• * Le 27 mai 1943, naissait le Conseil national de la Résistance

    Michel Caciotti
    Transmettre l’esprit de la Résistance
    plus que jamais une nécessité
    Lien vers l'article du journal "LaMarseillaise"

    * Le 27 mai 1943, naissait le Conseil national de la Résistance

    Devant une des vitrines de l’exposition, Marie-Thérèse Brun-Claverie, présidente départementale de l’Anacr (2e à gauche) et Michel Caciotti (à droite), ancien résistant, avec les élus.  (c) Copyright Journal La Marseillaise


    * Le 27 mai 1943, naissait le Conseil national de la Résistance

    Michel Caciotti

    Mémoire vive de la résistance

     

    Il y a 73 ans, le 27 mai 1943, naissait le Conseil national de la Résistance. La Ville de Martigues a entrepris un travail de mémoire sur la Seconde Guerre mondiale auprès du jeune public. 

    Pour ne pas que l’histoire bégaie, il faut entretenir la mémoire. C’est ce que fait inlassablement l’Anacr (Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance) dont fait partie Michel Caciotti. Inlassablement, ce résistant, combattant dans la 1ère division des Forces françaises libres (FFL), rencontre des enfants pour raconter son engagement et sa lutte pour une « France libre ».

    De son côté, la Ville de Martigues a entamé un long travail de transmission autour des deux conflits mondiaux qui ont marqué la première moitié du XXe siècle. Actuellement, c’est à la Seconde Guerre mondiale qu’est consacrée l’exposition dans le hall de l’hôtel de ville. Services Jeunesse, Education, Direction culturelle et Archives municipales mènent conjointement des actions de sensibilisation vers le public scolaire et les jeunes. Au-delà des manuels scolaires et de l’histoire nationale, il a semblé nécessaire aux élus d’évoquer l’histoire plus locale et d’y associer des témoignages. « C’est important de découvrir des personnes, de savoir qu’elle se sont battues pour avoir le droit de s’exprimer. Sans s’immiscer dans le rôle des enseignants, c’est plutôt un travail complémentaire, avec un contact direct, qui touche les enfants », argumente Linda Bouchicha, adjointe déléguée à la Jeunesse. D’ailleurs, relève Annie Kinas, déléguée à l’Education, « c’est au programme du CM2, et les enseignants ont de suite adhéré à ce projet ».

    Pour Maud Blasco et Dominique Bauzat, des Archives municipales, ce travail autour des commémorations (14/18, 39/45) sert à raconter et transmettre l’histoire locale, ou « comment c’était à l’époque », pourrait-on dire, en mettant à disposition photos, écrits officiels ou administratifs, extraits de journaux, lettres de soldats… « confronter l’apport du témoignage à celui du document, car l’histoire se situe entre les deux », souligne Maud Blasco.

     « L’avenir dépend des jeunes »

    Trois classes du collège Gérard-Philipe et trois du collège Henri-Wallon ont visité l’expo et rencontré Marie-Thérèse Brun-Claverie, de l’Anacr, et Michel Caciotti, qui tient aussi régulièrement une chronique dans la Marseillaise. Pour ce dernier, le lien avec les jeunes générations est essentiel : « On pensait l’histoire du fascisme et de la dictature définitivement passée. Et pourtant, on les voit réapparaître un peu partout en Europe », constate-t-il. Alors, forcément, « il faut que les jeunes comprennent qu’ils sont en état de faire ce qu’on a fait. L’avenir dépend d’eux. Il doit y avoir une prise de conscience pour ne pas subir ce qu’on a subi. Ils sont en capacité de pouvoir résister à leur tour, comme on l’a fait ! La guerre n’est pas fatale, il faut tout faire pour l’empêcher ». Il cite volontiers Anatole France : « On croit mourir pour la Patrie, on meurt pour les industriels. » Près de 100 ans après sa mort, ces paroles restent d’une malheureuse réalité…

    En ce 73e anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance, Michel Caciotti veut plus que jamais en rappeler l’esprit : « On s’est battu contre l’occupant, pour dire qu’on n’était pas d’accord, faire basculer les consciences et enfin, œuvrer à la libération. » A la cérémonie de commémoration du 8 mai 1945, des élèves de 1ère ES étaient présents. C’était pourtant un dimanche et durant le long pont de l’Ascension : « C’est qu’ils étaient motivés ! », se réjouit Linda Bouchicha. Pour la cérémonie du Fenouillet, le 13 juin, qui rend hommage aux résistants martégaux et ceux qui ont été fusillés avec eux, les écoliers de Louise-Michel interprèteront Le chant des Partisans. Une autre façon de passer le flambeau…

    Nathalie Pioch

    * Le 27 mai 1943, naissait le Conseil national de la Résistance

    Journal


     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :