• "L’Ordre de la Libération a la grande tristesse de vous faire part de la disparition de monsieur Victor Desmet, Compagnon de la Libération, survenue le lundi 29 janvier 2018 à Croix (Nord), à l’âge de 99 ans".

    La cérémonie religieuse sera célébrée le vendredi 2 février à 11h00 en l’église Saint-Martin de Croix (59).

     

    VICTOR DESMET

    * Disparition du Compagnon de la Libération Victor DESMETS (13 DBLE)

    CP : Ordre de la Libération

    13ème Demi Brigade de Légion Etrangère
    1er Bataillon d'Infanterie de Marine

    Victor Desmet est né le 20 décembre 1919 à Roubaix.

    Engagé volontaire en juin 1939 au 2e Régiment de zouaves, il embarque à Marseille à destination du Levant via l'Algérie.

    Le 26 juin 1940, refusant l'armistice, il passe en Palestine pour rejoindre les Forces britanniques.

    A Ismaïlia, il intègre le 1er Bataillon d'infanterie de Marine (1er BIM), qui constitue, pour les Britanniques, le premier élément des Free French (Français libres).

    Affecté à la 1ère section de la 1ère compagnie du BIM, le soldat Desmet prend part à la première campagne de Libye sous les ordres du lieutenant Barberot.

    Il prend part aux opérations de Sollum et de Bardia et se distingue à Tobrouk en descendant au fusil-mitrailleur un avion italien puis plus tard, en faisant prisonnier un général italien.

    En avril 1941, à l'issue de la campagne de Libye, il demande à suivre le lieutenant Barberot et est affecté comme lui à la 1ère compagnie de la 13e Demi-brigade de Légion étrangère en Erythrée.

    Il est décoré de la Croix de la Libération par le général de Gaulle à Qastina en Palestine le 26 mai 1941 avant de participer à la campagne de Syrie et à la prise de Damas en juin 1941.

    Fin 1941, il quitte les Forces françaises libres pour s'engager en Palestine dans l'armée belge au sein de laquelle il termine la guerre.

    Victor Desmet signe un nouvel engagement dans la Légion étrangère en décembre 1948 et part pour l'Extrême-orient où il sert au 71e Bataillon mixte Génie-Légion.

    Rendu à la vie civile en 1952, il travaille ensuite dans le secteur commercial jusqu'à sa retraite en 1985.

    • Compagnon de la Libération - décret du 7 mars 1941 
    • Croix de Guerre 39/45 avec palme 
    • Croix du Combattant 39/45

     

    * Disparition du Compagnon de la Libération Victor DESMETS (1ère DFL)

     

    **********

     

    * Faire-part - Disparition du Compagnon de la Libération Victor DESMET (1ère DFL)

     

    Entretien pour l'Union Presse en 2010

    Victor Desmet : « Ma fidélité au général est éternelle »

    * Faire-part - Disparition du Compagnon de la Libération Victor DESMET (1ère DFL)

     CP : Union Presse

    « Cette année, les compagnons iront à Londres le 18 juin pour le 70e anniversaire de l'appel du général, mais sans moi, parce que je ne peux plus me déplacer. J'ai reçu l'avant programme, c'est un hommage merveilleux pour notre Chef qui l'a bien mérité. Je ne sais pas combien des quarante-deux survivants auront la force du voyage. Je serai avec eux par le cœur » résume Victor Desmet, 90 ans. Ce Rémois est l'unique compagnon de la Libération encore vivant dans la Marne. Ce vieux monsieur si attachant a rallumé combien de fois la flamme au monument aux morts, lorsque la pleine forme physique était au rendez-vous ? Il n'a pas compté, il l'a fait par fidélité au général et à tous ceux qui ont combattu pendant la Seconde Guerre mondiale pour que le nazisme s'effondre et que la France redevienne un grand pays, libre, généreux, humaniste.

    Humble, attachant, avec sa sagesse de grand aîné, il ne se gargarise pas de son passé : « Un homme doit faire son devoir et lorsque son patriotisme le fait vibrer, il se fait serviteur de son pays. J'ai toujours aimé la France et mon drapeau. Je me suis battu pour eux. C'était pour moi une simple évidence ».

    Renoncer au combat, subir l'armistice sans savoir de quoi demain sera fait sont deux situations qu'il refuse. Alors le 19 juin, il déserte, lui, le zouave bien noté pour poursuivre le combat.

