• * 2 septembre 2019 : Fécamp a honoré le Compagnon Roland TERRIER (1er RFM) le jour de la commémoration de sa Libération 

    crédit photo : Ordre de la Libération

    Fécamp vient aujourd’hui d’honorer le Compagnon de la Libération Roland TERRIER en même temps que la Ville fêtait sa Libération. Il était hautement symbolique en effet de réunir à travers cet évènement la France Libre, la Résistance intérieure et le 47 Royal Marine Commando qui libéra la Ville le 2 septembre 1944. 

     

    * 2 septembre 2019 : Fécamp a honoré le Compagnon Roland TERRIER (1er RFM) le jour de la commémoration de sa Libération

    Françoise Amiel-Hébert, déléguée FFL le Havre, Capitaine de vaisseau Laurent Martin,

    Sylvie Terrier, Général Baptiste et Jean-Pierre Neuville, Pdt de l'AFCL

    Crédit photo : Fondation de la France Libre Le Havre


    La présence du Général Baptiste, délégué national de l’Ordre de la Libération, et celle du Capitaine de vaisseau Laurent Martin, Commandant de l’Ecole des Fusiliers Marins de Lorient ont marqué les esprits des Fécampois en soulignant l’importance de cet évènement, et en révélant le parcours d’un illustre de leurs concitoyens, dont la stèle rappellera désormais pour toujours le souvenir sur la Place du Général de Gaulle.

     

    * 2 septembre 2019 : Fécamp a honoré le Compagnon Roland TERRIER (1er RFM) le jour de la commémoration de sa Libération

     

    * 2 septembre 2019 : Fécamp a honoré le Compagnon Roland TERRIER (1er RFM) le jour de la commémoration de sa Libération

    Annick Hudson entourée de deux de ses fils et de sa belle-fille et Sylvie Terrier

    Crédit photo : Fondation de la France Libre Le Havre

    Décédé en 1976, Roland Terrier évoquait rarement la période de la Guerre avec ses filles mais bien volontiers le 1er Régiment de Fusiliers Marins auquel il était très attaché. L'ensemble des médailles et des documents militaires de Roland Terrier a été légué l'an dernier au Musée de l'Ordre de la Libération "pour que le devoir de mémoire perdure en toute sécurité" a indiqué Sylvie Terrier.

    * 2 septembre 2019 : Fécamp a honoré le Compagnon Roland TERRIER (1er RFM) le jour de la commémoration de sa Libération

    Le discours du général Baptiste à l’Hôtel de Ville a également rappelé combien les valeurs de l’Ordre de la Libération demeuraient vivantes et qu’il était nécessaire de continuer à les transmettre aujourd’hui auprès des jeunes générations, dans un monde déstabilisé, devenu souvent illisible.

    Nous avons justement été agréablement surpris par la présence de nombreux enfants et jeunes Fécampois associés à ces cérémonies de la Libération, à travers un comité des écoles de la Ville.

    Roland Terrier est décédé avant la naissance de ses petit-fils, un grand regret pour Annick Hudson sa fille.

    Pour sa sœur Sylvie Terrier, cette journée a marqué l’aboutissement d’un long travail de sensibilisation auprès des élus de Fécamp, et Madame le Maire en a témoigné en regrettant d'avoir tardé à faciliter l’engagement de cette inauguration.

    Venue nous saluer en  demandant si elle n’avait pas fait d’erreur de protocole au cours des cérémonies, si tout était bien « carré », nous lui avons répondu que l’esprit des Français Libres était assez éloigné des conventions et de la stricte observation des règles !

    Entre solennité, fraternité et convivialité, cette journée assurément restera dans toutes les mémoires.

     

    Délégation de la Fondation de la France Libre du Havre

    Roland Terrier sur le site des Français Libres et Compagnons du Havre 

     


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  • De la part  de l'Association AMONT Montagne et Patrimoine,

    en mémoire de Jean-Michel Sivirine 

    Il révéla à tous  la mémoire des combats de  l'Authion au printemps 1945 et son souvenir vivant et lumineux demeure dans nos coeurs.

