• * Le Compagnon de la Libération Jacques HEBERT (1ère DFL et 2e DB) n'est plus

     * Le Compagnon de la Libération Jacques Hébert (1ère DFL et 2e DB) n'est plus

    Publication : Jacques Hébert. Des hommes libres..., Editions des Cahiers du Temps, 2015

    L’Ordre de la Libération a la grande tristesse de vous faire part de la disparition de monsieur Jacques Hébert, Compagnon de la Libération, survenue le jeudi 15 février 2018 à Falaise (Calvados), à l’âge de 97 ans.

    Selon sa volonté, ses obsèques auront lieu dans l’intimité.

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    L’ancien député-maire gaulliste de Cherbourg Jacques Hébert est décédé jeudi 15 février 2018, près de Falaise, à l’âge de 97 ans. Il y a 75 ans, l’étudiant en médecine était parti rejoindre de Gaulle en Angleterre. L'ancien compagnon de la Libération avait publié ses mémoires en 2015. 

    Jacques Hébert, député de la Manche de 1962 à 1973 et maire de Cherbourg de 1959 à 1977, un des neuf derniers compagnons de la Libération, est décédé jeudi 15 février 2018, à l'âge de 97 ans, près de Falaise.

    Notre confrère Jean-Jacques Lerosier, qui l’avait rencontré en 2015 pour la sortie de ses mémoires disait de sa vie qu’elle fut un chef-d’œuvre de contraires et d’aventures. Il voulait être botaniste, il fut médecin. Il était antimilitariste et batailla, soldat exemplaire. Il était de centre-gauche, il fut élu député gaulliste..

    Les frères Hébert

    Celui qui vivait dans une maison de retraite, près de Caen, après avoir longtemps habité la capitale du Calvados, disait de ses mémoires : « Ce petit ouvrage n’est pas de l’histoire, mais des histoires. Puissent-elles faire rire, et surtout plaisir. Ce sera ma dernière joie. »

    Avec son frère Bernard, Jacques Hébert, étudiant en médecine, il rejoint De Gaulle, en juin 1940, à Londres.

    Les trajectoires des deux frères, deux Caennais, épouseront toutes les grandes dates de la France libre. Ils embarquent pour l’Angleterre, à Saint-Jean-de-Luz, à bord du Batory, où se trouve également, François Jacob, futur prix Nobel de médecine.

    Londres, expédition de Dakar, campagne de Syrie, combats de l’Afrique du Nord… Jacques Hébert vit tout cela intensément avant de débarquer à Utah Beach, le 1er août 1944, et de se retrouver au cœur de la libération de Paris, le 25 août. « Nous n’avons pas été des héros, seulement des hommes libres », soulignait-il.

    La ville de Cherbourg-en-Cotentin et ses élus devraient lui rendre un hommage appuyé. Ses obsèques devraient être célébrées mercredi 21 février 2018 à Caen.

    OUEST FRANCE LIEN

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    Biographie de l'Ordre de la Libération

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    Ordre de la Libération

    1ère CACC
    501ème Régiment de Chars de Combat

    Jacques Hébert est né le 8 août 1920 à Falaise (Calvados). Son père était industriel.

    Etudiant en médecine en 1940, il refuse la défaite et abandonne tout pour rejoindre, avec l'accord de sa famille, avec son jeune frère Bernard, à bord du Batory au départ de Saint-Jean-de-Luz le 21 juin 1940, les Forces françaises libres à Londres.

    Engagé volontaire pour la durée de la guerre, il est affecté comme 2e classe à la 1ère Compagnie autonome de chars de combat.

    Le 31 août 1940, il embarque sur le Pennland, prend part à l'opération de Dakar et débarque cinq semaines plus tard à Douala au Cameroun.

    Jacques Hébert participe ensuite à la campagne du Gabon au cours de laquelle il est blessé accidentellement, à Oyem, le 23 octobre 1940.

