• Henri TAILLEFER est né le 10 décembre 1906 à L'Isle-en-Dodon en Haute-Garonne. Militaire, il s’engage dans la France Libre en Palestine en août 1941. Il est affecté au Génie de la 1ère DFL. Le chef de bataillon Henri Taillefer est Mort pour la France le 18 mai 1943 à Takrouna, pendant la campagne de Tunisie Il fut inhumé au Cimetière de la région d'Enfidaville. Sa dépouille a été ré-inhumée au cimetière de L'Isle-en-Dodon le 10 mars 1949.http://www.lisleendodon.com/patrimoine/personalitees.htm Dossier administratif de résistant au SHD : GR 16 P 560899

    Source : Page du Livre d’Or des Français Libres LIEN

    Le Commandant Emile Taillefer, un Français libre

    Né le 10 décembre 1906, Emile Taillefer est l'aîné de trois enfants d'une famille de pâtissiers. Elève au cours complémentaire de L'Isle-en-Dodon dans la Haute-Garonne, puis au lycée de Toulouse, il entra à l'Ecole Polytechnique en 1929.

    A la sortie de l'école en 1931, il embrassa la carrière militaire qui le conduisit en 1937 au Service Géographique des armées en France, puis au Moyen Orient en 1939. Le 5 août 1941 il répond à l'appel du 18 juin et rejoint le général De Gaulle et les troupes de la France libre. Il fut spolié de ses biens en France et condamné à mort par contumace par le gouvernement de Vichy (jugements du tribunal de la 16e division militaire des 2 et 17 juin 1942).

    Il prit part en 1942 à la campagne de Libye au commandement de la 2e brigade française, était ensuite rappelé à Beyrout pour y diriger un cours d'aspirants du génie, avant de rejoindre la Première Division Française Libre commandée par le général de Larminat. En mai 1943 la division française, placée sous les ordres du maréchal Montgoméry, participa à la bataille décisive de Takrouna, à l'entrée de la plaine de Tunis, avant le débarquement des forces alliées en Sicile. Le commandant Taillefer fut tué au cours de la bataille, le 18 mai 1943. Sa dépouille a été inhumée au cimetière de L'Isle-en-Dodon le 10 mars 1949.

    Il est décoré de la Légion d'Honneur, de la Croix de Guerre avec palmes, de la médaille du Mérite Libanais, des médailles commémoratives du Levant, de la médaille de la Guerre 39/45 et de la médaille des Services Volontaires dans la France Libre.

    Le 1er septembre 1945, le général De Gaulle adressa cette lettre de félicitation à sa famille:

    "Répondant à l'appel de la France en péril de mort, vous avez rallié les Forces Françaises Libres. Vous avez été de l'équipe volontaire des bons compagnons qui ont maintenu notre pays dans la guerre et dans l'honneur. Vous avez été de ceux qui, au premier rang, lui ont permis de remporter la Victoire! Au moment où le but est atteint, je tiens à vous remercier amicalement, simplement, au nom de la France!"

    Le 1e Septembre 1945, Signé: Charles de Gaulle

    Source : Le Livre d'Or des Français Libres, cité par Jean-Louis Brousse en 2010

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    * Le Blog Sur les Chemins de la DFL 100 fois millésimé !

     

    Chères visiteuses et chers visiteurs,


    Notre site a reçu en ce jour sa 100 000ème visite depuis janvier 2014. Plus de 365.000 pages ont été vues et le nombre de visites journalières s’établit entre 90 et 170. Nous avons même connu deux jours de forte pointe à 500 et 700 visites cet été !

    Vos nombreuses consultations de notre blog d’actualité et de mémoire nous encouragent à poursuivre nos publications.

    Cela prouve que les informations fournies sont utiles, qu’elles maintiennent le lien entre Familles et Amis de la DFL et qu’elles apportent des réponses à certaines de vos questions ou de vos besoins.

     

    Notre esprit est celui du partage et nous espérons que nos travaux de mémoire inspirent et facilitent ceux que certains d’entre vous opèrent de leur côté. Merci dans ce cas de mentionner la source du Blog, en reconnaissance des actions de nos bénévoles.

     

    Pour ce travail, il nous faut remercier tous les contributeurs, nous n’en citerons aucun car nous risquerions d’en oublier. Nous adressons nos plus vifs remerciements

    • à nos anciens de la 1ère Division Française Libre,
    • à nos fidèles reporters photos,
    • à nos correspondants de France et du monde entier,
    • à nos correspondants héritiers d’anciens de la 1ère DFL pour la rubrique Trésors d’Archives.

