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    * Page souvenir - Octave Herpin - ouvrier agricole - ancien du B.M.5 de la la 1re Division française libre

     

     

    Octave Herpin a combattu l'Allemagne nazie 

    Proposition de Olivier RAULT,

    correspondant local de presse (Ouest-France) à Cesson-Sévigné

    (Article du journal Ouest-France

    Publié le 23/09/2016)

     

    * Page souvenir - Octave Herpin - ouvrier agricole - ancien du B.M.5 de la la 1re Division française libre

    (Photo Journal ouest-France)

    À 20 ans, le Cessonnais, ouvrier agricole, a incorporé la 1re Division française libre. Il a participé à la victoire des Alliés sur l'Allemagne, marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale.

     

    Les gens d'ici

    Été 1944, Octave Herpin a 20 ans. Les Alliés viennent de libérer une partie de la région. Ouvrier agricole, il a déjà croisé sa future épouse, mais elle devra l'attendre. La guerre n'est pas finie.

    « Incorporé à l'automne, j'ai rejoint, à Mélizey (Haute-Saône), la 1re Division française libre (DFL), se souvient Octave Herpin. Nous avons eu peu de formation. Si nous étions bien habillés, l'armement manquait. J'ai été affecté au bataillon de marche n° 5. En route pour l'Alsace, nous avons perdu notre chef, le général Brosset, tombé dans un torrent avec sa Jeep. »

    « Nous n'avons pas fêté la victoire »

     

    Ensuite, direction le Territoire de Belfort : « Nous nous sommes déployés à Giromagny et avons participé à l'attaque sur Belfort. Pendant dix jours, les combats ont été très durs, il pleuvait et neigeait. »

    Fin novembre, c'est un bataillon épuisé qui est relevé et envoyé à Bordeaux, pour participer à la réduction de la poche de Royan. « Mais la pause fut courte. À peine arrivés, nous avons dû repartir d'urgence vers l'Est. »

    En effet, le 16 décembre, les Allemands ont lancé une dernière offensive dans les Ardennes. Les Alliés perdent du terrain. « Nous avons participé à la bataille de Colmar. Il y a eu de gros bombardements et tout a été détruit en face de nous. En mars 1945, nous avons été envoyés sur la frontière italienne. »

    Le 8 mai 1945 marque la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe : « Nous n'avons pas fêté la victoire. Deux camarades voulaient la célébrer en tirant au mortier et ils se sont tués accidentellement. »

    C'est la fin de la guerre. « Je n'avais qu'une hâte, c'était de rentrer chez moi. »

    Renvoyé dans ses foyers en 1946, Octave Herpin va se marier en 1950. Depuis, il refuse toute décoration. « Beaucoup en ont eu et ils ne la méritaient pas. Les Rennais partis avec moi ne sont pas revenus. »

    À 92 ans, il coule une retraite paisible avec son épouse, dans leur ferme du Bas-Jussé. Ils ont sept enfants, 15 petits-enfants et 14 arrière-petits-enfants.

    Octave Herpin, mis à l'honneur et décoré de La Croix de guerre 

    Le samedi 11 novembre 2017 les cérémonies commémoratives ont été l'occasion, de récompenser un Cessonnais particulièrement méritant,
    Octave Herpin.

    (Publié le 14/11/2017)
     

    * Page souvenir - Octave Herpin - ouvrier agricole - ancien du B.M.5 de la la 1re Division française libre

    (Photo Journal ouest-France)

    Octave Herpin s'est engagé en 1944 à l'âge de 20 ans. Incorporé à la première Division française libre (DFL), Bataillon de marche (BM) n° 5, il s'est battu vers Belfort, dans des conditions très difficiles. « Il y avait la pluie et la neige, mais aussi la résistance très forte en face de nous. Le BM 4, à notre droite, a été décimé. » C'était pendant la dernière contre-offensive des Ardennes et la bataille de Colmar.

    Ce seront ensuite, en avril 1945, d'autres combats à la frontière italienne, dans les Alpes du Sud. La 1re DFL est citée à l'ordre de l'armée pour avoir, « après trois jours de combats acharnés, enlevé le massif fortifié de l'Authion, franchi les cols des Alpes et débouché dans la plaine du Pô, tout en rétablissant, en quatre jours, une piste praticable aux camions, à 2 300 m d'altitude. » Ce qui lui vaut de recevoir la Croix de guerre avec palme.


