• *Parution de l'ouvrage "RONCHAMP et Environs 1940-1945 Témoignages"

    Courrier reçu de Monsieur Alain Banach

    Pour toute commande : contacter alain.banach@wanadoo.fr

     

    Au mois de novembre 2014, je vous annonçais la préparation d’un ouvrage sur la période 1939-1945. Aujourd’hui c’est chose faite, il est enfin en vente dans les kiosques et autres grandes surface. Il a pour titre ‘’Ronchamp et Environs 1940-1945 Témoignages’’.

     

    C’est le général  Jean-François Audoyer qui a bien voulu me faire la préface.

    Je vous joins sa préface pour simple information et deux photos des couvertures.

     

    Le contenu de mon ouvrage :  ci-dessous  la partie avant-propos..

     

    AVANT-PROPOS

    « Le 16 juin 1940 les ronchampois font connaissance du premier acte de guerre avec le bombardement de la salle des fêtes par un présumé avion italien. Le 18, les premiers éléments de la Wehrmacht arrivent à Ronchamp. C’est le début d’une cohabitation forcée qui va durer plus de quatre longues années. Quelques temps plus tard des colonnes de soldats français prisonniers traversent la cité à destination de l’Allemagne ou de l’Autriche. Ils seront plus de 1.800.000 à être internés dans les ‘’Stalags’’ ou ‘’Oflags’’. Le décret du 10 mars 1940 fixe les conditions d'établissement des cartes de rationnement et la date du recensement afin que chaque personne soit classée dans une des catégories prévues. Ce rationnement se généralise progressivement jusqu’à l’automne 1941 et durera jusqu’en 1949. Les habitants doivent apprendre à gérer le quotidien particulièrement difficile. La nourriture était avant tout  une préoccupation essentielle ; pour survivre, il fallait se débrouiller. C’était moins difficile dans les communes rurales comme Ronchamp où la majorité des habitants possède un petit jardin potager, élève de la volaille, des lapins, des chèvres, des porcs où une vache.

    Dès leur arrivée, les Allemands installent la Kommandantur dans le ‘’Château Frossard’’ ; c’est une grande maison de maitre inoccupée, appartenant à Ludovic Oscar Frossard. Plus tard la Feldgendarmerie établit ses quartiers dans le ‘’Château Clerget’’ ; c’est une autre maison de maitre à l’entrée ouest de Ronchamp près de l’usine Canet. En 1942 est institué le service du travail obligatoire (S.T.O.) mais les réfractaires seront très nombreux à refuser de partir travailler en Allemagne et entreront dans la clandestinité et dans la Résistance. C’est également à cette époque que les autorités allemandes réquisitionnent des civils pour travailler pour eux. Dans l’arsenal répressif du régime hitlérien figurent les lois anti-juives où l’administration française ne fait que se mettre au service de l’Allemagne nazie dès octobre 1940. À partir de 1943, le vent tourne pour l'Allemagne avec les défaites à Stalingrad, en Afrique et le débarquement allié en Sicile. Les actes de la Résistance sont de plus en plus nombreux et les représailles de plus en plus féroces. Le couvre-feu est imposé par les autorités allemandes et il n’est pas aisé de se déplacer sauf pour les personnes disposant d’un laisser-passer (Ausweis), délivré par la Kommandantur.

    Le 6 juin 1944 la plus grande armada de tous les temps débarque  sur les côtes normandes. Cette grande nouvelle donne l’espoir d’une libération prochaine aux ronchampois. Le 15 août, une autre armada débarque sur les côtes provençales dont l’Armée B du général de Lattre de Tassigny. Un mois plus tard les troupes françaises sont aux portes de Ronchamp. Les 2 et 3 octobre Ronchamp est libéré de la présence allemande mais les habitants devront attendre quelques temps sous les bombardements. Á la mi-octobre, une grande partie de la population est évacuée, surtout les habitants proches de la ligne de front. Pour certains, le retour à la maison ne se fera qu’au printemps 1945.