    "Vous êtes invités à l'inauguration de l'espace "Jean-Michel Sivirine",

    au musée de l'Amont à St Martin Vésubie

    ce samedi 7 septembre à 15h.

    Bienvenue à tous

    Cordialement"

    Eric Gili 


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    * HONORÉ ESTIENNE D'ORVES -  Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 30 octobre 1944

    * HONORÉ ESTIENNE D'ORVES -  Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 30 octobre 1944

    (Photo : Musée de l'ordre de la libération)

    Biographie  (Musée de l'ordre de la libération)

    Issu d'une longue lignée de nobles provençaux, Honoré d'Estienne d'Orves est né le 5 juin 1901 à Verrières le Buisson (Essonne). Son père, directeur de Société, meurt en 1926.

    Après de bonnes études à Saint-Louis de Gonzague et à Louis-le-Grand, il choisit de préparer le concours d'entrée à l'Ecole Polytechnique qu'il réussit en 1921.

    Sorti de Polytechnique en 1923, il intègre l'Ecole navale.

    Enseigne de vaisseau de 2e classe en octobre 1923, il embarque comme élève sur la Jeanne d'Arc. Il est ensuite affecté au cuirassé Provence puis à différents bâtiments de la Royale.

    Promu lieutenant de vaisseau en 1930 et chevalier de la Légion d'Honneur en 1935, il entre à l'Ecole de Guerre navale pour un an en décembre 1936.

    Au moment où la guerre est déclarée en 1939, Honoré d'Estienne d'Orves sert à bord du Jaguar où il remplit les fonctions de sous-chef d'Etat-major de la 2e Flottille de torpilleurs en Méditerranée. En décembre 1939, il est officier d'ordonnance à bord du Duquesne, dans la Force "X" , de l'Amiral Godfroy.

    L'armistice de juin 1940 le surprend à Alexandrie.

    Ne pouvant se faire à l'idée que sa patrie vaincue accepte la défaite, il constitue un groupe de marins et d'officiers, parmi lesquels Roger Barberot et André Patou, déterminés comme lui à continuer la lutte, prend le nom de "Chateauvieux" (du nom de l'une de ses aïeules) et entre en contact avec les autorités de la France libre.

    Il quitte Aden avec son groupe et après un interminable voyage de deux mois autour de l'Afrique, rejoint le général de Gaulle à Londres le 27 septembre 1940.

    Sur place, il rencontre l'amiral Muselier mais ne trouve pas d'emploi convenant à l'activité dont il déborde. Promu capitaine de corvette le 1er octobre 1940, le poste de chef du 2e Bureau de l'état-major des Forces navales françaises libres (FNFL) lui est offert ; il l'accepte et remplace le commandant Passy à la tête du SR de la France Libre en attendant mieux ; mais il ne tarde pas à solliciter la faveur de passer en France pour y organiser un réseau de renseignements.

    Ayant convaincu le général de Gaulle, d'abord réticent, de monter une liaison avec la France et de développer et coordonner le réseau embryonnaire qui a pour nom de code Nemrod et qui a vu le jour à l'initiative de Jan Doornik et Maurice Barlierdès septembre 1940, il est affecté dans ce but à l'Amirauté britannique à partir du 15 décembre 1940.

    Il embarque, à Newlyn, le 21 décembre 1940, sous le pseudonyme de "Jean-Pierre Girard", avec un radio télégraphiste, Georges Marty, sur un bateau de pêche, la Marie-Louise, à destination de Plogoff. Installé chez les Clément, à Chantenay-sur-Loire près de Nantes, parfaitement aidé dans ses déplacements par Maurice Barlier, il rayonne à travers toute la Bretagne et ne tarde pas à mettre sur pied l'organisation précise du réseau. Il transmet en outre des renseignements capitaux sur les défenses côtières allemandes, les sous-marins, les aérodromes et les dépôts d'essence de la région nantaise.