    Une journée citoyenne pour les scolaires

     

    (Publié le 11/05/2017)

     

    À une date aussi proche que possible du
    8 Mai, une journée particulière a été initiée par la municipalité, mardi, au profit des jeunes Cessonnais.
     

     

    À partir de 9 h 30, les élèves des écoles élémentaires ont bénéficié de trois ateliers proposés par la Ville, l'association locale de l'Union nationale des
    combattants (UNC) et l'association Cesson mémoire et patrimoine.

     

    Prise d'armes

    L'après-midi, une prise d'armes a eu lieu, présidée par le général Serge Maurice. Le tout, aux côtés du commandant des Systèmes d'information et de communication (SIC), du maire, Albert Plouhinec ; de l'inspectrice de l'Éducation nationale, Valérie Nogue-Hubert ; du président de l'UNC locale,
    Bernard Colleu, et d'Yvan de Portzamparc, adjoint au maire de Chantepie.
    La cérémonie s'est déroulée place du Marché, devant le monument aux morts.


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     (Photo internet)

    Toutes les écoles représentées

    Des écoliers, collégiens et lycéens de tous les établissements de la commune, mais aussi de l'école maternelle des Deux-Ruisseaux de Chantepie, ont été mis à contribution. Ils ont entrepris des lectures, des dépôts de fleurs, des chants et des lâchers de pigeons.
    Les lycéens, (tout en restant sous leur contrôle bienveillant), ont oeuvré en lieu et place des vingt-deux porte-drapeaux.

    Trois pelotons de cadres et stagiaires du commandement des SIC (Comsic) étaient sur les rangs, avec le drapeau et sa garde. Revue des troupes,
    honneurs au drapeau, lecture du message officiel, hommage aux victimes de la commune et dépôt de gerbes, ont ponctué une cérémonie brillamment
    rehaussée par la musique de l'Artillerie.

     

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                                                   Les civils décorés

    Neuf décorés (Militaires)

    Des décorations ont été remises : la médaille militaire, au major Jean-Marc Jonnet et aux adjudant-chefs Claude Grimaud et Fabrice Joulain ; l'ordre
    national du Mérite, au lieutenant-colonel Patrick Dousselaere ; la Croix du combattant, à Octave Herpin (1939-1945) et Maxime Le Goff (AFN) ; la
    médaille d'or de la défense nationale, à la sergente-chef Laëtitia Delestre ; la médaille de la reconnaissance de la Nation, à Jean Guibert (AFN) et la
    médaille des blessés de guerre, à Michel Turmel.

    La remise, par les autorités, de certificats de citoyenneté aux enfants, a clôturé cette belle journée.

     

     

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    Fondation B.M.24 Obenheim     

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    Page souvenir -  Jacques BALLEYGUIER 43/45 : Itinéraire d’un jeune résistant et engagé. De la Côte d’Or à la Côte d’Azur.

     

    Page souvenir -  Jacques BALLEYGUIER 43/45 : Itinéraire d’un jeune résistant et engagé. De la Côte d’Or à la Côte d’Azur.

    Jacques BALLEYGUIER

    Jacques est né le 18 mai 1923 à Paris.
    Décédé le 28 décembre 1987 à Paris

    (Crédit photo  J-M Balleyguier)

    Citation à l'ordre de l'Armée

    Page souvenir -  Jacques BALLEYGUIER 43/45 : Itinéraire d’un jeune résistant et engagé. De la Côte d’Or à la Côte d’Azur.

    En octobre 1943, la 1ère DFL devient 1ère DMI et passe sur l’organisation US pour être engagée en Europe. Personne, jusqu’à la dissolution le 15 aout 1945, ne veut entendre d’autre appellation que 1ère DFL. 

      

    Page souvenir -  Jacques BALLEYGUIER 43/45 : Itinéraire d’un jeune résistant et engagé. De la Côte d’Or à la Côte d’Azur. 

