•  Roland Mathieu ancien du BM24
    3ème compagnie Boofzheim/Obenheim
    Ardennais, engagé le 16/10/1944

    * Roland Mathieu ancien du BM 24 Obenheim

     

    * Roland Mathieu ancien du BM 24 Obenheim

     

    Citation à l'ordre de la Division  (8 août 1945)

     

    * Roland Mathieu ancien du BM 24 Obenheim

     

    Prise d'Armes à Auch (Gers)
    Le Commandant Galibert
    le Capitaine Brisvalter (ancien de Bir Hacheim)
    Sergent Detcheff Pierre (lunettes noires)

     

    * Roland Mathieu ancien du BM 24 Obenheim

     

    Prise d'Armes à Auch
    le Commandant Galibert
    Le sergent Pierre Deltcheff (lunettes noires)

    (Documents fournis par Roland Mathieu)


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  • Vidéo réalisée par AZR TV (http://www.azur-tv.fr/)
    et présentée par Jean-Michel Sivirine

    Président de l’AMONT 
    (Association Montagne et Patrimoine)

    La bataille de l'Authion

    (La vidéo est mise en ligne par la Fondation BM24 Obenheim via Viméo )

    Celle-ci nous présente un aperçu de la superbe exposition organisée par l’AMONT dans leur musée du patrimoine à Saint-Martin Vésubie sur l’histoire de la 1ere Division Française Libre et principalement lors de ses derniers combats sur l’Authion en Alpes Maritimes
    du 10 au 27 avril 1945

     

    Ce nouvel article complète celui existant sur le Blog sous le titre :
    18-19 Juillet 2015 : Nos belles rencontres au sommet de l'Authion...


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  • En plus des cérémonies prévues à Chantérac (24) et à Périgueux, l'ancien résistant et grand homme politique a eu  les honneurs militaires et républicains à Paris en présence du président de la  République François Hollande

    * Honneurs militaires et républicains  rendus à Yves Guéna, ce mardi 8 mars 2016, aux Invalides à Paris
    (Photo "Sud Ouest")
    (Crédit photos Blandine Bongrand - Saint Hillier)
    * Honneurs militaires et républicains  rendus à Yves Guéna, ce mardi 8 mars 2016, aux Invalides à Paris

     * Honneurs militaires et républicains  rendus à Yves Guéna, ce mardi 8 mars 2016, aux Invalides à Paris

     

    * Honneurs militaires et républicains  rendus à Yves Guéna, ce mardi 8 mars 2016, aux Invalides à Paris

    * Honneurs militaires et républicains  rendus à Yves Guéna, ce mardi 8 mars 2016, aux Invalides à Paris

    * Honneurs militaires et républicains  rendus à Yves Guéna, ce mardi 8 mars 2016, aux Invalides à Paris

    * Honneurs militaires et républicains  rendus à Yves Guéna, ce mardi 8 mars 2016, aux Invalides à Paris

     Yves Guéna : un demi-siècle de vie politique en images

    Article du journal "Sud Ouest" mercredi 9 mars 2016


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  • * Décès d'Yves GUENA (RMSM/2eDB), « gaulliste, envers et contre tout »

    photo Le Figaro

    La Fondation de la France Libre annonce avec tristesse ce jeudi 3 Mars le décès de son ancien Président, Yves GUENA. Grande figure du gaullisme, ayant exercé les plus hautes charges de l'Etat,  sa disparition fait aujourd'hui  l’objet de très nombreux articles, citons :

    LE FIGAROLE MONDE ET OUEST-FRANCE

     

    Nous nous attachons  à rappeler l’histoire de son engagement et de son parcours dans la France Libre, d’abord au 1er RMSM de la DFL, puis au sein de la 2e DB, à travers un article publié sur le Livre d’Or des Français Libres en novembre 2010 par Guy Penaud   LIEN

