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    Obenheim

    La Fondation B.M.24 Obenheim a le plaisir de vous communiquer que le comité de labellisation de la Mission du Centenaire de la Première Guerre Mondiale après examen du dossier a décider d’accorder le label du Centenaire aux travaux des élèves de la classe CM1/CM2 de l’école Sabin Salinas.

    Aujourd’hui, que les jeunes élèves ne connaissent plus du timbre que la Marianne, les projets philatéliques leur permettent d’accéder ainsi à un patrimoine méconnu. La Fondation BM 24-Obenheim, convaincue de l’intérêt de la philatélie en tant qu’outil pédagogique de transmission de l’histoire et de la mémoire, possède une expertise spécifique dans la mise en œuvre de tels projets philatéliques en milieu scolaire primaire (2ème Guerre Mondiale à travers les timbres, Les grandes batailles de la 2ème  Guerre Mondiale à travers les timbres,  Organisation territoriale de la France,……..)  développées  en étroite collaboration avec les enseignants.

     

    (Publication proposée par la Fondation B.M.24 Obenheim)


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  • Article proposé comme contribution à la réflexion sur  les évolutions  de la transmission de la mémoire, en lien avec  le travail  opéré dans le secteur de l'éducation, des Nouvelles technologies et par les différents acteurs de la  mémoire dans la société civile.

    12 janvier 2016 - Jean-Marc TODESCHINI, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense chargé des Anciens combattants et de la Mémoire

    Source : Huffingtonpost.fr

    Demain sera discutée au Sénat une proposition de loi visant à instaurer un "Jour de Mémoire". L'ambition de ce texte est noble : "sensibiliser et promouvoir auprès des jeunes l'histoire de notre pays, les sacrifices de nos anciens et les valeurs républicaines de la Nation française". C'est une ambition que nous partageons tous. Pour certains d'entre nous, c'est même une responsabilité tant l'histoire et les mémoires de notre pays constituent une part fondamentale de l'identité de notre Nation. Je me dois donc de faire vivre ces mémoires, dans leur pluralité, sans en oublier aucune.

    Ce texte déposé au Parlement part du constat que les jeunes ont déserté les monuments aux morts devant lesquels les Françaises et les Français sont appelés à se rassembler à l'occasion des journées nationales. Telle serait pour certains encore la meilleure manière de faire vivre la mémoire. Mais aujourd'hui, il est faux de penser qu'elle vivrait seulement devant les monuments aux morts. Elle vit dans les écoles, sur nos lieux de mémoire, face à des anciens qui témoignent. Elle n'est plus l'affaire d'une journée par an.

    La présence des jeunes dans les cérémonies est-elle encore un indicateur de leur intérêt pour l'histoire et les mémoires de notre pays et plus largement de leur mobilisation pour la défense des valeurs républicaines ? Je ne le crois pas. La mémoire, c'est d'abord un travail pédagogique à conduire sur le long terme. Quand un élève de primaire travaille pendant un an sur la réalisation d'un carnet de poilu sur la base d'un nom inscrit sur le monument aux morts de sa commune ; quand un collégien prépare un film sur la Grande Guerre avec l'aide de son professeur ; quand un lycéen fait un recueil de témoignages d'anciens déportés avec qui il est revenu sur le lieu de leurs souffrances, il fait vivre nos mémoires.

    Et au-delà du succès rencontré dans les écoles par les cycles commémoratifs des deux guerres mondiales, la mobilisation des jeunes dans les villes de France au lendemain des attentats de janvier 2015 témoigne aussi que la République peut compter sur la jeunesse pour défendre ses valeurs et ses principes dont elle connaît bien l'héritage et ceux à qui elle le doit.

