Où est le général? J'entendis me répondre “Ne vous en faites pas”, mais je compris vite qu'on me mentait. Le chauffeur était bien là, saignant, sur la route ; mais le général n'y était pas. Des hommes du génie fouillaient l'eau tant bien que mal. Un câble avait été attaché au pare‑chocs, la jeep émer­geait. Je vis le général raide, immobile, à son volant. Puis il bascula et fut emporté par le torrent. Plus bas, des hommes du génie, faisant la chaîne, arrivèrent à agripper son corps; mais le courant était si violent que le corps leur échappa... »

      Les recherches, auxquelles participèrent les pompiers de Champagney, continuèrent long­temps. Le corps du général est retrouvé le 22 novembre, semble‑t‑il. Les avis divergent quant à l'endroit : au centre de Champagney vers la Passerelle, à la Bachotte, à proximité du moulin du Magny.

      Pierre Deveaux du bataillon des Chambarand (unité de FFI affectée au BM 4) qui a participé aux recherches, raconte : « […] le corps du général est retrouvé, retenu par un barrage de branches, i1 flotte face au ciel. Même dans la mort, il apparaît plus grand, plus imposant qu’il ne l’a jamais été. Une civière est descendue sur la rive. Deux équipes de dix hommes seront nécessaires pour hâler au sommet de la berge le valeureux général. Un lent cortège se forme pour ramener sa dépouille vers l'arrière, tandis que la division blindée qui monte en ligne, rend les honneurs au passage ».

      Cette mort plonge la division dans la stupeur. À Champagney, Huguette Helle se souvient de soldats en larmes. Les obsèques du général Brosset ont lieu le 23 novembre à l'église de Lure. Auparavant, Jean‑Pierre Aumont est allé se recueillir à la chapelle ardente où le corps du général a été déposé : « [ ... ] il n'était pas déformé par son séjour dans l'eau. Tel nous l'avions connu, noble, puissant, tel la mort le conservait... »

     Le général de Larminat adresse au chef de la 1ère  DFL, l'homme aux dix citations, commandeur de la Légion d'honneur et compagnon de la Libération, un bel hommage : « [ ...] comme en d'autres temps les héros mouraient à cheval, il est mort au volant de sa jeep qu'il menait si durement au combat au mépris des mines, des obus et des balles pour conduire au plus près la bataille de sa division... Sa division, il l'aimait comme une amante et aussi comme une fille. Il l'avait faite avec un soin minutieux, attentif aux moindres détails, la voulant irréprochable. Et il la menait au feu avec hardiesse et prudence, s'exposant sans ménagements pour économiser le sang de ses hommes, pour tirer de leur valeur tout le parti possible au prix des moindres pertes... Adieu Brosset, vous aviez tout donné de vous-même pour la libération et le relèvement de votre pays : vous êtes tombé avant d'avoir pu accom­plir tout ce que vous vous proposiez, qui était grand et noble à votre mesure. D'autres le feront, inspirés par votre souvenir et votre exemple. »

     

    * Cérémonies "Hommage et Mémoire" au Monument du 22ème BMNA à Éboulet,  puis à la stèle du Général Diégo Brosset, au virage de Passavant

     

    Fondation B.M.24 Obenheim   

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  • * Le général de Gaulle et la France Libre (1940-1943) - L'année 1942

    * Le général de Gaulle et la France Libre (1940-1943) - L'année 1942

     

    * Le général de Gaulle et la France Libre (1940-1943) - L'année 1942

    * Le général de Gaulle et la France Libre (1940-1943) - L'année 1942

    * Le général de Gaulle et la France Libre (1940-1943) - L'année 1942

    * Le général de Gaulle et la France Libre (1940-1943) - L'année 1942

    * Le général de Gaulle et la France Libre (1940-1943) - L'année 1942

    * Le général de Gaulle et la France Libre (1940-1943) - L'année 1942

    * Le général de Gaulle et la France Libre (1940-1943) - L'année 1942

    * Le général de Gaulle et la France Libre (1940-1943) - L'année 1942

    * Le général de Gaulle et la France Libre (1940-1943) - L'année 1942

    * Le général de Gaulle et la France Libre (1940-1943) - L'année 1942

    * Le général de Gaulle et la France Libre (1940-1943) - L'année 1942

    * Le général de Gaulle et la France Libre (1940-1943) - L'année 1942

    * Le général de Gaulle et la France Libre (1940-1943) - L'année 1942

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    * Le général de Gaulle et la France Libre (1940-1943) - L'année 1942