     (Crédit photo  J-M Balleyguier)

    Je pense que les pages qui suivent vous apprendront autant de choses qu’à moi-même lors de leur rédaction. Elles racontent simplement la vie d’un jeune homme de 20 ans en 1943 qui refuse l’oppression et décide de participer à la libération de son pays. Non, il n’était pas un héros. Simple maquisard, puis soldat de seconde classe il combattit afin d’être en accord avec ses convictions chrétiennes, de paix, de justice et de liberté des peuples. Convictions qu’il affirmera quelques années plus tard, en 1949, et qui le guideront sa vie durant.


                                                              J-M Balleyguier. 1er mars 2009.

     

     

     Lecture en mode livre


    * Page souvenir -  Jacques BALLEYGUIER 43/45 : Itinéraire d’un jeune résistant et engagé. De la Côte d’Or à la Côte d’Azur. (BIMP)

     

    Page souvenir -  Jacques BALLEYGUIER 43/45 : Itinéraire d’un jeune résistant et engagé. De la Côte d’Or à la Côte d’Azur.

     

    "Ce qu'a su faire, pour la France, la 1ère Division française Libre, Ce qu'elle a su faire par le cœur, le corps, les armes, de ceux qui en étaient, Ce qu'elle a su faire avec ses Chefs, KOENIG, BROSSET, GARBAY, ses officiers et ses soldats, C'est un des plus beaux morceaux de notre grande Histoire, C'est un rocher que les vagues du temps ne pourront détruire jamais. C'est, pour toujours, un défi lancé à ceux qui doutent de la France".

                                                          Charles De Gaulle - 27 février 1946

     

    Fondation B.M.24 Obenheim   

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    * Anniversaire - Ce jour 19 avril 2020 Edgard Tupët Thomé, Compagnon de la Libération, qui vient d’avoir 100 ans !


    * Anniversaire - Ce jour 19 avril 2020 Edgard Tupët Thomé, Compagnon de la Libération, qui vient d’avoir 100 ans !

    Aujourd'hui 19 avril 2020 
    M.  Edgard Tupët Thomé fête ses 100 ans.

    (Crédit photo Michel Pourny)

    Article du journal 

    * Anniversaire - Ce jour 19 avril 2020 Edgard Tupët Thomé, Compagnon de la Libération, vient d’avoir 100 ans !

     

    En janvier, 2020 Edgar Tupët-Thomé, libérateur de Landerneau et Daoulas (Finistère) en août 1944, vient d’être élevé à la dignité de Grand-Croix de la Légion d’honneur.

    Jusqu’à ces dernières années à Binic (Côtes-d’Armor), où il habite depuis une cinquantaine d’années, on le voyait toujours fidèle aux cérémonies patriotiques, coiffé de son béret rouge de parachutiste. Mais pour des raisons de santé, il vit désormais aux Invalides, à Paris.

    En août 1944, à 24 ans, commandant en second du 3e régiment de chasseurs parachutistes, il attaque avec une douzaine d’hommes la Kommandantur de Daoulas qui compte soixante soldats. Il tue douze Allemands et fait quarante prisonniers.

    Modeste et discret

    Dans la foulée, Edgar Tupët-Thomé et ses hommes participent à la libération de Landerneau de l’occupation allemande. Puis de Clerval, dans le Doubs.

    Cet Ardennais d’origine a presque tout vécu de la Seconde Guerre mondiale. Fait prisonnier à Dunkerque, il s’évade pour rejoindre la Résistance et la France Libre. Chargé de mission du général de Gaulle, il intègre le SAS (Spécial air service) et s’entraîne avec ces commandos en Grande-Bretagne.

    Dernier SAS de l’Ouest, il a été décoré de nombreuses fois, notamment en Angleterre, de la King’s medal for courage in the cause of Freedom. Au Royaume-Uni, il a même été reçu par la reine mère. La plus grande fierté de ce Compagnon de la Libération« Avoir eu peu de pertes et ne pas avoir causé de dégâts aux civils. »



    Edgar Tupët-Thomé et son épouse Geneviéve dans son bureau chargé de souvenirs, à Binic, il y a quelques années. | ARCHIVES


    Edgar Tupët-Thomé a écrit ses souvenirs dans plusieurs ouvrages, dont Special air service.