    * Décès d'Yves GUENA (RMSM/2eDB), « gaulliste, envers et contre tout »

    photo Ouest-France

    L’engagement

    Pour le jeune lycéen rennais qu’Yves Guéna était alors, tout commença le 19 juin 1940, à la pointe du Finistère. Demeurant chez ses parents, près de Brest, l’adolescent fut révolté par l’appel à l’armistice du maréchal Pétain : « On est battu en France. On a un allié qui est l’Angleterre. Eh bien, on passe en Angleterre et on va continuer la guerre avec les Anglais ! » Sans pouvoir prévenir son père qui travaillait à Brest, sous les bombes, mais avec l’assentiment de sa mère, qui trouva sa décision « absolument normale », le jeune homme, qui n’avait pas encore 18 ans, s’embarqua depuis Le Conquet sur un remorqueur de la marine commandé par un vieil officier marinier bienveillant pour l’île d’Ouessant. Là, un camarade lui apprit qu’un général inconnu de lui avait lancé la veille un appel à la résistance depuis Londres. C’est là précisément qu’il avait l’intention de se rendre.

    A bord d’un chalutier belge, ils débarquèrent à Portsmouth, le 20 juin au soir. Hébergés dans une école, les « fugitifs » se virent placer devant une alternative : soit s’engager dans les Forces françaises libres (FFL), soit être rapatriés au Maroc. « Nous étions quelques centaines, et aucun n’a opté pour la deuxième solution, se souvient-il : notre seule idée était de continuer la guerre. On nous a alors regroupés à l’Olympia Hall, dans les faubourgs de Londres, et c’est le jour de mes 18 ans, le 6 juillet, que le général de Gaulle ­ un parfait inconnu pour nous, mais dont la stature avait de quoi impressionner ­ est venu nous haranguer et nous annoncer que nous allions servir sur de nombreux théâtres d’opérations. » Le général de Gaulle, dans ses « Mémoires », a évoqué cette première prise de contact : « Qu’il est court le glaive de la France ! » Le 14 juillet 1940, les jeunes recrues eurent toutefois l’honneur de défiler, toujours en civil, dans les rues de Londres, sous les acclamations d’une foule fière de l’engagement de « français libres », prêts « à combattre, et s’il le fallait à mourir pour la Patrie ».

    « Oui, rallier de Gaulle, c’était une aventure ! écrit Yves Guéna. C’est pourquoi – je m’excuse – nous n’avons pas beaucoup de considération pour ce qu’ont pu dire ensuite, pour s’expliquer, ceux qui, eux, n’avaient pas rallié. Ils se sont dégonflés, c’est tout. Et les Français Libres, c’est le contraire ! »

    Après une petite année d’entraînement, Yves Guéna fut envoyé au Congo Brazzaville, mais ce ne fut que dans le courant de 1942 que les affaires sérieuses commencèrent lorsque son unité, le 1er Régiment de marche de spahis marocains (1er RMSM), intégré ensuite dans la légendaire 2e Division blindée (2e DB), s’envola vers le « Levant » ­ le Liban puis la Syrie ­ pour un entraînement spécifique au désert. Il était alors un simple brigadier affecté à la tourelle de tir d’une automitrailleuse. Après avoir traversé l’Egypte, son unité de blindés légers descendit vers la Libye.

    Les premiers combats

    Bien que totalement coupé de sa famille, le jeune soldat dit n’avoir éprouvé jusque-là ni angoisse ni nostalgie. Pas plus qu’il ne ressentira la peur lors de son impressionnant baptême du feu, le 24 octobre 1942 - « une rude nuit » a-t-il précisé - au cours de la bataille historique d’El Alamein, menée par Kœnig contre les chars de l’Afrika Korps de Rommel. « Quand on a décidé de s’engager pour une juste cause, on n’éprouve pas de difficulté à être courageux, on est porté par ce qui ressemble à de l’honneur », convient-il.

    Malgré des conditions extrêmement difficiles, la guerre était presque devenue pour lui une routine lorsque les FFL poursuivirent les Allemands à travers le désert libyen et reprirent le combat dans le Sud tunisien. « En Tunisie, les choses ne se sont pas bien passées avec l’armée d’Afrique du Nord, largement vichyste », confie-t-il. Ressentis comme des « trublions », les baroudeurs venus d’Orient eurent pourtant la satisfaction de voir petit à petit des groupes de l’armée du général Giraud se rallier à eux. « C’était pour nous, précise Yves Guéna, la preuve que de Gaulle l’avait emporté (sur Giraud). »

     