    Les opérations militaires sont bien connues  et racontées par des historiens, des acteurs de cette épopée ou tout simplement par les journaux de marche des unités. Dans cet ouvrage j’ai simplement voulu donner un aperçu des combats en tenant compte des unités engagées simultanément dans la conquête d’un objectif et pour avoir une vision plus globale des opérations. Cet ouvrage est aussi l’occasion de rappeler que sont les troupes françaises qui ont libéré Ronchamp et ses environs. Les troupes américaines de la 3e DI, venant de Besançon, ont libéré Lure le 16 septembre avant de s’engager dans la bataille des Vosges. La 1re Division Française Libre du général Diego Brosset a livré de violents combats pour la libération des villages de notre secteur avec l’appui d’unités de la 1re DB du Général Touzet du Vigier, du 1er Bataillon de Choc et des compagnies FFI du Bataillon du Charollais. Du 25 septembre à début octobre la 1re DFL comptera près de 300 morts et plus de 700 blessés.

    Des habitants se souviennent encore de tous ces évènements qui ont profondément marqué leur jeunesse. Un témoin nous dévoile comment deux ronchampois ont pu quitter la colonne de soldats français prisonniers en juin 1940. Le témoignage de quelques-uns nous fait revivre la vie sous l’occupation, la réquisition et les bombardements. Certains bravaient les autorités allemandes au mépris du danger, d’autres ont mis leur vie en jeu dans des actes de résistance. Nous apprendrons comment un couple âgé, de confession juive, a été sauvé des griffes nazies par deux ronchampois qui auraient pu porter le titre de « Juste parmi les nations ». Nous suivrons pas à pas le parcours d’un jeune homme de 17 ans, raflé le 11 octobre 1944 pour  travailler en Allemagne. Nous ferons connaissance d’une dame qui s’est souvenue du nom d’un soldat calédonien, hébergé par ses parents à proximité de la ligne de front en octobre 1944. Nous découvrirons la fin tragique d’un jeune soldat, le jour où il voit son rêve se réaliser. Des témoignages permettent d’apporter des précisions sur certains évènements et pour d’autres ce sont des vérités historiques enfin rétablies. »

     

    Bonne lecture.

    Bonne fête de fin d’année.

    Alain Banach

     

     PRÉFACE

    Comme Alain Banach, l’auteur de ce livre, j’appartiens à la génération de l’immédiate après-guerre, et n’ai pas connu ce conflit dramatique. C’est la raison pour laquelle, j’éprouve aussi un grand intérêt pour mieux le comprendre de l’intérieur. Celui-ci-ci fut marqué à ses débuts par la défaite de 1940, et fut suivi pendant plus de quatre ans par l’Occupation, ô combien douloureuse, de la plus grande partie de notre territoire. Heureusement la flamme patriotique ne fut jamais complètement éteinte et l’esprit de Résistance animé par des hommes courageux et visionnaires finit par l’emporter, en rassemblant le plus grand nombre d’hommes et de femmes qui se redressèrent tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays. Ils n’avaient qu’un seul but, celui d’effacer l’affront, et de rendre à la France son honneur, par le combat et les armes, non seulement en châtiant l’ennemi, mais également en éradiquant son idéologie diabolique. Nous n’oublierons jamais qu’aux côtés de nos alliés, cette longue marche vers une Liberté retrouvée, eut également un lourd tribut, celui du sang versé.

    Au moment où les derniers témoins du conflit, le plus meurtrier de l’Histoire disparaissent, il était important qu’en complément du travail des historiens, une part fut  également accordée aux acteurs et aux témoins qui étaient au cœur des évènements. C’est à cette œuvre que notre ami ronchampois, Alain Banach s’est rigoureusement et passionnément attaché. Il nous fait revivre cette longue période de l’Occupation qui va nous conduire jusqu’aux combats menés par l’Armée d’Afrique du Général de Lattre, renforcée par les unités issues de la Résistance, qui libèrent Ronchamp et cette région des Vosges Comtoises. Ainsi, s’appuyant sur de nombreux témoignages, il fait raconter la vie dans ce pays placé sous la botte allemande ; un territoire que l’adversaire avait inclus dans la « zone interdite » dès juin 1940, en raison de sa situation frontalière. La population y était majoritairement d’origine ouvrière, paysanne et patriote, elle n’avait pas d’autres choix que de survivre au mieux, et de subir cette cohabitation forcée avec l’ennemi. Ses habitants y subirent également les représailles, les exactions et les destructions de l’occupant, ainsi que de nombreux sévices qui allaient s’accentuer au moment où l’Armée Allemande se repliait, puis allait se ressaisir pour défendre fermement la ligne des Vosges, en incluant Ronchamp et ses environs au cœur de la bataille. Cette bataille dura plusieurs jours avant que Ronchamp soit libérée, tout en restant située sur la ligne de front pendant une longue période, tant la percée française fut longue et difficile.