    En janvier 1941, il débarque à Pointe Noire (Congo) et est affecté à la Brigade d'Orient. Après un bref séjour à Qastina en Palestine, il est nommé caporal et prend part à la campagne de Syrie au cours de laquelle il est de nouveau blessé, le 18 juin 1941, par éclat d'obus à Néjah près de Damas.

    En août 1941, promu sergent, il est sélectionné pour suivre les cours d'élève aspirant à Damas. Nommé aspirant le 25 octobre 1941, il est affecté à la 3e section de la 1ère Compagnie de chars de combat.

    En janvier 1942, l'aspirant Jacques Hébert quitte la Syrie pour le Liban où il stationne avec son unité pendant trois mois et poursuit sa formation, notamment à l'école des chars du Middle East à Héliopolis.

    Il participe ensuite à la campagne de Libye dans le Western Desert puis à la bataille d'El Alamein en octobre 1942 au cours de laquelle il est, une troisième fois, blessé.

    Promu sous-lieutenant en décembre 1942, il combat ensuite en Tunisie de mars à mai 1943. Stationné au Maroc à l'issue de la campagne, il est bientôt affecté au 501e Régiment de chars de combat de la 2e Division blindée du général Leclerc, récemment créée.

    En avril 1944 Jacques Hébert rejoint l'Angleterre avec la 2e DB.

    Lieutenant, il débarque en France à Utah Beach le 2 août 1944 et prend une part active à la campagne de Normandie comme officier de transmissions : il combat à Ecouché le 13 août et s'y distingue en suivant au plus près, de son half-track, la progression des chars, malgré un feu nourri des canons antichars ennemis.

    Il se distingue ensuite au cours de la libération de Paris les 24 et 25 août 1944, se battant à Fresnes, aux Tuileries et place de la Concorde ; en toutes occasions il parvient à assurer une liaison parfaite avec les unités du groupement et à renseigner son chef chargé de la coordination de l'attaque des différents groupements.

    En septembre, la 2e DB quitte la capitale et poursuit le combat dans les Vosges, notamment à Andelot le 12, puis à Chatel où le lieutenant Hébert fait preuve du plus grand calme malgré les tirs de l'Infanterie et de l'Artillerie ennemies. Présent lors de la prise de Strasbourg le 23 novembre 1944, il prend part ensuite à la campagne d'Alsace.

    En avril 1945, il part pour l'Allemagne et commande la compagnie d'appui du 501e RCC ; il remporte avec son unité des succès décisifs notamment au cours de la progression, dans la nuit du 4 au 5 mai, vers le nid d'aigle d'Hitler à Berchtesgaden. Blessé accidentellement au cours de cette mission, il est évacué le 5 mai 1945.

    Titulaire de quatre blessures et autant de citations, il est affecté en juin 1945 au Secrétariat particulier du ministre de la Guerre.

    En novembre 1945, il est affecté au cabinet militaire du résident général de France à Tunis avant de quitter l'Armée en juin 1946.

    Jacques Hébert reprend dès lors ses études de Médecine à Caen puis à Paris et se spécialise en cardiologie, se dirigeant ensuite notamment vers la Médecine du Travail. Il sera médecin-chef du Centre interprofessionnel de Médecine du Travail de l'agglomération cherbourgeoise.

    Jacques Hébert est également maire de Cherbourg de 1959 à 1977, député de la Manche de novembre 1962 à février 1973 et vice-président de la Commission de la Défense nationale à l'Assemblée nationale en 1968 et 1969 ; il est enfin président de la communauté urbaine de Cherbourg de 1970 à 1977 avant de cesser ses activités professionnelles en 1982.

    Jacques Hébert est décédé le 15 février 2018 dans sa ville natale de Falaise.

    • Grand Officier de la Légion d'Honneur 
    • Compagnon de la Libération - décret du 16 octobre 1945
    • Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
    • Médaille Coloniale avec agrafes "Libye", "Tunisie"
    • Médaille Commémorative 39/45
    • Médaille des Services Volontaires dans la France Libre 
    • Presidential Unit Citation (USA)
    • Officier du Nicham Iftikar

    ORDRE DE LA LIBERATION

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    Jacques Hébert est l'un des quatorze Compagnons de la Libération rencontrés par Benoît Hopquin dont le livre "Nous n’étions pas des héros", est sorti en 2014.