     

    Nous encourageons tous nos visiteurs à nous apporter leurs commentaires et à nous faire part d’informations particulières sur les manifestations relevant du thème du blog. Nous les remercions par avance.

     

    Enfin un grand MERCI aux webmesters  pour la mise en ligne souvent très rapide des articles qu’ils réceptionnent et la maintenance du site qu’ils assurent.

    Fondation BM 24-Obenheim



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  • Constant Engels a 96 ans, il vit dans l'Ehpad Edelweiss, à Beauzelle, près de Toulouse. Ce vendredi ce résistant a reçu l'insigne de commandeur de la légion d'honneur pour avoir combattu avec les FFL au 1er RA de la DFL


    * Forces françaises libres. L'insigne de commandeur de la légion d'honneur pour Constant Engels

    (France Bleu Toulouse)

     

    "On ne lui arrive pas à la cheville. C'est un homme de valeur. On est très fières de l'avoir ! " Au premier rang pour la cérémonie, Yvonne et Marcelle sont émues. Constant Engels, leur voisin de chambre, reçoit ce vendredi l'insigne de commandeur de la légion d'honneur.

     Le vieil homme de 96 ans sourit en avouant qu'il a déjà "une centaine de médailles" dans son placard. Mais à chaque fois il est un peu tendu : "ce n'est pas le trac non mais je passe beaucoup de temps à préparer, à mettre en ordre... Ça m'a pris toute la soirée hier !"

     Constant Engels n'avait pas 20 ans au début de la seconde guerre mondiale. Il vivait en Belgique avec ses parents. Quand les Allemands envahissent le pays ils fuient en Angleterre : "à l'époque même les Russes avaient peur des Allemands"raconte Constant Engels. Après avoir été mobilisé puis démobilisé par Pétain, le jeune homme décide de rejoindre les Forces françaises libres. 

    Il combat, entre autres, en Érythrée, en Syrie, en Libye où il sera gravement blessé lors de la bataille de Bir-Hakeim. Il attend pendant plus de deux heures avec sa jambe en charpie : ses supérieurs loueront "son moral exemplaire".

    Cette attitude est aussi évoquée dans le décret qui lui attribue la Croix de la Libération : "Constant Engels a toujours recherché les postes de combattant. Il n'a cessé de remplir ses fonctions avec calme et mépris absolu du danger."


    * Forces françaises libres. L'insigne de commandeur de la légion d'honneur pour Constant Engels

    (En 1942, le général de Gaulle décore le jeune Constant Engels,
    blessé au combat - DR)

     

    "Tous les jeunes sont comme ça" commente, plus de 70 ans après, le résistant. "Il est très humble, très discret" confirme Nathalie, infirmière à l'Ehpad de Beauzelle. "Il ne parle de son passé que si on l'interroge, mais c'est vrai qu'aujourd'hui il est très heureux ! Il a la banane !"

     

    * Forces françaises libres. L'insigne de commandeur de la légion d'honneur pour Constant Engels

    (Constant Engels avec deux des généraux qui lui ont remis la légion d'honneur © Radio France - Jean Saint-Marc)

    Seuls quatorze des compagnons de la Libération sont encore en vie aujourd'hui. 

    * Forces françaises libres. L'insigne de commandeur de la légion d'honneur pour Constant Engels


    Par Jean Saint-Marc, Texte et photos   France Bleu Toulouse (lien) 

     

    (Article proposée par Blandine Bongrand - Saint Hillier)


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  • Merci à François Bresso
    (Texte et Photos)


    La cérémonie a eu lieu, le samedi 1er octobre 2016, à 17h,

        au monument du 22ème BMNA
    (Bataillon de Marche de Nord-Africains),

           en hommage aux libérateurs de Champagney - Éboulet
             en septembre - octobre 1944.

