• * Ancien du Commando Kieffer - Armand Jung, héros parmi les héros

    (Article paru dans le journal "Le Républicain Lorrain" -  Marcel Weber)

    * Ancien du Commando Kieffer - Armand Jung, héros parmi les héros


    Armand Jung, après s’être engagé dans la marine, a choisi de rejoindre le général de Gaulle à Londres avant d’intégrer le commando mis en place par le capitaine de corvette Kieffer. Il a débarqué en Normandie en juin 1944 où il a été blessé à deux reprises.

     

    * Ancien du Commando Kieffer - Armand Jung, héros parmi les héros

    (
    photo http://ecole.nav.traditions.free.fr)

     

    Né le 17 décembre 1921 à MONTIGNY les METZ (Moselle) 

    Décédé le 29 décembre 1984 à SARRALBE (Moselle) 

     

    Marcel Weber souhaite mettre à l’honneur le 6 juin prochain un membre de l’association, aujourd’hui décédé. Il s’agit d’Armand Jung, habitant de Sarralbe. L’ancien policier municipal de Sarralbe faisait partie du commando de marine français Kieffer, débarqué sur les plages de Normandie, au côté de l’armada alliée. Ce commando commandé par le capitaine de corvette Philippe Kieffer était composé de 177 hommes. 10 ont été tués le jour du débarquement, 10 les jours suivants. « Armand Jung a été blessé le premier jour, puis une fois soigné, il est reparti au combat, où il a été de nouveau blessé un jour suivant », raconte Marcel Weber, qui souhaite recueillir un maximum d’informations sur Armand Jung. Le 6 juin, à 17 h, il se rendra avec une délégation des anciens marins au cimetière de Sarralbe, afin d’honorer sa mémoire.

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    (Photo Le Républicain Lorrain - Marcel Weber)

     

    Armand Jung (n° 8) pose avec ses camarades du commando Kieffer. Il a été blessé à deux reprises lors du débarquement en Normandie.  Photo RL /Claude DI GIACOMO

     

    Liste des commandos Kieffer

    (wikipedia)

     

    CONTEXTE HISTORIQUE

    L’Histoire par l’image

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    Le 1er bataillon de fusiliers marins commandos

    Cette photographie, réalisée entre juin 1943 et juin 1944, représente quelques membres des commandos effectuant un entraînement en Écosse. Créée le 2 avril 1942 et placée sous le commandement du lieutenant de vaisseau Kieffer (promu capitaine de corvette le 5 juin 1944), le bataillon de fusiliers marins commandos est intégrée au Special Service Brigade au sein du commando interalliés numéro 10 (et de ce fait placée sous autorité Britannique). Les soldats du 1er BFMC (bataillon des fusiliers marins commandos) suivent une formation intensive avec les commandos britanniques (les bérets verts) au château d’Achnacarry situé dans les Highlands écossais.

    Organisés en deux « troops » et une section de mitrailleuse « k gun », ils sont 177 à participer au Débarquement du 6 juin 1944, seuls représentants de la France à joindre les côtes normandes par voie maritime. Arrivés sur la plage Sword de Colleville, ils s’illustreront tout particulièrement à Ouistreham, où ils reprendront à l’ennemi, au prix de lourdes pertes, l’ex casino fortifié du site Riva Bella. Après avoir combattu jusqu'à la fin de la bataille de Normandie, le 1er BFMC est notamment engagé lors de la libération de Flessingue aux Pays-Bas en novembre 1944.

    Cette prise de vue n’est diffusée qu’après les opérations car tout ce qui touche aux commandos et à leur préparation est ultra secret et sous contrôle des forces britanniques. Doté d’une valeur documentaire et instrument de la propagande Alliée, il permet aussi à sa manière d’incarner l’élite des combattants de la France libre, acquérant de ce fait une dimension symbolique.

