• Pour mémoire, nous publions la liste (connue à ce jour ) de 343 Evadés de France par l'Espagne ayant rejoint la D.F.L., (extrait  de l'Annuaire des Anciens de la D.F.L.)

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    * Portarit de Bertrand CAZAUX, évadé de France par l'Espagne

    Bertrand CAZAUX, à gauche sur cette photo de La Dépêche prise en 2009

     

    Bertrand Cazaux, évadé de France

    Publié par la Dépêche LIEN le 14/06/2015 

    A 94 ans et demi, le Luchonnais Bertrand Cazaux est le gardien de la mémoire des Evadés de France qui refusaient le travail obligatoire, le STO. Un chapitre de la Seconde Guerre mondiale auquel il a largement pris part. Récit.

    Sur un grand cahier jaune, Bertrand Cazaux a commencé à écrire l'histoire peu banale de sa vie. A 94 ans «et demi» – il y tient – ce retraité de Luchon, Haute-Garonne, souhaite laisser une trace de son passé d'Evadé de France, un épisode de la Seconde Guerre mondiale durant lequel 19 000 jeunes Français ont choisi comme lui de passer les Pyrénées.

    Assis à la table de sa cuisine, Bertrand Cazaux déroule le fil de sa mémoire quasi intacte.

    Fuir le S.T.O

    Tout commence le 9 mars 1943, dans la France occupée. «Ce jour-là, il y avait de la neige en pagaille dans les Pyrénées», se souvient Bertrand Cazaux. Il décide de fuir le pays avec Jean-Marie Garcia, Manuel Abentin dit «Manoulet» et Antonin Garcia surnommé «Ministre». «J'avais alors 23 ans et voulais échapper au STO (service du travail obligatoire) dont nous venions de recevoir la convocation. Nous aurions dû nous rendre à Toulouse, à la gare Matabiau.»

    5 mois dans les geôles en Espagne

    Au lieu de cela, Bertrand Cazaux choisit de désobéir et de franchir les Pyrénées du côté de l'Hospice de France. L'aventure est très risquée. Des patrouilles allemandes rôdent dans les parages. «Une fois en Espagne, nous nous sommes présentés à la Guardia Civil qui ne nous a pas lâchés d'une semelle et a fini par nous conduire au Seminario Vieja de Lerida.» Autrement dit en prison.

    Bertrand Cazaux et ses compagnons d'infortune sont séquestrés dans des conditions épouvantables. «Tous les jours, on mangeait des côtes de choux cuites à l'eau et 50 g de pain mais à midi seulement.» Les trois hommes dormaient à même le sol, «coincés les uns contre les autres pour lutter contre le froid, au milieu des punaises et des poux.»

    Après cinq 5 mois de détention, ils sont libérés le 14 juillet 1943. «Nous avons été échangés contre des sacs de farine par les Américains. La Croix-Rouge française est venue nous récupérer», poursuit M. Cazaux. Elle les conduira à l'Hôpital français de Barcelone. Une fois requinqués, «Manoulet», «Ministre» et Bertrand Cazaux décident de partir pour le Portugal, et de là, ils embarquent pour Casablanca. Leur objectif :» rejoindre de Gaulle en Afrique du Nord. À notre arrivée, les honneurs nous ont été rendus par les tirailleurs sénégalais avec le retentissement de la Marseillaise. On en a pleuré tous les trois. Nous nous sommes engagés volontaires pour la durée de la guerre.».

    Camion mitrailleur

    De Casablanca , les trois soldats partent pour Delly en Algérie. «Un petit paradis. Là, j'ai été embauché comme chauffeur du commandant pendant 7 mois car j'étais mécanicien de métier avec tous les permis en poche», ajoute Bertrand Cazaux. De Delly, il part à Tunis où il assiste à la reddition de l'Afrika Korps de Rommel, puis fait route vers Tripoli pour rejoindre la DFL (1re Division de la France Libre), mais suite à un contrordre, il se dirige à Bizerte, en Tunisie.