    La mémoire, c'est aussi exercer nos jeunes à la citoyenneté. L'Etat s'est pleinement engagé ces dernières années dans une véritable politique pédagogique et d'éveil à la citoyenneté, en faisant de la transmission de notre histoire une étape-clé du parcours citoyen, en développant les nouveaux vecteurs de la mémoire, tels que le numérique, en construisant des contre-discours face à la désinformation et à la falsification de l'Histoire qui sévissent sur internet et font le terreau du terrorisme, en soutenant financièrement des projets pédagogiques et en encourageant les jeunes à se rendre sur nos lieux de mémoire. C'est pourquoi conduire les scolaires devant les monuments aux morts est une ambition que je souhaite dépasser pour faire des jeunes non pas des spectateurs mais des acteurs éclairés, des citoyens attentifs et dotés d'un esprit critique. C'est le meilleur moyen de lutter contre les discours et les actes qui se nourrissent de la haine et qui menacent notre socle républicain.

    Au devoir de mémoire, auquel trop de Français restent attachés sans mesurer les efforts que cela exige, s'est substitué le travail de mémoire. C'est une démarche du quotidien et un engagement de tous les instants qui requièrent ambition et courage. Oui, la mémoire, c'est faire preuve de courage : celui de renouveler sans cesse notre pratique mémorielle et d'investir tous les champs mémoriels pour ne pas commémorer d'un même élan des mémoires aussi diverses que celles qui ont fait la France, celle de la Grande Guerre, celle de la Seconde Guerre mondiale, celle des guerres qui ont conduit à la décolonisation mais aussi celle des attentats que la France a connus en 2015 et qu'il faudra faire vivre au fil des années. C'est pour cela que l'Etat prendra toute sa part dans la grande enquête engagée par le CNRS pour recueillir la parole des témoins des attentats, menée par des historiens, sociologues, philosophes, psychologues et neuroscientifiques.

    Aujourd'hui, les mémoires irriguent l'esprit des jeunes générations. Nos enfants s'y intéressent et n'ont pas besoin de contraintes législatives pour continuer de s'y intéresser. A nous de les accompagner en nous dotant d'outils pédagogiques modernes et en investissant massivement les nouveaux vecteurs de la transmission pour inscrire cette dynamique dans la durée. C'est aussi de cette manière que nous pourrons rétablir "la République en actes" comme l'a souhaité le Président de la République et que nous pourrons, comme l'espérait en son temps Jean Zay, donner à la jeunesse "assez de doctrine offensive, assez de convictions intangibles, assez d'impératifs, assez d'armes pour affronter les dangers d'une époque, pour défendre par tous les moyens l'héritage de nos libertés"


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  •  Article publié avec  l'aimable autorisation de la Délégation varoise de la Fondation de la France Libre.

    Lien Facebook

    Guy Vadon de la 1ère DFL honoré par son comité du Souvenir français de la vallée du Gapeau le samedi 23 01 2016 à Sollies Toucas. "Un adieu aux armes" empli d'émotion et de regrets !
    Il a transmis le relais à un nouveau Président.
    La Délégation Var de la Fondation de la France Libre publie sa lettre adressée aux membres des comités de section du Souvenir français du Var pour ses nombreuses années d' investissement pour la mémoire combattante.
    Le Député de la circonscription Philippe Vitel lui a décerné la médaille de l'Assemblée nationale.

    * Félicitations à Monsieur Guy VADON lors de ses aurevoirs...

    * Félicitations à Monsieur Guy VADON au moment de ses aurevoirs...

    * Félicitations à Monsieur Guy VADON au moment de ses aurevoirs...

    * Félicitations à Monsieur Guy VADON au moment de ses aurevoirs...

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    La Fondation BM 24-Obenheim  félicite et remercie Monsieur Guy Vadon pour  l'infatigable travail de mémoire accompli au service de la mémoire de la 1ère D.F.L. et  le soutien qu'il a apporté au projet "Villes et Villages Libres avec la 1ère DFL" en tant que contributeur parmi nos Anciens.

