• * Disparition de Yves MEUDEC (1er RA), FFL, Ancien de Bir Hakeim, déporté et évadé

    * Disparition de Yves MEUDEC (1er RA), FFL, Ancien de Bir Hakeim, déporté et évadé

    Yves MEUDEC,  décoré de la Légion d'Honneur en 2012, et son ami Alexis LE GALL (Le Télégramme)

    Le 10 Février 2017 a disparu à l'âge de 97 ans, Yves MEUDEC, Maréchal des Logis au 1er RA. Militaire, né le 6 juin 1919 à Plougonven dans le Finistère, c'est au Liban qu'il s'engage dans la France Libre en Juillet 1941, affecté à l'Artillerie du 1er RA.

    Il combat  à Bir Hakeim, où il est  fait prisonnier, et fait partie des 600 prisonniers envoyés en détention en Italie sur le Nino Bixio. 

    Il avait reçu la Légion d'honneur en 2012, pour le 70e anniversaire de la bataille, des mains d'Alexis LE GALL.

    * Disparition de Yves MEUDEC (1er RA), FFL, Ancien de Bir Hakeim, déporté et évadé

    Article du TELEGRAMME, 2012

    "Maudite arthrose ! », peste Yves MEUDEC, désormais l'unique survivant finistérien de la bataille de Bir Hakeim (Libye), en regagnant son fauteuil. Ce nonagénaire a le verbe haut, la démarche hésitante mais la mémoire est intacte lorsqu'il s'agit d'évoquer Bir Hakeim, la bataille qui lui a valu de recevoir, hier, à Quimper, la Légion d'honneur des mains d'Alexis Le Gall, une autre figure des FFI. « Du 27mai au 10juin 1942, la première brigade française libre du général Koenig dont je faisais partie a combattu les armées motorisées italiennes et allemandes de l'Afrika Korps du général Rommel », explique celui qui s'est engagé, en 1937, dans l'artillerie coloniale, à l'âge de 18ans, et qui fut envoyé, dès mars1939, à Beyrouth.

    Yves Meudec était aide radio au sein du premier régiment d'artillerie coloniale du lieutenant-colonel Laurent-Champrosay. 

    Capturé par les Allemands 

    Après « quatorze jours et quatorze nuits où les obus pleuvaient », Koenig organise la sortie de ses troupes, sur une partie déminée du terrain qui entoure les positions françaises libres. Si le Plougonvenois d'origine arrive à sortir à bord de son camion, il sera tout de même pris par les Allemands. Il fera ainsi partie des 600 prisonniers capturés par l'Afrika Korps et embarqués sur le Nino Bixio, direction l'Italie. «On s'est fait torpiller, se remémore Yves Meudec, qui a rejoint les Forces françaises libres (FFI) le 23 juillet 1941, après que la France de Vichy et l'armée anglaise ont signé l'armistice le 14j uillet précédent». 

    « Ivo Modesto » 

    Il passera un peu plus d'un an dans un camp de prisonniers au nord de l'Italie. «Je pouvais envoyer des lettres à ma famille, mais tout ce que je pouvais dire c'était "prisonnier en bonne santé".» Le 19septembre 1943, il s'échappe du camp. La France étant toujours en guerre, il décide de rester. « J'ai appris à parler italien en me faisant héberger par des autochtones, contre un travail.» Mais celui qui se faisait appeler «Ivo Modesto» ne reste pas longtemps dans chaque famille, ni dans chaque village. « Des affiches mettant en garde contre le sort réservé à ceux qui hébergeaient des résistants ou des prisonniers étaient placardés un peu partout.»

    C'est seulement près de deux ans après son évasion qu'il rejoint la France. 

    © Le Télégramme 

     


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