• À la mémoire des camarades

    * Obenheim se souvient - 72 ème anniversaire des combats pour la libération de Strasbourg

    Deux jours avant l’anniversaire de la libération de Strasbourg, le 23 novembre 1944, les membres de la fondation BM 24 se sont recueillis devant le monument aux morts à la mémoire de leurs compagnons morts lors des durs combats de janvier 1945 à Obenheim

    Site de la Fondation BM 24 - Obenheim

    L’héroïque résistance du BM 24 à Obenheim
    Site de la Fondation de la France Libre

    * Obenheim - 72 ans après la libération de Strasbourg


    Ils étaient encore trois à être en mesure de se déplacer, accompagnés des membres de la fondation, tous en parenté avec les combattants d’alors.

    Des œillets pour plus de cinquante noms

    Les vingt-cinq enfants de la classe de CM1 et de CM2 de Marion Bauer ont chacun déposé un œillet devant la stèle du BM 24, et ont égrené les plus de cinquante noms des soldats morts et disparus du BM 24 mais également du premier régiment d’artillerie du CAC 4, la compagnie antichar du BM 11.

    Les trois anciens combattants encore valides ont déposé ensemble la gerbe au pied du monument.

    Le sous-officier de réserve André Kauffmann, venu de Strasbourg, a embelli la cérémonie en interprétant les sonneries d’usage au clairon.

    Le maire d’Obenheim, Rémy Schenk, a invité l’assemblée au verre de l’amitié après la cérémonie.

    (Texte et photo DNA)

    (Article proposé par Brigitte Pefferkorn)


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  • "Gloire au Général Brosset, mort pour la France à 46 ans, commandeur de la Légion d'honneur, Compagnon de la Libération, douze fois cité".  Général Saint Hillier

     

    Reportage François Bresson

    Cérémonie du 72e anniversaire de la Libération, de l'hommage au général Diégo Brosset, commandant la 1ère Division Française Libre (décédé accidentellement le 20 nov. 1944 au pont du Rahin), devant la stèle à la limite "Plancher-Bas- Champagney", le long du Rahin, sur le bord de la RD4 (70)

    Alain Jacquot-Boileau a retracé ces événements et a rendu hommage à Henri Pesenti de Borey (70), Ancien de la 1ère DFL,décédé le 10 novembre dernier, à l'âge de 91 ans.

     

     

    Au cours de l'automne 1944, nous partions chaque matin dans le froid glacial des Vosges, le général en short comme toujours et conduisant lui-même la Jeep découverte. Je montais à côté de lui et Pico, le chauffeur, à l'arrière. Nous foncions et tout aussitôt dans le petit matin, nous commencions à chanter n'importe quoi. Des airs d'opéra et des marches militaires : « Sambre et Meuse », «Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine ».

    Mais il y avait un air que le général aimait par-dessus tout.

    C'était un air tzigane que Germaine Sablon nous avait appris, un air triste, obsédant, fiévreux, dont le refrain était :

     « Tu ne verras jamais personne au monde Qui sache vivre comme moi »

    Ah! C’est ainsi que je le reverrai toujours dans mon cœur, jeune, joyeux, sur une route des Vosges, fendant l'air vif du matin et s'en frappant d'aise la poitrine et chantant d'une voix enrouée pour avoir trop crié, mais si chaude, si heureuse :

    « Tu ne verras jamais personne au monde »

     « Qui sache vivre comme moi »

    Jean -Pierre Aumont son ordonnance

     

    Inauguration du Monument  et allocution du Général de Larminat

     

     

    Erythrée 1941

     

     

    Libye 1942

    Tunisie 1943 avec le lieutenant colonel Laurent-  Champrosay

     

    li

    Italie 1944

     

    Lyon 1944

    1944 Avec le général Saint Hillier

    « ... J'entraîne ma Division comme une Compagnie, je grimpe sur les chars en

    marche, j'engueule Pierre et Paul, je dis merde aux obus et ça avance.

    « Je ne serai jamais un vrai général.

    « Mais ma Division est une vraie Division ! ».

