• Francis Ruffier-Monet se met en retrait du Souvenir français, mais restera délégué de la fondation France libre « jusqu’à la fin ».

    Entretenir le souvenir des soldats morts pour la France demande du temps et surtout une énergie qui, à 94 ans, commence un peu à  lui manquer.


    * Francis Ruffier-Monet   "Il nous appartient de cultiver notre mémoire"

    * Francis Ruffier-Monet  ancien du RA de la 1er DFL et ancien des combats d'Obenheim
    Francis Ruffier Monet, La France Libre et les collégiens

     Photo : H. Maurel. LADEPECHE.fr

    Sa mémoire ne lui joue pas le moindre tour. Francis Ruffier-Monet reste un livre d’histoire à lui seul. Mais entretenir le souvenir des soldats morts pour la France demande du temps et surtout une énergie qui, à 94 ans, commence un peu à lui manquer. « Je n’arrête qu’en raison de mon état de santé. J’ai attendu le plus longtemps possible », s’excuse presque cet infatigable porteur de mémoire qui, le 23 mars, passera le flambeau au général Richard Bogg, ancien pilote de la Royal Air Force, adjoint au maire de Castillonnès qui lui succédera au poste de délégué général.

    Télécharger  Article intégral du Quotidien SUD-OUEST

    (9 mars 2017)

     * Francis Ruffier-Monet  ancien du RA de la 1er DFL et ancien des combats d'Obenheim
    Le général d'aviation Dick Bogg 

    38 ans dans la Royal Air Force.
    (Photo DDM. Claude Barreau).

     

    La Fondation B.M.24 Obenheim adresse toutes ses félicitations au général Richard Bogg

     

    * Francis Ruffier-Monet  ancien du RA de la 1er DFL et ancien des combats d'Obenheim


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  • Norbert Beyrard, l’un des derniers parachutistes de la France Libre et créateur de la première unité des forces spéciales du jeune Etat d’Israël, est décédé à Divonne-les-Bains le 13 février à l’âge de 91 ans.

     

    * Décès de Mr Norbert Beyrard - l’un des derniers parachutistes de la France Libre

     

    * Décès de Mr Norbert Beyrard - l’un des derniers parachutistes de la France Libre

    Le site de l’Union nationale des parachutistes (UNP) a consacré une longue biographie à ce soldat d’élite qui fut également un inventeur qui déposa quelque 150 brevets dont celui du scanner médical à haute définition.

    Norbert Benchemoul, juif français,  alias Norbert Beyrard naît le 16 juin 1925 à Palikao (aujourd’hui Righenif) en Algérie, à une centaine de km au sud-ouest d’Oran. En 1943 il rejoint les Forces Françaises Libres à l’âge de 18 ans. Après sa formation de parachutiste à Ringway (Angleterre), il est affecté au 3ème Special Air Service (SAS) et parachuté en Bourgogne en juillet 1944, après de le débarquement en Normandie, pour participer à des opérations de sabotage.

    Son « stick » (section de combat) s’illustre dans la bataille de Sennecey-le-Grand (Saône-et-Loire) où une vingtaine de parachutistes SAS soutenus par le maquis de Corlay neutralisent un millier de soldats allemands en attaquant la garnison sur des jeeps armées de mitrailleuses.

    En avril 1945, Norbert Beyrard, caporal,  est parachuté aux Pays-Bas avec son régiment, devenu le 3èrégiment de chasseurs parachutistes (RCP). Les SAS doivent fixer les Allemands dans la ville d’Oranje. Grièvement blessé, fait  prisonnier, il s’évade quelques semaines plus tard. Pour ces faits d’armes,  il est décoré de la Légion d’honneur,  de la Médaille militaire, de la Médaille de la France Libre et la Croix du Lion de Bronze hollandaise avant d’être démobilisé. Fin du premier acte.