    Son choix se porte vers la Palestine où stationnent des unités britanniques. Bientôt on réunit ces Français rebelles à Ismaïlia en Egypte. Ils sont une petite centaine.

    Tous sont impatients de monter au feu. Le jeune Victor s'engage dans les Forces françaises libres. Nous sommes en juillet. Il est incorporé à la 1re compagnie commandée par le capitaine Folliot qui est intégrée à la 7e division blindée britannique. Il fait partie des premiers Français libres au combat. Victor participe aux batailles menées à la frontière de l'Egypte et de la Libye au cours de l'hiver 1940-1941. Il n'a pas froid aux yeux. Avec les troupes anglaises et australiennes qui ont repris Sidi Barrani et Port Sullum, il entre en Libye et participe aux combats de Bardia et surtout de Tobrouk où il se distingue.

    * Faire-part - Disparition du Compagnon de la Libération Victor DESMET (1ère DFL)

    Victor Desmets à Tobrouk en 1941

    « J'étais le tireur au fusil mitrailleur de ma section et c'est ainsi que j'ai descendu un CR 42. Au cours d'une patrouille, j'ai simplement fait prisonnier le général italien commandant de la place et je lui ai confisqué sa voiture que j'ai confiée au lieutenant Barberot (futur ambassadeur de France) avec lequel je suis resté très lié jusqu'à sa mort ». Victor s'arrête, il pense à son ami, compagnon comme lui. Il est bouleversé mais en soldat, digne, il ne bronche pas. Puis il reprend : « Ensuite j'ai été versé dans la 13e demi-brigade de Légion étrangère ».

    Pour ses actions, il reçoit la croix de guerre et est cité à l'ordre de l'armée avant d'apprendre que le général de Gaulle le nomme compagnon de la Libération. Son nom figure dans le décret du 7 mars 1941 publié au Journal officiel de la France libre du 25 mars. « C'est le général de Gaulle en personne qui m'a décoré en mai, juste avant le début de la campagne de Syrie. Cet instant, je ne l'oublierai jamais ».

     

    * Faire-part - Disparition du Compagnon de la Libération Victor DESMET (1ère DFL)

     

     

     


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  • Tous nos remerciements à l'Association Souvenir des Cadets de la France Libre qui poursuit un formidable travail de mémoire , à découvrir sur son site   LIEN

    * Il y a 73 ans, le 26 Janvier 45, tombait à Elsenheim  le jeune Cadet Reynold LEFEBVRE (BM XI)

    Reynold Lefebvre - Copyright ASCFL 

    EVADE DE FRANCE EN CANOE A 16 ANS

    Reynold LEFEBVRE réside à Saint-Denis, où ses parents sont tous deux insi­tuteurs, et poursuit ses études au lycée Condorcet, quand éclate la Seconde Guerre mondiale.
    Très tôt, toute sa famille entre dans les premières formations de la Résis­tance naissante. Son père, déporté, ne reviendra pas des camps de la mort.
    Le jeune Reynold, quant à lui, est à la recherche d'une filière qui pour­rait lui permettre de rejoindre les Forces Françaises Libres en Grande-Bretagne.

    Pendant les vacances scolaires de 1941, une vague indication le conduit à Fort-Mahon, près de la baie d'Authie, dans la Somme. Là, la filière escomptée fai­sant défaut, il s'abouche avec quatre jeunes Français de son âge qui rêvent comme lui de franchir la Manche. Après diverses péripéties et un faux départ, le petit groupe, réparti dans deux frêles canoës, tente résolument la folle aven­ture. Le 16 septembre 1941, à 21 heures, la minuscule flotille, trompant la vigilance des garde-côtes allemands, se glisse hors de la baie et met le cap très approximativement vers le N-N-W, dans l'espoir d'atteindre le promontoire de Dungeness qui, sur la carte, apparaît comme le point clé la côte anglaise le plus proche. Mais les courants déportent peu à peu vers l'ouest les petits esquifs. Pendant toute la longue journée du 17, les cinq garçons sont en alerte, se demandant s'ils vont échapper à l'observation de l'aviation et des vedettes ennemies. Mais les deux canoës sont si petits, émergeant à peine au ras de l'eau, qu'ils passent inaperçus. Bienveillante, la nuit finit par tomber et l'on ose à nouveau hisser une petite voile.
    À l'aube du 18, la côte anglaise est en vue, mais la dérive a amené les jeunes navigateurs en face d'Eastbourne. Ils défilent lentement vers l'ouest tout près du rivage, pavillon français en poupe, et s'échouent finalement sur une plage de Beachy Head, épuisés, sous l'œil ébahi de fantassins écossais qui seront d'ailleurs furieusement tancés pour n'avoir pas repéré plus tôt cette fraternelle "invasion" en miniature.