    Diego Brosset

     

    19 novembre 1944

     

    Années 2000 Le Président de l'Amicale de la DFL et à droite, Henri Pesenti

     Novembre 2016

    "Nous saurons aimer d’une même ardeur les joies de l’esprit et celles du corps, l’action

    et la méditation, mener la vie comme dans le rêve, ne pas plus sacrifier les femmes aux philosophes que les mathématiques à la bonne chère, comprendre Einstein, mais aussi

    un chef berbère, Stendhal, Freud et un Toucouleur, pénétrer Mozart ou Bach, et conduire

    sa troupe au combat, mener du même cœur son cheval, un flirt, sa voiture,  son savoir et son esprit critique, s’apprendre à courir, à nager, à comprendre l’Angleterre, l’U.R.S.S.,

    la Chine, la chasse à la baleine, la théorie des quanta ; en bref, saisir la vie, posséder Dieu, ne pas craindre, certes de mourir mais moins encore, mais moins surtout, de vivre ! » 

    Diego Brosset

     

    Livret mémoire Diego Brosset 

     

    (Crédit photos : François Bresson)

     


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  •                                                        Article du journal

     

    *  Michèle et Annick reviennent sur les traces de leur père, le commandant Marcel Chrétien

     

    *  Michèle et Annick reviennent sur les traces de leur père, le commandant Marcel Chrétien
    (Photo mairie de Pouancé)

        le monument aux morts de Pouancé

    À la rubrique « mort en Indochine », le nom de Marcel Chrétien figure sur le monument aux morts de Pouancé. Ce 11 Novembre, c'est pour raviver sa mémoire et rencontrer des Pouancéens que ses filles, Michèle et Annick, sont venues à la cérémonie de commémoration. Les deux dames, que la vie a emmenées en région parisienne, s'octroient quelques jours en Pouancéen pour marcher sur les pas de leur famille.

     

    *  Michèle et Annick reviennent sur les traces de leur père, le commandant Marcel Chrétien
    (Photo Ouest France)

    Michèle et Annick posent devant le monument aux morts expliquant le parcours de leur père, qui a servi dans la Division France libre.

    Avec beaucoup d'émotion, les dames Chrétien constatent la solennité de la cérémonie. Les enfants des écoles, ceux du conseil municipal, les élus, les gendarmes, les pompiers, les musiciens de l'Harmonie municipale, ou encore ceux de l'antenne locale de l'école de musique, entourent les anciens combattants. L'écoute est assidue, lorsque Guy Alus, président des anciens combattants, ou Pierrick Esnault, maire de Pouancé, rappellent le sacrifice de toute une génération et le travail de mémoire que les plus jeunes doivent entendre et comprendre.

     

    *  Michèle et Annick reviennent sur les traces de leur père, le commandant Marcel CHRETIEN


    (Photo Ouest France)

      Marcel Chrétien (à gauche) pose à côté du colonel de Bollardière.

    Pupille de la Nation

    En présence de quelques anciens combattants et de Maryvonne Dusserre et Christophe Bréget, passionnés d'histoire, les filles de Marcel Chrétien ont longuement échangé. Elles se souviennent de leur père né à Carbay, le 12 janvier 1912 : « Il était pupille de la Nation puisque son père, Jean-Marie Chrétien, né à Villepot le 27 décembre 1880, était mort à Zillebeke, en Belgique, dans cette bataille appelée d'Ypre le 14 décembre 1914. Ce jeune grand-père était paysan bûcheron. Veuve, avec trois enfants, notre grand-mère, Jeanne Guinheux, a vécu sa fin de vie à Pouancé, chez sa fille Maria qui, avec son mari Emile Morino, tenait l'hôtel central. »

    Elles reprennent l'histoire de leur père. « Il était vif d'esprit. Le curé et l'institutrice avaient repéré son intelligence. Ils se sont organisés pour qu'il aille au collège de Combrée. » Il prépare ensuite seul le concours d'entrée à Saint-Cyr et est admis. Prenant en compte les maigres revenus de sa mère, son statut de pupille de la Nation et son succès au concours d'entrée à Saint-Cyr, le maire et le conseil municipal de Pouancé prennent en charge son trousseau pour qu'il intègre l'école militaire.