    Il prépare alors à Paris le concours d’entrée à Polytechnique mais, dès 1946, des envoyés du Yichouv (juifs présents en Palestine avant la création de l’Etat d’Israël) lui demandent d’expertiser des armes achetées en Yougoslavie et transitant par la France. En avril 1948,  à la demande de la Haganah (armée secrète d’Israël), bien qu’il soit admis à l’X,  Norbert Beyrard accepte de mettre son expérience de la guerre au service de l’Etat juif qui va naître.

    Il fait alors partie des Mahal, ces volontaires étrangers venus de tous les pays pour aider le jeune Etat. Il crée la première école de parachutistes d’Israël, ancêtre du « Sayaret Makal », l’unité qui deviendra célèbre en juillet 1976 pour la libération des otages d’un Airbus d’Air France à Entebbe (Ouganda) . Début 1949, il convainc l’état-major de sa doctrine d’emploi d’unités commandos. En juin 1949, capitaine de l’armée israélienne, il est décoré de la Médaille de l’Indépendance d’Israël. Fin du deuxième acte.

    * Décès de Mr Norbert Beyrard - l’un des derniers parachutistes de la France Libre


    Revenu en France fin 1949,  Norbert Beyrard  reprend ses études et obtient un master en sciences et un doctorat en économie. Il déposera plus de 150 brevets, entre autres celui du scanner médical à haute définition.

    Lien vers sa page des Français Libres


    Biographie 

    Il est né en 1925 à Palikao en Algérie. Il rejoint les Forces Françaises Libres à 18 ans en 1943. Il est envoyé à Ringway en Angleterre pour y être formé comme parachutiste. Il est affecté au 3ème Special Air Service (les fameux SAS) et est parachuté en Bourgogne en juillet 1944 pour participer à des dizaines d’opérations de sabotage. Son « stick », sa section de combat, porte le nom de son officier, le Lieutenant Jacques Zermati, le « Stick Zermati », l’adjoint est le sous-lieutenant Rémi Dreyfus. La plupart sont juifs comme vous pouvez le constater sur cette photo (Sebag, Barkatz, Lombardo, Beyrard). Ils s’illustreront glorieusement dans la bataille de Sennecey-le-Grand. Cette bataille où une vingtaine de SAS soutenus par le maquis de Corlay blessent ou tuent près de 1.000 soldats allemands en attaquant la garnison sur des jeeps armées de mitrailleuses. Sur les vingt paras engagés ce jour là, onze périssent. Six d’entre eux étaient juifs, Norbert Beyrard récitera le Kaddish pour eux : l’Aspirant Lyon-Caen, l’Adjudant Benhamou, les deux frères Djian, les parachutistes Barkatz et Lombardo. Cette action commando permettra la libération de Châlons-sur-Saône et fut tellement emblématique que c’est à Sennecey-le-Grand que fut érigé après guerre, le Mémorial des SAS tués lors des combats pour la libération de la France.

    Beyrard, comme les autres SAS, sont ensuite renvoyés en Angleterre pour être parachutés en avril 45 aux Pays-Bas avec son Régiment, devenu le 3ème Régiment de Chasseurs Parachutistes. Nommé officier, il doit, avec son stick, fixer les Allemands dans la ville d’Oranje. Ils se battent à 20 contre une centaine de paras allemands. Il est grièvement blessé et fait prisonnier. Le Commandant en second du Régiment, le Capitaine Jean-Salomon Simon, lui aussi d’origine Juive y trouve une mort glorieuse et est nommé par De Gaulle, Compagnon de la Libération. Beyrard s’évade quelques semaines plus tard et retrouve les SAS. Il reçoit la Légion d’honneur, la Médaille Militaire, la Médaille de la France Libre et la Croix du Lion de Bronze hollandaise. Après guerre, Beyrard déclara « Dans mon Bataillon du 3ème SAS, sur 400 parachutistes, près de 100 étaient juifs et 15 étaient officiers »