    La 1re division française libre en Franche-Comté,
    par le général Saint Hillier

    Chemin de mémoire : CHRONOLOGIE DES COMBATS

    La libération de Champagney - 2 - 
     (Alain Jacquot-Boileau)

    * Champagney: 72ème anniversaire de la libération d’Éboulet le samedi 1er octobre 2016

    * Champagney: 72ème anniversaire de la libération d’Éboulet le samedi 1er octobre 2016

    * Champagney: 72ème anniversaire de la libération d’Éboulet le samedi 1er octobre 2016

    * Champagney: 72ème anniversaire de la libération d’Éboulet le samedi 1er octobre 2016

    * Champagney: 72ème anniversaire de la libération d’Éboulet le samedi 1er octobre 2016

    * Champagney: 72ème anniversaire de la libération d’Éboulet le samedi 1er octobre 2016

    * Champagney: 72ème anniversaire de la libération d’Éboulet le samedi 1er octobre 2016

    * Champagney: 72ème anniversaire de la libération d’Éboulet le samedi 1er octobre 2016

    * Champagney: 72ème anniversaire de la libération d’Éboulet le samedi 1er octobre 2016

    * Champagney: 72ème anniversaire de la libération d’Éboulet le samedi 1er octobre 2016

    * Champagney: 72ème anniversaire de la libération d’Éboulet le samedi 1er octobre 2016

    * Champagney: 72ème anniversaire de la libération d’Éboulet le samedi 1er octobre 2016



     On notait la présence de Mr Louis Vilpini, Ancien du"22ème BMNA"
             
    et de Mr Jack Costa son accompagnateur.


     Mr Vilpini a fait le récit très émouvant
           de "la - sa" libération d’Éboulet, rappelant la mémoire
        de tous ses compagnons d'armes tués ces jours là!

     

    Photos page 2

     

     

     


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    Remerciements :  Livre d'Or françaislibres.net et Ordre de la Libération

    René Millet

    * Trésors d'Archives - Roger et Rachel MILLET, un couple franco-britannique chez les Free French

    (Laurent Laloup - Livre d'Or des Français Libres)

    1er Bataillon de Fusiliers Marins
    1er Régiment de Fusiliers Marins
    Flottille MTB

    René Millet est né le 15 août 1910 à Londres.

    Il effectue son service militaire dans la Marine en 1932-1933.

    Mobilisé comme enseigne de vaisseau de réserve en septembre 1939, il passe à l'armée de terre comme aspirant dans l'infanterie en décembre 1939.

    Fait prisonnier en juin 1940, il est interné en Allemagne à l'Oflag II B puis au Stalag II B, les aspirants n'étant pas reconnus comme officiers par les Allemands.

    Il se lie avec Raymond Meyer avec lequel et deux autres camarades, il s'évade en février 1941, après une longue préparation, en direction de la Lituanie. Il est arrêté à la frontière par la police soviétique.

    Fait prisonnier à nouveau, il est interné à Kaunas puis au sud de Moscou avec d'autres Français qui se groupent bientôt autour du capitaine Billotte. Les Français demandent à rejoindre la France libre et, en raison de l'agression allemande du 22 juin 1941, parviennent à convaincre les Soviétiques de leur faire gagner la Grande-Bretagne. Le 30 août 1941, René Millet embarque sur le Empress of Canada avec 185 camarades et rejoint, par Arkhangelsk et le Spitzberg, l'Angleterre, le 9 septembre 1941.

    Les "Evadés par la Russie"

    * Trésors d'Archives - Roger et Rachel MILLET, un couple franco-britannique chez les Free French

    Roger Millet : en bas, tout à fait à droite (Laurent Laloup - Livre d'Or des Français Libres)

    René Millet écrivit le chant de Marche des Russes de la France Libre  sur l'air du Chant de marche-des bataillonnaires

    Refrain

     Pour combattre avec de Gaulle,

    Souviens-toi, souviens-toi
    Qu’il faut s’taper pas mal de tôles
    En veux-tu, en voilà,
    De Kaunas à Mitchourine,
    Au paradis de Staline,
    Évadés dans la misère,
    Toujours la mine altière.

    Réaffecté à la Marine, d'abord à l'Etat-major des Forces navales à Londres de décembre 1941 à mars 1942, René Millet reprend rapidement la lutte sur mer et, jusqu'en décembre 1942, sert à la 23e Flottille de MTB (Motor Torpedo Boat).

    Comme enseigne de vaisseau de 1ère classe, René Millet rejoint ensuite les rangs du1er Bataillon de fusiliers marins (1er BFM). Il prend part aux campagnes de Libye et de Tunisie en 1943.