    Bernard Le Néel, un Binicais qui le connaît bien, témoigne de la modestie et de la grande discrétion du militaire à propos de ses exploits : « Il ne voulait pas être considéré comme un héros. Il disait : « C’est le hasard, et puis, quand nous nous battions, nous avions l’avantage d’être des professionnels bien formés. »

    Edgar Tupët-Thomé fêtera ses 100 ans le 19 avril 2020.

     

    La Fondation B.M.24 Obenheim 

    présente à M. Edgard Tupët Thomé
    toutes ses félicitations pour son grand âge.

     

    Fondation B.m.24 Obenheim       

    * Anniversaire - Ce jour 19 avril 2020 Edgard Tupët Thomé, Compagnon de la Libération, vient d’avoir 100 ans !

     

     

     


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    * 2020 - l'année commémorative de Charles de Gaulle - L’appel du 18 juin 1940 a-t-il été entendu à Tahiti ?


    En partenariat avec la Maison de la culture
    dans la rubrique "La culture vient à vous" et son accompagnement aux commémorations des 80 ans du ralliement des EFO à la France libre.


    Onze articles avec des biographies sont programmés à raison d'un article par semaine jusqu'au 18 juin 2020. En cette lourde période de confinement, merci encore à la Maison de la culture pour son accompagnement correspondant… Bonne lecture et surtout restez confinés.

                                                                                          Cordialement.

                                                            

                                                               Jean-Christophe Teva SHIGETOMI

     

    * 2020 - l'année commémorative de Charles de Gaulle - L’appel du 18 juin 1940 a-t-il été entendu à Tahiti ?

     

    Article N°1

    L’appel du 18 juin 1940 a-t-il été entendu à Tahiti ?

     

    Le 10 mai 1940, les Allemands envahissent la Belgique et la Hollande. Le 13 mai, les troupes françaises sont bousculées à Sedan. L’armée belge capitule le 18 mai. L’éventualité d’une cessation des combats flotte au sein du cabinet de Paul Reynaud, président du Conseil. Certains des membres de son cabinet prônent la poursuite de la guerre comme le sous-secrétaire d’État à la guerre, d’autres évoquent un armistice auquel va se rallier le maréchal Pétain.

    Le 18 juin 1940, un général français au nom encore inconnu invite sur les ondes de la BBC la poursuite de la guerre aux côtés des Alliés : (…) Je convie tous les  Français où qu’ils se trouvent, à s’unir à moi dans l’action, dans le sacrifice et dans l’espérance. Notre patrie est en péril de mort. Luttons tous pour la sauver !

    L’appel du 18 juin a été très peu entendu en France. Il ne peut avoir été entendu à cette date à Tahiti, lointaine colonie du Pacifique. Quel discours a donc motivé les habitants des Établissements français d’Océanie à se ranger dans la France combattante ?

    L’appel historique du 18 juin 1940 n’a fait l’objet d’aucun enregistrement. Il est publié le jour suivant dans le Time et le Daily express.

    Le gouvernement qui est réfugié à Bordeaux confirme par télégramme du 25 juin 1940 au gouverneur des Établissements français d’Océanie la cessation des hostilités sur tous les fronts vis-vis de l’Allemagne et l’Italie. L’annonce de l’armistice tombe à Tahiti comme un couperet.

    Le 22 juin, jour de l’armistice, un second appel est cette fois-ci enregistré à Londres.

    Le 2 juillet 1940, le discours fait l’objet d’une version filmée et l’affiche de l’appel est publiée le 5 août 1940. Le texte de l’affiche est différent de celui du discours. L’affiche de l’appel n’est placardée que courant octobre 1940, dans les diverses officines publiques de la ville de Papeete, comme à l’entrée de l’ancienne Poste en bois de Papeete où les nouvelles brèves du front seront par la suite communément affichées.

    Ce sont donc des enregistrements postérieurs à l’appel du 18 juin qui ont été entendu par les populations de l’Océanie française, et relégués a posteriori sur les ondes de radio Fidji et dans les émissions en langue française en provenance de San Francisco, d’Auckland et de Sydney. Il est impensable que les deux seules émissions quotidiennes de la station de TSF de Papeete assurant sous l’autorité du Gouverneur Chastenet de Gery  l’information des  populations tahitiennes aient diffusé le message d’un Général félon appelant à la désobéissance civile.

