• De la part de Eric Minotti

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    * Le destin extraordinaire de Louis Kasni Warti, dernier Calédonien survivant du Bataillon du Pacifique

    Le dernier Calédonien du Bataillon du Pacifique • ©Eric Cintas

     

     

    On a envie d'avoir un grand-père comme lui, racontant de belles histoires, héroïques et tragiques, des hommes qui ont fait la guerre et se sont battus pour la liberté. Ecouter Louis Kasni Warti c'est plonger dans la vie d'un Volontaire du Pacifique, avec fascination et respect.

     

    La commémoration du 80ème anniversaire du raliement de l'Océanie à la France Libre (la Polynésie le 2 septembre, la Nouvelle-Calédonie le 19 septembre), nous permet une visite chez le dernier survivant Calédonien du Bataillon du Pacifique. Dès qu'on rentre dans son petit appartement de Brunoy dans l'Essonne, qu'il partage avec sa femme Monique, on ne peut pas rater la grande photo de deux périodes de sa vie. 1945 et 2019, l'année de l'armistice du 8 mai 1945 dans une photo aux côtés de Jean Tranape, Compagnon de la Libération, et une autre, l'année de ses 100 ans.

    Car Louis Kasni Warti est né le 1er Novembre 1919 à Nouméa. Il passe sa jeunesse dans le quartier de la vallée des colons. Le 1er Avril 1940 il s'engage avec le Bataillon d'infanterie coloniale à Nouméa, sous le matricule 2045 comme soldat de deuxième classe, il a alors 21 ans. Puis il intègre les Forces Françaises Libre (FFL) le 12 février 1943 et enfin dans le désert Libyen et sera rattaché au Bataillon d'Infanterie et de Marine du Pacifique, le fameux BIMP. Il est volontaire et fait partie du deuxième contingent du corps expéditionnaire, après le premier parti en 1941. Louis embarque à bord du croiseur USS Helena le 4 mars 1943 à 6 h 30 du matin, pour voguer vers son destin, fier de s'engager : " C'était normal, j'ai été élevé dans une école française, à l'Européenne, tous les jours avant de rentrer en classe on chantait la Marseillaise. Je me suis engagé car notre but c'était de libérer la France, notre mère nourricière. On n'en avait rien à foutre de Pétain, on était un peu comme des mercenaires et de Gaulle a fait appel à des Français libres." 

     

    Que ce soit à Tahiti ou en Nouvelle Calédonie, nous étions des soldats engagés pour défendre la mère patrie. Et on a formé le Bataillon du Pacifique, Tahitiens et Calédoniens, même si moi je suis arrivé plus tard au moment de la création du BIMP. 

    Louis Kasni Warti


    Et Louis de nous entonner une Marseillaise extraordinaire (à son arrivée en France, il a fait partie d'une chorale en tant que baryton). Papi Louis a encore une voix magnifique et surtout un enthousiasme débordant quand il entame l'hymne national. Regardez le reportage d'Outre-mer la 1ère :

     

     

    Désert Torride

     

    Le 16 juin 1943 il rejoint enfin Tripoli en Lybie, affecté à la 3e compagnie du BIMP. Il découvre le désert et la guerre contre l'Afrika Korps de Rommel, les premières souffrances aussi. Le deuxième contingent vient renforcer le premier qui a subi de lourdes pertes dans le désert suite à la bataille de Bir-Hakeim. Les survivants s'en sont sortis miraculeusement avec ce qu'on a appelé " la sortie de vive force " en pleine nuit, à travers les lignes ennemies Italo- Allemandes, sur l'azimut 43.

     

    * Le destin extraordinaire de Louis Kasni Warti, dernier Calédonien survivant du Bataillon du Pacifique

     

    Une position française dans le désert • ©Leemage via AFP

     

    Mais les conditions de vie dans le désert étaient difficiles pour tous les hommes qui souffraient de la soif et du vent du désert, le sirocco. Louis n'y échappe pas. " Le sirocco était terrible, et il a fait beaucoup de mal. On buvait de l'eau rouillée des camions qui étaient touchés. Alors l'eau rouillée oui c'est bon, un peu d'eau ferrugineuse ça ne peut pas faire de mal non plus. " 

    " Dans le désert, on avait peur de mourir, mais avant l'assaut on avait un prêtre qui célébrait la messe, alors on y allait. En Italie aussi à Cassino c'était terrible, nos avions avaient tout bombardé, et on pensait avoir réduit en cendres les positions des Allemands. Mais ils continuaient à nous tirer dessus. Je m'en suis sorti en faisant un roulé-boulé car j'étais dans la visée d'un tireur allemand. On éprouvait le besoin de passer à travers, on était courageux oui ! "


    La mort ne le choisit pas

    Louis est blessé par un tir de mortier le 12 mai 1944 près du mont Girofano, lors de la deuxième offensive de Monte-Cassino, à l'assaut de la ligne Gustav. Il est évacué, d'abord à dos de mulet : " J'ai vu certains de mes camarades tomber, quel courage avaient les brancardiers pour aller chercher les morts et les blessés de cette façon."