    * Le général de Gaulle et la France Libre (1940-1943) - L'année 1942

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    * Le général de Gaulle et la France Libre (1940-1943) - L'année 1942

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    KALHAUSEN


    * Les années sombres 1939 / 1945. Le vécu de la population d'un petit village Lorrain et l'intervention de la 2ème DB.

     

    (Blason de la ville de Kalhausen)


    Les années ont passé.
    Les haines sont tombées.
    Le temps efface les blessures.
    L'entente et la paix se sont développées.

    La génération de ceux qui ont vécu
    la triste période de 1939 à 1945
    arrive à bout de course,
    ses rangs commencent à être clairsemés,
    les souvenirs risquent de s'estomper,
    il faut les sauver de l'oubli ;
    les transmettre sans passion ni rancune
    afin que les jeunes se rappellent du temps passé.

     

    Situation géographique du village de Kalhausen

    Kalhausen est situé dans l'est mosellan, à l'extrémité sud-ouest du "Pays de Bitche". 17 km séparent le village de Sarreguemines qui est son
    chef-lieu d'arrondissement.

    En 1939, Kalhausen compte 825 habitants dont 110 enfants scolarisés dans les trois classes de la localité.

     

    L’association Historique de Kalhausen est une petite association qui tient à conserver, promouvoir  tout ce qui fait partie du patrimoine local. Les témoignages de nos anciens sont très précieux. Claude Freyermuth relate le quotidien de cette population qui est à l'image de l’histoire de milliers de gens qui ont souffert sous le joug allemand pendant cette période.
    Le récit commence à partir du moment de l’évacuation vers la lointaine Charente.

    Ce voyage vers l’inconnu, l’installation et la vie quotidienne des Lorrains dont certains ne parlaient même pas le français étaient dures à vivre. Au retour dans leur foyer l’attente de la libération est freinée par la contre-offensive allemande de l’opération Nordwind. La riposte de la 2ème D.B. arrêta cette offensive.

     

    * Les années sombres 1939 / 1945. Le vécu de la population d'un petit village Lorrain et l'intervention de la 2ème DB.

     

    * Les années sombres 1939 / 1945. Le vécu de la population d'un petit village Lorrain et l'intervention de la 2ème DB.

    Le Bigorre est le char de l’aspirant Catala de la 2e DB,
    la photo a été prise à Kalhausen

    (Photo 2e DB)

     

    Une partie du chapitre "Libération" est un document de notre historien local et membre de l’association, Bernard ZINS. Il relate de façon très détaillé le contexte historique de la libération de notre village.

    * Les années sombres 1939 / 1945. Le vécu de la population d'un petit village Lorrain et l'intervention de la 2ème DB.

    Hubert de Hautecloque, photographié à Kalhausen

     (Photo 2e DB)

     

    * Les années sombres 1939 / 1945. Le vécu de la population d'un petit village Lorrain et l'intervention de la 2ème DB.

    Le capitaine Jean Julien Fonde

    Le capitaine Jean Julien Fonde, commandant la 7e compagnie du 2e régiment de marche du Tchad (2e RMT), pose devant son PC à Kalhausen.


    La 2ème DB restera au village  jusqu’au 18 janvier 1945.

     

    Document daté de décembre 1994
    et mis à jour en août 2019


                                                                                                Claude Freyermuth

    (Membre de l'Association Historique de Kalhausen)

     

      Fondation B.M.24 Obenheim    

    * Les années sombres 1939 / 1945. Le vécu de la population d'un petit village Lorrain et l'intervention de la 2ème DB.

     

     


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