    L’Aspirant Beyrard est démobilisé à 20 ans en 1945. Il prépare alors activement à Paris son concours pour entrer à Polytechnique ou aux Mines. Dès l’année suivante, des envoyés du Yichouv lui demande d’expertiser des armes achetées en Yougoslavie et transitant par la France. Puis, sous la pression d’un envoyé de la Haganah en avril 1948, bien qu’il sera surement admis à l’X ou aux Mines, Norbert accepte de mettre son expérience du combat et des commandos au service de l’Etat juif qui va naître. Il s’envole vers la Palestine encore sous mandat.

    Il fera partie de ces volontaires étrangers venus de tous les pays, les MAHAL. Il rencontre le chef d’Etat Major, Ygal Yadin qui connaît le rôle joué par les SAS pendant la guerre. Celui-ci lui confie la direction d’une des premières unités de reconnaissance de la toute jeune armée d’Israël. Le Yechida-Siour qui sera l’ancêtre du Sayeret Matkal. A la tête de ce commando, il dirige des opérations de reconnaissance sur la route de Birmanie, vers Jérusalem assiégée.

    Dans le même temps, il organise la création de la première école de formation des parachutistes d’Israël à Ramat David. Il entraine des jeunes recrues et effectue avec eux les premiers sauts. Les premiers sauts de parachutistes israéliens. En août 48, son unité devient le premier bataillon parachutiste d’Israël. En qualité d’officier des opérations, il dirige avec succès une série d’opérations commandos sur le front nord, grâce notamment au rôle de son officier de renseignement, un ancien des fusiliers marins de la France Libre, Raymond Kwort.

    Après la seconde trêve, cette unité parachutiste est renforcée et devient une force de Tsahal. Joël Palgui, qui fut parachuté avec Hanna Senesh en Hongrie en prend le commandement, Norbert Beyrard en est le second. Au début 49, il convainc l’état-major de sa doctrine d’armée commando, qui a fait ses preuves en France puis en Israël. Il obtient aussi d’Ygal Yadin que tout officier israélien reçoive une formation et un entrainement de parachutiste.

    En juin 1949, Capitaine et décoré de la Médaille de l’Indépendance d’Israël, il retourne en France reprendre ses études. Il obtient un master en sciences et un doctorat en économie. Il sera un inventeur et un entrepreneur. Il dépose plus de 150 brevets. Ce sera lui un des inventeurs du scanner médical à haute définition. Il est décédé le 13 février 2017 à Divonne-les-Bains où il habitait.

    Les parachutistes juifs de la France Libre ont ainsi joué un rôle déterminant dans la Libération de la France et grâce à Norbert Beyrard et ses camarades volontaires français dans l’esprit de commando de l’armée d’Israël.

    De Gaulle rendit aux parachutistes de la France Libre ce si juste hommage : « Ils regardent le ciel sans pâlir et la terre sans rougir ». Le Capitaine Beyrard, fut toute sa vie fidèle à cette devise.

     

    * Décès de Mr Norbert Beyrard - l’un des derniers parachutistes de la France Libre

     

    La Fondation B.M. 24 Obenheim Présente ses sincères condoléances à sa famille.

     

    (Fondation B.M.24  Obenheim )

    * Décès de Mr Norbert Beyrard - l’un des derniers parachutistes de la France Libre


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  • Notes de Mr André Bord - Bataille d'Obenheim


    * Trésor d'archives....André Bord - Résistant et ancien de la Brigade Alsace-Lorraine

     

    Seconde Guerre mondiale

     