    Le médecin-capitaine Marcel Henric en poste à Taravao témoigne Charles Lehartel m’informe vers la fin du mois de juin qu’un général français dont il n’a pu saisir le nom a parlé à la BBC de Londres pour inviter les Français hors de métropole à se joindre à lui pour continuer la lutte aux côtés des Anglais. Ce n’est que quatre ou cinq jours plus tard qu’il me livre le nom de ce Général : Charles de Gaulle.

    Le général de Gaulle reste un inconnu en atteste la réflexion de Mama Ani, une grand-mère tahitienne qui lors du plébiscite avait dit avec fermeté : (…)  …vau e metua tane peretane to’u, e ma’iti vau a Te Gaulle (moi, j’ai un père anglais, je vote Te Gaulle).

    A Tahiti, les témoignages sont donc unanimes. Peu d’entre eux ont entendu, les appels du général de Gaulle, d’autant qu’à Tahiti et ses districts comme dans  les îles, les postes récepteurs de radio sont rares. Peter Roau Brothers dit Tamu  n’a pas entendu l’appel du général de Gaulle.  Son frère d’armes, Maxime Aubry âgé aujourd’hui de 102 ans le confirme Il n’y avait pas beaucoup de postes de radio à Tahiti, j’ai entendu l’appel en ville.

     


    Maxime Aubry est aujourd’hui âgé de 102 ans. Avec Star Teriitahi et Mathew Turner Chapman domicilié aux Etats Unis, il est le dernier des marins tahitiens de la France libre Fond Maxime Aubry

     

    Adram Gobraith, gérant  du garage Tiare organise notamment  à son domicile de la rue Tepano Jaussen, des écoutes publiques au moyen d’une radio à lampes de marque Philco. Ses auditeurs sont assis en début de soirée sur la chaussée.

    A Moorea, Jeanne Lasserre  pionnière du tourisme tahitien raconte que depuis l’annonce de la déclaration de guerre, une partie de la population de la vallée a pris l’habitude de venir tous les soirs vers dix-sept heures, s’asseoir sur leur véranda pour écouter les nouvelles diffusées en tahitien à la radio. La langue tahitienne est prépondérante pour les populations locales, le français est peu maitrisé. Emile de Curton confère dans son livre Tahiti 40 que cette rupture linguistique maintient un certain déséquilibre social.

    C’est le bouche à oreille qui provoque l’effervescence des populations locales. Jean Tracqui: Je n’ai pas entendu l’appel du Général de Gaulle, mais la rumeur publique qu’un chef de guerre appelait à la poursuite de la lutte a été plus porteuse que l’appel  lui-même à Tahiti.

    Les Tahitiens étant friands de deus ex machina de cet ordre,  une certaine ébullition agite rapidement Papeete et les îles.

    Le commerçant Robert Hervé : En ville, il y avait des rassemblements, des conversations. L’appel avait suscité l’enthousiasme  (…) L’entrée des Allemands dans Paris : quelle consternation. Nous écoutions la radio en permanence. C’était l’écrasement de la France. Ma volonté de partir déjà très forte depuis 1939 a été décuplée. J’ai entendu l’appel du 18 juin : c’est ça que j’attendais.

    Des rassemblements s’organisent, des déclarations solennelles sont faites : les popaa ont perdu la guerre. Nous ne sommes pas battus, nous maoris, proclament les chefferies locales.

    A Papenoo, Teriieroo a Teriierooiterai  clame : Aujourd’hui, toute la terre tahitienne s’anime, les esprits de la vallée et les esprits de la mer sont à nos côtés pour la lutte et les dieux farouches qui hantent les sommets de l’Aorai et de l’Orohena sont descendus vers nous pour nous soutenir dans la grande bataille. Le vent qui se lève, c’est le grand vent de la guerre des maoris. Jusqu’à la victoire, il soufflera et chassera la brise parfumée de nos soirées heureuses. Jusqu’à la victoire, nous ne penserons plus qu’à la guerre. 

     


    Teriieroo a Teriierooiterai, Chef de Papenoo sera fait compagnon de la libération.  

