• Si le "blanchiment" s'opéra de la même manière pour l'ensemble des Africains en 1944, tel que le documentaire le relate, on regrettera que le sujet n'ait pas donné l'occasion à son auteur ou  à ses invités historiens de mieux définir les origines géographiques des Tirailleurs, puisqu'il n'est encore (comme souvent)  question que des seuls Tirailleurs sénégalais.

    En prenant également appui sur l'histoire de la DFL, et non uniquement sur celle de la 2e DB, il aurait alors été possible d'évoquer les Camerounais du BM 5, les Centrafricains du BM 2, les Tchadiens du BM 24, ....

    Entre le débarquement en Afrique du Nord et celui de Provence, il y eut l'ile d'Elbe certes, mais ne pas faire mention de la campagne d'Italie est tout de même assez ... étonnant.

    Pour tous ceux que le sujet de la participation des Africains dans la DFL intéresse,  il faut lire  absolument Raphael ONANA  ou Pierre GRANIER ....

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

     LE DOCUMENTAIRE

    De J. B. Dusséaux

    L'émission : Le blanchiment des régiments se définit comme le renvoi et le remplacement des soldats noirs venus d'Afrique par des recrues blanches pour la dernière étape de la Libération. Cette opération logistique méconnue est appliquée à l'automne 1944. Environ 20 000 soldats noirs de l'armée française sont rapidement retirés du front et renvoyés chez eux. Cette décision a été prise, au début, pour satisfaire à la demande des Américains qui ne souhaitaient pas voir de soldats de «couleur » dans la 2e DB du général Leclerc puis par le Gouvernement Provisoire de la République (GPRF) pour les autres régiments.

      ACCEDER A LA VIDEO DE 55'

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     RESSOURCES

     

    n° 21 - Octobre-Novembre 1944 - La relève des Tirailleurs africains et des Pacifiens par les F.F.I. Résumé

     

    * Le blanchiment des troupes coloniales... en replay jusqu'au 18 Juillet

    * Le blanchiment des troupes coloniales... en replay jusqu'au 18 Juillet

     


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  • C'est avec une profonde tristesse que nous vous faisons part de la disparition du Compagnon de la Libération  Claude LEPEU, qui s'est éteint à 95 ans , à Paris ce 11 juillet 2016.  

    Ses obsèques se dérouleront en l'Église Notre Dame de Grace de Passy 

    10 Rue de l'Annonciation  75016 Paris le jeudi 15 juillet à 14h45.

    * Décès de Claude Lepeu, Compagnon de la Libération et ancien de Bir-Hakeim au 1er RA

     

    * Décès de Claude Lepeu, Compagnon de la Libération et ancien de Bir-Hakeim au 1er RA

    Invalides- en 2013  -  Claude Lepeu  entre les Compagnons Pierre Simonet à gauche et Louis Cortot à droite - Crédit  photo : F. Roumeguère

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    L' illustre parcours de cet homme très discret, nous est rappelé à travers cet article de Opex360 :

     

    "Né le 3 mars 1921 dans un milieu aisé n’ayant pas spécialement la fibre militaire, Claude Lepeu est étudiant à l’École des hautes études commerciales (HEC) lors de la campagne de France de mai-juin 1940.

    Le jeune homme, plutôt insouciant, quitte alors la capitale pour rejoindre sa famille à Orléans, qui ne tarde pas à se replier à Aubusson devant l’avancée allemande. C’est là qu’il entend l’allocution du maréchal Pétain, dans laquelle ce dernier annonce qu’il va demander l’armistice avec l’Allemagne. Ce que n’admet pas Claude Lepeu, qui estime que la guerre continuera avec les Britanniques, aidés par les Américains. Il part alors à Saint-Jean-de-Luz dans l’espoir de gagner l’Afrique du Nord, via l’Espagne.

    Mais les circonstances vont en décider autrement. Au Pays Basque, il tombe sur Roger Touny, un camarade parisien… ainsi que sur des soldats polonais qui attendent d’embarquer à bord du Sobieski. Les deux copains se glissent parmi eux et partent vers Londres le 21 juin. À bord, ils s’aperçoivent qu’ils ne sont pas les seuls Français : 110 de leurs compatriotes sont aussi du voyage! Et, pour la première fois, Claude Lepeu entend parler de l’appel du général de Gaulle.

