•  La préfète de Lozère, Christine Wils-Morel, a remis, le 16 mars, la médaille de Chevalier de la Légion d’honneur à Guy Richard. Ce Fort-Mahonnais, âgé aujourd’hui de 94 ans, a traversé la Manche, en 1941, pour rejoindre le général de Gaulle, en Angleterre. Une « délégation de l’Union nationale des combattants – anciens des missions extérieures avait fait le déplacement, depuis Fort-Mahon-Plage, pour assister à cette remise de décoration », fait savoir Philippe Broucke, son président.

    Le courrier Picard

    Le nom de Guy Richard figurait parmi les 431 dans la liste de la promotion du 1er janvier 2019 de la Légion d’honneur. Il a été fait chevalier pour son action de résistant et de président d’une union locale d’anciens combattants, avec 77 années de service.

     

    Le courrier Picard

    Le 16 septembre 1941, à 21 heures, Guy Richard (alors âgé de 15 ans), son frère aîné, Christian, les deux frères Pierre et Jean-Paul Lavoix ainsi que Reynold Lefebvre ont réussi l’exploit de traverser la Manche pour rejoindre le général de Gaulle, depuis Fort-Mahon. Ils étaient à bord d’un canoë canadien en bois, munis de vivres, d’un fusil et de 45 cartouches. Cette traversée, les jeunes l’avaient préparée tout l’été. Le départ s’est fait de Fort-Mahon-Plage. L’embarcation a dérivé jusqu’à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) puis traversé en direction des côtes anglaises. Ils ont accosté au pied des falaises d’Eastbourne, qu’ils ont gravies.

     

     

    Le courrier Picard

    Les cinq jeunes avaient été recueillis par les autorités anglaises, avant de rejoindre l’école des cadets de la France libre puis les forces alliées dans les campagnes d’Italie, de France et d’Allemagne.

    Guy Richard est le seul membre encore vivant de l’équipage. Il vit désormais dans une maison de retraite, à Marjevols, en Lozère. Il a tenu, en 2015, à revenir à Fort-Mahon. Après un circuit sur les traces de sa jeunesse, la municipalité, les Anciens combattants et la Fondation Charles-de-Gaulle avaient organisé une cérémonie devant le monument des Cadets de la France Libre. Guy Richard avait alors été décoré de la Croix du combattant.

     

    Article du Courrier Picard LIEN

    Récit de l'évasion en canoë LIEN


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  • Présentation d'un vétéran de la 1ère DFL qui rejoignit la Résistance très jeune volontaire de la guerre 1939-1945

    Fondation France libre Délégation du Var

    15 mars, Publié sur le Groupe FB de la Délégation LIEN
     

    * Ralph ALBERTO, Résistant et BIMP de la 1ère DFL

    René dit Ralph Alberto et son épouse Nicole
    (Photo collection famille Alberto )


    Ralph Alberto est représenté par son épouse,secrétaire au sein du comité de coordination des associations d'anciens combattants à Collobrieres,capitale de la porte des Maures membre du comité de pilotage de Collobrières pour le 75 ème anniversaire du Débarquement le 15 08 2019.

    ALBERTO René, César, Julien, dit Ralph

    Né le 17 mars 1927 à Marseille 13000
    Nationalité Française

    Residence à Collobrières,(Var)

    Retraité
    Photographe, Agent Technique Supérieur, 
    Société Kodak Pathé (1951-1987)

    Situation de famille :
    Actuellement marié à Nicole Serres en 1970 à Collobrières
    4 enfants

    Etudes :
    Pas de diplôme à cause de la guerre, a quitté l’école à 15 ans 
    Evacué du Vieux Port par les Allemands en janvier 1943
    A fait ses études de photographe en Autriche (Innsbruck) 1948-1949
    Ecole de Chimie à Paris 
    Membre de jury dans son art
    Animateur de Stages pour des spécialistes en photographie

    Activités sociales :
    Président du Syndicat d’Initiative de Collobrières 1974-1979
    Association de Protection du Site de Collobrières 1982-2009
    Conseil d’administration UDVN (Union Départementale Vie et Nature)
    Secrétaire de l’Amicale de la 1ère DFL du Var une dizaine d’années (1988-2000) 
    En tant que secrétaire est intervenu auprès du Président du Parc du Mercantour pour changer une plaque commémorative des batailles (1989)
    Est intervenu lors de la création du Musée dans le fort Saint Roch (Alpes Maritimes)

    Travaux et publications :
    Expositions et publications de photographies dans livres et revues


    Dans la Résistance

    René ALBERTO habitait avec sa mère (divorcée et sourde) à Marseille au n° 2 de la rue des Consuls. L’immeuble était inclus dans le périmètre bouclé par les Allemands, le 22 janvier 1943. C’est l’évacuation de 20.000 personnes vers les camps de triage de Fréjus. Son père étant recherché par la Police, René a détruit ses papiers d’identité.

