• France Libre - "Nous n'étions pas des héros", les derniers Compagnons de la Libération racontent... un ouvrage de Benoît Hopquin

    Vient de paraître aux éditions Calmann-Lévy...

    " Drôles de bonshommes, vraiment ! Tourmentés, insatisfaits. Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin, regrette de n'avoir pas combattu l'arme à la main face à l'ennemi, estime pour cela avoir raté sa guerre. Henri Beaugé, qui fut de toutes les batailles, se lamente de n'avoir pas ressenti le frisson de la Résistance, s'accuse d'avoir dormi sur ses deux oreilles alors que d'autres éprouvaient l'angoisse des arrestations. Miraculé de Bir Hakeim, Claude Lepeu pleure toujours de n'avoir pas participé à la libération de Paris. Ils en ont tant fait et s'accusent encore de ne pas avoir fait assez. Sacrés personnages ! Formidables rencontres, toutes."

    Benoît Hopquin, Grand reporter au Monde, est allé à la rencontre de 14 des derniers Compagnons de la Libération, dans ce livre de témoignages qui se "veut, résolument, un travail d'admiration".

    Entretiens avec Claude RAOUL-DUVAL (F.A.F.L.) ; Charles GONARD et Louis CORTOT (Résistance intérieure), Daniel CORDIER (B.C.R.A.), Jacques HEBERT, Alain GAYET et Fred MOORE (1ère D.F.L./2ème D.B.), François JACOB (2ème D.B., décédé le 20 avril 2013), Hubert GERMAIN, André VERRIER (décédé le 28 décembre 2013), Henri BEAUGE Pierre SIMONET, Guy CHARMOT et Claude LEPEU (1ère D.F.L.).

    France Libre - "Nous n'étions pas des héros", les derniers Compagnons de la Libération racontent... un ouvrage de Benoît Hopquin

     

    France Libre - "Nous n'étions pas des héros", les derniers Compagnons de la Libération racontent... un ouvrage de Benoît Hopquin

     Retrouvez également la note de lecture de l'Opinion Indépendante LIEN

    Ouest-France-Normandie

    Benoît Hopquin, journaliste, a longuement rencontré ces hommes qui ont tous combattu dès 1940 après l'appel du 18 juin. Parmi eux, le Caennais, Jacques Hébert, qui fut député-maire de Cherbourg.

    France Libre - "Nous n'étions pas des héros", les derniers Compagnons de la Libération racontent... un ouvrage de Benoît Hopquin

    Jacques Hébert est l'un des quatorze Compagnons de la Libération, rencontrés par Benoît Hopquin. | Archives Ouest-France/Jean-Yves Desfoux

    Entretien

    Pourquoi un livre « d'admiration », dites-vous, sur les Compagnons de la Libération ?

    Comme enfant de la Manche, j'ai été élevé dans le culte du Débarquement, des libérateurs. Comme grand reporter au journal Le Monde, j'avais rencontré plusieurs Compagnons. Sur 1 038, ils ne sont plus qu'une petite vingtaine. Pendant trois ans, j'ai mené une véritable enquête de police et passé des dizaines d'heures à les écouter...

    Avec passion...

    Tous m'ont fasciné. En pleine débâcle, ces jeunes gens de 17 à 20 ans ont le cran de dire non. Leur engagement se fait tôt, avant fin 1940 pour les trois-quarts. C'est cet engagement précoce que De Gaulle souligne en créant l'ordre de la Libération dès novembre 1940. La plupart n'ont pas entendu l'appel du 18 juin 1940. Mais tous ont entendu le discours du Pétain du 17 juin, demandant d'arrêter le combat. Eux disent non.

    Vous avez rencontré quatorze compagnons. L'un d'eux vous a-t-il marqué ?

    Les trajectoires des frères HEBERT, Jacques et Bernard, deux Caennais, épousent toutes les grandes dates de la France libre. Ils embarquent pour l'Angleterre à Saint-Jean-de-Luz à bord du Batory, où se trouve également, François Jacob, futur prix Nobel de médecine.

    Londres, expédition de Dakar, campagne de Syrie, combats de l'Afrique du Nord... Jacques Hébert vit tout cela avant de débarquer à Utah Beach le 1er août 44 et de se retrouver au coeur de la libération de Paris, le 25 août.

    Ancien député-maire de Cherbourg, gaulliste de gauche, Jacques Hébert est un homme étonnant. Sa modestie frappe ses interlocuteurs.

    La modestie, un trait commun de ces hommes ?

    Ces héros fonctionnent à l'humilité. Tous m'ont dit : « Nous n'avons fait que notre devoir ». Originaire de Château-Renault en Indre-et-Loire, André VERRIER mena un extraordinaire parcours de combattant puis reprit son emploi à l'usine Rousselot. Tous ces vieux messieurs, plus gaulliens par esprit que gaullistes par politique, nous donnent un formidable bain de jouvence et d'espoir.

    Nous n'étions pas des héros, les Compagnons de la Libération racontent leur épopée par Benoît Hopquin, 332 pages, 18,50 €, éditions Calmann-Lévy.

    Lire l'article sur le site de Ouest-France Lien

     


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