    Là, Bertrand Cazaux se voit attribuer par son lieutenant un camion de dépannage «avec une mitrailleuse sur le toit.» Le lendemain, le jeune Luchonnais et sa division embarquent pour l'Italie et débarquent au port de Pozzuoli, près de Naples. De là, ils repoussent les troupes de Mussolini et Hitler jusqu'aux portes de Florence. Bertrand Cazaux est toujours au volant de son camion mitrailleur. «Il ne m'a pas quitté de toute la guerre.Faut dire que je le soignais.»

    Après le repli de sa division sur ordre, dans le port de Tarente, dans les Pouilles, le Pyrénéen et son camion prennent place sur le Liberty Ship pour débarquer dans la baie de Cavalaire en France, en 1944. «C'était fabuleux ! Nous avons libéré Toulon, Marseille, Avignon, ... Les Allemands battaient en retraite. Partout, il y avait des morts et des morts.»

    Il rencontre sa femme

    La division du Luchonnais se dirige à présent vers Lyon et tombe en panne d'essence à Sainte-Foy-lés Lyon. Lors de cette immobilisation forcée, Bertrand Cazaux rencontre une jeune femme de 15 ans, prénommée Renée, culottière de métier, qu'il épousera 3 ans plus tard.

    Conflit oblige, le soldat doit repartir en direction de l'Alsace pour libérer Strasbourg «sans trop de casse».

    Bertrand Cazaux terminera la guerre à Grenoble où il réparait les véhicules amochés. «J'ai été démobilisé le 21 septembre 1945. Soit 4 mois après la signature de l'Armistice.» Un mois après, il retrouvait son poste de mécanicien au garage Renault à Luchon.

    Bertrand Cazaux a reçu la médaille des Forces françaises libre. «J'ai le numéro FF-L- 21 745. ça vaut la légion d'honneur ! », conclut-il.

    A 94 ans «et demi», il peut aussi être fier d'avoir gagné une autre bataille. Celle de la mémoire des Évadés de France.

     

     


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  • Photographies Michel Kempf et Dominique Gauthier, avec nos remerciements

     

    • Au Monument du général Brosset et de la D.F.L, pont de Bir Hakeim

     

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies de commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

    De dos, Thierry TERRIER, Secrétaire général de la Fondation de la France Libre, colonel Pierre ROBEDAT, Président de l'Amicale de la DFL et le colonel Fred MOORE, Chancelier de l'Ordre de la Libération - CP M. Kempf

     

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies du 73e anniversaire  de Bir Hakeim à Paris

     CP D. Gauthier

     

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies de commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

    CP M. Kempf

     

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies de commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

    Blandine BONGRAND SAINT HILLIER, Jean-Mathieu BORIS (Ancien de Bir Hakeim) et le Maire du XVe arrondissement - CP M. Kempf

     

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies du 73e anniversaire  de Bir Hakeim à Paris

    Blandine BONGRAND SAINT HILLIER - CP D. Gauthier

     

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies de commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

    CP M. Kempf

     

    • Au Monument du général KOENIG, porte Maillot

     

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies de commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

    Au centre, Marcel BARBARY, porte-drapeau de l'A.D.F.L.

    CP M. Kempf

     

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies de commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

    CP M. Kempf

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies de commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

    A droite,  Jacob BENHAMOU, Ancien du B.M. 24 - CP M. Kempf

     

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies du 73e anniversaire  de Bir Hakeim à Paris

    Jacob BENHAMOU -  CP D. Gauthier

     

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies du 73e anniversaire  de Bir Hakeim à Paris

    3e, à gauche, Louis KASNI (Ancien de Bir Hakeim)
     CP D. Gauthier

     

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies de commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

    A gauche, Frédéric Nordmann,  fils de Roger NORDMANN -CP M. Kempf

     

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies de commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

    CP M. Kempf

     

    • A l'Arc de Triomphe

     

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies de commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

    Au centre, Madame  Geneviève FAVREAU, veuve de Benjamin FAVREAU  (ancien de Bir Hakeim) et Madame Charles GOUDRY - CP M. Kempf

     

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies de commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

    CP M. Kempf

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies du 73e anniversaire  de Bir Hakeim à Paris

    A gauche, Jean-Mathieu BORIS, Louis KASNI - CP D. Gauthier

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies de commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

