• PARUTION : LA CATHEDRALE DES SABLES. BIR HAKEIM (26 Mai-11 Juin 1942). François BROCHE. Belin éd., 440 p. ill. 25 euros

    LIEN

     

    * PARUTION : LA CATHEDRALE DES SABLES. BIR HAKEIM (26 Mai-11 Juin 1942) par  François BROCHE

       

      Paru hier, le dernier ouvrage de François Broche fera date dans l’historiographie de Bir Hakeim.

    L’auteur est le fils du commandant du Bataillon du Pacifique, le lieutenant-colonel Félix Broche, tué le 9 juin 1942 dans le bombardement de son PC :  « entre 1968 et 2018, j’aurai passé, en tout, cinquante ans à Bir Hakeim. Au début, je voulais savoir comment mon père était venu mourir dans ce coin perdu du désert de Libye. Le premier à m’en parler fut le général Pierre-Marie Koenig, que j’ai souvent rencontré dans son bureau des Invalides et qui avait gardé pour « le gars Broche », une vive affection ».

    Au fil des décennies, François Broche étudie la bataille de Bir Hakeim à laquelle il consacre plusieurs ouvrages tout en accumulant les souvenirs et les confidences des combattants. En 2012, pour le 70e anniversaire, il est conseiller historique du tout premier documentaire sur le sujet : « Bir Hakeim, quand la France renait » (Timothy Miller, France3). Mais il demeure toujours habité par l’impérieux désir de transmettre la saga des Hommes de la 1ère Brigade Française Libre : ce sera cette « somme » historique et humaine, la mise en lumière de cette « Cathédrale des sables », à laquelle il s’est attaché depuis deux ans.

     

    Il fallait à l’historien tout le talent de l’écrivain pour conter l’indicible vécu par ces Volontaires de la France Libre, officiers comme simples soldats : « l’œil ne voit plus rien mais la mémoire a eu le temps de graver le film qu’elle s’est mille fois projeté : les hommes qui se dressent, les canons qui crachent le feu, les avions qui piquent en hurlant, les bombes qui creusent sans cesse de nouveaux trous, la fumée qui enveloppe tout ce qui bouge, les rafales sans fin dans la nuit, les hommes qui tombent, les membres brisés, les crânes fracassés, et qui meurent ». 
    Sur la pellicule de ce « film », les récits des témoins sortis vivants de l’enfer se conjuguent pour ressusciter, au jour le jour, l’abnégation et le courage absolus de ces hommes fraternellement unis dans la Résistance de Bir Hakeim. 
     

    Un hommage aux 900 disparus de la Brigade (blessés, tués, disparus ou prisonniers) qui comme Félix Broche, étaient prêts au sacrifice de leur vie pour que la France renaisse. L'histoire devait donner raison à leur foi et à leur espoir : au lendemain de la Sortie de vive force le 11 Juin 1942, la France Libre était pour la première fois reconnue et célébrée à travers le monde.

     

    Notre famille est infiniment touchée par la dédicace de l’auteur à Jacques Roumeguère, dont les mots prononcés au cours d’un pèlerinage à Bir Hakeim lui ont inspiré le titre du livre : « Nous étions les derniers défenseurs d’une cathédrale assiégée ».

     

    Florence Roumeguère


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    Tous nos remerciements au fils de Jean TRANAPE,  Jean-Claude  qui nous écrit de Nouméa :

    "Voici un lien qui vous permettra de visionner un reportage de 25 mn sur mon père. Il a été tourné l'année dernière en Nouvelle Calédonie. (25 mn)
     
     
    et un autre sur Jean TRANAPE et les élèves de Nouvelle Calédonie qui ont participé au Concours National de la Résistance et de la Déportation en 2018 (32 mn)"
     

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  • Inauguration de la nouvelle stèle à la 1ère DFL à Aix-en-Provence - Célony

    " Une stèle existait déjà, mais au carrefour entre la RN7 et l'autoroute de Gap : un emplacement très dangereux pour les cérémonies.