    Monsieur VADON est notamment  le concepteur du Memorial national de la 1ère DFL d'Hyères, inauguré en 1999 par Monsieur Pierre PASQUINI, Ancien ministre des anciens combattants, le général SAINT HILLIER et le Maire de Hyères Léopold RITONDALE

     

    * Remerciements à Monsieur Guy VADON au moment de son "adieu aux armes"

    * Remerciements à Monsieur Guy VADON au moment de son "adieu aux armes"

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    * Remerciements à Monsieur Guy VADON au moment de son "adieu aux armes"

    Lecture du discours d'hommage de Guy Vadon, concepteur du Mémorial de la Première DFL à Hyères les palmiers le 21 août 2015.
    (Photo collection Délégation Var de la Fondation de la France Libre)


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  • Monsieur Michel HENRY a transmis le fascicule " Les 3 vies d'Henri Karcher" dont il est l'auteur  à Monsieur Michel PEROT, délégué FFL du Havre (76). (Document téléchargeable après le résumé  biographique). Qu'ils en soient tous les deux remerciés.

     

    * Michel Henry : "Les 3 vies d'Henri KARCHER", Compagnon de la Libération (BM1 - BM5 puis 2e DB)

    HENRI KARCHER (1908-1983)

    Biographie de l'Ordre de la Libération : Henri Karcher est né le 26 octobre 1908 à Saint-Dié dans les Vosges. Son père, le capitaine Louis Karcher, a été tué au combat en août 1914.

     Après son baccalauréat, il s'inscrit à la faculté de Médecine puis, ayant obtenu son doctorat, devient chirurgien assistant d'un professeur de la faculté de Médecine de Paris.

    Bien que réformé définitif en 1938 pour une maladie contractée dans l'exercice de sa profession, il n'hésite pas à s'engager comme volontaire en janvier 1940.

    Affecté au 24e Régiment d'infanterie, il est rapidement promu caporal puis admis dans un peloton d'élèves sous-officiers.

    Au moment du cessez-le-feu, il est adjudant et replié avec son unité dans la région de Bordeaux.

    Refusant la défaite, le 24 juin, de Saint-Jean-de-Luz, il embarque pour l'Angleterre sur le Castle Nairn en se camouflant sous une fausse identité polonaise, entraînant avec lui plusieurs camarades.

    Engagé dans les Forces françaises libres, Henri Karcher refuse d'être affecté au Service de Santé et, avec le grade de sergent, prend part à l'expédition de Dakar. Rapidement promu aspirant, il est affecté au Bataillon de marche n° 1 sous les ordres du commandant DELANGE et participe à la campagne du Gabon en novembre 1940.

    Promu sous-lieutenant, il combat en Syrie en juin 1941, prenant le commandement d'une compagnie dont le chef a été abattu par l'ennemi ; lui-même est grièvement blessé par balle peu après, le 15 juin 1941 au Djebel El Kelb.

    Malgré la guérison imparfaite de sa blessure, il est affecté comme lieutenant au Bataillon de marche n°5 (BM 5) de la 1ère Division française libre, avec lequel il participe à la campagne de Libye et notamment aux combats d'El Alamein en octobre 1942.

    De nouveau hospitalisé en Algérie, le lieutenant Karcher rejoint la 2e DB du général LECLERC en mai 1944 en Angleterre. Il sert alors en qualité d'officier adjoint au capitaine SAMMARCELLI, commandant la 3e Compagnie du Régiment de marche du Tchad (RMT).

    Il débarque avec son unité, le 1er août 1944 en Normandie. Très rapidement, le 11 août, il est blessé à nouveau au combat à Doucelles par des éclats de mortier. Il refuse de se laisser évacuer.

    Chargé avec sa section, le 25 août 1944, de prendre l'Hôtel Meurice, Q.G. du général von Choltitz, commandant la Place de Paris il prend le commandement du détachement après la blessure du capitaine BRANET ; il entraîne ses hommes à l'assaut tout le long de la rue de Rivoli et dans les jardins des Tuileries, sous le feu des mitrailleuses et des chars qui défendent l'Hôtel. Il pénètre le premier dans le hall après avoir personnellement abattu un mitrailleur allemand. Il fait prisonnier la garnison comprenant une soixantaine d'officiers d'Etat-major et une centaine d'hommes. Il se porte ensuite immédiatement dans le bureau du général von Choltitz qui lui remet ses armes.

