• *Conférence (audio) : La contribution française à la campagne du désert occidental de 1942

    "La contribution française à la campagne du désert occidental de 1942 - Quand le militaire sert d'abord le politique..."

    Après une mise en contexte de la campagne de Libye, cette conférence du Lieutenant-colonel Rémy Porte ( qui date de 2013) , évoque largement la Résistance de Bir Hakeim et l' utilisation politique qui en fut faite par les Britanniques et le général de Gaulle.

    Qui est Rémy Porte ? (notice wikipédia)

     Entré en service dans l’arme des transmissions en 1981 ; à l’issue de son temps de commandement (1988-1991), il rejoint son école d’arme (Montargis, puis Cesson-Sévigné), où il sert comme instructeur puis chef de cabinet

    Passé dans le corps des officiers experts en 1997, il commande de 1998 à 2001 l’École militaire du corps technique et administratif à Coëtquidan.

    Affecté au Service historique de l’armée de terre (devenu Service historique de la Défense en 2005), il est successivement adjoint, puis chef de la division Études et Recherche jusqu’en 2007.

    Après avoir servi comme chef de bureau Relations extérieures et internationales auprès du général délégué aux réserves de l’armée de terre entre 2007 et 2010, il est de 2010 à 2013 chef du bureau Recherche de la division Retour d’expérience au Centre de doctrine d’emploi des forces. 

    Depuis novembre 2015, il est officier référent 'Histoire' pour l'armée de Terre, chargé de l'animation du réseau des historiens militaires et de la mise en œuvre de la politique 'Histoire' dans son armée d'appartenance. 

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    Quelques commentaires sur la partie "Bir Hakeim"

    Les pertes : Rémy Porte avance le chiffre de 981 pertes lors de la sortie de Bir Hakeim... Nous aurions aimé en connaître les sources.

    Le manque de planification de la Sortie

    "C'est là qu'il y a le plus à critiquer" relève Rémy Porte. A partir du différent entre le Capitaine Gravier et le Général Koenig sur la Sortie, il semble généraliser et globaliser en pointant un défaut général de planification - par manque de compétences des cadres - de Koenig (Capitaine en 40, général de brigade en 1941...) et de son état-major, dans la conception de la Sortie.

    Dans les faits, nous pensons que la faiblesse de la préparation technique de la Sortie tient essentiellement à la transmission trop tardive de l'ordre de déminer et d'élargir le couloir de sortie, qui ne laissa pas le temps au Capitaine Gravier et aux hommes du Génie d'opérer convenablement. Ce défaut de transmission, dans le cadre global de la préparation de la Sortie, aura des conséquences indéniables sur les difficultés d'exfiltrer les + 3000 hommes et véhicules de la Brigade, et sans doute sur ses pertes. Mais ceci remet-il en cause la planfication générale du dispositif de Sortie ?

    "On ne critique pas Bir Hakeim"

    Au motif que de nombreux acteurs de la Bataille sont devenus célèbres, Rémy Porte avance, en parlant au présent, que "l'on ne critique pas Bir Hakeim". Il confirme plus loin : "On ne critique pas Bir Hakeim et on ne critique pas Koenig". C'est péremptoire, au risque de laisser penser que les historiens aujourd'hui occultent certaines vérités. D'autres remarques - comme la "malhonnêteté" du chiffre total des effectifs de la Brigade (les hommes n'étant pas tous à des postes de combat ) mettent tout autant mal à l'aise.

    Sans revenir sur l'ostracisme réel que subit le lieutenant- colonel Henri Gravier au cours de sa carrière militaire après la guerre, notons que son livre "La vérité sur Bir Hakeim" est paru en 1990. S'il l'a été, le sujet n'est plus tabou aujourd'hui. Ni les critiques sur les Mémoires de Koenig qui contiennent des erreurs manifestes (sans parler d'autres erreurs comme celle d'avoir envoyé la DFL se battre à l'Authion au Printemps 1945).

    Ces petites remarques tout à fait personnelles n'épuisent bien sur pas l'intérêt de cette conférence et des différents aspects qu'elle aborde.

    Elles me semblaient néanmoins nécessaires pour accompagner son écoute, tant le ton adopté par le conférencier et la personne qui mène le débat (qui hésite entre le MEPRIS et l'admiration pour les bricolages de la Brigade), semblent parfois surprenants (et régrigérants) de condescendance.

    Et puisque le terme de "Victoire" de la BFL semble encore et toujours faire inlassablement débat (la conférence évoque même le mot "défaite"), j'aimerais, en conclusion citer l'historien François Broche :

    « A propos de Bir Hakeim, les historiens militaires parlent parfois d’ « exploit » ou de « fait d’armes ». Il faut en finir avec cette frilosité ! Lorsqu’une brigade de 3 700 hommes tient en échec une armée de 35 000 soldats et l’empêche de poursuivre une offensive décisive pour l’issue d’une guerre, entraînant du même coup son échec final, cela s’appelle une victoire".


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  • Commentaires

    1
    Durand
    Mercredi 17 Janvier à 08:24

    les francais libres n etaient pas tous des militaires de metiers,un peu de respect,c est facile de critiquer!!

    2
    Blandine St Hillier
    Jeudi 25 Janvier à 23:45

    Le Colonel Gravier a été remarquable dans l'installation des mines de Bir Hakeim et mon père, Bernard Saint Hillier l'a toujours soutenu et défendu après la guerre. Ce fut remarquable cette résistance dans des conditions extrêmement difficile et ce n'est surement pas une défaite, d'ailleurs Rommel était très admiratif du courage des nôtres. La sortie fut décidé extrêmement vite. Suite à Bir Hakeim le Général de Gaulle a été reconnu. Bravo à nos Anciens

    3
    durand
    Vendredi 26 Janvier à 08:26

    merci Blandine St Hillier,pour votre  lumiere tres utile!!

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