    Commandant un peloton de reconnaissance du 1er Régiment de fusiliers marins (1er RFM) qui a succédé au 1er BFM, René Millet se distingue particulièrement au cours des opérations d'Italie : à Pontecorvo où il parvient le premier, à Bagni-Albule dont il s'empare, faisant plus de 50 prisonniers, et devant Montefiascone, le 10 juin 1944, quand, blessé par le tir répété d'une arme anti-char, il refuse d'être évacué avant d'avoir organisé sa position et avoir été remplacé par un autre officier.

    Ensuite, tout au long de la campagne de France, de la Méditerranée au Rhin, il sert au 3e Escadron du Régiment, d'abord comme officier en second puis comme commandant. Il s'empare de 16 villages ainsi que de plusieurs positions importantes, causant de grosses pertes à l'ennemi et capturant plus de 250 prisonniers, obtenant pour son escadron une citation à l'ordre de l'armée.

    René Millet termine la guerre comme lieutenant de vaisseau et, démobilisé en janvier 1946, choisit ensuite la carrière diplomatique. Il est secrétaire d'Ambassade à Ankara de 1945 à 1946 puis consul de France à Johannesburg de 1947 à 1949.

    Il est successivement ambassadeur de France à Fort-Lamy (Tchad) de 1962 à 1963, à Rangoon (Birmanie) en 1965, à Nairobi (Kenya) en 1969 puis consul général de France à Monaco de 1973 à 1975, après avoir été en poste également à Bangkok, Manille, Djakarta, Hanoi, Saigon, Bizerte et Los Angeles.

    René Millet est décédé le 9 avril 1978 à Paris. Il est inhumé à La Celle Saint-Cloud dans les Yvelines.

    • Commandeur de la Légion d'Honneur 
    • Compagnon de la Libération - décret du 20 janvier 1946 
    • Croix de Guerre 39/45 (8 citations) 
    • Médaille de la Résistance 
    • Médaille des Evadés 
    • Médaille Coloniale avec agrafes "Libye", "Tunisie"

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

    Rachel Howell Evans épouse Millet - son Livre d'or ! LIEN

    Rachel Millet, auteur de "Spearette: a Memoir of the Hadfield-Spears Ambulance Unit 1940-1945 ", éditions Fern House (31 juillet 1998) 

    * Trésors d'Archives - Roger et Rachel MILLET, un couple franco-britannique chez les Free French

    (Laurent Laloup - Livre d'Or des Français Libres) 

    Article paru en 2003

    Rachel Millet (Rachel Howell Evans), décédée à 89 ans, était l'une de ces jeunes redoutables Anglaises de l'hôpital mobile Hadfield-Spears, attaché aux Forces Françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale. L'unité avait été fondée en 1939 par Lady Spears, épouse du député conservateur major-général Sir Edward Spears, avec le soutien financier de Lady Hadfield, qui avait déjà œuvré dans les services de santé au cours de la Première Guerre mondiale.

    Après la chute de la France en 1940, Rachel Howell Evans a été recrutée comme chauffeur et infirmière pour aider les chirurgiens à la 1ère Division Française Libre en Afrique du Nord. Après avoir été formée à l'Hôpital de Great Ormond Street Children à Londres, elle fut choquée en voyant les blessures par éclats lors de la bataille d'Alamein; et quand les plaies septiques étaient pleine d’ asticots, elle apprit  à faire semblant auprès de ses  patients que les démangeaisons indiquaient qu'ils allaient mieux.

    Mais si elle aidait dans les salles aux heures d’affluence, son principal travail était de conduite l'unité sur de longues distances, parfois jusqu'à 1.000 miles. Une autre de ses taches consistait à transporter Lady Spears, lisant sur le siège arrière des romans policiers.

    Les températures dans le désert pouvaient varier d'un froid glacial à une chaleur de cuisson qui finissait par endormir les conducteurs au volant. Les Spearettes, ainsi que les Français appelaient ces jeunes Anglaises de confiance avaient une allocation personnelle de deux litres d'eau par semaine le double de celle d'un soldat de la Huitième Armée, qui avaient appris à gérer leur quota en adoptant le lavage de leurs vêtements à l'essence et de leurs cheveux dans de la paraffine.

    A  Tobrouk, comme le rappelait ironiquement Rachel Howell-Evans, son futur mari prétendait  l'avoir tirée par les jambes de dessous sa voiture où elle était en train d’effectuer des travaux de réparation, et d'avoir été accueilli par une volée de jurons. Finalement, elle se calma et lui offrit un whisky ; après la guerre, elle se maria à René Millet, officier Free French.