    En septembre 1944, Henri Karcher est affecté au Gouvernement militaire de Paris en qualité d'aide de camp du général KOENIG.

    Il reçoit ses galons de capitaine en avril 1945 puis, le 17 novembre 1945 le général DE GAULLE  lui décerne la Croix de la Libération.

    Démobilisé en juillet 1946, il reprend ses activités chirurgicales à Paris.

    Député UNR de Paris de 1958 à 1962, puis député de la Moselle de 1962 à 1967, Henri Karcher est vice-président de l'Assemblée nationale de 1962 à 1964.

    Egalement conseiller général du canton de Sarrebourg de 1962 à 1967, il exerce ensuite, jusqu'en 1979, les fonctions d'expert auprès de la Cour d'Appel de Paris et est vice-président de l'Association des Français libres. En 1970 il est nommé colonel honoraire.

    Henri Karcher est décédé le 31 juillet 1983 à Sarrebourg (Moselle). Il a été inhumé à Abreschviller en Moselle.

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     Télécharger « LES TROIS VIES DHENRI KARCHER»

     


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    * Le Lieutenant colonel DE ROUX, un officier hors normes

    1938 - Le Capitaine de Roux à Saint Maixent - Fonds Françoise Amiel

    La Fondation de la France Libre vient de diffuser sur son groupe Facebook la copie d'un article paru dans le Journal de Saône et Loire le 21 janvier 2016 :

    * Le Lieutenant colonel DE ROUX, un officier hors normes

    Ceci nous donne l'occasion de rappeler plus en détails le rôle du Colonel DE ROUX à Bir Hakeim (juin 1942)

    * Le Lieutenant colonel DE ROUX, un officier hors normes

     

    Le colonel de Roux à Bir-Hakeim

    par le Lieutenant François Valli, Compagnon de la Libération

    Le capitaine DE ROUX, en séjour colonial en Oubangui-Chari comme chef de la subdivision de Bouar-Baboua, refuse la capitulation de 1940 et déclare continuer la lutte.

    Malgré l'opposition et les menaces des chefs civils et militaires du territoire, il contribue à rallier l'Oubangui-Chari à la France Libre le 27 août 1940, ce qui lui vaut sa nomination de chef de bataillon par le général de Gaulle.

    Pour rendre son action plus efficace, il organise immédiatement le territoire puis forme le Bataillon de Marche n° 2 de l'Oubangui-Chari, avec des volontaires blancs et noirs décidés comme lui à se battre jusqu'à la libération de la France.Il en prend le commandement et le met aussitôt en route vers un théâtre d'opérations, via Pointe-Noire, cap de Bonne-Espérance, Suez.

    Après un voyage long et mouvementé, après les affaires du Moyen-Orient, le voici enfin sur le champ de bataille du désert avec la 1re Brigade Française Libre commandée par le général KOENIG et faisant partie de la VIIIe armée anglaise, il arrive à Bir Hakeim  plaque tournante du désert, le 16 avril 1942.

    Dès lors, ce chef de taille moyenne mais très grand par sa valeur militaire, son esprit humanitaire et son amour de la patrie, doit faire triompher son idéal.

    Persuadé que la mission des Français Libres à Bir-Hakeim sera difficile et dangereuse mais déterminante pour la stratégie alliée, il met immédiatement tout en œuvre pour contribuer à son accomplissement, dans le succès.

    Il installe son bataillon dans le secteur qui lui est attribué, avec des plans de feux minutieusement étudiés, des consignes impératives, qui seront quelques jours après complétés par des tirs d'artillerie repérés et numérotés par le chef d'escadron CHAMPROSAY.

    Il organise attentivement son ravitaillement en vivres, eau, essence et munitions ainsi que les liaisons avec le P.C. de la brigade, les P.C. des unités et des observatoires.