    Jean-Paul et Pierre LAVOIX ont relaté le périple de leur évasion ICI

    L'extraordinaire équipée de ces cinq jeunes Français, dont l'âge moyen ne dépassait pas seize ans, fit à l'époque grand bruit en Grande-Bretagne, à tel point que le Premier ministre Winston Churchill tint à les rencontrer et sabla le champagne avec eux au célèbre 10, Downing Street.

    * Il y a 73 ans, le 26 Janvier 45, tombait à Elsenheim  le jeune Cadet Reynold LEFEBVRE (BM XI)

    Winston Churchill et son épouse accueillent Jean-Paul et Pierre Lavoix, Reynold Lefebvre, Guy et Christian Richard (de gauche à droite)

    Jean-Paul et Pierre LAVOIX :  (...) "Puis nous sommes présentés au général de Gaulle. Celui à qui tous les Français devaient tous leurs espoirs nous reçoit dans son bureau de Carlton Garden. Il nous parle de la France, des Français libres, nous interroge sur notre voyage. Nous étions bien payés de nos peines.

    Puis, le lendemain, on nous annonce que nous allions voir un important personnage britannique. Quelle ne fut pas notre surprise d’être reçus par le Premier ministre britannique comme des ambassadeurs, ambassadeurs de la jeune France… Celle qui n’avait pas été vaincue.

    – Voilà le visage de la vraie France, dit M. Churchill.

    Lui aussi, en un français pénible mais correct, nous interroge sur la France. Puis ce fut Mme Churchill, l’on nous fit même visiter la salle du Conseil des ministres. C’était le 22 septembre 1941  au 10 Downing Street, à Londres".

    A L'ECOLE DES CADETS, LE SAINT-CYR DE LA FRANCE LIBRE

    * Il y a 73 ans, le 26 Janvier 45, tombait à Elsenheim  le jeune Cadet Reynold LEFEBVRE (BM XI) 

    Après une tournée triomphale de quelques semaines dans diverses villes anglaises, quatre d'entre eux, dont Reynold LEFEBVRE, furent dirigés fin octobre sur l'Ecole Militaire des Cadets.
    Reynold, dont la maturité précoce et le caractère marqué frappaient tous ceux qui l'approchaient, se révéla une excellente recrue et gagna dans un bon rang son galon d'aspirant quand sortit la promotion « Fezzan-Tunisie », en juin 1943.

     

    * Il y a 73 ans, le 26 Janvier 45, tombait à Elsenheim  le jeune Cadet Reynold LEFEBVRE (BM XI)

    Manoir de Ribbesford - Jean-Paul Lavoix, Reynold LEFEBVRE,

    Christian et Guy Richard (Copyright ASCFL)

    * Pierre LAVOIX rejoindra les FNFL, son frère Jean-Paul , les forces de Leclerc, et Christian et Guy Richard,  le 1er RA de la 1ère DFL.

    AVEC LA 1ère DIVISION FRANCAISE LIBRE

    BM 11- Insigne - Col B. Bongrand Saint Hillier

    Comme la plupart des nouveaux promus, l'aspirant LEFEBVRE est alors dirigé sur l'Afrique du Nord où se rassemble le Corps Expéditionnaire Fran­çais qui se prépare à participer à la Campagne d'Italie.

    Incorporé à la 1ere Division Française Libre le 1er octobre 1943, le jeune aspirant est affecté au 11e  Bataillon de Marche de la 2e Brigade.

    Robert PERRIER : " Aussitôt propulsé vers la 1ère DFL, il nous débarque dans le Cap Bon en Tunisie et se trouve affecté au BM XI, à la section d'accompagnement de la 7e compagnie.