    * Décès d'Yves GUENA (RMSM/2eDB), « gaulliste, envers et contre tout »

    Livre d'or Français Libres via Laurent Laloup

    Suivit une longue phase d’attente. « Renvoyés en Tripolitaine, nous y avons passé tout l’été avant de gagner le Maroc, en octobre 1943, pour nous y entraîner jusqu’en avril 1944 et, enfin, rejoindre l’Angleterre depuis Oran », raconte-t-il. C’est à la tête d’un peloton de spahis que l’aspirant Guéna débarqua, le 31 juillet 1944, sur une plage « nettoyée » de Normandie et commença à filer vers le Nord « sûr que nous nous battions derrière le général de Gaulle, pour la France, dans l’intérêt de la France, pour la libération de la France, pour l’honneur de la France et pour la victoire. » Mais, le 11 août, lors d’un accrochage autour d’Alençon, Yves Guéna fut atteint par une balle qui lui traversa la poitrine. Il ne raccrocha pas pour autant. Soigné « avec une efficacité exceptionnelle » dans un hôpital de campagne américain puis au Val de Grâce, dans Paris libérée, il bénéficia d’une convalescence qui lui permit de revoir ses parents avant de rejoindre son unité sur « le chemin de la liberté et le chemin de l’honneur », comme l’avait dit le général de Gaulle dans son allocution de Bayeux, le 14 juin 1944.

    Vers la victoire

    Intégré à la division Leclerc, qui piaffait d’impatience, le 1er RMSM put enfin remonter, en avril 1945, vers la zone de combats à travers la Sarre. Après le souffle brûlant du désert, ce fut le froid et la neige que durent affronter les spahis. « Nous traversions des villes désertées par les hommes, se souvient-il, à l’exception de quelques éclopés. En parcourant ces ruines, je pensais que ce pays ne se relèverait jamais. Et puis, en Bavière, nous avons découvert la réalité des camps, notamment celui de Dachau, qu’à aucun moment nous n’avions pu imaginer. Du même coup, nous avons réalisé qu’au-delà des envahisseurs allemands, c’était le nazisme que nous avions combattu. Le 8 mai, je me trouvais tout près de Berchtesgaden lorsque nous avons appris la capitulation allemande. Nous avions gagné ! Notre aventure était devenue une épopée. » En ce mois de mai 1945, Yves Guéna avait compris qu’il s’était aussi battu « pour épargner ce fléau de l’horreur nazie à l’Europe ».

    La fierté était d’autant plus forte que le général de Gaulle, ce « Petit Lillois de Paris » comme il le disait lui-même, vint en personne passer en revue les troupes de la 2e DB. « J’avais déjà croisé de Gaulle à Londres, poursuit Yves Guéna, en Egypte et en Algérie, mais, cette fois, il était auréolé par la victoire. Il a demandé à tous les combattants de rester dans l’armée, mais, pour la première fois, je lui ai désobéi. Je venais de me fiancer et je me suis fait démobiliser le 25 septembre 1945. ».

    Cette « désobéissance », la seule qu’il fit de toute sa vie à de Gaulle, lui permit de rejoindre la première promotion de l’ENA, dénommée « France combattante », de mars 1946 à juillet 1947, et d’entamer un nouveau combat, politique celui-là, au service du seul homme qui guida ses pas et sa pensée tout au long de son existence. Dès lors, on comprend mieux pour quelles raisons Yves Guéna, alors ministre des Transports, proposa, en 1974, – peu de monde le sait – que le nouvel aéroport de Roissy, passage obligé pour des millions de voyageurs vers le monde entier, fut nommé « Charles de Gaulle » : il s’agissait d’honorer certes celui qui avait rénové la République, en 1958 (Guéna nous rappelle la part importante qu’il prit lui-même en tant que directeur de cabinet du garde des sceaux, Michel Debré, à la rédaction de constitution de la Ve République), mais surtout celui qui avait incarné l’honneur de la France, en 1940. Hommage du « Français Libre » que fut Yves Guéna au Chef de la « France Libre », Charles de Gaulle.