    Du 6 au 19 janvier, il se rend à Paris pour organiser un second réseau. Il rencontre Jan Doornik et de nombreuses personnalités. De retour à Nantes, le 20 janvier, il se réinstalle chez les Clément. Ceux-ci ont mis leur maison à son entière disposition, et lui font part de leur inquiétude au sujet du comportement suspect de Marty. Honoré d'Estienne d'Orves décide alors de renvoyer son radio à l'occasion du prochain voyage à Londres. Mais il est déjà trop tard. Le 22, les Allemands envahissent la demeure. Après avoir résisté, d'Estienne d'Orves, le visage en sang, est menotté et conduit avec ses compagnons à Angers.

    La trahison de Marty permet également aux Allemands d'arrêter Barlier, Doornik et l'ensemble du réseau, au total 26 personnes. Le 24 janvier, les inculpés sont dirigés sur Berlin puis brusquement ramenés à Paris, à la prison du Cherche-Midi. D'Estienne d'Orves, mis au cachot, est soumis à un régime particulièrement rigoureux. Son moral ne s'en ressent pas. Il trouve même le moyen de galvaniser l'énergie de ses compagnons.

    Le procès commence le 13 mai. Prenant sur lui toute la responsabilité, il défend ses co-inculpés. Le 23, la Cour martiale rend son jugement. Le capitaine de frégate d'Estienne d'Orves et huit de ses camarades sont condamnés à mort et transférés à Fresnes.

    Le conseiller juridique allemand Keyser prend sur lui d'aller à Berlin demander la grâce des condamnés. Vaine démarche. Le 28 août au soir arrive l'ordre de passer par les armes, dès le lendemain, les trois principaux responsables : d'Estienne d'Orves, Barlier et Doornik, les six autres bénéficiant de remises de peines.

    L'exécution a lieu le lendemain, 29 août à l'aube, au Mont Valérien. Honoré d'Estienne d'Orves a été inhumé à Verrières le Buisson.

    * HONORÉ ESTIENNE D'ORVES -  Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 30 octobre 1944

     (Photo Wikipédia)

     

    29 août 1941
    Exécution d'Honoré d'Estienne d'Orves


    Capturé par les Allemands lors d'une mission d'espionnage sur le sol français, Honoré d'Estienne d'Orves est fusillé le 29 août 1941 au mont Valérien aux côtés de deux compagnons de combat.
    Cette exécution d'un officier patriote et chrétien marque la fin d'une cohabitation plutôt paisible entre l'armée d'occupation allemande et la population française.
                                                                                André Larané


    Vocation militaire

    Descendant par son père Marc d'une lignée de comtes d'origine provençale, le « premier martyr de la France libre » est né le 5 juin 1901 à Verrières-le-Buisson, au sud de Paris. La famille de sa mère, Élisabeth de Vilmorin, est propriétaire d'une entreprise prospère de graines... qui existe encore sous le nom de Vilmorin.
    Très pieux, le couple élève ses enfants dans la foi catholique mais éveille aussi leur sens patriotique. Pendant la Grande Guerre de 1914-1918, Honoré, poursuit de bonnes études au lycée Louis-le-Grand. Il entre à l'École Polytechnique.
    Le jeune homme fréquente un groupe d'amis dans lequel figurent un cousin éloigné qui a nom... Antoine de Saint-Exupéry et sa cousine germaine Louise de Vilmorin. Cette dernière, personnalité exubérante et passionnée, connaîtra deux mariages ratés avant de se révéler dans l'écriture romanesque et de devenir bien plus tard la compagne d'André Malraux !
    Au terme de ses études, en 1923, Honoré d'Estienne d'Orves choisit d'entrer dans la Marine. En 1929, c'est le mariage avec Éliane de Lorgeril. Ils auront cinq enfants. En 1940, quand éclate la guerre, le lieutenant de vaisseau est au mouillage à Alexandrie, en Égypte.
    Après l'armistice du 22 juin, il prend le parti de déserter et, sur un cargo, avec quelques compagnons, contourne l'Afrique pour rejoindre l'Angleterre et poursuivre la guerre contre l'Allemagne.