    Un bienveillant destin unissait alors nos jeunes ardeurs (j'étais son aîné de 2 ou 3 ans) et comme sergent-chef,  je devenais son adjoint et aussi son conseiller, parce que j'avais l'avantage de l'expérience découlant d'un extraordinaire périple africain, de la rude campagne du Western-Desert avec la 1ère DFL.

    Lui, explosait de cette gouaille parisienne, naive, confiante, enjouée, à laquelle j'apportais en écho l'humpour écapant du "p'tit Zeph" brestois, et la conviction bien ancrée et têtue du Breton ! En fait, je le considérais comme mon petit frère,  à nous deux nous faisons la paire , et malgré quelques confrontations plus désopilantes que fratricides, notre amitié inébranlable était devenue le noyau moteur autour duquel s'était agglomérée une merveilleuse équipe (blanche et noire au début ), qui accrocha à son Fanion de Section d'Engins (mitrailleuses Browning de 7,5 et 12,7, mortiers de 60 et de 81), une flatteuse réputation d'opportunité et de garantie dans toutes ses interventions".

    Dès les pre­miers combats où est engagée son unité dans la région du Garigliano, Reynold LEFEBVRE se fait remarquer par sa vaillance.

    Le 17 mai 1944, au cours de l'attaque de la « Ligne Gustav », il est blessé au crâne d'un éclat de grenade et évacué vers l'arrière. Mais il « s'évade » bien­tôt de l'hôpital et rejoint son bataillon alors qu'il porte encore son pansement à la tête. 

    ROBERT PERRIER : Le 17 Mai 1944, c'est la chaude affaire de Casa Chiaia, un des verrous de Pontecorvo, au cours de laquelle un éclat de grenade à la tête implique pour Reynold une évacuation qu'il contestera avec indignation, qu'il écourtera d'ailleurs, de façon péremptoire... mais à Bolsena, c'est le drame familial, Reynold apprend la port de son père en déportation. Dès lors son ardeur fut plus résolue, plus intransigeante, et l'adversaire en fit les frais à plus d'une reprise".

    * Il y a 73 ans, le 26 Janvier 45, tombait à Elsenheim  le jeune Cadet Reynold LEFEBVRE (BM XI)

    Le sergent-chef Perrier en tête de sa section en Italie

    Une première citation vient récompenser la bravoure de Reynold LEFEBVRE  :
    «Jeune aspirant, plein de courage et d'ardeur. A regroupé des éléments épars qui tendaient à refluer sur un plateau balayé par les balles. Blessé au cours de l'action. A rejoint sa compagnie à peine guéri. »

    Dès lors, il partage sans trêve la glorieuse épopée de la 1re Division Fran­çaise Libre depuis le débarquement en Provence jusqu'aux batailles d'Alsace.
    Il se distingue particulièrement dans les Vosges lors de l'attaque de Lomontot, le 26 sep­tembre 1944, entraînant irrésistiblement sa section à l'assaut.

    Au début de l'année 1945, le Bataillon de Marche 11 livre bataille aux abords de Colmar.

    Le 26 janvier, au cours du dur combat qui se déroule dans les bois d'Elsenheim, l'aspirant Reynold LEFEBVRE tombe frappé à mort d'un éclat d'obus au ventre. Il conserve néanmoins assez de force et de courage pour rassurer ses hommes eu leur disant adieu, mais succombe le lendemain, à l'antenne chirurgicale de Thionvïlle.

    Robert PERRIER  : "C'était en Janvier 1945, là-bas dans les neiges d'Alsace où l'on mourait dans l'indifférence de tous, sauf de cette héroîque Madame Lefebvre qui, après avoir perdu son mari dans les camps de la mort, donnait aussi son fils avant de mourir elle-même de chagrin (...)

    Nous nous étions partagé la Section, chacun occupant un secteur, entassés dans des abris en rondins d'où nous avions chassé les précédents "locataires", pour nous protéger un peu du froid et surtout des matraquages des "88" ". Notre brave caporal DERBECQ, infrrmier de la compagnie, venait de me faire subir un petit système de transfusion (des bras...aux fesses !) pour tenter d'éliminer une douzaine de furoncles qui me valaient de ne pouvoir ni m'asseoir, ni m'allonger.