    « Notre mère l'ayant connu en Indochine en 1946, nous avons découvert tardivement son engagement et son parcours dans la France libre, au côté du Général de Gaulle. Il rejoint l'Afrique en passant par les prisons franquistes espagnoles. En embarquant à Casablanca, il participe avec la première DFL, Division française libre, aux campagnes d'Italie, au débarquement de Provence, à la campagne d'Alsace et à la campagne des Alpes et de l'Authion », racontent ses descendantes.

    Marcel Chrétien meurt le 12 mars 1951 à Saïgon, pendant la guerre d'Indochine, où il seconde le colonel de Bollardière, natif de Vannes, qui devenu général, a dénoncé la torture en Algérie dans son ouvrage Bataille d'Alger, bataille de l'Homme.

    « Mus par un intérêt commun pour cette période de l'histoire de France, nous-mêmes et notre cousin Stéphen Le Merrer, enseignant à Château-Gontier, arrière-petit-fils de Jean-Marie Chrétien, avons fait ressurgir ce passé tombé dans l'oubli pour le transmettre aux générations actuelles », affirment les deux soeurs.

    À l'heure de la retraite, Michèle et Annick reviennent sur les lieux de vacances de leur enfance, en quête de renseignements sur le passé de leur père. Elles apprennent qu'après la mort de leur père, la Ville lui a rendu un vibrant hommage.

     

    (Article proposé par Florence Roumeguere)                                        


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  •  MERCREDI 23 NOVEMBRE 2016

     

    La Résistance des Alsaciens

    L’Association pour des études sur la Résistance intérieure des Alsaciens (AERIA), maître d’oeuvre du projet, a pour but de mieux faire connaître la Résistance alsacienne à travers des recherches et des publications.
    En 2016, elle a élaboré un DVD-rom « La Résistance des Alsaciens », largement soutenu par la Région Grand Est et les Conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

    * Vernissage de l'exposition "La Résistance des Alsaciens"

     

     

    Merci de confirmer votre présence par mail à :
    exporesistance@grandest.fr
     avant le 21 novembre 2016

     Exposition du 21 novembre au 2 décembre 2016 du lundi au vendredi de 9h à 18h
    à la Maison de la Région ·
    1 place Adrien Zeller · Strasbourg ·
    Entrée libre

     

    (Article proposé par Brigitte Pefferkorn )


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  • Mercredi 23 novembre à 18 heures

     

    * Rencontre avec Henri Ecochard, Français libre
    (Cliquez sur la photo)


    Vous invite chaleureusement à venir rencontrer Henri ECOCHARD, Français libre,  dans la salle de conférence du Musée de l’Ordre de la Libération.


    * Rencontre avec Henri Ecochard, Français libre

    Henri Écochard

    (Photo Mémoire et Espoirs de la Résistance)


    Fils de médecin, Henri Écochard est lycéen à Poitiers lors de la déclaration de guerre. Sensible aux événements qui ébranlent le monde depuis plusieurs années, il trouve insupportable le discours de Pétain du 17 juin 40.

    Il décide immédiatement de partir et, âgé de 17 ans, sans le consentement familial, il embarque sur un thonier pour l’Angleterre. Ce n’est qu’après son arrivée qu’il entend parler du général de Gaulle et qu’il s’engage dans la France libre.

    Affecté dans l’infanterie, il suit une formation d’officier à Brazzaville qui est interrompue par la campagne de Syrie où il rejoint les spahis comme caporal. Il combat à El Alamein puis en Tunisie avec le général Leclerc et fait partie ensuite de la garde d’honneur du général de Gaulle à Alger.

    Promu officier, il est formé au pilotage des petits avions d’observation et rejoint l’artillerie de la 1Division Française libre.

    Il effectue en Italie, puis en France jusqu’à la fin de la guerre, de nombreuses missions de repérage au dessus des lignes ennemies.

    Henri Écochard, au terme de sa carrière menée dans l’industrie pétrolière, s’est notamment consacré à établir la liste des 50 000 Français libres.

    Informations

    51 bis bd de La Tour-Maubourg (M° La Tour-Maubourg- Ligne n°8)

    Entrée libre. Dans la limite des places disponibles

    Réservation obligatoire
    01 47 05 35 15

    vaguemestre@ordredelaliberation.fr

     

    (Article proposé par Michel Kempf) 


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