• * MÉMOIRE - Ces ultimes Compagnons de la Libération

    (Article du Républicain Lorrain)

    1945/2019 

    HOMMAGE 

     

    * MÉMOIRE - Ces ultimes Compagnons de la Libération

     

    En ce jour de commémoration de la victoire du 8 mai 1945, ils ne sont plus que quatre Compagnons de la Libération encore en vie sur les 1038 personnes ayant reçu ce titre.

    Liste des Compagnons de la Libération 

    (Wikipédia)


    Les Compagnons de la Libération

    (Texte et photo - Assemblé Nationale)

     LIEN

    Le 17 novembre 1940, le général de Gaulle, chef de la France libre, crée l’Ordre de la Libération. 

    1038 personnes  - mais seulement six femmes –  cinq communes  et 18 unités combattantes sont élevées au rang des Compagnons de la Libération dont 271 ont été nommés à titre posthume.

    La Croix de l’Ordre est la deuxième distinction dans le protocole républicain après la Légion d’honneur.

    Les Compagnons de la Libération, promus pendant la guerre ou juste après, sont très majoritairement issus des rangs de la France libre et dans une moindre mesure de la Résistance intérieure.  Nombre d’entre eux ont par la suite occupé des fonctions au plus haut niveau de l’Etat (présidents du Conseil, Premiers ministres, parlementaires).

     

    * MÉMOIRE - Ces ultimes Compagnons de la Libération

      L'oeuvre exposée à l'Assemblée nationale - © Assemblée Nationale

    À travers l’œuvre du sculpteur Vincent Barré, inaugurée le 27 mai 2014 à l’occasion de la première journée nationale de la Résistance, l’Assemblée nationale rend hommage, dans ses murs, aux Compagnons de la Libération et à leur engagement pour la France et pour la liberté.

     Les quatre Compagnons de la Libération encore en vie 

    Daniel Cordier, 98 ans

    *

     

    * MÉMOIRE - Ces ultimes Compagnons de la Libération

     

    Du 1er  août 1942 au 21 juin 1943, il est le secrétaire et collaborateur direct de Jean Moulin à Lyon. Né à Bordeaux en août 1920, il est en 1940, militant de l’Action française. Le 21 juin 1940, il embarque sur un navire belge à Bayonne. Quatre jours plus tard, il arrive en Angleterre. S’engage avec la « Légion de Gaulle » (pas encore FFL). Après l’arrestation de Jean Moulin à Caluire (Rhône), il poursuit sa mission auprès de son successeur. Pourchassé par la Gestapo, il s’enfuit en mars 1944 en Espagne où il est interné. Il s’en échappe. Devenu marchand d’art, il se fait historien au début des années 80 pour défendre la mémoire de Jean Moulin. Il vit aujourd’hui à Cannes.

     

    Hubert Germain, 98 ans

    *
     

    * MÉMOIRE - Ces ultimes Compagnons de la Libération

    Né en août 1920 à Paris. Il se trouve à Bordeaux en juin 1940 Il choisit de poursuivre la lutte, au grand dam de son père. Parvient à monter, à Saint-Jean-de-Luz, à bord d’un navire polonais qui appareille pour l’Angleterre. Il s’engage parmi les premiers au sein des Forces françaises libres (FFL). Il prend part au débarquement en Provence en août 1944, à la libération de Toulon, de la vallée du Rhône, de Lyon. Il participe aux campagnes des Vosges, d’Alsace et enfin termine la guerre au massif de l’Authion. Il devient aide de camp du général Koenig en Allemagne. Il sera député de Paris de 1962 à 1978. Il est ministre des PTT (1972-74) puis chargé des Relations avec le Parlement (mars-mai 1974). Il vit à Paris.

     

    Pierre Simonet, 97 ans

    *

     

    * MÉMOIRE - Ces ultimes Compagnons de la Libération

    Né à Hanoï (Indochine française) en octobre 1921. Le 24 juin 1940, il parvient, à Saint-Jean-de-Luz, à monter sur le dernier cargo polonais en partance pour l’Angleterre. Il s’engage dans les FFL, le 1er juillet. Simonet aura effectué 137 missions de guerre en 250 heures de vol. Démobilisé, il entre à l’Ecole nationale de la France d’outre-mer. Il sert comme administrateur en Indochine. De retour en France en 1960, il obtient le diplôme du Centre d’étude des programmes économiques et entre à l’OCDE puis au FMI. Il prend sa retraite en 1980. Il vit à Toulon.

     

    Edgard Tupët-Thomé, 99 ans

     *

    * MÉMOIRE - Ces ultimes Compagnons de la Libération

     

    Edgard Tüpet est né en avril 1920 à Bourg-la-Reine (région parisienne). Après le bac, effectue des études de théologie à Reims. En décembre 1941, pour le BCRA (services secrets de la France libres) il est parachuté dans la région de Châteauroux. Blessé à la tête lors de l’atterrissage, il va diriger les opérations aériennes et la branche Action du réseau Ali-Tir. En août, dans le Jura, il attaque et prend Clerval. En Moselle, il ramène un soldat américain, sous le feu des mortiers. Il est nommé, en 1946, administrateur des colonies en Tunisie. Il devient, toujours en Tunisie, PDG d’une coopérative viticole. Puis part (1950) au Canada, gérer une propriété qu’il possède. De retour en France, en 1955, il reprend des études et devient ingénieur en organisation scientifique du travail. Il travaille chez Singer et Panhard, puis dirige des agences d’une société de tourisme. Il vit aux Invalides à Paris.

    «Soldats tombés dans les déserts, les montagnes ou les plaines, marins noyés que bercent toujours les vagues de l'océan, aviateurs précipités du ciel pour être brisés sur la terre ; combattants de la Résistance tués aux maquis et aux poteaux d'exécution ; vous tous qui à votre dernier souffle, avez mêlé le nom de la France, c'est vous qui avez exalté les courages, sanctifié l'effort, cimenté les résolutions… » 

    Charles de GAULLE 
    (Préface du Mémorial des Compagnons).

     

    (Fondation B.M.24 Obenheim)    

    * MÉMOIRE - Ces ultimes Compagnons de la Libération

     

     

     

     

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :