• * Décès de l’un des trois derniers compagnons de la Libération. Pierre Simonet nous a quitté.

      

    * Décès de l’un des trois derniers compagnons de la Libération.  Pierre Simonet nous a quitté.

     

     

    Il avait rejoint les Forces françaises libres (FFL) en 1940 avant de combattre en Afrique du nord, de participer au débarquement en Provence et de participer à la libération de la France.

    Ce vétéran de Bir-Hakein et de la grande épopée de la 1ère DFL était toujours d'une grande modestie et gentillesse ....C'est donc une très grande tristesse d'apprendre par la famille que Pierre s'est éteint ce jeudi 05 /11/ 2020 après-midi dans son sommeil, auprès de ses enfants, à son domicile de Toulon. La Fondation de la France libre perd un de ses derniers vétérans de la Seconde guerre mondiale ayant rejoint très tôt le général de Gaulle.

     

     

    * Décès de l’un des trois derniers compagnons de la Libération.  Pierre Simonet nous a quitté.

    Pierre Simonet

    (photo ordre de la Libération) 

     La famille indiquera vendredi 06 novembre 2020 le lieu du recueillement à Toulon car Pierre sera inhumé dans le caveau familial, dans la Drôme.

     

    (Article Le Figaro avec AFP)

    Pierre Simonet, l'un des trois derniers compagnons de la Libération, est mort jeudi à l'âge de 99 ans, a annoncé l'Élysée. Emmanuel Macron a rendu hommage à «cet homme animé du souffle de la liberté qui, par-delà les risques et les frontières, fut toujours guidé par son immense amour de la France», a précisé la présidence dans un communiqué. Seuls deux compagnons de la Libération lui survivent - Daniel Cordier et Hubert Germain, tous deux centenaires -, sur les 1.038 distingués par le général de Gaulle pour leur engagement au sein de la France libre pendant l'Occupation allemande. Son décès fait suite à celui d'un autre compagnon, d'Edgard Tupët-Thomet, décédé le 9 septembre à l'âge de 100 ans. 

    Pierre Simonet est étudiant en mathématiques à Bordeaux quand, le 17 juin 1940, il entend à la radio l'annonce de la défaite française. L'appel du général de Gaulle, le lendemain, le convainc de le rejoindre. Le 24 juin, il embarque sur le dernier cargo qui, en rade de Saint-Jean-de-Luz, rapatrie les troupes polonaises et les résidents britanniques vers l'Angleterre. Arrivé à Liverpool, il s'engage dans les Forces françaises libres (FFL). Il voudrait choisir l'aviation, mais il n'a que 18 ans et cette arme ne recrute que des volontaires ayant déjà le brevet de pilote. Il est donc affecté, en raison de ses études de mathématiques, dans l'artillerie FFL en cours de création.

    Il est envoyé en Afrique et stationne avec son unité au Cameroun jusqu'en janvier 1941. Il part pour Damas où est formé le 1er régiment d'artillerie des FFL. Nommé brigadier, il est chargé de l'observation et des transmissions. Il prend part aux batailles de Bir-Hakeim, d'El Alamein et de Takrouna puis prend part, à partir d'avril 1944, à la campagne d'Italie. Il réalise son rêve de devenir aviateur: nommé «observateur sur avion léger», il prend place à bord de petits piperclub et survole les lignes ennemies pour collecter des renseignements. Il signale les emplacements des pièces d'artillerie et des chars allemands : «Pendant la campagne d'Alsace, du 7 janvier au 2 février 1945, il rend les services les plus précieux, faisant démolir plusieurs chars et repérant deux batteries», écrit l'Ordre de la libération dans sa biographie officielle. À l’issue de ces campagnes, «son compteur affichait 250 heures de vol et 137 missions de guerre, qui lui valurent 5 citations et sa désignation comme Compagnon de la Libération le 27 décembre 1945», selon l'Élysée.

    En piper sous la tour Eiffel

    Le 8 mai 1945, jour de la Victoire, les petits avions se posent sur le terrain d'Issy-les-Moulineaux. «Pour nous, les rebelles de la première heure, il fallait faire quelque chose qui sorte de l'ordinaire», raconte Pierre Simonet dans une interview en 2015. «Je suggère : et si on passait sous la tour Eiffel ?» «Le plan de vol est organisé: prendre en rase-mottes l'esplanade du Trocadéro, le pont d'Iéna, passer sous l'immense voûte de fer, survoler le champ de Mars et redresser sur l'école militaire. Il y a de la place à revendre», raconte-t-il. «Il y a peu de monde; un soldat américain tout étonné nous photographie en vol (...) Il fallait plus de culot que d'adresse, nous n'avions demandé la permission à aucune autorité.»

    Démobilisé, Pierre Simonet, né à Hanoï où son père était ingénieur des travaux publics, entre en 1946 à l'École nationale d'outre-mer, qui forme les administrateurs des possessions coloniales françaises. Il est affecté en Indochine, puis suit les cours de l'institut de statistique de Paris avant de partir au Cameroun, où il termine sa carrière comme administrateur de la région du Ntem. En 1958, il entre dans la fonction publique internationale : il est envoyé par l'organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) dans le bassin du Mékong. Il entre ensuite à l'ONU, qui l'envoie en 1959 et 1960 en Iran comme conseiller en statistiques économiques. Il entre ensuite à l'OCDE puis, en 1964, au Fonds monétaire international qui l'envoie en Haïti, au Salvador, aux Comores et au Lesotho avant de prendre sa retraite en 1985.

    Pour Emmanuel Macron, «Pierre Simonet était bien un héros: il avait beau refuser ce titre, il en possédait tous les attributs - le courage, la force morale, le sens du devoir»«Le pays tout entier se souviendra de son courage, de sa ténacité et de sa modestie», ont réagi la ministre des Armées Florence Parly et la ministre déléguée Geneviève Darrieussecq.

    Père des FFL, Charles De Gaulle avait créé l'Ordre de la Libération dès novembre 1940 pour «récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées dans l'œuvre de libération de la France et son empire». L'Ordre est forclos en 1946. Quelque 1.038 personnes, dont six femmes, se verront attribuer le titre de compagnon de la Libération, ainsi que 18 unités militaires et cinq communes françaises: Nantes, Grenoble, Paris, le village martyr de Vassieux-en-Vercors et l'Île de Sein.

    L'un des deux derniers compagnons encore en vie, Daniel Cordier, qui a été secrétaire de Jean Moulin, a célébré son 100e anniversaire le 20 août. Emmanuel Macron lui avait alors téléphoné, le remerciant «pour l'exemple donné» durant la guerre et après. Hubert Germain, ancien légionnaire, est centenaire depuis le 6 août. Il est prévu que le dernier des compagnons qui décédera sera inhumé au Mont Valérien, le principal lieu d'exécution de résistants et d'otages par l'armée allemande durant la Seconde guerre mondiale. Charles de Gaulle y a inauguré en 1960 le Mémorial de la France combattante.

     

    * Décès de l’un des trois derniers compagnons de la Libération.  Pierre Simonet nous a quitté.

     

    " Nous fêtons aujourd'hui, mardi 27 octobre 2020, le quatre-vingt-dix-neuvième anniversaire de Pierre Simonet , Compagnon de la Libération 

    Pierre est en forme, c'est super. Je suis si heureuse de lui téléphoner et d'échanger avec lui. Nous parlons du bon vieux temps !!!! Bon courage pour souffler tes bougies ce soir, mais tu auras de l'aide. Gros bisous ! "

                                                       
                                                           ( Blandine Bongrand Saint Hillier)

     

     La Fondation B.M.24 Obenheim

    présente ses sincères condoléances à sa famille

     

    Fondation B.M.24 Obenheim 

    * Décès de l’un des trois derniers compagnons de la Libération.  Pierre Simonet nous a quitté.

     

     

     


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