     

    La stèle a été défoncée par un camion lors d'un accrochage. Une nouvelle stèle est maintenant érigée dans un lieu sûr. Elle a été inaugurée ce matin" Platz Patrone  

     

     

    Texte et photos publiées par Platz Patrone sur  le Groupe Facebook 1ère Division française Libre  Lien

    le 19 janvier

     

    * Chemins de mémoire : une nouvelle stèle de la 1ère DFL à Aix-en Provence  (19 janvier 2019)

    * Chemins de mémoire : une nouvelle stèle de la 1ère DFL à Aix-en Provence  (19 janvier 2019)

    * Chemins de mémoire : une nouvelle stèle de la 1ère DFL à Aix-en Provence  (19 janvier 2019)

     

    * Chemins de mémoire : une nouvelle stèle de la 1ère DFL à Aix-en Provence  (19 janvier 2019)

    Son nouvel emplacement : derrière la station Total de Célony (RN7)


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  • La Fondation BM 24-Obenheim remercie François BROCHE de partager avec  ses  lecteurs le texte intégral de sa conférence.

    Télécharger « Conf-Nlle-Caledonie F. Broche.pdf »

     

    *Le ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France Libre : conférence de François Broche

    Crédit photo  Fondation de la France Libre

    Cette conférence qui s'est tenue le 30 janvier au siège de la Fondation de la France Libre  a présenté les difficiles conditions du ralliement de la Nouvelle-Calédonie  et l'apport considérable des Calédoniens pour les Forces Françaises Libres, notamment au sein du mythique bataillon du Pacifique commandé par le lieutenant-colonel Felix Broche, le père du conférencier. Avec un scoop sur Henri Sautot, à la fin de l'intervention. Fondation de la France Libre


    *Le ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France Libre : conférence de François Broche
    Fançois Broche entre Christophe Bayard et le général B
    resse, président de la Fondation de la France Libre - Crédit photo  Fondation de la France Libre

     

    *Le ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France Libre : conférence de François Broche

    Crédit photo  Fondation de la France Libre

    *Le ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France Libre : conférence de François Broche

    Crédit photo  Fondation de la France Libre

    *Le ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France Libre : conférence de François Broche

     Crédit photo  Fondation de la France Libre


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    * Disparition du Compagnon de la Libération Guy CHARMOT (BM 4 de la 1ère DFL) à l'âge de 105 ans

    Crédit photo : Ordre de la Libération

    L’Ordre de la Libération a la grande tristesse de vous faire part de la disparition du professeur Guy CHARMOT, Compagnon de la Libération, survenue le sept janvier 2019 à Marseille, dans sa 105ème année. 
    Grand officier de la Légion d’honneur, il était le doyen des Compagnons vivants et le dernier représentant des 39 médecins Compagnons de la Libération.

    La cérémonie religieuse aura lieu vendredi 11 janvier 2019 à Marseille.

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    Après sa mort, lundi, il ne reste plus que quatre de ces résistants de la première heure de la deuxième guerre mondiale encore vivants.

     

    Article pour LE MONDE, signé de Benoît HOPQUIN

    " Guy Charmot, mort lundi 7 janvier à l’âge de 104 ans, ne se sentait pas une âme de soldat, encore moins de héros des champs de bataille. Des dispositions insoupçonnées au courage et l’immixtion de la guerre décidèrent du contraire. Né le 9 octobre 1914 à Toulon, élevé dans une famille de fonctionnaire des impôts, l’enfant voulait soigner les gens, vaincre les maladies, rêvait de lointains horizons, d’aventures, à l’époque synonymes des colonies. Devenu médecin militaire, passé par l’école d’application des troupes coloniales du Pharo, à Marseille, le jeune lieutenant croyait accomplir son destin quand, en mars 1940, à 25 ans, il fut expédié dans un poste de brousse à Batié, au Burkina Faso, pour chasser le trypanosome, un parasite transmis par la mouche tsé-tsé. Au fin fond du pays lobi, le lieu n’était relié au reste du monde que par un simple émetteur radio.

    C’est par son entremise qu’il apprend l’armistice demandé par Pétain, le 17 juin 1940. Comme dans toutes les colonies françaises au même moment, les quelques militaires qui étaient là doivent se décider : accepter la défaite ou poursuivre le combat. Après un bref conciliabule, ceux de Batié choisissent presque tous de ne pas se résigner. Ils traversent la Volta noire et passent en Gold Coast (actuel Ghana), sous domination anglaise. De là, Guy Charmot rejoint le Cameroun où un inconnu du nom de Leclerc vient d’imposer le drapeau gaulliste. Il mène ses premiers combats contre d’autres Français, à Libreville, afin de rallier le Gabon par la force. Il soigne les blessés des deux camps.

    « Vous irez là où on vous dira d’aller »

    De retour au Cameroun, lors d’une parade organisée en l’honneur de de Gaulle, Charmot ose interpeller le chef de la France libre :

    - Mon général, je veux être dans une unité combattante, dit-il.