    « C’est, nul ne peut oublier, a écrit Yves Guéna, que la France connaissait alors l’une des plus épouvantables épreuves de son histoire millénaire, que la France avait failli périr ; au bout du chemin, ce fut plus qu’une guerre gagnée, ce fut une résurrection. »

    Guy Penaud le vendredi 19 novembre 2010

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    Le 1er Régiment de marche des Spahis marocains (RMSM)

    * Décès d'Yves GUENA (RMSM/2eDB), « gaulliste, envers et contre tout »

     Le 1er RSM est l'héritier de l'unité du même nom qui s'illustra dans l'armée d'orient en 1917, en recevant cinq citations à l'ordre de l'armée. En 1940, stationné au levant, il sera réparti en deux groupes de reconnaissance de division d'infanterie (GRDI). Dès le 30 juin, le capitaine Paul JOURDIER rallie avec son escadron la France Libre et rejoint le Soudan anglo-égyptien.

    Un mois plus tard, au camp de Moaskar, il constitue avec le Bataillon d'Infanterie de Marine,  les Forces françaises libres du Moyen-Orient. Au début de 1941, les "Calots rouges" de Jourdier sont engagés en ERYTHREE, avant de regagner la SYRIE (mai-août 1941).

    Devenu Groupe de reconnaissance de corps d'armée (GRCA), à trois escadrons (dont deux à cheval), l'unité s'entraîne en vue de participer aux opération de LIBYE.

    En décembre 1941, le 3e escadron - le seul équipé d'automitrailleuses - commandé par le capitaine DE COURCEL est mis à la disposition de la 1ère Brigade Française Libre de KOENIG et il sera utilisé dans les opérations contre les troupes de l'Axe en Libye.

    En mai 1942, les deux autres escadrons quittent la Syrie pour l'EGYPTE, où il seront affectés à la 2e BFL (général Cazaud). A l'automne, le 1er RMSM succède au GRCA ; constitué de quatre escadrons, il est confié au commandant Jean REMY et va former, avec la 1re compagnie de chars du 501e RCC, deux groupes de reconnaissance sur le modèle des "colonnes volantes" britanniques (Flying Columns), sous les ordres des commandants Rémy et DE KERSAUSON : le GR 1 est dirigé sur FAYOUM, le GR 2 sur SAMAKET-GABALIA, au sud du front de la VIIIe armée.

    Le 25 septembre 1942, les deux GR reconstituent le 1er RMSM (commandant Rémy), qui va être engagé dans la bataille d'EL ALAMEIN, avant d'être rattaché, successivement, à la 44e DI britannique, à la 4e DI hindoue, puis à la 4e brigade blindée britannique.

    Au début de 1943, le RMSM prend part à la campagne de TUNISIE, où il est mis, le 12 mars, à la disposition de la "Force L" (l'ex-Colonne Leclerc, venue du Tchad). Après la chute de Tunis, il rejoint la 1re DFL au camp de SABRATHA (Libye), avant de faire mouvement avec la 2e DFL (future 2e DB) au camp de TEMARA (Maroc), où il devient le régiment de reconnaissance de la 2e DB. Il comprend alors, toujours sous les ordres du colonel Rémy, six escadrons - dont quatre équipés d'automitrailleuses.

     


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  • Article du journal " l'Orne Hedo" par Karina
    Crédit photos "l 'Orne Hebdo"

    Fondation de la France Libre
    et l'association Vive la Résistance

    au collège Louise Michel.

     
    C’est un rendez-vous incontournable avec l’Histoire. Chaque année, Christophe Bayard, professeur d’Histoire au collège Louise-Michel et président de l’association « Vive la résistance », rassemble des témoins de la 2nde Guerre Mondiale à l’occasion de la Journée de la Résistance.

    * Alençon,  Journée de la Résistance, de la Déportation et des Droits de l'Homme.

            Robert Pestieaux a rejoint le Général de Gaulle à Londres
                               en juin 1940. Il avait 20 ans.

    * Alençon,  Journée de la Résistance, de la Déportation et des Droits de l'Homme.

                Robert Créange, David Fuschs, Robert Pestieaux
                                   et Christophe Bayard

    Ce mardi 1er mars, elle s’est ouverte par de précieux témoignages. Ceux« d’habitués » du rendez-vous alençonnais comme Robert Créange et David Fuschs, « enfants cachés » durant la Seconde Guerre Mondiale et celui, inédit en terre ornaise, de Robert Pestieaux qui a rejoint le Général de Gaulle à Londres au lendemain de son appel.