    Clandestinité et trahison

    À son retour en Bretagne, ses adjoints et ses hôtes lui font part de leurs inquiétudes relativement à la conduite du radio Alfred Gaessler. Celui-ci traîne dans les bars et converse imprudemment avec les soldats allemands.

    D'Estienne d'Orves, par excès de confiance, commet la faute de ne pas le renvoyer immédiatement Angleterre et lui laisse une deuxième chance.

    Quelques jours plus tard, Gaessler, humilié et peut-être déçu par la vie d'espion, qu'il espérait plus palpitante et plus fastueuse, se rend dans les locaux de l'armée allemande à Nantes. Il déballe tout. Et dans la nuit du 21 au 22 janvier 1941, les Allemands cueillent les membres du réseau Nemrod à leur domicile.

    D'Estienne d'Orves résiste autant qu'il peut aux hommes qui ont fait irruption dans sa chambre. Roué de coups, il est jeté en cellule ainsi que ses compagnons.

    Les bureaux de Londres, ignorants du drame, vont être intoxiqués pendant plusieurs semaines encore par des faux messages radio du traître Gaessler, provoquant de la sorte l'arrestation d'autres agents (Gaessler sera finalement évacué par les Allemands en Autriche et disparaîtra dans la tourmente en 1945).


    Procès et dénouement

    Le 1er avril 1941, Honoré d'Estienne d'Orves et ses compagnons d'infortune sont incarcérés à Paris dans la prison de la rue du Cherche-Midi. En prison, soutenu par sa foi, le lieutenant de vaisseau manifeste une exceptionnelle force d'âme dont témoigne l'aumônier allemand, l'abbé Franz Stock.

    Devant le tribunal militaire allemand, son courage lui vaut l'admiration de ses juges, lesquels vont le condamner à mort ainsi que huit de ses compagnons, mais également demander leur grâce au Führer !

    L'invasion de l'URSS par la Wehrmacht, le 22 juin 1941, fait basculer les communistes français dans la résistance. Le 21 août, un militant communiste de 22 ans, Pierre Georges, futur « colonel Fabien », se rend au métro Barbès et abat le premier Allemand qu'il croise sur le quai, l'aspirant Moser.

    En France, la répression se durcit aussitôt. Dans le réseau Nemrod, six condamnations à mort sont commuées en peines de prison mais trois condamnations sont confirmées...

    À l'aube du 29 août 1941, un autocar escorté de camions vert-de-gris quitte la prison de Fresnes pour le fort du mont Valérien, à l'ouest de Paris. À l'intérieur de l'autocar, Maurice Barlier, Yann Doornick et Honoré d'Estienne d'Orves, assis sur leurs cercueils, sous la garde des soldats allemands qui vont quelques instants plus tard les fusiller.

    Devant les murailles du fort, d'Estienne d'Orves et ses adjoints demandent à ne pas avoir les yeux bandés ni les poignets entravés. Accordé. Ils reçoivent à genoux la bénédiction des mains de l'aumônier Stock.

    D'Estienne d'Orves s'approche du président Keyser, le magistrat qui l'a condamné à mort et lui déclare : « Monsieur, vous êtes officier allemand. Je suis officier français. Nous avons fait tous les deux notre devoir. Permettez-moi de vous embrasser ».

    Quelques instants plus tard, les condamnés meurent criblés de balles et dès le lendemain, un communiqué et une affiche diffusent la nouvelle. Leur mort courageuse frappe les consciences. Beaucoup de jeunes gens vont basculer dans la Résistance pour se montrer dignes de leur exemple.

    Une ombre entache la grandeur du drame : la radio de la France libre, à Londres, diffuse de bonne foi une information erronée des services secrets de Carlton Gardens selon laquelle les trois résistants auraient été exécutés par des soldats français aux ordres du gouvernement collaborationniste de Vichy.