    Arrivé à Plymouth, puis à Londres, le jeune homme s’engage dans les Forces françaises libres le 29 juin. Il part alors pour le camp d’entraînement d’Aldershot. Là, il rencontre deux lieutenants artilleurs – Albert Chavanac et André Quirot – chargés de constituer la 1ere Batterie d’artillerie qu’il finira par rejoindre.

    Fin août, Claude Lepeu participe, avec ses camarades, à l’expédition de Dakar, qui sera un échec cuisant, puis débarque à Douala. Il prend part ensuite à la campagne de Syrie, en juin 1941. Puis il est affecté au 1er Régiment d’Artillerie du chef d’escadron Jean-Claude Laurent-Champrosay. Cette unité est intégrée à la 1ère Brigade française libre commandée par le général Koening.

    Début 1942, Claude Lepeu combat en Libye. C’est ainsi qu’il prendra part à la défense héroïque de Bir-Hakeim.

    Les choses sérieuses commencent le 26 mai, avec offensive des troupes de l’Axe, commandée par le maréchal allemand Erwin Rommel. Puis, le lendemain, la division blindée italienne Ariete passe à l’attaque : les artilleurs français lui opposent un puissant tir de barrage, ce qui l’oblige à reculer, laisser une trentaine de blindés sur le terrain.

    Jusqu’au 11 juin, l’AfrikaKorps et les troupes italiennes multiplient les attaques. Toujours sans succès. Le maréchal Rommel dira : « Sur le théâtre des opérations africaines, j’ai rarement vu combat plus acharné. » Puis, estimant que le sacrifice des Français libres était inutile, l’état-major britannnique donna l’ordre à la 1ère BFL de décrocher. C’est à ce moment que Claude Lepeu, chef de pièce de 75, est gravement touché par une balle explosive à la cheville.

    D’abord soigné à Alexandrie (Égypte) puis à l’hôpital Maurice Rottier de Beyrouth, l’état de Claude Lepeu donne de l’inquiétude. Il reçoit même l’extrême-onction...

    « Moi, je savais que je n’allais pas y passer, je suis un optimiste de nature », dira-t-il, en 2013, dans les colonnes du Journal du Dimanche. En août 1942, sur son lit de douleurs, il est décoré de la Croix de la Libération par le général de Gaulle. « Cela ne représentait pas grand-chose, je ne savais pas qu’il allait me décorer, moi je ne pensais qu’à une chose, être à Paris pour vivre la Libération », confiera-t-il.

    Après plusieurs opérations, Claude Lepeu ne peut plus prétendre combattre en première ligne. Après sa convalescence, il est affecté à l’intendance du Levant, avant de revenir enfin à Paris en janvier 1945, avec le galon de sous-lieutenant. Affecté au ministère de la Guerre, il est démobilisé en juin. Sans le sou, il créé une entreprise de confection de vêtements pour enfant.

    Modeste et humble - « Je suis un très mauvais ancien combattant » , avait-il avoué, Claude Lepeu était Commandeur de la Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération et titulaire de la Croix de Guerre 39/45".

    °°°°°°°

    Après le décès de Claude LEPEU, il ne demeure plus  à ce jour  que 14 Compagnons de la Libération. 

    Faits compagnons à Beyrtouth en septembre 1942, Claude Lepeu, Constant Engels et Jacques Roumeguère étaient des camarades de la 2e batterie du 1er RA, sous les ordres du Capitaine Albert Chavanac...

    Constant ENGELS et Pierre SIMONET sont aujourd'hui  les 2 derniers Compagnons parmi les 34 que compta le prestigieux 1er Régiment d'Artillerie créé par  Jean-Claude Laurent-Champrosay.