    Si les témoignages de soldats, de résistants et de civils, nous attachent principalement à Ronchamp et sa région, Alain Banach, tient également à exprimer sa reconnaissance et son admiration pour l’Armée d’Afrique devenue la 1ère Armée Française. Une marque de gratitude que nous partageons avec lui, envers ses chefs et ses soldats venus d’Afrique, voire de plus loin encore, ainsi que des provinces libérées. L’auteur tient à souligner encore, que cette Armée Française fut pratiquement le seul acteur de cette phase « pré-vosgienne » de la Libération caractérisée par « un automne fait de pluie et de sang ». Il nous rappelle également que cette Armée débarqua en Provence le 15 aout 1944 et se retrouva un mois plus tard, après une chevauchée fulgurante, aux portes des Vosges. Toutefois, elle était en limite de potentiel logistique et humain pour affronter un adversaire redevenu redoutable à l’approche de son territoire national. A l’aide de photos, d’organigrammes, d’iconographie et de cartes, l’auteur nous présente aussi les choix tactiques et manœuvriers de cette reconquête, dont l’objectif politique et stratégique était de libérer l’Alsace et d’atteindre le Rhin. A cet effet, le choix tactique du moment consistait à faire porter l’effort principal sur Belfort, en faisant diversion sur les Vosges, tout en plaçant Ronchamp au cœur de l’enjeu. Quelques mois plus tard, au prix d’autres pertes en vies humaines, cet objectif était atteint. La 1ère Armée Française avait libéré un tiers du territoire national, atteint le Rhin puis le Danube, pour s’arrêter enfin aux portes de l’Autriche, pour cause d’armistice et de capitulation ennemie.

    Pour ma part, ayant eu l’honneur en son temps, de commander le CNEC/1er Régiment de Choc et en tant que vice-président de l’AABC/1er Régiment de Choc, je reste très attaché à la mémoire et à l’histoire du Bataillon de Choc, dont l’épopée au prix du sang versé, a conduit ses chasseurs au combat, de la Corse jusqu’en Autriche, en passant par l’Ile d’Elbe, la Provence et Toulon, par Grenoble, puis Dijon, Ronchamp, Servance, le Haut du Tôt, la Haute Alsace, et la Forêt Noire. Nous ne pouvons qu’être reconnaissants à Alain Banach d’avoir aussi évoqué le rôle de cette unité spéciale et d’élite dans les combats de Ronchamp et des Vosges. Aux côtés du Bataillon de Choc, d’autres unités « Choc et Commando » ont rejoint la 1ère Armée pour participer à la Libération, elles vont former en 1945, le 1er Régiment de Choc, ce sont les Commando de France et d’Afrique, instruits en Afrique du Nord, puis les Commandos de Provence, de Cluny et de Janson de Sailly, venus de la Résistance.

    Merci encore à l’auteur de nous avoir fait revivre cette séquence de la dernière guerre dans l’Est de la France, car elle participe à notre devoir de mémoire.

    Général (2S) Jean-François Audoyer

     


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  • Commentaires

    1
    Pascal Vanotti
    Dimanche 31 Décembre 2017 à 14:41

    Bonjour monsieur 

    Quel plaisir de lire votre livre avec mon père qui lors d'une de ses rares confidences   nous expliquait avoir positionné son mortier près de la chapelle  pour masquer le départ de ses tirs.

    C'est avec impatience que j'attends le bulletin de commande.

    Merci pour ce travail de  mémoire 

    Pascal V

    2
    Durand
    Lundi 1er Janvier à 15:30

    Toujours autant d emotions,honneur et respect..

    3
    Christian Martel
    Lundi 1er Janvier à 18:22

    Bonjour Monsieur Banach,

    Je serai heureux de lire ce livre dès que cela sera possible.

    Car mon père a combattu avec le papa de Pascal Vanotti (voir message ci-dessus)

    Ils ont intégrés la DFL dans le BM21 et ont combattus à Ronchamp à partir du 18 octobre 1944

    ensuite à partir du 20 novembre, leur Bataillon à pris Champagney 

    Merci pour votre travail qui nous permettra d'en connaître un peu plus sur cette période

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