     LIEN


    Fond Jean-Claude Teriieorooiterai

     

    Le mot d’ordre est désormais donné pour s’engager aux côtes de la France libre : Les purutia n’ont pas encore vaincu tous les territoires français si vastes que le soleil ne s’y couche jamais. Ils n’ont pas vaincu les maoris. Les ignorants et les lâches meurent et disparaissent de ce monde. Nous ne sommes pas des lâches, nous ne sommes pas des ignorants, nous ne sommes pas des captifs.

     Portrait : Teriieroo a Teriierooiterai

    Teriieroo est né le 31 octobre 1875 à Punaauia.

    Il suit une instruction primaire chez les Frères de Ploërmel à Papeete puis en 1892, il entre comme facteur à l’Office des Postes avant de devenir instituteur dans le district de Papenoo. En 1900, le gouverneur des Établissements français d’Océanie Edouard Petit le nomme chef du district de Papenoo.

    Teriieroo favorise le développement des productions agricoles de son district pour lui permettre en 1912 d’accéder à la Chambre d’Agriculture puis en 1937 à l’Assemblée des Délégations économiques et financières. Il est aussi conseiller privé suppléant.

    Teriieroo est l’un des artisans du ralliement des Établissements français d’Océanie à la France libre, habile orateur il saura fortement influer sur les populations locales pour rallier la France libre.

    Le 28 mai 1943, le général de Gaulle le fait Compagnon de la libération.

    Teriieroo a Teriierooiterai se retire de la vie publique en 1946.

    Teriieroo a Teriierooiterai décède le 20 août 1952 à Papenoo où il est inhumé.

     

    Jean-Christophe SHIGETOMI

     

     Fondation B.M.24 Obenheim      

    * 2020 - l'année commémorative de Charles de Gaulle - L’appel du 18 juin 1940 a-t-il été entendu à Tahiti ?

     

     

     


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    * Décès de M.  Henri Ecochard -  Français Libre de 1940 - ancien du 1er Régiment de Marche de Spahis Marocains, 

     

    La Fondation de la France Libre nous fait part du décès de Henri Ecochard, Français Libre de 1940, ancien du 1er Régiment de Marche de Spahis Marocains, le 3 avril 2020, à l'âge de 96 ans.

     

    * Décès de M.  Henri Ecochard -  Français Libre de 1940 - ancien du 1er Régiment de Marche de Spahis Marocains,

    (photo FFL)

     

    Originaire des Deux-Sèvres, il part pour Londres depuis La Rochelle le 21 juin 1940 révolté par l'armistice. A tout juste 17 ans, Il s'engage dans la France libre en trichant sur son âge. Il sert au Proche-Orient et en Tunisie au sein des spahis marocains avant de rejoindre, en 1944, le 1er régiment d'artillerie de la 1ère division française libre comme officier observateur en avion jusqu'à la fin de la guerre.

    Henri Ecochard était venu témoigner à plusieurs reprises lors des Journées de la Résistance à Alençon. Brillant orateur, humble et enthousiaste, il savait parfaitement captiver les élèves et mettre en avant le courage et les valeurs de ses compagnons de combat au sein des Forces Françaises Libres.

     

    Sa biographie.

    « Je vais vous parler d’abord de mon enfance qui a été très bonne, parce que des parents très sympathiques. Mon père, un éducateur très averti. Il était médecin, à la campagne, dans le Poitou. Il n’était pas souvent disponible mais avec mon frère, parce que j’ai une sœur aînée et un frère aîné, il n’était pas à nous dire, il faut travailler, il faut travailler tous les jours mais par contre il nous a fait sentir qu’il fallait quand même....

        Pour lire la suite de la biographie, veuillez cliquez sur le lien ci-dessous.


      Henri Ecochard - Mémoire et Espoirs de la Résistance

     

    * Décès de M.  Henri Ecochard -  Français Libre de 1940 - Ancien du 1er Régiment de Marche de Spahis Marocains

     

    La Fondation B.M.24 Obenheim
    présente ses très sincères condoléances à sa famille.

     

    Fondation B.M.24 Obenheim     

    * Décès de M.  Henri Ecochard -  Français Libre de 1940 - ancien du 1er Régiment de Marche de Spahis Marocains,

     

     

     


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