      

    * HONORÉ ESTIENNE D'ORVES -  Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 30 octobre 1944

     

    • Chevalier de la Légion d'Honneur 
    • Compagnon de la Libération - décret du 30 octobre 1944
    • Officier du Ouissam Alaouite
    • Officier de l'ordre "Pour la couronne" de Roumanie
    • Officier du Mérite Militaire Bulgare
    • Chevalier de l'Epi d'Or de Chine

     

     

    Fondation B.M.24 Obenheim     

    * HONORÉ ESTIENNE D'ORVES -  Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 30 octobre 1944

     

     

     


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  • (Publicité littéraire)

    * Diégo Brosset - "Un soldat peu conformiste" (extrait)

    * Diégo Brosset - "Un soldat peu conformiste" (extrait)

     

    "Nous saurons aimer d'une même ardeur les joies de l'esprit et celles du corps, l'action et la méditation, mener la vie comme dans le rêve, ne plus sacrifier les femmes aux philosophes que les mathématiques à la bonne chair, comprendre Einstein, mais aussi un chef berbère, Stendhal, Freud et un Toucouleur, pénétrer Mozart ou Bach, et conduire sa troupe au combat, mener du même cœur son cheval, un flirt, sa voiture, son savoir, et son esprit critique, s'apprendre à courir, à nager, à comprendre l'Angleterre, l'URSS, la Chine, la chasse à la baleine, la théorie des quanta ; en bref, saisir la vie, posséder Dieu, ne pas craindre, certes de mourir mais moins encore, mais moins surtout, de vivre ! " (Le général Diégo Brosset, cité par son ami l'écrivain Jean Bruller dit "Vercors", dans la préface que celui-ci écrivit en 1946 pour une nouvelle édition de Un Homme sans Occident, écrit par le général, alors capitaine, sous le nom de plume de "Charles Diego" en 1935)

     Pour lire l'article dans son intégralité, Cliquez ici

    Cet extrait de l'article de Bernard Edinger figure dans sa version intégrale dans le hors série "14-18 : La France au combat" publié par l'ASAF et disponible à la boutique du site. 

     

    * Diégo Brosset - "Un soldat peu conformiste" (extrait)

     

                          Pour y accéder, cliquez ICI.

     

     

    Fondation B.M.24 Obenheim      

    * Diégo Brosset - "Un soldat peu conformiste" (extrait)

     

     

     

     

     


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     * Trésor d'archives - JOSEPH PÉCRO Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 17 novembre 1945

     

     

    * Trésor d'archives - JOSEPH PÉCRO Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 17 novembre 1945

    Joseph Pécro  

    (Photo Ordre de la Libération)

     

    Joseph Pécro Né à Arras (Pas-de-Calais), le 27 avril 1918, il est confié à sa naissance à l'assistance publique. À cause de la guerre, il est transféré à Dol-de-Bretagne et placé dans une famille de La Gouesnière, (Ille-et-Vilaine). (confié à l'âge de 11 mois à Madame Legrand, une habitante de la commune). 

    * Trésor d'archives - JOSEPH PÉCRO Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 17 novembre 1945

    (Photo : Francaislibre Overblog)

    A la fin de ses études primaires, il devient cultivateur jusqu'à son appel sous les drapeaux en 1938.

    Volontaire pour la Syrie en août 1939, Joseph Pécro débarque au Levant le 24 août 1939 et il est envoyé à l'Ile de Chypre le 17 juin 1940 avec son unité, le 24e Régiment d'Infanterie Coloniale.

    Servant au 3e Bataillon sous les ordres du capitaine Lorotte qui souhaite continuer le combat auprès des Britanniques, Joseph Pécro fait partie des 350 hommes qui refusent de retourner au Levant.

    L'unité passe en Egypte le 24 juillet 1940 et prend le nom de 1er Bataillon d'Infanterie de Marine (1er BIM). Alors affecté à la 3e Compagnie du BIM, Joseph Pécro et son unité doivent patienter faute d'équipement et de véhicules pendant que les 2 premières compagnies combattent les Italiens en Libye.