     

    * Décès de Claude Lepeu, Compagnon de la Libération et ancien de Bir-Hakeim au 1er RA

    source : Extrait de la présentation sur les 34 Compagnons de la Libération du 1er Régiiment d'Artillerie sur ce blog 

     

    * Décès de Claude Lepeu, Compagnon de la Libération et ancien de Bir-Hakeim au 1er RA

    Claude Lepeu, il y a trois ans déplorait que les jeunes ne connaissent pas l’Ordre de la Libération (Bernard Bisson pour le JDD)

     

    • BIOGRAPHIE DU COMPAGNON  CLAUDE LEPEU SUR LE SITE DE L'ORDRE LIBERATION Lien
    • Benoit Hopkin, dans son livre sur les derniers Compagnons de la Libération, " Nous n'étions as des héros" , paru chez Calman-Lévy en 2014, était allé à la rencontre de Claude LEPEU Lien
    • Un long entretien avec Georges-Marc Benamou figure dans le livre de ce dernier "Les Rebelles de l'An 40", paru chez Robert Laffont en 2010

    EXTRAIT de l'entretien  de Claude LEPEU avec Georgees-Marc BENHAMOU

    G.-M. BENAMOU : Le retour à la vie civile a-t-il été difficile ?

    c. LEPEU .- "Retrouver d'ex-vichystes, en particulier au bureau des Réformés, quai de la Râpée, n'a pas été agréable. Ils osaient me refuser ma carte d'invalide ! Un comble ! Je me suis trouvé très démuni. Pendant cinq années, j'avais vécu aux frais de l'armée. Je n'avais pas envie de reprendre des études. Après avoir travaillé au ministère de la Guerre, aux réquisitions, je me suis rendu compte que le travail de bureau des fonctionnaires ne me convenait pas. J'ai fait des tas de petits boulots, j'ai vendu des diamants. Je n'ai jamais pensé à aller demander quoi que ce soit aux compagnons. Je n'ai jamais été tenté ni par l'armée ni par la politique. Je n'ai pas la culture du héros. Ma décoration ne m'a jamais servi. J'aurais pu rester dans l'armée après, mais j'en avais assez d'être commandé. Quand je me suis engagé, je voulais la liberté, c'était cela qui m'avait poussé à partir. J'ai donc monté une affaire de bonneterie avec un associé. Et la guerre a été oubliée. J'en ai très peu parlé autour de moi. Je ne suis pas un ancien combattant modèle ! »

     

    * Décès de Claude Lepeu, Compagnon de la Libération et ancien de Bir-Hakeim au 1er RA

    Crédit photo Florence Roumeguère

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  • Un contingent spécial de six croix de grand officier de la Légion d’honneur, destinées à six Compagnons de la Libération, a été institué par un décret
    du Président de la République.

     

    * Légion D’honneur : Un Contingent Spécial Pour Les Compagnons De La Libération

    Insignes de grand officier de la Légion d'honneur.

     

    Le décret n° 2016-844 du 27 juin 2016 publié au journal officiel du mardi 28 juin 2016, fixant un contingent spécial de croix de la Légion d’honneur destinée aux compagnons de la Libération, précise qu’un contingent spécial est institué pour récompenser les Compagnons de la Libération et élever six d’entre eux à la dignité de Grand officier. Cette décision du président de la République François Hollande s’explique d’autant qu’il ne reste plus que quinze compagnons de la Libération encore vivants.  Parmi eux, plusieurs sont déjà dignitaire de l’Ordre. c’est le cas de l’ancien chancelier aujourd’hui délégué général des communes « compagnon de la Libération », le colonel Fred Moore qui est Grand’croix ainsi qu’Yves de Daruvar, 95 ans.  Guy  Charmot, 93 ans, Daniel Cordier, 95 ans, Hubert Germain, 95 ans, André Salvat, 96 ans, et Pierre Simonnet, 94 ans sont déjà Grand officier.

    En revanche, Claude-Raoul Duval, 96 ans, Claude Lepeu, 95 ans, Edgar Tupet-Thomé, 96 ans,  Jacques Hébert, 95 ans, ancien du 501e régiment de chars de combat aujourd’hui stationné à Mourmelon-le-Grand dans la Marne, Louis Cortot, 91 ans, le benjamin des Compagnons encore vivants et Alain Gayet, 93 ans, longtemps chirurgien à l’hôpital de Charleville-Mézières dans les Ardennes, sont commandeur de la Légion d’honneur. Ils sont donc six à pouvoir être élevé à la dignité de Grand officier.