    CP M. Kempf

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies de commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

    CP M. Kempf

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies de commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

    CP M. Kempf

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies de commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

    CP M. Kempf

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies de commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

    CP M. Kempf

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies de commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

    CP M. Kempf

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies de commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

    CP M. Kempf

     

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies du 73e anniversaire  de Bir Hakeim à Paris

     CP D. Gauthier

     

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies du 73e anniversaire  de Bir Hakeim à Paris

     CP D. Gauthier

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies de commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

    CP M. Kempf

     

    * 11 Juin 2015 - Cérémonies du 73e anniversaire  de Bir Hakeim à Paris

    CP D. Gauthier

     

     

     

     

     


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    * 11 Juin 2015 : 73e anniversaire de la Sortie de vive fortce de Bir Hakeim

     

    Du 27 Mai au 11 Juin 1942

     

    * 11 Juin 2015 : 73e anniversaire de la Sortie de vive force de Bir Hakeim

     

     

    * 11 Juin 2015 : 73e anniversaire de la Sortie de vive force de Bir Hakeim

     

    * 11 Juin 2015 : 73e anniversaire de la Sortie de vive force de Bir Hakeim

     

    LA SORTIE DE VIVE FORCE

     

    * 11 Juin 2015 : 73e anniversaire de la Sortie de vive force de Bir Hakeim

     

    * 11 Juin 2015 : 73e anniversaire de la Sortie de vive force de Bir Hakeim

     

    * 11 Juin 2015 : 73e anniversaire de la Sortie de vive force de Bir Hakeim

     

    * 11 Juin 2015 : 73e anniversaire de la Sortie de vive force de Bir Hakeim

     

    * 11 Juin 2015 : 73e anniversaire de la Sortie de vive fortce de Bir Hakeim

     

    Extraits des documents suivants :

     

    Diaporama pédagogique

     

    * 11 Juin 2015 : 73e anniversaire de la Sortie de vive force de Bir Hakeim

     

    Récit "Aujour le Jour à Bir Hakeim"

     

    * 11 Juin 2015 : 73e anniversaire de la Sortie de vive force de Bir Hakeim


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  • Communiqué de la Fondation de la France Libre

     

    Le général Robert Bresse, président, et les membres du conseil d’administration de la Fondation de la France Libre vous prient de bien vouloir assister aux cérémonies commémoratives, le jeudi 18 juin, à Paris, de la :

    Journée nationale du 18 juin

    11h00: Cérémonie au Mont Valérien en présence du Président de la République.

    16h15: Cérémonie au Monument des Français Libres. Accès par l’espace du Musée d’art moderne ou le quai de New-York.

    17h00 : Rassemblement à la statue du général de Gaulle, à l’angle de l’avenue des Champs-Élysées et de la place Clemenceau.

    18h15 : Ravivage de la flamme à l’Arc de Triomphe de l’Étoile, place Charles de Gaulle.


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  • Faire part de Jacques Ghemard sur le Groupe Fondation France Libre, Face Book

    Mon parrain, Jean Joseph Laborde vient de mourir. Il était parti de France le 21 juin 1940 avec Daniel Cordier et 15 autres jeunes gens, alors qu'il n'avait que 18 ans et il fut donc l'un des premiers FFL passant par Dakar, le Gabon, la Syrie, l'Egypte, la Libye, la Tunisie, la France et l'Allemagne, au guidon d'une moto pour la DFL, puis aux commandes d'un char de la 2e DB, 501e RCC. Une cérémonie aura lieu à Merignac, au temple protestant, mercredi 10 juin à 10h30.

    Toute notre sympathie à M. Ghemard et à la famille de Jean-Joseph Laborde, un homme aimable, toujours souriant et aussi à l'écoute. Il était pour la DFL, en particulier , celui qui n'avait pas oublié la 1ère Cie de chars, dans le souvenir de ses camarades disparus,  et naturellement un grand Ancien de la 2 dB. Respect.

     

     

    Crédit photo : Français libres.net

     

    Crédit photo : Français libres.net

     

    Commémoration Bir Hakeim, 2012. CP : F. Roumeguere


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