• * Décès de Mr Louis CORTOT- Résistant, Compagnon de la Libération


    Louis Cortot est décédé le 5 mars 2017
    à Saint-Mandé dans le Val de Marne.


    * Décès de Mr Louis Cortot - Compagnon de la Libération

    Louis Cortot est né le 26 mars 1925 à Sombernon en Côte d’Or. Son père était artisan ferblantier. 

    Il quitte la Côte d’Or en 1937 avec ses parents pour s’installer à Saint-Cloud où il passe son certificat d’études. Il fréquente également le club d’aviation populaire de Boulogne-Billancourt qui lui apporte des connaissances en mécanique.

     Au début de l’occupation, il est étudiant dans une école professionnelle à Suresnes. Très rapidement, au début de l’année 1941, à l’âge de 15 ans, il rejoint la résistance tout comme son frère aîné, Jean Cortot.

    Entré en contact avec l’Organisation spéciale (OS) du Parti communiste, il manifeste son désir de participer à l'action directe ; il commence par récupérer des armes, couper des lignes téléphoniques et distribuer des tracts.  Parallèlement, il doit abandonner ses études au milieu de sa troisième année à l'Ecole supérieure de Suresnes et devient  ajusteur.

     C’est dans l’usine dans laquelle il travaille qu’il confectionne les bombes qu’il va utiliser lors de ses missions.

    Louis Cortot réussit avec brio de nombreuses opérations ; il provoque ainsi avec son groupe le déraillement d'un train de tanks provenant des usines Renault, rend inutilisable un transformateur disjoncteur à Issy-les-Moulineaux en mai 1942 et participe au grenadage d’un convoi de jeunesses hitlériennes à Trappes.

    En juillet 1942, son groupe fait sauter le bureau du Rassemblement national populaire (RNP) à Boulogne-Billancourt, puis détruit à l’explosif le bureau d’embauche des ouvriers français volontaires pour le travail en Allemagne de Courbevoie.

    En janvier 1944, Louis Cortot rejoint les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) de Seine-et-Marne pour participer à l'implantation d'un maquis à Saint-Mammès. A partir de mai, il est chargé des liaisons entre l’Etat-major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) de Seine-et-Marne et celui de Paris.

    Le 26 août 1944, il est très grièvement blessé à la face à Lieusaint en Seine-et-Marne, par des éclats de balles explosives, au cours des combats de la libération, faisant, malgré cela, preuve d'un grand courage et de sang-froid en n'acceptant que sur ordre formel de rejoindre un poste sanitaire.

    Le 11 novembre 1944, il est décoré de la croix de la Libération par le général de Gaulle à l'Arc de Triomphe.

    Après sa convalescence, il est responsable pour la Seine-et-Oise des milices patriotiques et de la Garde civique républicaine. Il est notamment en charge de l’instruction des dossiers pour le jugement des collaborateurs du département.

    Aspirant de réserve à la fin de la guerre, il retourne à la vie civile d’abord comme ajusteur, puis dans la branche aéronautique chez Dassault en 1947 où il fait ensuite toute sa carrière.

    Louis Cortot est président national de l’Association nationale des anciens combattants et ami(es) de la Résistance (ANACR) et membre du Conseil de l’Ordre de la Libération depuis décembre 2010. Il préside aussi, à compter de l'été 2012, l'association des amis du musée de l'ordre de la Libération.

    Louis Cortot est décédé le 5 mars 2017 à Saint-Mandé dans le Val de Marne.


    • Grand Officier de la Légion d'Honneur
    • Compagnon de la Libération - décret du 8 novembre 1944
    • Croix de Guerre 39/45 (1 citation)
    • Croix du Combattant 39/45
    • Croix du Combattant Volontaire 39/45
    • Croix du Combattant Volontaire de la Résistance

    * Décès de Mr Louis Cortot - Compagnon de la Libération

     

    L'hommage de François Hollande

    Le président François Hollande a rendu hommage à cet homme qui «avait voulu transmettre aux nouvelles générations l’esprit de la Résistance» et qui, «toute sa vie», est «resté fidèle aux idées du Conseil national de la résistance».

    «Le 8 mai 2015, il avait remis les prix du Concours national de la Résistance et de la Déportation, il nous avait livré son dernier message: rester vigilants, ne jamais accepter les injustices, agir, non pas parce qu’on est sûr de réussir, mais parce que c’est juste. Ces mots résonnent plus que jamais aujourd’hui», a-t-il souligné dans un communiqué transmis par l’Elysée.

    Entre janvier 1941 et janvier 1946, 1 036 personnes, qui s’étaient «signalées dans l’oeuvre de la libération de la France et de son Empire», avaient été nommées dans l’Ordre de la Libération.

     Le général de Gaulle a par la suite ajouté à la liste les noms du Premier ministre britannique Winston Churchill et du roi d’Angleterre George VI, portant le nombre définitif de Compagnons de la Libération à 1.038.
    (Par AFP | Publié le 05/03/2017)

    * Décès de Mr Louis Cortot - Compagnon de la Libération

    (AFP PHOTO / THOMAS SAMSON)


     Article du journal

    * Décès de Mr Louis Cortot - Compagnon de la Libération

    Un héros nous a quittés. Louis Cortot, l'un des derniers compagnons de la Libération, s'est éteint dimanche à l'âge de 91 ans en région parisienne, a appris l'Agence France-Presse auprès de son fils Jean-Louis Cortot.

    Le titre de compagnon de la Libération a été décerné pour récompenser les personnes, les unités militaires et les collectivités civiles se signalant dans l'œuvre de libération de la France et de son empire.

     

    Louis Cortot est né le 26 mars 1925 à Sombernon en Côte d’Or. Au début de l’occupation, il est étudiant dans une école professionnelle à Suresnes. Très rapidement, au début de l’année 1941, à l’âge de 15 ans, il rejoint la résistance tout comme son frère aîné, Jean Cortot, indique sa biographie sur le site de l'ordre de la Libération. Il commence par récupérer des armes, couper des lignes téléphoniques et distribuer des tracts, avant d'abandonner ses études et de confectionner des bombes dans l'usine où il s'est fait embaucher.

     Louis Cortot "réussit avec brio de nombreuses opérations", liste sa biographie : déraillement d'un train de tanks provenant des usines Renault, sabotage d'un transformateur disjoncteur à Issy-les-Moulineaux, grenadage d’un convoi de jeunesses hitlériennes à Trappes, explosion du bureau du Rassemblement national populaire (RNP) à Boulogne-Billancourt, explosion du bureau d’embauche des ouvriers français volontaires pour le travail en Allemagne de Courbevoie...

    Revenu à la vie civile, il fait toute sa carrière ou presque dans la branche aéronautique du groupe Dassault.

    Article paru dans les pages du journal 

     

    La Fondation B.M.24 Obenheim
    présente ses sincères condoléances à sa famille


    (Fondation B.M.24  Obenheim)


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