• Avec une pensée émue pour  les regrettés

    Gérard THEODORE, Ancien du 1er R.A., Jean TRANAPE, Ancien du Bataillon du Pacifique

    et THIMOTHY MILLER, réalisateur du film Cinétv "Bir Hakeim 1942 : quand la France renaît" .

     
       
     
     

    De Gaulle et Bir Hakeim

    atteignent les objectifs

    de France 3


    De Gaulle et Bir Hakeim atteignent les objectifs de France 3
    ©Capture France 3 
     
     

    Le lundi 16 février, France 3 a mis à l’honneur le Général de Gaulle à travers un documentaire inédit de Patrick Rotman. Pendant 1h40, l’épopée du plus célèbre général français a été retracée via des images d’archives et différents témoignages. 

    Celui qui s’est imposé en libérateur de la nation lors de la Deuxième Guerre mondiale a vu son destin basculé entre 1940 et 1944. 

    2.29 millions de téléspectateurs ont apprécié le récit de Patrick Rotman. De Gaulle 1940-1944, l’homme du destin a ainsi rassemblé 8.7% du public présent devant son petit écran entre 20h50 et 22h25. 

     
    *  Comme le relève Sylvain Cornil "Beau succès des Free French" sur France 3 !
    Jean-Mathieu BORIS - Bir Hakeim, quand la France renait
     
    Juste après, la soirée documentaire s’est poursuivie avec Bir Hakeim 1942 : quand la France renaît. Cette évocation de la bataille en Libye a intéressé 1.34 million de curieux, soit 7.5% de part d’audience. De quoi devancer France 2 dès le coup d’envoi de L’angle Eco à 22h50.

    En savoir plus sur http://www.toutelatele.com/de-gaulle-et-bir-hakeim-atteignent-les-objectifs-de-france-3-68823#yuLEqFCu9UUBOYzx.99
     

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  • Brigitte PEFFERKORN vous fait part du décès de Charles KIEFFER, qui fut directeur de recherche au CNRS,  disparu dans sa 92ème année au moment même où sa ville de Cernay commémorait le 70e anniversaire de la Libération.

     

    * Disparition de Monsieur Charles KIEFFER, linguiste, ancien du 1er RA de la Division Française Libre '

    Charles Kieffer avait fait la campagne d’Alsace au sein de la  1re Division française libre. 10 ans nous séparent de cette photographie prise en Alsace pour les 60 ans de la Libération d'Herbsheim : de nombreux Anciens du R.A. avaient fait le voyage, dont Monsieur Charles KIEFFER,  second à partir de la gauche.

    Nous vous proposons de retrouver l'interview de Monsieur KIEFFER, que nous avions diffusée en novembre 2014.

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    Dernières Nouvelles d'Alsace du 1er novembre 2014

    Seconde Guerre Mondiale : Charles, le téméraire

    L’éminent linguiste Charles Kieffer, originaire de Cernay, découvreur, en Afghanistan, d’une langue iranienne que l’on pensait éteinte, a un passé de résistant à Lyon et de combattant au sein de la prestigieuse 1ère division française libre. Un destin qui « n’a rien de particulier », pense le nonagénaire. Et pourtant…

    PHOTO DNA – Nicolas ROQUEJEOFFRE

     

    Charles Kieffer chausse ses lunettes de soleil pour ne pas être ébloui par la lumière. La vue n’est plus qu’un lointain souvenir pour cet homme que la maladie de Parkinson affaiblit depuis des années.

    Dans cette chambre aux murs mangés par les étagères, c’est une vie qui s’étale aux yeux du visiteur. Les innombrables livres racontent le destin de cet homme polyglotte, linguiste reconnu, qui siégea de longues années à la section des langues et civilisations orientales du CNRS.

    On y trouve, pêle-mêle, des ouvrages sur l’Afghanistan -pays où il enseigna le français, apprit le persan et le pashto et découvrit l’ormuri, langue iranienne considérée alors comme éteinte- l’Egypte, où il fut professeur de lettres classiques, l’Alsace, sa terre natale. Celui qui se plaît à porter la barbe – on y reviendra – est né il y a 91 ans à Cernay, au bord du canal usinier.