    (crédit photos : Ordre de la Libération)

    * Légion D’honneur : Un Contingent Spécial Pour Les Compagnons De La Libération

    Claude-Raoul Duval

    * Légion D’honneur : Un Contingent Spécial Pour Les Compagnons De La Libération

    Claude Lepeu


    * Légion D’honneur : Un Contingent Spécial Pour Les Compagnons De La Libération
    Edgar Tupët-Thomé

     

     

    * Légion D’honneur : Un Contingent Spécial Pour Les Compagnons De La Libération
    Jacques Hébert

     * Légion D’honneur : Un Contingent Spécial Pour Les Compagnons De La Libération
    Louis Cortot

     

    * Légion D’honneur : Un Contingent Spécial Pour Les Compagnons De La Libération
    Alain Gayet

     

    Le Belge Constant Engels, 95 ans, officier de la Légion d’honneur est élevé à la dignité de commandeur de la Légion d'honneur. Seul Victor Desmet, longtemps Rémois n’est pas titulaire de la Légion d’honneur mais est avec André Salvat le plus ancien compagnon de la Libération nommé par le général de Gaulle, le 7 mars 1941.

     

    * Légion D’honneur : Un Contingent Spécial Pour Les Compagnons De La Libération
    Constant Engels

     

    * Légion D’honneur : Un Contingent Spécial Pour Les Compagnons De La Libération
    Victor Desmet

     

    * Légion D’honneur : Un Contingent Spécial Pour Les Compagnons De La Libération
    André Salvat




    Les Compagnons de la Libération

    L'ordre de la Libération

     





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    *Roger LUDEAU, l’un des derniers témoins du Bataillon du Pacifique vient de nous quitter

    FONDATION DE LA FRANCE LIBRE EN NOUVELLE CALÉDONIE

    Le Délégué

    Michel MOURGUET

    Roger a été victime d'un AVC et s'est éteint à l’Hôpital de façon sereine...

    Ses obsèques ont eu lieu le 9 juillet 2016 à 8H00 au centre funéraire de Nouméa, en présence de sa famille rassemblée, de Commissaire de la République, Délégué de la province Sud, de Madame la Maire de la ville de LA FOA, de Monsieur le Maire honoraire de Nouméa, du Chef de corps du RIMApNC, du commandant en seconde de la BA 186.

    La quasi-totalité des drapeaux d'associations patriotiques et d'anciens combattants Calédoniens ont honoré notre Ancien.

    Les honneurs militaires ont été rendus au Caporal-chef LUDEAU.

    Une garde d'honneur au cercueil.

    Le Fanion du Bataillon du Pacifique (réplique exacte de l'original) financé par la Délégation calédonienne et que j'ai remis au chef de corps du RIMApNC lors de la cérémonie BAZEILLES 2013.

    Un piquet d'honneur en armes composé de parachutistes.

    Il est parti aux sons du Chant des Volontaires du Pacifique et du Chant des Partisans. 

    Maintenant disons les choses:

    Roger Ludeau a été fait Chevalier de la Légion d'Honneur le 18 JUIN 2014, Date emblématique pour un français Libre et que j'ai choisi sciemment !

    Pendant des décennies (et oui) mon prédécesseur et moi avons écrit aux plus hautes autorités de l'Etat pour que nos valeureux anciens soient honorés de cette prestigieuse décoration, tellement méritée, tellement attendue!!!

    Le destin a voulu que je croise, en novembre 2013, M. Kader ARIF, secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants qui était en visite sur le Territoire et avec qui j'ai pu échanger sur ce sujet. Le Ministre a paru très étonné que nos glorieux Anciens n'aient pas cette décoration. Je les cite: M. Charles MILLOT, M. Roger LUDEAU et M. Ferdinand COURTOT des FNFL.

    M. ARIF m'a donné sa parole qu'en rentrant à Paris il allait traiter cette situation et il a TENU PAROLE!!!

    Il faut aussi souligner l'implication vigoureuse et personnelle de M. Jean Jacques BROT, Haut-commissaire de la république en poste à Nouméa à cette période qui a eu à traiter ces trois demandes par retour de courrier ainsi que celle de M. Jacques ASTAKOF, directeur de L'ONCAVG, dans la rédaction, en urgence, des mémoires de propositions de nos trois Anciens.

    Tous trois ont été décorés par M. Jean LEQUES, commandeur de la Légion d'Honneur et maire honoraire de Nouméa; M. LUDEAU et M. COURTOT le 18 juin, M. MILLOT le 10 juillet car ce dernier (101 ans) avait des petits soucis de santé....