    * Alençon,  Journée de la Résistance, de la Déportation et des Droits de l'Homme.

    “Il disait que tous les moyens étaient réunis pour la victoire”

    Né à Paris le 1er avril 1920, il a été envoyé, à la demande de ses parents, à Granville, chez son oncle et sa tante, en juin 1940. « J’avais 20 ans et j’étais mobilisable dans les plus brefs délais. Mon père m’a conseillé de rejoindre Granville. Les Allemands y sont arrivés le 18 juin. Avec des copains, on en pleurait dans la rue. La mère de l’un d’eux est venue nous réconforter en nous disant qu’un jeune général avait dit à la radio que tout n’était pas perdu. Il devait reprendre la parole quelques jours plus tard et elle m’a invité à venir l’écouter chez eux. C’était le 20 juin 1940, je crois. De Gaulle disait que la France avait été vaincue mais que tous les moyens pouvaient être réunis pour la victoire. La France était le premier empire colonial du monde et ça offrait une possibilité économique et stratégique immense. C’est à ce moment que j’ai décidé d’aller le rejoindre à Londres ».

     

    * Alençon,  Journée de la Résistance, de la Déportation et des Droits de l'Homme.

    L’objectif premier du jeune Robert était alors de rallier Jersey. « C’était difficile car il y avait des Allemands partout. J’ai démarché des pêcheurs mais soit ils me disaient que ce n’était pas la peine car la guerre était finie, soit ils redoutaient les représailles des Allemands à leur retour. »

    Six heures de traversée pour rejoindre Chausey !

    Il est alors dirigé vers Maurice Marland, « un professeur d’anglais qui avait réussi à faire partir des Anglais depuis Cancale. Il nous a conseillé d’aller à Chausey où une vedette viendrait nous chercher pour Jersey. Avec mes copains, on a fini par trouver un vieux pêcheur, le père Daniel, qui a accepté de nous conduire jusqu’à Chausey. Il nous a donné rendez-vous à minuit à l’entrée du port. On était au rendez-vous et en descendant dans la cale, on a découvert trois autres gars qui avaient les mêmes objectifs que nous. Cette nuit-là, c’était tempête et nous étions déjà malades dans le port ! On a mis six heures pour traverser ! Le lendemain, une vedette est venue nous chercher pour nous conduire à Jersey… sur une mer d’huile cette fois ! On a été hébergés dans un pensionnat de moines où le consul de France est venu le lendemain pour nous diriger vers Portsmouth ».

    Placés dans un camp de réfugiés

    De Portsmouth, Robert Pestieaux et ses amis ont rejoint Londres « où on a dit aux autorités qu’on venait rejoindre l’armée du général de Gaulle. Sauf qu’elle n’existait pas encore et qu’il n’y avait pas eu d’accord entre Churchill et de Gaulle à ce moment-là ! On nous a alors placés dans un camp de réfugiés avec l’interdiction d’en bouger ! Au bout de trois jours, des dames qui parlaient le français nous ont dit qu’on allait être rapatriés en France par le Portugal ! On lui a dit non ! Les accords entre Churchill et de Gaulle ont finalement vu le jour en juillet et il est venu à notre rencontre avec une délégation. C’était le plus grand de tous, il portait un képi et il brillait comme un phare ! Son discours nous a fait comprendre qu’il n’était pas un général comme les autres mais quelqu’un d’extraordinaire ! »

    Robert Pestieaux s’est alors engagé à ses côtés. Il a rejoint la Syrie et le Liban.« J’ai parcouru l’Afrique d’Est en Ouest au niveau de l’équateur ». Après sept années d’armée, il a rejoint la société civile où il a fait carrière dans les assurances.

    Basé à Angers, il y coule une paisible retraite avec son épouse.

    À Christophe Bayard qui remerciait ces témoins de leur présence à Louise-Michel ce mardi 1er mars, certains ont répondu :
    « C’est nous qui avons le privilège d’être là car nous sommes vivants ! ».

    * Alençon,  Journée de la Résistance, de la Déportation et des Droits de l'Homme.

     David Fuschs


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