    Dehors, c'est à nouveau l'explosion d'un "88", un cri, des pas précipités vers notre abri, et l'irruption de Reynold qui se tient le ventre. " Perrier, t'es là ? " ... nous l' entourons ; il  me fixe d 'un beau regard un peu embrumé. " Tu porteras  ma cantine à ma mère, le reste, c'est  ton affaire ".

    Le caporal DERBECQ est revenu avec d'autres et une civière, Reynold est à nouveau évacué, mais cette fois sans protestation. Il devait mourir peu de temps après à l'hôpital. ll avait vingt ans et venait d'être nommé sous-Lieutenant".

    Reynold LEFEBVRE  fit alors l'objet d'une proposition de citation à l'ordre de l'Armée rédi­gée en ces termes :
    "Français au patriotisme ardent, d'un courage exemplaire. F, F, L. de 1941 qui, à quinze ans, franchit la Manche pour fuir l'envahisseur et le com­battre. Aspirant à dix-huit ans, il participe aux campagnes d'Italie, à la libé­ration de Toulon, des Vosges et de l'Alsace, affirmant son courage, se faisant aimer et apprécier par son entrain et sa bravoure.
    Cité une première fois en Italie pour sa belle conduite, il se distingue encore à l'attaque de Lomontot oh il est proposé pour une citation à l'ordre de l'Armée avec attribution de la Croix de la Libération**.
    Commandant la section d'engins de la 7e Compagnie du Bataillon de Marche 11, il anime cette unité de sa foi et de son patriotisme ; sa gaieté sans faiblesse, son moral élevé, sa conscience professionnelle et sa bravoure en font un chef de sedion d'élite adoré de ses hommes et de ses camarades. Le 26 jan­vier 1945, après les durs combats des bois d'Elsenheim, où il avait maintenu élevé le moral de ses hommes, malgré les tirs meurtriers de l'artillerie ennemie, il tombe à son tour, mortellement blessé par un obus ennemi, consommant le sacrifice total qu 'il avait consenti à la Patrie qu'il quittait pour la délivrer il y a trois ans. »
     

    L'aspirant Reynold LEFEBVRE sera ultérieurement décoré de la Médaille Militaire, à titre posthume, avec le motif suivant :
    «Jeune Français ardent et enthousiaste qui, âgé de quinze ans et demi, a rejoint les Forces du général de Gaulle en Angleterre le 26 septembre 1941 en traversant la Manche de Berck-Plage à Eastbourne, en canoë.
    Elève de l'Ecole des Cadets des Forces Françaises Libres à Ribbesjord, en sort comme aspirant le 1er juin 1943 Affecté à la 1re Division Française Libre le 1er octobre 1943, a participé à toutes les opérations établies en Italie, de Toulon et devant les avancées de Belfort. S'est particulièrement distingué le 17 mai 1944 en Italie dans une action ou il a été blessé et cité. Le 26 sep­tembre 1944, s'est élancé à la tête de sa section à l'assaut de son objeclif lors de l'attaque de l'unité à Lomontot. »

    Après avoir été inhumé provisoirement dans un cimetière militaire du Bas-Rhin, son corps repose désormais au cimetière de Saint-Denis, sous une dalle surmontée de la Croix de Lorraine.  

    ** Cette proposition ne fut pas suivie d'effet...

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    Le vendredi 16 septembre 2017  les villes de Fort-Mahon (Somme) et d’Eastbourne (UK) ont renouvelé le lien d’amitié qui les réunit depuis la traversée en canoë effectuée il y a 76 ans par cinq jeunes français partis à la barbe des Allemands pour rejoindre la France Libre.

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    La  délégation anglaise comprenait douze personnes dont Mme Pat Hearn Mayor d’Eastbourne, Mr Mike Thompson, ancien Mayor et Mr Paul Metcalfe Borough Concillor. Ils étaient reçus par Alain Bayet, Maire de Fort-Mahon , les conseillers municipaux et en particulier Madame Racine responsable du comité de jumelage.