    Comme je l’ai dit ce matin, Roger LUDEAU ne nous a pas quitté, il est dans nos cœurs et dans nos mémoire; il est dans la Croix de la Libération, dans la Croix de Guerre et dans les plis du Fanion du Bataillon d'Infanterie de Marine de Pacifique.

     

    Merci, Monsieur LUDEAU, Honneur à vous, dormez en paix !

     

     

    Hommage d'Alain BANACH

    " C’est avec une profonde tristesse que je vous fais part du décès de Roger LUDEAU, ancien du BP1 puis du BIMP.  Il s’est éteint à l’Hôpital de Nouméa le 5 juillet 2016 à l’aube de ses 96 printemps. La crémation aura lieu le samedi matin 9 juillet après la cérémonie religieuse. 

     

    Cela faisait plus de 4 quatre ans que j’entretenais des relations privilégiées via Internet avec Roger. C’est grâce à une dame qui avait 13 ans en 1944 que j’ai retrouvé un de nos libérateurs. Depuis ce printemps 2012, je n’ai cessé de lui écrire par mail ou par courrier postal et il me le rendait bien. Je crois que je lui ai apporté de bons moments de joie et de franches rigolades et même les quelques fois où je lui ai parlé au téléphone. Dans ses mails il n’oubliait pas de saluer les habitants de Ronchamp qu’il n’a jamais oublié : « Nous avons été reçus chaleureusement dans plusieurs familles et moi non plus je n’oublie pas et je suis très reconnaissant à ces familles pour leur aide à cette période… La gentillesse de l’accueil avec laquelle vous nous avez reçus en 44 suffisait.» 

     

    Il maniait l'humour avec brio : " Bien sûr, trop occupé à dératiser la maison en 44 nous n’avions pas le temps de faire du tourisme, mais nous avons découvert bien plus : la gentillesse des gens qui nous avaient invité à déjeuner ou dîner alors qu’ils étaient privés de tout. Pour des personnes séparées des leurs par des milliers de kilomètres et des années, cela a eu plus de valeur que n’importe quel tourisme… »

    Il est difficile de trouver les mots pour traduire ce que l’on ressent en pareille circonstance. Je suis très fier d’avoir connu Roger. Il était vraiment un repère dans ma vie et il va beaucoup me manquer.

    Mes plus sincères condoléances à toute sa famille et en particulier à Gisèle et Véronique. 

     

     « Non, je ne suis pas un héros ; nous avons fait ce qu’il fallait, quand il le fallait et où il le fallait, à un certain tournant de notre histoire.» 

    (Roger Ludeau, vétéran du Bataillon du Pacifique - Interview de Myriam Watue le 10/04/2009) 

     

     Alain BANACH

     

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    *Roger LUDEAU, l’un des derniers témoins du Bataillon du Pacifique vient de nous quitter

    Roger LUDEAU était né le 23 décembre 1920 au « Quartier-Latin », à Nouméa. Il passe ses jeunes années aux Nouvelles-Hébrides où sa famille s’est installée et  embarque à 17 ans sur un bateau chargé de nickel comme élève officier et s’engage dans la France Libre en septembre 1940 et rejoint le « Bataillon des guitaristes », le 1er Bataillon du Pacifique qui rassemble les volontaires de Tahiti et de Nouvelle-Calédonie sous le commandement de Félix Broche.

    Lors de la Bataille de Bir Hakeim, du 26 mai au 11 juin 1942, le caporal Roger Ludeau sert le Bataillon du Pacifique comme  canonnier anti-char. Il participe ensuite à la campagne d’Italie et aux combats du Garigliano. « Que de chemin parcouru, jalonné déjà de tant de ces petites croix blanches qui chacune représente pour nous un camarade ou un parent. Quand se terminera donc cette effroyable boucherie ? Et combien en reviendront ? Il vaut mieux ne pas y penser », écrivait-il en mai 1944, dans "Les Carnets de route d'un combattant". 

    Le 16 août 1944, il débarque avec la 1ère DFL à Cavalaire et combat dans la Libération de la Provence au sein du  Bataillon d’Infanterie de Marine et du Pacifique. Il participe notamment aux combats acharnés du BIMP sur le site de la Mauranne , dont nous avions recueilli les témoignages.