    Soucieux de contribuer à l'accomplissement de la mission confiée aux F.F.L. de Bir-Hakeim, au-delà des prévisions, il tient à s'assurer que la liaison des feux est totale entre tous les secteurs.

    Pour se familiariser et familiariser sa troupe avec les déplacements à la boussole à travers le désert, il organise des patrouilles de reconnaissance et de prise de contact avec l'ennemi ou de liaison avec les unités alliées.

    Il est souvent en avant de la position avec sa V.L. armée d'un fusil-mitrailleur, d'une automitrailleuse type français, armée de canon 37 mm et de mitrailleuses, pour parer à toutes éventualités, dans sa poursuite d'étude des réactions et des comportements ennemis, à l'égard des Jock-Colonne toujours au contact.

    Nommé lieutenant-colonel, de Roux conserve le commandement de son bataillon tout en étant adjoint au général Kœnig. En accord avec ce dernier, il autorise le lieutenant CONUS du B.M. 2, à armer les Brens du bataillon (chenillettes de reconnaissance) de canons de 25 mm et de mitrailleuses, lesquels doivent rapidement surprendre les patrouilles ennemies et leur infliger de lourdes pertes.

    Dans la nuit du 25 au 26 mai, la Jock colonne composée de deux groupes mobiles, comprenant deux compagnies de F.V. du B.M. 2 de l'artillerie et des antichars, sous les ordres du commandant AMIEL, après de violents combats, rentre à Bir-Hakeim, guidée par une patrouille envoyée en avant du champ de mines, par le colonel de Roux.

    Le 27 mai, attaque générale de la position, par la division italienne « Ariete » laquelle subit de lourdes pertes, 40 chars détruits et 78 prisonniers, dont le colonel italien Marrazzani, duquel de Roux obtient de nombreux renseignements très utiles au général KOENIG.

    Le 2 juin, alors que l'armée Rommel a dépassé Bir-Hakeim et qu'elle file sur Tobrouk, une Jock-Colonne F.F.L. coupe tous les convois ennemis dans la région de Rotonda Segnali , à 50 kilomètres de Bir-Hakeim, ayant malheureusement beaucoup de blessés, elle fait appel par radio à Bir-Hakeim, pour l'envoi de sanitaires en vue d'évacuation urgente.

    Le général Kœnig demande au colonel de Roux de lui trouver rapidement un officier susceptible de se rendre de nuit à Rotonda-Signali, à travers les postes ennemis et en franchissant le champ de mines situé en bordure de ce secteur. De Roux, convaincu des difficultés et du danger présentés par cette mission, fait passer le devoir avant l'amitié, en désignant pour l'accomplir le lieutenant VALLI du B.M. 2, lequel, par miracle, après une nuit d'enfer, rejoint la Jock-Colonne et ramène, à 13 h 30, tous les blessés à Bir-Hakeim.

    Le 4 juin, Rommel revient sur Bir-Hakeim, avec l'Afrikakorps, cerne la position et la fait harceler par une importante artillerie de 6 heures du matin à la tombée de la nuit, avec trois ou quatre bombardements de Stuka, suivis d'attaque d'infanterie, ce qui détruit la plupart des moyens de liaison et occasionne d'importantes pertes en hommes et matériel. Cela n'impressionne point le colonel de Roux, mais le pousse à une extrême vigilance, qui lui facilite les interventions directes et rapides sur les points les plus menacés.

    Le 7 juin, alors que la 5e compagnie du B.M. 2, commandée par le commandant AMIEL est en difficulté à la suite de violents bombardements et d'attaques d'infanterie, grâce aux Brens du lieutenant CONUS que de Roux fait intervenir d'urgence, l'attaque est stoppée.

    Il en est de même le 9 juin, pour la 6e compagnie du B.M. 2, commandée par le capitaine TRAMON, qui se trouve fortement menacée après une journée de très durs combats. Elle est dégagée par un tir d'arrêt d'artillerie déclenché rapidement sur demande directe du colonel de Roux.