    Rachel Howell-Evans et son fidèle Ford n ° 82, ont suivi les Alliés en Italie, où elle a été invitée à se joindre à un petit Commando Français dans le Sud de la France, une mission qui a conduit lui décerner la Croix de Guerre. Le commando était arrivé de nuit sur la mauvaise plage, et à l'aube, avait été attaqué par les bombardiers américains qui pensaient qu'ils étaient Allemands.

    Mais en dépit de la réception d'une longue estafilade sur sa jambe, elle s’amusait encore de constater que les Français plaçaient leurs casques d'acier sur leurs fesses pour se protéger. Plus tard, il a été révélé que la plage où ils étaient censés aborder avait été fortement minée. L'unité mit en place un poste de premiers secours dans la maison d'un maire collaborationniste, où ils reçurent l'aide de la sage-femme et de la prostituée locales. Ils se sont ensuite déplacés progressivement vers le nord avec l'avance alliée. A Nîmes, Rachel Howell Evans est entrée dans un château qui avait été un siège allemand et a trouvé un repas à moitié mangé sur la table.  après avoir aidé à le terminer, elle a utilisé une baïonnette pour forcer l'ouverture d'une pièce fermée dans laquelle elle a découvert un ensemble complet de cartes allemandes de France.

    Même si les Allemands étaient en retraite, son journal enregistre une litanie de sinistres blessures ainsi que des rencontres insolites : deux jeunes officiers allemands blessés sont morts après avoir refusé qu’elle leur donne  du plasma parce qu'elle ne pouvait pas garantir que le sang ne venait pas de Juifs ou de noirs ; un Français, qui avait enseigné lui-même l'anglais en lisant Shakespeare, lui parlait avec ravissement dans un accent tout à fait incompréhensible...

    Comme la victoire approchait, l'unité fut victime d'une bataille rangée entre les généraux Spears et de Gaulle. Spears avait aidé ce dernier à échapper à la France en 1940, mais ils sont tombés sur plus mau vaise conduite française au Liban et en Syrie plus tard dans la guerre. De Gaulle prit sa revanche. Il ordonna d'abord que le nom d’Hadfield-Spears soit retiré des véhicules de l'unité; puis, quand il entendit  les soldats français crier « Voilà Spears et Vive Spears » lors de la parade de la victoire sur les Champs-Elysées, il  ordonna le démantèlement immédiat de l'unité, même si elle était  destinée à partir en Extrême Orient.

    Fille d'un avocat, Rachel Howell Evansest née à Trefnant, Denbigshire, le 15 janvier 1914 et fut élevée par des gouvernantes.

    Après sa formation d'infirmière à Great Ormond Street pendant rois ans, elle était sage-femme dans une école quand la guerre a éclaté. 

    Elle a démissionné et rejoint le Transports corps mécanisé. Pendant trois semaines, elle défile dans les rues de Londres sous l’œil féroce d'un sergent des Guards ; elle append à donner les premiers soins, la lecture de cartes et l'entretien de véhicule, avant de sortir en tant que lieutenant.

    Rachel Howell-Evans a ensuite été affectée au port de Londres avant d'être volontaire pour se joindre à l'Hôpital Hadfields-Spears. Après l'achat à ses propres frais d'une grande partie de ses équipements tropicaux, elle partit pour l'Afrique du Nord.  Ensuite, Rachel Howell-Evans a épousé René Millet en 1946, qui rejoignit le service diplomatique français. Le jeune couple a été envoyé d'abord à Ankara, où elle est devenue amie de l'auteur français Romain Gary, puis à Johannesburg et à Bangkok...Plus tard ce fut  le Tchad, la Birmanie, l'Indonésie et la Tunisie. Finalement, Rachel Millet s’installa dans le village de Suffolk Kirtling, de sorte que leurs deux filles puissent être éduquées en Angleterre. Bien que Mme Millet ait continué à rejoindre son mari dans ses affectations, elle aimait être en mesure de chasser et de pêcher à nouveau. Elle fut l’une des premiers à introduire des poneys du Connemara en Angleterre et a aidé à fonder l'East Anglian natif Poney Society. En 1998, elle a publié « Spearette, une mémoire de l'Hôpital Hadfield-Spears ». Rachel Millet est décédée le 1er Juin 2003.  Son mari est décédé en 1978. Ils avaient deux filles.


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