    Avec d’autres Calédoniens il remonte ensuite jusqu’à Belfort pour la Campagne des Vosges jusqu'en novembre 1944.

    De retour en Calédonie en mai 1946, il est marin pour la SLN et devient lieutenant. Il prend sa retraite en décembre 1975. Veuf, il était le père de sept enfants et de nombreux petits-enfants.

    Le 19 juin 2014, Monsieur Roger LUDEAU avait  été fait Chevalier de la Légion d’honneur. Il était titulaire de la médaille militaire, de la médaille de la Résistance française et de la Croix de guerre 1939-1945.

     

    *Roger LUDEAU, l’un des derniers témoins du Bataillon du Pacifique vient de nous quitter

     

    Roger LUDEAU a témoigné sur son parcours au sein de la 1ère Division Française Libre  dans ses Mémoires rééditées en 2010 : Les carnets de route d’un combattant du bataillon du Pacifique (1946).

    Son style très particulier, où la pudeur empruntait à l’humour pour évoquer les plus durs moments, a profondément marqué tous ceux qui en ont pris connaissance.

     

    *Roger LUDEAU, l’un des derniers témoins du Bataillon du Pacifique vient de nous quitter

    Des extraits de ses Carnets de route ont été publiés en 2012 dans le n° spécial 70e anniversaire de Bir Hakeim de la revue de la Fondation de la France Libre (pages 8 à 11)

    Roger LUDEAU avait également témoigné dans le  documentaire de l’Ecpad sur le « Bataillon du Pacifique ». 

    Avec Monsieur Roger LUDEAU disparaît l'un des derniers grands témoins parmi les néo-calédoniens du Bataillon du Pacifique.

    Jean-Claude, Tranape, fils de Jean TRANAPE, a diffusé ce document d'époque, témoignant de leur parcours : 

     


    Adieu au Bataillon du Pacifique par jeanclaudetranape

     

    La Fondation BM 24-Obenheim exprime toute sa sympathie et ses sincères condoléances  à ses enfants, ses petits-enfants, à ses proches et à son ami Alain BANACH.

     

    *Roger LUDEAU, l’un des derniers témoins du Bataillon du Pacifique vient de nous quitter

    Morceau de charbon gravé de l'insigne du Bataillon du Pacifique en hommage à Roger Ludeau qui a logé dans le  bâtiment de la ''Ruche'' à Ronchamp au mois d'octobre 1944 lors des combats de la libération. Depuis le mois de mars 2013, ce cadeau personnel est chez lui, au village de La Foa, en Nouvelle Calédonie.

    Alain Banach

     

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    La réception a eu lieu le jeudi 30 juin
    aux Musée de l'Armée aux Invalides


     Après les remerciements du Président Godfrain aux nombreux partenaires de la Fondation les Institutionnels et les Privés. Ce fut au tour de Marc Fosseu de faire le bilan de l'année et présenter les projets en cours. Puis ce fut à Denis Tillinac de faire une allocution "gaullienne" a signaler cette année parmi l'assistance Alain Delon pour sa participation au spectacle du Mémorial de Colombey les deux églises, Line Renaud la "demoiselle from Armentière" et Bernard de Gaulle, le neveu du Général.

     

    Voici quelques photos de la reception aux Invalides de la fondation Charles de Gaulle à laquelle assistait quelques têtes connues.

     

    * Réception aux Invalides de la fondation Charles de Gaulle

     Bernard De Gaulle, neveu du Général.

    * Réception aux Invalides de la fondation Charles de Gaulle

    * Réception aux Invalides de la fondation Charles de Gaulle

    Denis Tillinac

    Une allocution "gaullienne" 

     

    * Réception aux Invalides de la fondation Charles de Gaulle

     

    * Réception aux Invalides de la fondation Charles de Gaulle
    Line Renaud entourée de Jacques Godfrain et Marc Fosseu

    *  Réception annuelle des membres de la Convention de la Fondation Charles de Gaulle

    Alain Delon en conversation avec le Général Baptiste
    directeur du Musée de l'Armée

    * Réception aux Invalides de la fondation Charles de Gaulle

    (Crédit photos : Michel Kempf)

     Lien vers le site de la Fondation Charles De Gaulle


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