    - Vous irez là où on vous dira d’aller, répond de Gaulle.

    Il intègre finalement le bataillon de marche numéro quatre (BM4) dont il restera le médecin de terrain jusqu’à la fin de la guerre. Fin 1940, il traverse l’Afrique, pour rejoindre la Palestine. Mais les combats semblent le fuir. Il est terrassé par une jaunisse pendant la campagne de Syrie, menée contre des troupes vichystes. Il est envoyé en Ethiopie où sont installés les Italiens mais n’arrive qu’après la bataille. Au même moment, d’autres signent une page glorieuse à Bir-Hakeim… Il fortifie le Liban tandis qu’on ferraille à El-Alamein. Il est cantonné à l’arrière pendant le reste de la campagne égyptienne puis libyenne contre Rommel. Il ronge son frein. « Vous irez là où on vous dira d’aller »…

    La guerre, la vraie, il la découvre en Tunisie, en mai 1943. Alors qu’il accompagne des blessés et des prisonniers vers l’arrière, il est ainsi pris sous un déluge à découvert. Il s’expose pour aider les hommes pris au piège, gagne une citation de l’armée, ce jour-là, évoquant avec grandiloquence « son calme souriant sous le feu »… Durant la campagne d’Italie, il soigne les hommes sous la mitraille, au plus près du front, accompagné d’infirmiers « indigènes ». Un capitaine se vante un jour : « Vous savez, toubib, il en faut de la mitraille pour tuer un homme. » Quelques minutes après, le médecin le retrouve agonisant après avoir reçu une balle, une seule, dans la poitrine. Les troupes sont largement composées de tirailleurs dont la bravoure fera toujours l’admiration et, un peu, l’étonnement du médecin. « Ce n’était pas leur guerre au fond. C’était une histoire d’Européens. »

     

    Médecine tropicale

    Son courage sous la mitraille pendant cette remontée de la péninsule lui vaut d’être fait compagnon de la Libération, à Naples, en juin 1944. Puis il débarque en Provence, à Cavalaire, le 16 août. Il est blessé à la tête lors des combats pour libérer Toulon, sa ville natale. Il retrouve ses parents, exténués par les privations. Puis il fait route vers le nord, porté par l’enthousiasme des Français libérés et la mocheté des règlements de compte.

    Avec l’hiver, les troupes coloniales qui s’étaient battues depuis le début de la guerre sont relevées par des engagés venus du maquis, dont beaucoup se font tailler en pièce par manque d’expérience. ARonchamp, en Haute-Saône, la troupe prend d’assaut un cimetière où les Allemands se sont établis. Guy Charmot soigne les blessés au milieu des tombes retournées, dans une vision surréaliste. C’est ensuite la campagne d’Alsace. Les combats s’achèvent. Les pertes du BM4 s’élèvent à 850 tués et blessés, ce chiffre correspondant peu ou prou à l’effectif de départ. Le commandant Guy Charmot aura passé l’essentiel des combats en première ligne sans avoir jamais tiré un coup de feu.

    Le jour de la capitulation allemande, il signe sa demande pour repartir comme médecin en Afrique. Il est finalement envoyé au Tchad, à Abéché, là où il était passé en 1941 et où il retrouve des hommes qui se sont battus avec lui pendant cinq ans. Il renoue avec son autre guerre, contre le trypanosome, reprend ses travaux de recherche sur les maladies tropicales. Après son mariage, il renonce à regret à la vie de broussard, est muté en 1949 à Dakar. Là, les anciens vichystes tiennent toujours les postes d’influence et, revanchards, lui font payer son engagement gaulliste.

     

    Guy Charmot est en poste à Brazzaville quand le général revient au pouvoir, en 1958. Il refuse les postes prestigieux qui lui sont alors confiés, leur préfère un poste obscur à Madagascar. Revenu en France à la fin des années 1960, il continue de s’occuper de médecine tropicale à l’hôpital Bichat, à l’Institut Pasteur puis pour les laboratoires Rhône-Poulenc. Il devient membre de l’Académie des sciences d’outre-mer. Cette vie de médecin, de chercheur, sa lutte contre les maladies tropicales, il en parlait plus volontiers et bien plus fièrement que de sa guerre ».

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    Nous vous proposons également de retrouver le Compagnon Guy Charmot dans le PORTRAIT  que nous avions publié en Juin 2018.

     

     


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