    Le commando Kieffer débarque à Ouistreham

     

    6 juin 1944

    Engagé dans l’armée de terre le 2 septembre 1939, à 40 ans, le quartier-maître Philippe Kieffer se rallie au général de Gaulle dès le 19 juin 1940 et s’engage dans les FNFL le 1er juillet. En mars 1941, il obtient de l’amiral Muselier l’autorisation de constituer un groupe de commandos, sur le modèle des petits groupes britanniques opérant en Norvège. Deux mois plus tard, il met sur pied un petit groupe d’une vingtaine de volontaires, qui suit des stages d’entraînement dans les bases anglaises de Camberley et Skegness avant de prendre le nom de 1ère Compagnie de fusiliers marins commandos. Dotés d’un béret vert et du badge « Commando français », les hommes de Kieffer sont affectés au Commando interallié n°10.

    En 1942 et 1943, la compagnie Kieffer effectue diverses missions sur les côtes françaises et hollandaises* et, désormais forte de 200 hommes, devient le Bataillon de fusiliers marins commandos. Les raids se poursuivent jusqu’en mars 1944, date à laquelle les Français sont intégrés au Commando n° 4 du lieutenant-colonel Dawson, chargé de préparer le débarquement en Normandie. Au début de mai, Dawson se vit fixer pour mission de prendre Ouistreham, après avoir débarqué sur la plage voisine de Colleville-Montgomery.

    Kieffer et 176 de ses hommes seront ainsi parmi les premières troupes alliées à prendre contact avec la terre française, à l’aube du 6 juin 1944. « Vous allez nous montrer ce que vous savez faire », leur avait dit le brigadier général lord Lovat, commandant la 1ère brigade SAS, quelques jours plus tôt. Il ne devait pas être déçu. Après un débarquement mouvementé et meurtrier, l’assaut contre les positions ennemies commença peu après 8 heures. Les combats durèrent jusqu’à la fin de la matinée. Le « 4 Commando » s’empara de Riva-Bella et Ouistreham avant de faire sa jonction avec la 6e division aéroportée, qui tenait Bénouville. Dans la soirée, Kieffer et ses hommes entrèrent dans le Plain-Amfreville, d’où ils continuèrent à tirer sur les positions ennemies.

    Le bilan de cette première journée était lourd pour les Français: 21 tués, 93 blessés – dont le commandant Kieffer, qui avait reçu un éclat à la cuisse, mais ne sera évacué que le 10 juin. Le lendemain, les Français en état de combattre se trouvaient à 14 kilomètres à l’intérieur des terres, après avoir atteint tous leurs objectifs.
                                                 
                                           

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    Nous devons avoir une pensée émue pour les deux militaires des Forces spéciales, membres du Commando Hubert tués dans la nuit du 9 au 10 mai 2019 lors de la libération de quatre otages au Burkina Faso

     

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    les MT Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello

    Les commandos de marine

    Créés après guerre sur le modèle de l’unité mise en place par Philippe Kieffer, les commandos de marine sont aujourd’hui au nombre de sept avec des spécialités différentes. Tous portent le nom d’un ancien marin tué au combat : Jaubert, Montfort, Trépel, Penfentenyo, Kieffer, Ponchardier et Hubert. Les commandos voulant postuler au commando d’action sous-marine Hubert de Toulon doivent avoir effectué une période d’ancienneté d’au moins cinq ans dans l’un des commandos de Lorient et réussir le cours nageur d’une durée de sept mois pour obtenir le certificat nageur de combat. Les aspirants commandos sont généralement issus des rangs des fusiliers marins, mais sont ouverts également aux autres spécialités de la marine, ainsi qu’aux femmes.

     

     

     

    Fondation B.M.24 Obenheim   

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  • Commentaires

    1
    jung alain
    Vendredi 18 Octobre à 12:28

    Bonjour

    Bravo et merci pour votre travail.

     

    Une précision ... Armand Jung est originaire et a vécu à Sarralbe et non à Willerwald.

    Cordialement 

    2
    Vendredi 18 Octobre à 12:35

    Merci beaucoup pour votre vigilance et la rectification que nous venons d'opérer... Cordialement

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