     

    * Le destin extraordinaire de Louis Kasni Warti, dernier Calédonien survivant du Bataillon du Pacifique

    Le débarquement en Provence en août 1944 • ©Leemage via AFP


    Mais il reprend le combat pour débarquer à Cavalaire, en Provence, sur le sol de cette France qu'il aime tant. Le 17 août, à 3 heures du matin, il l'atteint enfin, et manque d'y perdre la vie. " C'est un copain qui m'a pris par les épaules et m'a sauvé, il m'a ramené sur la plage. Car avec ma petit taille, 1m58, j'ai pensé que j'étais foutu, pensez-vous ! Je ne pensais pas en revenir, comment voulez-vous nager  avec les bottes pleines d'eau, les poches pleines de grenades ? D'autant qu'il fallait tenir le fusil au-dessus de nos têtes, sinon, mouillé, il ne pouvait plus servir, " se souvient-il avec précision.

    Il combat pour la libération d'Hyères non sans avoir donné un coup de main avec sa 3ème compagnie aux Américains qui étaient bloqués sur la plage d'Alpha Beach : " Comme nous, les Calédoniens et Tahitiens, on courrait vite, on est allé les aider et on les a sorti de là, ils ont pu continuer leur progression, " se rappelle-t-il avec fierté.

    Louis se souvient aussi de la bataille du Golf Hôtel, à Hyères, un terrible affrontement dans ce labyrinthe de béton avec plusieurs niveaux,
    " On y allait au lance-flammes pour déloger les Allemands, ce n'était pas beau à voir mais on n'avait pas le choix ". Il garde aussi en tête une image spectaculaire, comme dans un scénario de film, avec la jeep du général Brosset qui montait sur l'escalier de l'hôtel, conduite par son aide de camp, l'acteur Jean-Pierre Aumont.

    Il va avec le BIMP jusqu'aux Ardennes, où il combattra dans le froid. Puis il est démobilisé en novembre 1944 pour rejoindre, comme de nombreux Volontaires du Pacifique, la caserne tranquille et douillette de Latour-Maubourg, à Paris. De Gaulle les félicitera tous. Un grand moment pour le petit Louis. Il terminera la guerre comme voltigeur de première classe.


    Français, enfin !

    Après la guerre il revient en Nouvelle Calédonie où il reste un an sans travailler, il décide alors de repartir en métropole. II obtient d'abord sa nationalité Française le 9 août 1946. Puis il travaille aux studios photos et films d'Epinay-sur-Seine, puis dans une compagnie d'assurance. Né de parents javanais Louis s'est toujours senti un peu seul et même abandonné pendant cette guerre. " Je ne recevais pas de colis, je n'avais pas de famille qui m'en envoyait. Les autres, oui et ça me faisait bizarre." Ceci explique peut-être son deuxième départ de Nouméa.

     

    * Le destin extraordinaire de Louis Kasni Warti, dernier Calédonien survivant du Bataillon du Pacifique

    Louis Kasni Warti, à gauche, aux côtés de Jean Tranape, caserne de La Tour-Maubourg, 1945 • © Collection Tranape


     

    Je m'en suis sorti mais j'ai eu de la chance, il fallait sauver sa peau, et partant de là on devient un peu un héros. Mais il faut aussi avoir l'âme guerrière et aimer sa patrie.

    Louis Kasni Warti

    Légion d'Honneur en 2010

    La France lui décerne la Légion d'Honneur en 2010.  Louis aura 101 ans le 1er novembre prochain, il est le dernier survivant calédonien du Bataillon d' Infanterie et de Marine du Pacifique, alors que quatre Polynésiens sont encore en vie, dont Ari Wong Kim qui vient de recevoir la Légion d'Honneur. Il est titulaire de la médaille militaire, de la Croix de guerre 39-45 avec citation, de la médaille de la Résistance et de la médaille des blessés de la France libre.