    A Fréjus il a connu la vie misérable du camp d'internement . Sous la menace, il a dû justifier qu’il n’avait pas de papiers. 
    Il a 16 ans, de l’imagination, et malin, il réussit à s’échapper du camp.
    Il retournera à Marseille pour voir sa maison s’écrouler par la dynamite. 
    Sans papiers, sans argent, il va errer puis va rejoindre Grenoble où il va petit à petit se rapprocher des maquis.

    A Grenoble, il va travailler dans un restaurant communautaire en relation avec les maquis, loger au Camp de Fontaine pour avoir un laisser-passer (mars 1944), participer dans une chorale « Les Compagnons du Plateau » qui fait passer des « indésirables ». Un jour ce sera à lui de partir, on lui fera accompagner des enfants pour les mettre en sécurité à St Geoire en Valdaine. 
    Dans un souterrain proche du château il va retrouver une section de l’Armée Secrète. Avec le groupe il ira ramasser les parachutes et partira du groupe avec une mitraillette Sten.

    Après un sauve-qui-peut général, il va s’échapper par la montagne enneigée et sera recueilli in extremis par un berger.
    Puis de relation en relation, il se retrouvera à Pierrevert chez un fermier en attente du jour J. après le débarquement en Provence, d’abord agent recruteur à Pierrevert. Puis à Sainte-Tulle, avec un groupe, embusqué, derrière une « douze-sept » René Alberto tirera sur les Allemands qui remontent par la RN 96 en direction de Manosque.

    Apprenant qu’il y a bataille pour la libération de Marseille il veut retrouver sa ville. 
    Il retrouvera son père, devenu le Capitaine Noël, et dès qu’il le pourra il s’inscrira Volontaire pour la durée de la guerre.

    Il n’a jamais cherché à se rapprocher des Associations de Résistants ni fait valoir ses actions, parce qu’il est parti en Autriche, s’est marié et a vécu sa vie de Photographe à Paris.


    LIVRET MILITAIRE René ALBERTO

    E.D.G. Engagement pour la durée de la guerre plus trois mois, matricule 2610, au titre du Bataillon « La Marseillaise »

    24 février 1945, mutation au C.I.D. (Centre d’Instruction divisionnaire).
    1er Mars mutation à la Compagnie de Commandement du B.I.M.P. de la 1ère D.F.L. matricule 47 130 09510

    En opération dans le secteur de Colmar. 
    Opération terminée le 9 mars 1945.
    Dirigé le dit jour sur Altkirch, embarqué d’Altkirch le 10 mars 1945
    Dirigé le dit jour sur Juan les Pins par voie ferrée, 
    Arrive à Juan les Pins le 14 mars 1945, en station p/c du dit jour 
    Dirigé sur Avens par camion le 27 mars 1945

    En opération p/c du 2 mars 1945
    Dans la région de l’- du 10 au 15 avril 1945
    Franchit la frontière italienne le 28 avril 1945
    Dirigé sur Démonte le dit jour
    En station à Démonte (Italie) à compte du 1er mai 1945
    Quitte Démonte le 5 juin 1945 à 8 h pour Nice Saint Roch
    Débarque le même jour et y stationne.
    Embarqué par voie ferrée le 7 à 18 h pour se rendre dans la région de Meaux
    Débarque à Meaux le 10 à 23 h. En station à compter du dit jour. 
    Parti en permission de 8 jours le 12 juillet 1945
    Rentré de permission le 25 juillet 1945
    Affecté à la 3ème Compagnie le 19 septembre 1945
    Démobilisé le 16 décembre 1945
    Pris en compte par le Bureau annexe du recrutement de Strasbourg comme résident au T.O.A. (Troupe d’Occupation d’Autriche) le 10 août 1948

    Rengagé pour 6 mois le 17 août 1948 au titre du G.G.A. 2ème Bataillon T.O. (Service géographique de l’Armée – des troupes d’occupation)
    Arrive en fin de contrat le 17 février 1949
    Renvoyé dans ses foyers et R d c le 17 février 1949
    Se retire à Marseille 3 rue Beaujour (Bouches du Rhône)

    Campagnes

    1er septembre 1944 au 8 mai 1945 
    17 août 1948 au 6 décembre 1948 TOA CS 
    7 décembre 1948 au 17 février 1949 ½ C

    MEDAILLES

    Ancien Combattant 1939-1945

    Croix des Combattants volontaires 1939-1945

    Combattants de moins de 20 ans 1939-1945

    Première Division de la France Libre 1940-1945

    Certificat de Bonne Conduite, 1ère Région Groupe
    Géographique Autonome

    Reconnaissance de la Nation 1939-1945

    Diplôme d’Honneur aux Combattants de l’Armée Française 1939-1945

    Ps La délégation thématique ’Mémoire de la 1ère DFL de la Fondation de la France Libre ” avec sa Déléguée nationale Marie-Hélène Chatel souhaite vivement participer au superbe projet de film sur le Débarquement de Provence et la Libération de villages et le portrait de résistants qui couvait dans ses esprits, depuis quelques années, proposé par Provence 44 Productions présidée par Philippe Natalini . 
    La réunion du 16 03 2019 à 14H30 à La Motte permettra d'échanger avec les associations de mémoire et Résistance et groupes de reconstitution ....