    * Le Compagnon de la Libération Jacques Hébert (1ère DFL et 2e DB) n'est plus

     Archives Ouest-France/Jean-Yves Desfoux

    Hommage aux tankistes de la 1ère Compagnie de Chars de combat Morts pour la France en Syrie en 1941

    * Le Compagnon de la Libération Jacques Hébert (1ère DFL et 2e DB) n'est plus

    Extrait du livre de Benoit Hopkin « Le 15 Juin 1941 les Français Libres arrivent à Néjah, porte de Damas que les Vichystes entendaient défendre. Jacques Hébert faisait équipe dans un Hotchkiss avec Claude Robédat, un étudiant en médecine de 22 ans. Six chars s’engagèrent dans une plaine, terrain découvert qui était un champ de manœuvre parfaitement balisé par les artilleurs. Cinq blindés furent mis en pièces, comme à l’exercice. Un seul put faire demi-tour et s’échapper. Le Hotchkiss de Jacques Hébert fut touché par trois fois et renversé sur le côté. Le mécanicien parvint à s’extraire de la carcasse et à trainer son équipier blessé.

    Les deux tankistes trouvèrent refuge dans un marais, poursuivis par les soldats de vichy qui lâchaient des rafales de mitrailleuses au-dessus de leurs têtes. Rampant au ilieu des éteules de roseau, le jeune homme eut le sentiment de revivre le jeu du foulard qu’il pratiquait avec les scouts : il fallait pareillement se cacher pour arracher le fanion de son adversaire. Un barrage d’artillerie acheva l’illusion d’une récréation. Claude Robédat fut tué sur le coup, Jacques Hébert eut l’humérus fracturé. Arrosé par les tirs des deux camps, il repéra un officier anglais qui, au mépris du danger, restait solidement campé sur une hauteur et observait avec des jumelles le désastre. Il se dirigea dans la direction de cette vigie. Tandis qu’on le soignait, il apprit alors l’ampleur de l’hécatombe. Plusieurs membres d’équipage avaient été tués : Claude Robédat, mais aussi Louis Tresca, Lucien Cocu, Guy Mestivier.

    De Jacques Rouard, on ne retrouva qu’un pied sur la pédale d’accélérateur : les munitions entreposées dans le char avaient pulvérisé son corps. Le cousin Louis Koenig était également mort. Salement blessé, un éclat dans les reins, il avait avalé ses papiers d’identité pour ne pas que ses parents soient inquiétés. Jaques Hébert a toujours pensé qu’il s’était suicidé pour abréger ses souffrances. On l’avait retrouvé dans son tank quand les Français Libres regagnèrent le terrain. Il fut enterré à Damas. Terrible baptême du feu. C’était la guerre, la vraie, dans toutes son horreur. Jacques Hébert découvrait les hommes brulés vifs dans les chars, leurs appels désespérés et l’impuissance à les sortir du brasier. Ces cris le hantent toujours, soixante-dix ans après ».

     

    * Le Compagnon de la Libération Jacques Hébert (1ère DFL et 2e DB) n'est plus

    1ère Cie des Chars- 1940 à Douala de g à dr  : Robédat-Isambert- Tresca- Rouard Lacoste -Lafontaine - Col P. Robedat

     

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    1941 à Qastina (Palestine)  le Char de Claude Robédat et  de Jacques Hébert

    - Col. P. Robédat 

    * Le Compagnon de la Libération Jacques Hébert (1ère DFL et 2e DB) n'est plus

    Char Hotchkiss H 39 au Musée de Mourmelon - Col. P. Robédat

    ALBUM de la 1ère Cie des Chars 

     

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  • Commentaires

    1
    Durand
    Vendredi 9 Mars à 16:32

    Honneur et respect,a toute le France Libre..

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