    Réfractaire à l’incorporation de force lors de l’annexion de l’Alsace par les Nazis, André Bord rejoint en 1941 la Dordogne et les maquis du Sud-Ouest, agent P2 dans les réseaux « Andalousie » et « Martial », il est arrêté en 1943 par la Gestapo mais est libéré faute de preuves puis une seconde fois par la milice. Il réussit à s’évader grâce à une action menée par ses camarades (Alfred Clauss) du maquis de Vergt en Dordogne.
    Il est condamné à mort par contumace par la Cour martiale de Limoges. André Bord participe au recrutement et à la mise sur pied des commandos qui composeront la brigade Alsace-Lorraine d’André Malraux (commando Verdun auquel il appartiendra, Valmy, Bir-Hakeim et Bataillon de Strasbourg).
    Il se trouve ensuite engagé dans les combats de la libération de l’Est de la France, en particulier dans les Vosges, Ronchampt, Ramonchampt, Froide-Conche, Bois-le-Prince, Ballersdorf, Dannemarie, et dans les combats défensifs sur le Rhin en janvier 1945 au moment de l’offensive de Von Rundstedt où il est encerclé avec le commando Verdun à Gerstheim pendant plusieurs jours. Avec certains de ses camarades, il réussit à franchir l’encerclement pour rejoindre la brigade Alsace-Lorraine à Plobsheim. Il termine la guerre par la Campagne d’Allemagne jusqu’en 1946.

    Démobilisé, il retrouve son emploi à la librairie Le Roux, puis travaille un temps à la Compagnie française de navigation rhénane avant de se lancer dans la vie publique.

    Veuf et remarié à Francine Heisserer, André Bord est père de deux fils, Pierre et Michel.

    André Bord meurt le 13 mai 2013, à l’âge de 90 ans dans la commune de Holtzheim, où il résidait et dont il était citoyen d’honneur.

    * Trésor d'archives....André Bord - Résistant et ancien de la Brigade Alsace-Lorraine

    (Photo DNA )

    Biographie

    André BORD

    (Auteur de la fiche : Élie Jacques Picard)


    Né le 30 novembre 1922 à Strasbourg et élevé dans une province qui, dans l’immédiat avant-guerre, ressentait plus que d’autres le développement des nouveaux impérialismes, il ne pouvait qu’être rendu sensible aux nécessités de l’effort, de la résistance et de l’unité, ces impératifs qui ont rassemblé tant de Français autour du Général de Gaulle. En juin 1940, après la défaite et l’armistice, l’Alsace est annexée au IIIe Reich. Ne voulant pas devenir allemand, André Bord s’évade d’Alsace. Il rejoint, en 1941, la Dordogne et les maquis du Sud-ouest.

    Agent P2 dans les réseaux « Andalousie » et « Martial », il est arrêté une première fois par la Gestapo et libéré faute de preuves et une seconde fois par la milice. Il peut s’évader grâce à une action menée par ses camarades du maquis de Vergt en Dordogne. Il est alors condamné à mort par contumace.
    Dans la clandestinité, il participe au recrutement et à la mise sur pied des commandos qui composeront la Brigade Alsace-Lorraine d’André Malraux. Il se trouve ensuite engagé dans les combats de la libération de l’Est de la France, ainsi que dans les combats défensifs sur le Rhin, en janvier 1945, au moment de l’offensive Runstedt où il est encerclé avec le commando Verdun à Gerstheim pendant plusieurs jours Avec certains de ses camarades, il réussit à franchir l’encerclement pour rejoindre la Brigade Alsace-Lorraine à Plobsheim.
    Il terminera ses engagements militaires par la Campagne d’Allemagne. De retour à la vie civile, André Bord ne renonce pas à sa volonté d’engagement au service de ses concitoyens. Il est Président de l’Union Française des Anciens Combattants en 1956. Passionné par 1es problèmes du sport, il devient Président du Racing Club de Strasbourg et le restera de 1978 à 1998. Pendant ses nombreuses fonctions électives retenons-en quelques unes : André Bord est élu et constamment réélu député gaulliste du Bas-Rhin de novembre 1958 à juin 1981; Il est membre du Conseil Municipal de Strasbourg de 1959 à 1971, puis de 1977 à 1989 ; membre du Conseil Général du Bas-Rhin de 1961 1979 et Président du  conseil général du Bas-Rhin de 1967 à 1979.