    Ce fervent gaulliste parle encore de cette mère patrie qui lui a tout donné, et face à la camera, il est là, debout et salue, avant de confier :
    " Tout ce que j'ai fait, j'en suis fier parce qu'en plus de ça, après la guerre j'ai souvent lu l'appel du général de Gaulle dans les commémorations où j'étais invité. A chaque fois c'était poignant. "

     

    * Le destin extraordinaire de Louis Kasni Warti, dernier Calédonien survivant du Bataillon du Pacifique

     

    Le salut de Louis Kasni Warti • ©Eric Cintas

     

    A ce moment de la discussion Louis Kasni Warti a les yeux qui s'embuent, l'émotion est soudainement trop forte pour lui, il a du mal à parler, mais parvient à délivrer ces derniers mots en guise de conclusion :
     

    C'est la destinée, on a la chance de s'en sortir, d'autres ne s'en sortent pas, voilà. Louis nous montre sa dernière fierté, une photo de lui avec son petit-fils Mathieu, officier dans l'armée de l'air, de la base aérienne 133 à Saint-Dizier. Puis il nous accompagne jusqu'à l'ascenseur, avec son petit sourire malicieux et ses yeux qui pétillent à nouveau.

    On sent chez cet homme toute la fierté qu'il a de raconter son histoire. On le sent aussi en paix avec lui-même. Portant sa Légion d'Honneur côté cœur, et son insigne du Bataillon du Pacifique côté droit, calot sur la tête, ce grand petit bonhomme nous adresse un dernier signe en guise d'au-revoir.

    Repos soldat, merci Monsieur Kasni Warti.

     


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  • Yacine Benhalima est l’arrière-petit-fils de William Grand, qui s’est engagé avec son frère Walter en septembre 1940. Le premier fut l’ordonnance de Félix Broche, premier chef de corps du Bataillon du Pacifique, mort à Bir Hakeim. William Grand a été rapatrié sur Tahiti fin 1943, Walter Grand a suivi le BP et le BIMP jusqu’à la fin du conflit et est rentré avec ses camarades survivants au printemps 1946. Etudiant en deuxième année de Master de recherche en Histoire à l’Ecole des hautes Etudes en Sciences Sociales, Yacine Benalima vient de soutenir son Mémoire sur le sujet du Bataillon du Pacifique. Il prépare maintenant l’agrégation d’Histoire à Paris 1, avant de poursuivre en doctorat. Nous le remercions pour l’autorisation qu’il nous donne aujourd’hui de partager avec vous son travail de Mémoire, et nous lui souhaitons une excellente réussite dans son parcours d'historien.

     

    Le Mémoire peut être téléchargé en cliquant sur l'icone de téléchargement (Download)....

     

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  • Inauguration 'une stèle en l'honneur du capitaine JOURDIER, compagnon de la Libération (1er Spahis marocains)

    Le mardi 30 juin, un détachement de spahis, déployés en opération au Sud-Liban, a commémoré le 80e anniversaire du ralliement des spahis marocains à la France Libre.
    Sur les hauteurs du Jourdain (appelée « Hasbani » au Liban), au niveau de l’ex- frontière libano-palestinienne, le 1er régiment de spahis, unité Compagnon de la Libération, a inauguré une stèle commémorative en l’honneur du capitaine Jourdier, Compagnon de la Libération.
    Ils étaient une cinquantaine de spahis à se réunir autour de cette stèle commémorative pour rendre hommage, avec admiration, à l’acte fondateur du capitaine Jourdier en 1940. (Facebook Ordre de la Libération)
     
     
     
    Article du Dauphiné Lien
    Dans le cadre de l’opération Daman, près de 700 militaires français et une compagnie d’infanterie finlandaise contribuent à la force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) en armant une partie de son état-major et la Force Commander réserve de l’opération. Cette unité de réserve et d’intervention réalise ses missions sur l’ensemble de la zone du Sud-Liban en étroite coopération avec les forces armées libanaises.  (Photos Armée de terre)

    La cérémonie a commencé par l’évocation du choix du capitaine Jourdier. En juin 1940, la France signait l’armistice avec l’Allemagne. À cette même date au Liban, le capitaine Jourdier, à la tête du 1er escadron du 1er régiment de spahis marocains, a refusé d’accepter cette défaite et a décidé, avec 72 de ses hommes, de rejoindre les troupes britanniques en Palestine.