    « Mon père était très francophile, même s’il ne parlait pas un mot de français ! »

    Il reçoit, avec sa sœur cadette, une éducation stricte. Son père, originaire de Dornach, avait été enrôlé dans l’armée du Kaiser durant la Première Guerre mondiale. « Par deux fois, il sera blessé, pas trop loin d’ici, sur les pentes du Hartmannswillerkopf », raconte son fils. « Mon père était très francophile, même s’il ne parlait pas un mot de français ! »

    Nourri au lait de la démocratie-chrétienne, Martin Kieffer inculque à son fils Charles les valeurs humanistes d’un courant qui heurte frontalement les idées du national-socialisme. « Je me rappelle de discussions enflammées avec mon père sur Hitler à l’été 1935. Très tôt, il a su qu’il représenterait un danger pour la France, l’Europe et le monde. Et lui qui avait enduré la guerre ne voulait pas que notre génération la connaisse. »

    La déclaration de guerre du 3 septembre 1939 puis la bataille de France exacerbent le patriotisme des Kieffer et notamment celui du jeune Charles qui, alors que les troupes allemandes franchissent le Rhin, décide de s’engager. Un acte de courage qui ravit son père. « “Je savais que tu allais faire cela”, m’a-t-il dit. Évidemment, ma mère était loin d’être contente ! »

    Avec d’autres jeunes, il gagne Belfort à bicyclette mais l’armée française ne s’y trouve pas. Alors que ses compagnons de route préfèrent se réfugier en Suisse, lui trace vers Lyon. « J’y suis allé d’une seule traite avec un Peugeot équipé de jantes en bois ! » Il trouve refuge chez une tante plutôt étonnée de le voir débarquer ainsi. « Je voulais en fait atteindre Marseille pour prendre un bateau et me rendre en Afrique du Nord. »

    « Il était hors de question que je retourne en Alsace. Surtout occupée par les Allemands ! »

    Son périple s’arrête à Nîmes où il arrive le 18 juin. « Je me souviens être entré dans une boulangerie où la vendeuse m’a demandé d’où je venais. Et quand elle a su que j’étais alsacien, elle s’est écriée : “Ah ! Vous faites partie de ces boches pour qui on fait la guerre”… »

    Charles est accueilli quelque temps dans une famille puis remonte vers Lyon. « Il était hors de question que je retourne en Alsace. Surtout occupée par les Allemands ! »

    Très vite, il prend contact avec « des jeunes qui refusaient tout ce qui était allemand ». Il poursuit ses études dans un lycée où il côtoie malgré lui « un groupe de garçons dévoués au maréchal Pétain. Régulièrement on devait crier “Vive Pétain !” “Vive la France !” » De quoi énerver l’Alsacien, rebelle dans l’âme.

    La veille de Pâques 1942, lors d’une cérémonie dans son établissement scolaire, Charles crie “Vive de Gaulle” devant quelques autorités de la ville qui quittent alors le lycée d’où il est exclu par la suite. « Je me suis fait tabasser par ces garçons mais comme j’étais bon boxeur, j’en ai descendu sept ! »

    Charles passe ses deux bacs, est admis en hypokhâgne puis en khâgne et prépare l’école normale supérieure. Le soir, l’étudiant devient résistant. « La nuit, au moment du couvre-feu, on allait de rue en rue pour dessiner des croix de Lorraine. »

    Il fait des rencontres déterminantes qui vont affirmer sa haine de l’occupant : Guy Besse, futur responsable communiste, André Mandouze, fondateur de Témoignage Chrétien , le pasteur Roland de Pury qui ne cachait pas ses opinions antinazies.

    « C’était une propagande fort utile qui gênait la flicaille française et les Allemands »

    Il adhère au groupe Combat et rejoint une équipe dirigée par Yves Lacaze, fils du colonel Lacaze, grande figure de l’Armée secrète. « Nous formions une cellule de quatre personnes, tous étudiants. Nous ne connaissions pas les autres groupes. La Résistance était volontairement très fractionnée pour ne pas faciliter les trahisons et les dénonciations. »

    Charles est chargé de la propagande dans le secteur de Caluire. Avec ses comparses, il distribue L’Humanité , Combat , Témoignage Chrétien , Franc-Tireur. Ils inondent également leur secteur de tracts « sur le devoir de résister ». « C’était une propagande fort utile qui gênait la flicaille française et les Allemands. » Et qui n’est pas sans risque.

    Une nuit, alors que son groupe colle des affiches, il est surpris par la police lyonnaise. Il parvient à les semer à travers les traboules de la Croix-Rousse. Afin de déjouer les physionomistes de la milice, il se rase la barbe dès qu’il fait « un gros coup » puis se la laisse repousser.