    Les enfants de CM1 et leur institutrice ont lu un récit de la traversée, puis entonné un God Save the Queen suivi d’une Marseillaise qui ont ému tous les présents. (Association du Souvenir des Cadets de la France Libre)

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    SOURCES

    • Biographie de Reynold Lefebvre (ASCFL)
    • Extraits du témoignage de Jean-Paul et Pierre Lavoix  publié sur le site de la Fondation de la France Libre LIEN
    • Extraits du témoignage de Robert Perrier publié dans France Libre 29 Finistère n° 23 (décembre 2006 - janvier 2007) ASCFL
    • Fascicule ASCFL de septembre 2017 compilant 12 témoignages et récits concernant la traversée de la Manche par les 5 jeunes Français les 16 et 18 septembre 1941

    Télécharger « B01_La traversée_12 récits (1).pdf »

    Contact ASCFL : cadet.ascfl@gmail.com


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  • En Décembre 1944, la DFL, à l'issue des combats dans les Vosges, est appelée sur le Front de l'Atlantique. Mais il ne s'agira que d'un aller-retour éclair car  il lui sera demandé de rejoindre le front d'Alsace de toute urgence.

    Ces photographies de très belle qualité sont rares :  si le passage de la DFL à Guéret (Creuse) en décembre 1944 est parfois évoqué dans les mémoires de certains combattants, il ne s'agit pas d'une étape majeure dans son parcours.

    Cependant , plusieurs unités de la DFL sont ici présentes : le RFM, le BIMP, le 22e BMNA (?) ...

    C'est à Simon Militaria que nous devons d'avoir publié ces clichés sur la Page Facebook 1ère Division Française Libre LIEN

    Nous en sommes en attente de connaître la source de ces clichés.

    Si certains visages vous parlent, merci de nous proposer une identification... 

     

    * TRESORS D'ARCHIVES  : photographies de  la 1ère DFL à Guéret (décembre 1944)

    * TRESORS D'ARCHIVES  : photographies de  la 1ère DFL à Guéret (décembre 1944)

    On reconnait l'insigne du Bataillon d'Infanterie de Marine (BIM)

    devenu le BIMP après Bir Hakeim

    * TRESORS D'ARCHIVES  : photographies de  la 1ère DFL à Guéret (décembre 1944)

    Soldat du 22e BMNA (?)

     

    FUSILIERS MARINS DU 1er RFM

    * TRESORS D'ARCHIVES  : photographies de  la 1ère DFL à Guéret (décembre 1944)

    * TRESORS D'ARCHIVES  : photographies de  la 1ère DFL à Guéret (décembre 1944)

    * TRESORS D'ARCHIVES  : photographies de  la 1ère DFL à Guéret (décembre 1944)

    * TRESORS D'ARCHIVES  : photographies de  la 1ère DFL à Guéret (décembre 1944)

    * TRESORS D'ARCHIVES  : photographies de  la 1ère DFL à Guéret (décembre 1944)

    * TRESORS D'ARCHIVES  : photographies de  la 1ère DFL à Guéret (décembre 1944)

    * TRESORS D'ARCHIVES  : photographies de  la 1ère DFL à Guéret (décembre 1944)

     

    * TRESORS D'ARCHIVES  : photographies de  la 1ère DFL à Guéret (décembre 1944)

     


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  • "La contribution française à la campagne du désert occidental de 1942 - Quand le militaire sert d'abord le politique..."

    Après une mise en contexte de la campagne de Libye, cette conférence du Lieutenant-colonel Rémy Porte ( qui date de 2013) , évoque largement la Résistance de Bir Hakeim et l' utilisation politique qui en fut faite par les Britanniques et le général de Gaulle.

    Qui est Rémy Porte ? (notice wikipédia)

     Entré en service dans l’arme des transmissions en 1981 ; à l’issue de son temps de commandement (1988-1991), il rejoint son école d’arme (Montargis, puis Cesson-Sévigné), où il sert comme instructeur puis chef de cabinet

    Passé dans le corps des officiers experts en 1997, il commande de 1998 à 2001 l’École militaire du corps technique et administratif à Coëtquidan.

    Affecté au Service historique de l’armée de terre (devenu Service historique de la Défense en 2005), il est successivement adjoint, puis chef de la division Études et Recherche jusqu’en 2007.

    Après avoir servi comme chef de bureau Relations extérieures et internationales auprès du général délégué aux réserves de l’armée de terre entre 2007 et 2010, il est de 2010 à 2013 chef du bureau Recherche de la division Retour d’expérience au Centre de doctrine d’emploi des forces. 

    Depuis novembre 2015, il est officier référent 'Histoire' pour l'armée de Terre, chargé de l'animation du réseau des historiens militaires et de la mise en œuvre de la politique 'Histoire' dans son armée d'appartenance. 