    Inauguration 'une stèle en l'honneur du capitaine JOURDIER, compagnon de la Libération (1er Spahis marocains)

    Comment les spahis prirent-ils leur décision ?

    80 ans plus tard, après avoir remis quatre médailles de la défense nationale à des spahis méritants, le colonel Charles-Emmanuel Daviet, chef de corps, s’est interrogé : « Aujourd’hui encore, on est saisi d’admiration devant l’audace et la clairvoyance de ce geste fondateur. Comment les spahis prirent-ils leur décision ? Est-ce l’instinct, l’éducation ou l’inconscience qui les poussèrent à refuser la défaite ? L’essentiel est que demeure vivace l’élan qui jaillit du plus profond d’eux-mêmes. » En 1940, à la suite du capitaine Jourdier, les spahis ont reconstitué le 1er régiment de marche des spahis marocains et participé à toutes les campagnes de la France libre, du Soudan à l’Érythrée, de la Libye à la Tunisie, avant de débarquer en Normandie en 1944…

    Le 1er régiment de marche de spahis marocains recevra la croix de la Libération le 23 août 1945 à Fontainebleau.

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    • Histoire de l'Escadron Jourdier (Blog DFL) Lien
    • Biographie de Paul Jourdier Ordre de la Libération
    • Paul Jourdier a été honoré en 2016 à Nevers (Blog DFL) Lien
    • Parcours de Michel Abalan, Compagnon de la Libération des Spahis (Blog DFL) Lien
     

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  •     A l'occasion du 76e Anniversaire du Débarquement de Normandie, la Délégation Le Havre de la Fondation de la France Libre vous propose de découvrir les mémoires du Commando Marcel RAULIN (88 p.), issues des archives familiales de sa fille, Madame Monique Joly.

    Ce document est téléchargable sur le site de la Délégation 

    * 6 jui 2020 : parution des Mémoires inédites du Commando Marcel Raulin  

    Marcel Raulin, marin marchand en  juin 1940, raconte les circonstances de son évasion de Panama pour rejoindre l'Angleterre après avoir entendu l'Appel du général de Gaulle.

    Versé d'abord aux fusiliers marins et servant successivement en 1941 à bord de deux navires de Guerre, la corvette Alysse puis le contre-torpilleur Léopard, il relate ensuite son entrainement en Ecosse en 1942 pour intégrer le Commando de Philippe Kieffer. Son parcours dans le n°4 commando franco-britannique évoque les premières missions des raids au cours de l'année 1943, le Débarquement avec ses camarades du n° 4 Commando à Colleville-sur Orne le 6 juin 1944, la Libération d'Ouistreham et la campagne de Normandie. Il poursuit et termine la guerre dans la Campagne des Pays-Bas à l'hiver 1944-1945, dans laquelle les Commandos débarquent et investissent Flessingue sur l'ile de Walcheren, dans le cadre de l'Opération Infatuate.

    Médaillé de la Résistance, Marcel Raulin est titulaire de nombreuses distinctions.

     

    * 6 jui 2020 : parution des Mémoires inédites du Commando Marcel Raulin

    Décorations : Médaille Militaire - Ordre National du Mérite - Croix de Guerre 39/45 avec étoile - Médaille de la Résistance - Croix du Combattant Volontaire de la Résistance - Croix du Combattant Volontaire avec agrafe 39/45 - Médaille commémorative de la Guerre 39/45 avec agrafes Engagé Volontaire, Allemagne, Manche, Libération - Croix du Combattant - Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre - Médaille du Débarquement (Britannique) avec clasp campagne de Normandie : "Blessent mon cœur d'une langueur monotone" - Blason "combined operations command" (D-Day et Walcheren). 

    Plaques d'identité en carton de Marcel Raulin. La plaque verte restait sur le corps en cas de décès.


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  •  Voir l'article original

    Forgotten Fights: The Free French at Bir Hacheim, May 1942

    The courageous Free French defense of the remote desert fortress of Bir Hacheim in May 1942 helped turn the tide of the war in North Africa.

    May 25, 2020

     

    Top Image: French Legionnaires in action, June 1942. Courtesy of the Imperial War Museums, E 13313.

     

    One of WWII’s most stirring “Forgotten Fights” took place in May 1942 at the North African desert outpost of Bir Hacheim (also Bir Hakeim.) In this encounter, German and Italian forces under the command of Germany’s “Desert Fox,” General Erwin Rommel, faced off against Free French forces, including African colonial troops, under Brigadier General Marie-Pierre Koenig. The French fought hard for two weeks before finally giving way, allowing Rommel’s forces to continue their advance toward the Suez Canal. Even in tactical defeat, however, the French had won a significant strategic victory.