    Article par Nicole Alberto


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  • PARUTION : LA CATHEDRALE DES SABLES. BIR HAKEIM (26 Mai-11 Juin 1942). François BROCHE. Belin éd., 440 p. ill. 25 euros

    LIEN

     

    * PARUTION : LA CATHEDRALE DES SABLES. BIR HAKEIM (26 Mai-11 Juin 1942) par  François BROCHE

       

      Paru hier, le dernier ouvrage de François Broche fera date dans l’historiographie de Bir Hakeim.

    L’auteur est le fils du commandant du Bataillon du Pacifique, le lieutenant-colonel Félix Broche, tué le 9 juin 1942 dans le bombardement de son PC :  « entre 1968 et 2018, j’aurai passé, en tout, cinquante ans à Bir Hakeim. Au début, je voulais savoir comment mon père était venu mourir dans ce coin perdu du désert de Libye. Le premier à m’en parler fut le général Pierre-Marie Koenig, que j’ai souvent rencontré dans son bureau des Invalides et qui avait gardé pour « le gars Broche », une vive affection ».

    Au fil des décennies, François Broche étudie la bataille de Bir Hakeim à laquelle il consacre plusieurs ouvrages tout en accumulant les souvenirs et les confidences des combattants. En 2012, pour le 70e anniversaire, il est conseiller historique du tout premier documentaire sur le sujet : « Bir Hakeim, quand la France renait » (Timothy Miller, France3). Mais il demeure toujours habité par l’impérieux désir de transmettre la saga des Hommes de la 1ère Brigade Française Libre : ce sera cette « somme » historique et humaine, la mise en lumière de cette « Cathédrale des sables », à laquelle il s’est attaché depuis deux ans.

     

    Il fallait à l’historien tout le talent de l’écrivain pour conter l’indicible vécu par ces Volontaires de la France Libre, officiers comme simples soldats : « l’œil ne voit plus rien mais la mémoire a eu le temps de graver le film qu’elle s’est mille fois projeté : les hommes qui se dressent, les canons qui crachent le feu, les avions qui piquent en hurlant, les bombes qui creusent sans cesse de nouveaux trous, la fumée qui enveloppe tout ce qui bouge, les rafales sans fin dans la nuit, les hommes qui tombent, les membres brisés, les crânes fracassés, et qui meurent ». 
    Sur la pellicule de ce « film », les récits des témoins sortis vivants de l’enfer se conjuguent pour ressusciter, au jour le jour, l’abnégation et le courage absolus de ces hommes fraternellement unis dans la Résistance de Bir Hakeim. 
     

    Un hommage aux 900 disparus de la Brigade (blessés, tués, disparus ou prisonniers) qui comme Félix Broche, étaient prêts au sacrifice de leur vie pour que la France renaisse. L'histoire devait donner raison à leur foi et à leur espoir : au lendemain de la Sortie de vive force le 11 Juin 1942, la France Libre était pour la première fois reconnue et célébrée à travers le monde.

     

    Notre famille est infiniment touchée par la dédicace de l’auteur à Jacques Roumeguère, dont les mots prononcés au cours d’un pèlerinage à Bir Hakeim lui ont inspiré le titre du livre : « Nous étions les derniers défenseurs d’une cathédrale assiégée ».

     

    Florence Roumeguère


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  •  

    Tous nos remerciements au fils de Jean TRANAPE,  Jean-Claude  qui nous écrit de Nouméa :

    "Voici un lien qui vous permettra de visionner un reportage de 25 mn sur mon père. Il a été tourné l'année dernière en Nouvelle Calédonie. (25 mn)
     
     
    et un autre sur Jean TRANAPE et les élèves de Nouvelle Calédonie qui ont participé au Concours National de la Résistance et de la Déportation en 2018 (32 mn)"
     

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  • Inauguration de la nouvelle stèle à la 1ère DFL à Aix-en-Provence - Célony

    " Une stèle existait déjà, mais au carrefour entre la RN7 et l'autoroute de Gap : un emplacement très dangereux pour les cérémonies.

     

    La stèle a été défoncée par un camion lors d'un accrochage. Une nouvelle stèle est maintenant érigée dans un lieu sûr. Elle a été inaugurée ce matin" Platz Patrone  

     

     

    Texte et photos publiées par Platz Patrone sur  le Groupe Facebook 1ère Division française Libre  Lien

    le 19 janvier

     

    * Chemins de mémoire : une nouvelle stèle de la 1ère DFL à Aix-en Provence  (19 janvier 2019)

    * Chemins de mémoire : une nouvelle stèle de la 1ère DFL à Aix-en Provence  (19 janvier 2019)

    * Chemins de mémoire : une nouvelle stèle de la 1ère DFL à Aix-en Provence  (19 janvier 2019)

     

    * Chemins de mémoire : une nouvelle stèle de la 1ère DFL à Aix-en Provence  (19 janvier 2019)

    Son nouvel emplacement : derrière la station Total de Célony (RN7)


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