    En juillet 1972, il est nommé Ministre des Anciens Combattants par Pierre Messmer. Il y est maintenu par Jacques Chirac, après l’élection présidentielle de 1974. Souhaitant une politique d’ensemble à l’égard monde combattant, André Bord a défini des objectifs qui ont abouti à effacer largement les contentieux instance et a attaché son nom à un ensemble de mesures d’importance, entre autres celles spécifiques a anciens combattants et victimes de guerre alsaciens et mosellans.

    Depuis novembre 2002, il est Président de la Fondation Entente Franco-Allemande à Strasbourg. Il est titulaire de  Grand Officier de la Légion d’Honneur- de la Médaille Militaire, – de la Croix Guerre avec Palmes, – de la Médaille de la Résistance, – de la Médaille de la France Libre – de nombreux ordres étrangers.

    * Trésor d'archives....André Bord - Résistant et ancien de la Brigade Alsace-Lorraine
    (Fondation B.M.24 Obenheim)


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  • * Disparition de Yves MEUDEC (1er RA), FFL, Ancien de Bir Hakeim, déporté et évadé

    Yves MEUDEC,  décoré de la Légion d'Honneur en 2012, et son ami Alexis LE GALL (Le Télégramme)

    Le 10 Février 2017 a disparu à l'âge de 97 ans, Yves MEUDEC, Maréchal des Logis au 1er RA. Militaire, né le 6 juin 1919 à Plougonven dans le Finistère, c'est au Liban qu'il s'engage dans la France Libre en Juillet 1941, affecté à l'Artillerie du 1er RA.

    Il combat  à Bir Hakeim, où il est  fait prisonnier, et fait partie des 600 prisonniers envoyés en détention en Italie sur le Nino Bixio. 

    Il avait reçu la Légion d'honneur en 2012, pour le 70e anniversaire de la bataille, des mains d'Alexis LE GALL.

    * Disparition de Yves MEUDEC (1er RA), FFL, Ancien de Bir Hakeim, déporté et évadé

    Article du TELEGRAMME, 2012

    "Maudite arthrose ! », peste Yves MEUDEC, désormais l'unique survivant finistérien de la bataille de Bir Hakeim (Libye), en regagnant son fauteuil. Ce nonagénaire a le verbe haut, la démarche hésitante mais la mémoire est intacte lorsqu'il s'agit d'évoquer Bir Hakeim, la bataille qui lui a valu de recevoir, hier, à Quimper, la Légion d'honneur des mains d'Alexis Le Gall, une autre figure des FFI. « Du 27mai au 10juin 1942, la première brigade française libre du général Koenig dont je faisais partie a combattu les armées motorisées italiennes et allemandes de l'Afrika Korps du général Rommel », explique celui qui s'est engagé, en 1937, dans l'artillerie coloniale, à l'âge de 18ans, et qui fut envoyé, dès mars1939, à Beyrouth.

    Yves Meudec était aide radio au sein du premier régiment d'artillerie coloniale du lieutenant-colonel Laurent-Champrosay. 

    Capturé par les Allemands 

    Après « quatorze jours et quatorze nuits où les obus pleuvaient », Koenig organise la sortie de ses troupes, sur une partie déminée du terrain qui entoure les positions françaises libres. Si le Plougonvenois d'origine arrive à sortir à bord de son camion, il sera tout de même pris par les Allemands. Il fera ainsi partie des 600 prisonniers capturés par l'Afrika Korps et embarqués sur le Nino Bixio, direction l'Italie. «On s'est fait torpiller, se remémore Yves Meudec, qui a rejoint les Forces françaises libres (FFI) le 23 juillet 1941, après que la France de Vichy et l'armée anglaise ont signé l'armistice le 14j uillet précédent». 