    Finalement, sous les ordres du capitaine Savey, la 3e Compagnie remonte le Nil en bateau, passe au Soudan anglo-égyptien et gagne l'Erythrée où elle prend part aux combats de Keren et de Massaouah en avril 1941.

    Le parcours de Joseph Pécro se confond ensuite avec celui du 1er Bataillon d'Infanterie de Marine (1er BIM) puis avec celui du Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique (BIMP).

    Après un rassemblement en Palestine, à Qastina, en mai 1941, il participe aux opérations de Syrie.

    Stationné après la campagne de Syrie pendant plusieurs mois au Levant, Joseph Pécro prend part à la campagne de Libye et notamment aux combats de Bir-Hakeim en mai et juin 1942, en tant que pointeur de 75 antichars. D'un calme et d'un sang-froid remarquables, il contribue, par un pointage précis de son arme, à la destruction de 5 chars, 1 auto-mitrailleuse, 6 voitures et 1 mitrailleuse lourde, et permet la capture de 15 prisonniers.

    Après Bir-Hakeim, le 1er BIM et le Bataillon du Pacifique (BP 1) fusionnent pour former le BIMP et Joseph Pécro combat de nouveau au sein de cette nouvelle unité en octobre 1942, lors de l'offensive alliée d'El Alamein puis lors des opérations de Tripolitaine avec la 8e Armée britannique.

    De février à mai 1943, il prend part aux opérations en Tunisie avant de participer à la campagne d'Italie avec la 1re Division Française Libre au sein du corps expéditionnaire français d'avril à juin 1944.

    En août 1944, il débarque en Provence et participe aux combats pour la libération du territoire (Toulon, Lyon, Belfort, Bordeaux, Colmar). Il se distingue lors des combats de Hyères dans le Var où, le 21 août 1944, au cours de l'attaque du Golf Hôtel, il conduit son groupe à l'attaque avec audace et énergie, inculquant son sang-froid à tous ses hommes et contribuant à la conquête de la position.

    Après la campagne d'Alsace, la 1re DFL est envoyée dans le sud des Alpes pour réduire les dernières résistances allemandes.

    Le 9 avril à Nice, le général de Gaulle inspecte la Division et, lors de la remise de la Croix de la Libération au BIMP, épingle la décoration sur le calot du caporal Pécro, tenant lieu pour l'occasion de fanion.

    Le lendemain, le caporal Pécro commande le groupe de gauche de la section de tête de sa compagnie, section qui a pour mission de s'emparer du piton de la cote 2068 sur le massif de l'Authion. Dès la prise de ce piton, son chef de section pousse le caporal Pécro à environ 100 mètres au nord du point coté en appui de la section de gauche qui, progressant à son tour, doit s'emparer d'un piton situé 200 mètres au Nord-Nord-est du précédent. Il engage une partie de son groupe dans un boyau conduisant vers la crête dont la contre-pente est occupée par des positions allemandes solidement organisées. Au moment de franchir la crête, il est violemment pris à partie par les grenades et le feu des armes individuelles allemandes et tombe mortellement blessé.

    Joseph Pécro a été inhumé au cimetière de l'Escarène dans les Alpes-Maritimes.

    Le 1er mars 1949, son corps est transféré au cimetière de la Gouesnière.

     

    * Trésor d'archives - JOSEPH PÉCRO Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 17 novembre 1945

     

     * Trésor d'archives - JOSEPH PÉCRO Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 17 novembre 1945

    (Photos : Cimetières de France) 

     

     

    Le caporal Joseph Pecro est titulaire des décorations suivantes :
    • Chevalier de la Légion d'Honneur
    • Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
    • Médaille Militaire
    • Croix de Guerre 39/45 (3 citations)
    • Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre
    • Military Medal (GB)

     

    * Trésor d'archives - JOSEPH PÉCRO Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 17 novembre 1945

     (Photo :  blog de France Fougères)

     

    Fondation B.M.24 Obenheim   

                 * Trésor d'archives - JOSEPH PÉCRO Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 17 novembre 1945

     

     

     

     


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