    ***************************************************************************************************

    Quelques commentaires sur la partie "Bir Hakeim"

    Les pertes : Rémy Porte avance le chiffre de 981 pertes lors de la sortie de Bir Hakeim... Nous aurions aimé en connaître les sources.

    Le manque de planification de la Sortie

    "C'est là qu'il y a le plus à critiquer" relève Rémy Porte. A partir du différent entre le Capitaine Gravier et le Général Koenig sur la Sortie, il semble généraliser et globaliser en pointant un défaut général de planification - par manque de compétences des cadres - de Koenig (Capitaine en 40, général de brigade en 1941...) et de son état-major, dans la conception de la Sortie.

    Dans les faits, nous pensons que la faiblesse de la préparation technique de la Sortie tient essentiellement à la transmission trop tardive de l'ordre de déminer et d'élargir le couloir de sortie, qui ne laissa pas le temps au Capitaine Gravier et aux hommes du Génie d'opérer convenablement. Ce défaut de transmission, dans le cadre global de la préparation de la Sortie, aura des conséquences indéniables sur les difficultés d'exfiltrer les + 3000 hommes et véhicules de la Brigade, et sans doute sur ses pertes. Mais ceci remet-il en cause la planfication générale du dispositif de Sortie ?

    "On ne critique pas Bir Hakeim"

    Au motif que de nombreux acteurs de la Bataille sont devenus célèbres, Rémy Porte avance, en parlant au présent, que "l'on ne critique pas Bir Hakeim". Il confirme plus loin : "On ne critique pas Bir Hakeim et on ne critique pas Koenig". C'est péremptoire, au risque de laisser penser que les historiens aujourd'hui occultent certaines vérités. D'autres remarques - comme la "malhonnêteté" du chiffre total des effectifs de la Brigade (les hommes n'étant pas tous à des postes de combat ) mettent tout autant mal à l'aise.

    Sans revenir sur l'ostracisme réel que subit le lieutenant- colonel Henri Gravier au cours de sa carrière militaire après la guerre, notons que son livre "La vérité sur Bir Hakeim" est paru en 1990. S'il l'a été, le sujet n'est plus tabou aujourd'hui. Ni les critiques sur les Mémoires de Koenig qui contiennent des erreurs manifestes (sans parler d'autres erreurs comme celle d'avoir envoyé la DFL se battre à l'Authion au Printemps 1945).

    Ces petites remarques tout à fait personnelles n'épuisent bien sur pas l'intérêt de cette conférence et des différents aspects qu'elle aborde.

    Elles me semblaient néanmoins nécessaires pour accompagner son écoute, tant le ton adopté par le conférencier et la personne qui mène le débat (qui hésite entre le MEPRIS et l'admiration pour les bricolages de la Brigade), semblent parfois surprenants (et régrigérants) de condescendance.

    Et puisque le terme de "Victoire" de la BFL semble encore et toujours faire inlassablement débat (la conférence évoque même le mot "défaite"), j'aimerais, en conclusion citer l'historien François Broche :

    « A propos de Bir Hakeim, les historiens militaires parlent parfois d’ « exploit » ou de « fait d’armes ». Il faut en finir avec cette frilosité ! Lorsqu’une brigade de 3 700 hommes tient en échec une armée de 35 000 soldats et l’empêche de poursuivre une offensive décisive pour l’issue d’une guerre, entraînant du même coup son échec final, cela s’appelle une victoire".


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  • Sujet proposé par Jean-Yves Lebot sur Le Finistère dans la guerre

    Deux registres petit format et un classeur noir ont été versés en 2000 aux Archives nationales parmi les kilomètres d'archives produites par la Sous-direction des Naturalisations. Sur les deux registres aux armes du roi d'Angleterre Georges VI figure une estampille du service juridique des Forces françaises libres.

    En feuilletant ces deux documents, on découvre 462 notices manuscrites consignant l'intention de certaines personnes, surtout des femmes, de devenir françaises le plus souvent par mariage avec un Français généralement combattant de la France libre.

    Sébastien Albertelli et Sylvie Poinsot 

     

    * Les registres de la France Libre

    Au détour des pages, la demande établie par Leslie Bickwell, première épouse de Romain KACEW (GARY).


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