    « Ivo Modesto » 

    Il passera un peu plus d'un an dans un camp de prisonniers au nord de l'Italie. «Je pouvais envoyer des lettres à ma famille, mais tout ce que je pouvais dire c'était "prisonnier en bonne santé".» Le 19septembre 1943, il s'échappe du camp. La France étant toujours en guerre, il décide de rester. « J'ai appris à parler italien en me faisant héberger par des autochtones, contre un travail.» Mais celui qui se faisait appeler «Ivo Modesto» ne reste pas longtemps dans chaque famille, ni dans chaque village. « Des affiches mettant en garde contre le sort réservé à ceux qui hébergeaient des résistants ou des prisonniers étaient placardés un peu partout.»

    C'est seulement près de deux ans après son évasion qu'il rejoint la France. 

    © Le Télégramme 

     


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  • Louis Cortot est décédé le 5 mars 2017
    à Saint-Mandé dans le Val de Marne.


    * Décès de Mr Louis Cortot - Compagnon de la Libération

    Louis Cortot est né le 26 mars 1925 à Sombernon en Côte d’Or. Son père était artisan ferblantier. 

    Il quitte la Côte d’Or en 1937 avec ses parents pour s’installer à Saint-Cloud où il passe son certificat d’études. Il fréquente également le club d’aviation populaire de Boulogne-Billancourt qui lui apporte des connaissances en mécanique.

     Au début de l’occupation, il est étudiant dans une école professionnelle à Suresnes. Très rapidement, au début de l’année 1941, à l’âge de 15 ans, il rejoint la résistance tout comme son frère aîné, Jean Cortot.

    Entré en contact avec l’Organisation spéciale (OS) du Parti communiste, il manifeste son désir de participer à l'action directe ; il commence par récupérer des armes, couper des lignes téléphoniques et distribuer des tracts.  Parallèlement, il doit abandonner ses études au milieu de sa troisième année à l'Ecole supérieure de Suresnes et devient  ajusteur.

     C’est dans l’usine dans laquelle il travaille qu’il confectionne les bombes qu’il va utiliser lors de ses missions.

    Louis Cortot réussit avec brio de nombreuses opérations ; il provoque ainsi avec son groupe le déraillement d'un train de tanks provenant des usines Renault, rend inutilisable un transformateur disjoncteur à Issy-les-Moulineaux en mai 1942 et participe au grenadage d’un convoi de jeunesses hitlériennes à Trappes.

    En juillet 1942, son groupe fait sauter le bureau du Rassemblement national populaire (RNP) à Boulogne-Billancourt, puis détruit à l’explosif le bureau d’embauche des ouvriers français volontaires pour le travail en Allemagne de Courbevoie.

    En janvier 1944, Louis Cortot rejoint les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) de Seine-et-Marne pour participer à l'implantation d'un maquis à Saint-Mammès. A partir de mai, il est chargé des liaisons entre l’Etat-major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) de Seine-et-Marne et celui de Paris.

    Le 26 août 1944, il est très grièvement blessé à la face à Lieusaint en Seine-et-Marne, par des éclats de balles explosives, au cours des combats de la libération, faisant, malgré cela, preuve d'un grand courage et de sang-froid en n'acceptant que sur ordre formel de rejoindre un poste sanitaire.

    Le 11 novembre 1944, il est décoré de la croix de la Libération par le général de Gaulle à l'Arc de Triomphe.

    Après sa convalescence, il est responsable pour la Seine-et-Oise des milices patriotiques et de la Garde civique républicaine. Il est notamment en charge de l’instruction des dossiers pour le jugement des collaborateurs du département.

    Aspirant de réserve à la fin de la guerre, il retourne à la vie civile d’abord comme ajusteur, puis dans la branche aéronautique chez Dassault en 1947 où il fait ensuite toute sa carrière.