    La plus pénible journée passée à Bir-Hakeim est celle du 10 juin. Elle commence par une visite du B.P. 1, où le colonel BROCHE, commandant le bataillon, et le capitaine de BRICOURT sont tués par le même obus, ce qui permet au colonel de Roux très estimé par cette unité, un peu désemparée, de redonner confiance à la troupe ainsi qu'à ses chefs.

    Puis regroupant la 6e compagnie, il remplace le commandant de la compagnie, grièvement blessé au cours du dernier combat, par le lieutenant VALLI, du groupe de commandement du bataillon, et la fait contre-attaquer à 16 h 30, en vue de soutenir la compagnie de Légion fortement menacée.

    Enfin, la nuit arrive et l'ordre d'évacuation de la position est donné. Aussitôt, il rappelle le lieutenant VALLI à son P.C. et donne les ordres à son bataillon chargé de l'arrière-garde.

    Pour tromper l'ennemi et faciliter l'évacuation totale de la position, il donne la consigne écrite au lieutenant BLANCHARD, d'avoir à passer dans tous les secteurs, avec un véhicule armé de fusil-mitrailleur et tirer quelques rafales dans chaque secteur, de 22 heures à 3 heures du matin, puis, rejoindre la brèche et sortir avec les derniers éléments.

    Ce n'est qu'à 3 h 30 que le colonel DE ROUX arrive à la brèche, accompagné du lieutenant VALLI et d'une partie de son groupe de commandement, après s'être assuré que toutes les unités avaient quitté la position. Il intervient énergiquement pour activer la sortie des derniers éléments, retardés par de nombreux morts et véhicules en flammes, obstruant le passage et aussi par le tir d'armes automatiques ennemies dont les fusées à parachute facilitent la précision.

    À 6 h 30, il rejoint le point de ralliement fixé par les Anglais après avoir accompli sa mission avec courage et compétence et avoir contribué à affirmer à la plus puissante armée allemande : l'Afrikakorps, que les Français Libres savent se battre et qu'ils joueront un rôle déterminant dans la victoire finale.

    Une conduite aussi lucide et aussi courageuse, qui savait provoquer tant d'amitié et de dévouement démontrait que le colonel de Roux possédait toutes les qualités d'un grand chef, malheureusement, il nous fut enlevé quelques semaines plus tard, victime d'un accident d'avion.

    François VALLI 

      Extrait de la Revue de la France Libre, n° 70, septembre-octobre 1967

     

    François VALLI : "En janvier 1945, le lieutenant Valli est envoyé sur le front de l'Atlantique aux avant-postes devant Trignac et Musson. En avril 1945, il dirige la première compagnie d'attaque de la position retranchée de la poche de Royan et lance son unité à l'assaut du centre de résistance de Boube et s'en empare en un minimum de temps. Il s'empare ensuite, le 15 avril, de Didonne avec sa compagnie mais il est grièvement blessé par des éclats d'obus alors qu'il s'apprête à poursuivre son avancée dans les faubourgs Sud de Royan. Il passe le commandement au lieutenant Mufraggi avant d'être évacué". Biographie Ordre de la Libération

    * Le Lieutenant colonel DE ROUX (1899-1942), créateur du Bataillon de Marche n° 2 de l'Oubangui : un officier hors normes

    1945 - Hôpital de Saintes - Second rang, 3e de gauche à droite : Lieutenant VALLI, MUFFRAGGI est à sa droite

    Fonds Françoise Amiel

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     Sur le chemin de Beyrouth, où il doit recevoir la Croix  de la Libération qui vient de lui être décernée, le Colonel De ROUX  trouve la mort dans l’accident de son avion au Liban (28 août 1942).

    Le lendemain, le général Gaulle épingle la croix de la Libération sur le fanion du BM2 avant d’en déposer une seconde le 30 août, sur le cercueil de son chef.

    * Le Lieutenant colonel DE ROUX, un officier hors normes

    Les obsèques du colonel De Roux

    * Le Lieutenant colonel DE ROUX, un officier hors normes

    Le monument à Bangui, érigé à sa mémoire


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