     

    As May began, approximately 90,000 German and Italian troops, including 560 tanks, faced about 110,000 British, British imperial and allied troops and 840 tanks along the Gazala Line in Libya south and west of the important port of Tobruk. Lieutenant General Neil Ritchie, commanding the British Eighth Army, deployed Koenig’s 4,000-man 1st Free French Brigade at the Gazala Line’s southern end, some forty miles deep in the Sahara Desert, at a desolate, crumbling old fort at Bir Hacheim.

     

     

    French African veterans of Bir Hacheim. Courtesy of the Library of Congress.

     

    Koening’s command was a hodgepodge, consisting of French Marines, Foreign Legionnaires, and soldiers from French African colonies such as Senegal, Madagascar, and what is now Central Africa. Though lacking tanks and much heavy equipment, Koenig’s men were tough warriors determined to prove their worth against a foe that had rolled triumphantly across mainland France just two years earlier. The Foreign Legionnaires included many refugees from Nazi-occupied Eastern Europe, equally determined to avenge the loss of their homelands.

     

     

    A Foreign Legionary takes a swig of precious water. Courtesy of the Library of Congress.

     

    On May 26, Rommel sent Italian forces in a frontal attack against the Gazala Line. But this was merely a feint. While the Italians demonstrated, the Desert Fox led the 15th and 21st Panzer divisions and the Italian Ariete armored division south into the desert, defeating British armored units and arriving before Bir Hacheim on May 27. Surmising that the French would be pushovers, Rommel continued onward with his German divisions and left the Italians to deal with Bir Hacheim. That, as it turned out, was a costly mistake.

     

    Italian tankers, brave but operating flimsy, obsolete equipment, immediately assaulted the French positions. Although they penetrated the wire in some spots, however, Koenig’s well-dug in forces knocked out 32 tanks and drove off the attackers. Rommel meanwhile continued north, destroying other British outposts and completing the encirclement of Bir Hacheim.

     

     

    A French African Mortar Crew. Courtesy of the Library of Congress.

     

    Victorious in small unit actions but unable to entirely unhinge the Gazala Line, Rommel fumed at Koenig’s continued grim resistance at Bir Hacheim. When the Free French commander brushed off a surrender demand, Luftwaffe fighters and bombers began mercilessly bombing and strafing the tumbledown fortress. Rommel also ordered his artillery to pound the French positions, and, pulling back his German troops from their advanced posts further north, sent them and Italian infantry and tanks to attack Bir Hacheim day and night. Koenig’s Legionnaires had constructed their positions well, however, and despite growing shortages of ammunition, and especially water, the French held on.

    By the end of the first week of June, Koening knew that his men were near the end of their tether and radioed for permission to break out of the encirclement and withdraw. That permission was denied, for the British, anticipating the final destruction of the Gazala Line, were preparing fall-back positions at El Alamein in Egypt. Koenig dutifully returned to the fight as his men, under constant bombardment in blazing heat and subsisting on thimblefuls of water, beat back one attack after another.

     

    French artillery in action at Bir Hacheim. Courtesy of the National Museum of the US Navy.

     

    On the night of June 10-11, knowing that Bir Hacheim’s fall was imminent, Koenig ordered a breakout under cover of darkness. At first the French tried to withdraw in formation, but as the Germans discovered the movement the retreating garrison broke up into groups of a few men and individuals. Over the next couple of hours, they grappled the Germans and Italians in hand to hand combat. Incredibly, the majority of the surviving garrison broke out to safety. Just as incredibly, General Koenig was driven out of the fortress by Susan Travers, an Englishwoman assigned to the French medical detail as an ambulance driver. “It is a delightful feeling, going as fast as you can in the dark,” she later remembered. “My main concern was that the engine would stall.” Her bullet-riddled Ford safely carried the duo back into British lines. Travers would later be formally admitted to the Foreign Legion.

     

    Rommel said of Bir Hacheim that, “seldom in Africa was I given such a hard fought struggle.” The courageous defense of the desert outpost seriously upset Rommel’s plans for victory in North Africa. Although he would shatter the Gazala Line and capture Tobruk, the British gained valuable time to prepare their defenses at El Alamein where, several months later, the tide of the war in Africa would finally turn.


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