    Louis Cortot est président national de l’Association nationale des anciens combattants et ami(es) de la Résistance (ANACR) et membre du Conseil de l’Ordre de la Libération depuis décembre 2010. Il préside aussi, à compter de l'été 2012, l'association des amis du musée de l'ordre de la Libération.

    Louis Cortot est décédé le 5 mars 2017 à Saint-Mandé dans le Val de Marne.


    • Grand Officier de la Légion d'Honneur
    • Compagnon de la Libération - décret du 8 novembre 1944
    • Croix de Guerre 39/45 (1 citation)
    • Croix du Combattant 39/45
    • Croix du Combattant Volontaire 39/45
    • Croix du Combattant Volontaire de la Résistance

    * Décès de Mr Louis Cortot - Compagnon de la Libération

     

    L'hommage de François Hollande

    Le président François Hollande a rendu hommage à cet homme qui «avait voulu transmettre aux nouvelles générations l’esprit de la Résistance» et qui, «toute sa vie», est «resté fidèle aux idées du Conseil national de la résistance».

    «Le 8 mai 2015, il avait remis les prix du Concours national de la Résistance et de la Déportation, il nous avait livré son dernier message: rester vigilants, ne jamais accepter les injustices, agir, non pas parce qu’on est sûr de réussir, mais parce que c’est juste. Ces mots résonnent plus que jamais aujourd’hui», a-t-il souligné dans un communiqué transmis par l’Elysée.

    Entre janvier 1941 et janvier 1946, 1 036 personnes, qui s’étaient «signalées dans l’oeuvre de la libération de la France et de son Empire», avaient été nommées dans l’Ordre de la Libération.

     Le général de Gaulle a par la suite ajouté à la liste les noms du Premier ministre britannique Winston Churchill et du roi d’Angleterre George VI, portant le nombre définitif de Compagnons de la Libération à 1.038.
    (Par AFP | Publié le 05/03/2017)

    * Décès de Mr Louis Cortot - Compagnon de la Libération

    (AFP PHOTO / THOMAS SAMSON)


     Article du journal

    * Décès de Mr Louis Cortot - Compagnon de la Libération

    Un héros nous a quittés. Louis Cortot, l'un des derniers compagnons de la Libération, s'est éteint dimanche à l'âge de 91 ans en région parisienne, a appris l'Agence France-Presse auprès de son fils Jean-Louis Cortot.

    Le titre de compagnon de la Libération a été décerné pour récompenser les personnes, les unités militaires et les collectivités civiles se signalant dans l'œuvre de libération de la France et de son empire.

     

    Louis Cortot est né le 26 mars 1925 à Sombernon en Côte d’Or. Au début de l’occupation, il est étudiant dans une école professionnelle à Suresnes. Très rapidement, au début de l’année 1941, à l’âge de 15 ans, il rejoint la résistance tout comme son frère aîné, Jean Cortot, indique sa biographie sur le site de l'ordre de la Libération. Il commence par récupérer des armes, couper des lignes téléphoniques et distribuer des tracts, avant d'abandonner ses études et de confectionner des bombes dans l'usine où il s'est fait embaucher.

     Louis Cortot "réussit avec brio de nombreuses opérations", liste sa biographie : déraillement d'un train de tanks provenant des usines Renault, sabotage d'un transformateur disjoncteur à Issy-les-Moulineaux, grenadage d’un convoi de jeunesses hitlériennes à Trappes, explosion du bureau du Rassemblement national populaire (RNP) à Boulogne-Billancourt, explosion du bureau d’embauche des ouvriers français volontaires pour le travail en Allemagne de Courbevoie...

    Revenu à la vie civile, il fait toute sa carrière ou presque dans la branche aéronautique du groupe Dassault.

    Article paru dans les pages du journal 

     

    La Fondation B.M.24 Obenheim
    présente ses sincères condoléances à sa famille


    (Fondation B.M.24  Obenheim)


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