    « Mon père ? Il était content que je m’en sois tiré ! »

    Son rêve, avorté, de rejoindre les forces françaises libres, court toujours dans sa tête. Plusieurs fois, il tente de quitter Lyon pour le sud, sans succès. En parallèle, la Résistance doit faire face à une vague d’arrestations qui l’affaiblit. En avril 1943, cinq camarades de Charles sont ainsi fusillés, place Bellecour.

    Ce n’est que le 3 septembre 1944, date de la libération de Lyon, qu’il peut enfin s’engager. Il intègre le 1er régiment d’artillerie de la 1re division française libre (DFL).

    Le bigor suit les troupes qui remontent la vallée du Rhône puis pénètrent en Franche-Comté. Charles voit son premier mort allemand à Ronchamp. « Quand j’ai aperçu cette dépouille, je me suis demandé à quoi ça servait de tuer les autres ? Quel intérêt cela pouvait-il avoir ?»

    Cette image va longtemps le hanter et renforcer ses idées pacifistes et humanistes qu’il développera plus tard. Cela ne l’empêche pas pour autant de ressentir une vraie fierté de porter l’uniforme français « alors que d’autres amis alsaciens enfilaient malheureusement pour eux l’allemand… »

    Enfin vient ce jour où le Cernéen peut enfin fouler sa terre natale. Son unité combat en novembre 1944 dans le sud du Haut-Rhin. L’hiver 1944/45, terrible, bloque l’offensive alliée qui ne reprend qu’en janvier 1945.

    Il doit attendre février pour retrouver sa famille. Il serre dans ses bras ses parents, sa sœur et sa tante. « Mon père ? Il était content que je m’en sois tiré ! » La guerre n’est pas finie pour autant. La 1re DFL mène une campagne éprouvante dans les Alpes face à des troupes SS qui tiennent les forts italiens dans les hautes vallées.

    Une croix de guerre récompense l’engagement de Charles Kieffer, médaille qui trône sur le mur du salon. C’est au bras d’une jeune fille à Cernay lors d’un bal populaire qu’il célèbre la capitulation allemande.

    Un mois plus tard, il est reçu à Saint-Cyr, l’école des officiers de l’armée de terre. Mais il refuse de poursuivre cette aventure sous les drapeaux. « Toute solution basée sur la violence et la guerre ne mène à rien », se plaît-il à répéter.

    Ses idées pacifistes assumées l’ont empêché d’être décoré de la Légion d’honneur, pense-t-il. Et pourtant, ce passé de combattant et résistant, « comme tant d’autres », minimise-t-il, et cette incroyable carrière de professeur et linguiste qui va le mener en Afrique puis en Asie, ce destin hors du commun, ne mérite-t-il pas ce ruban rouge censé récompenser les plus valeureux ? À 91 ans, Charles préfère répondre par un sourire.

    Cette interview a été réalisée avec l’aide de la société d’histoire et d’archéologie de Cernay que préside Jean-Paul Belvillacqua.

     

    * Disparition de Monsieur Charles KIEFFER, linguiste, ancien du 1er RA de la Division Française Libre

    * Disparition de Monsieur Charles KIEFFER, linguiste, ancien du 1er RA de la Division Française Libre

    photographies D.N.A.

     


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  • * HERBSHEIM, 12ème ville à soutenir la communication du projet Villes et Villages Libres

     

    La Fondation B.M. 24 Obenheim est heureuse de vous informer que la Ville d'HERBSHEIM en Alsace soutient la communication du Projet "Villes et Villages Libres avec la 1ère D.F.L."

    Elle remercie Madame Edith SITTLER,  Maire d'HERBSHEIM,  de s'associer à notre projet de mémoire et de relayer l'article sur les combats d'Herbsheim et de Rossfeld  sur le site internet, dans le  bulletin municipal et par voie d'affichage. 

    Retrouvez :

    n° 36- 7-12 Janvier 1945 - Le Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique et le 1er Régiment d'Artillerie dans la Défense de Rossfeld et d'Herbsheim  Résumé

     


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  • * Obenheim, 11e ville Obenheim

     

    La Fondation B.M. 24 Obenheim est heureuse de vous informer que la Ville d'OBENHEIM en Alsace soutient la communication du Projet "Villes et Villages Libres avec la 1ère D.F.L."

    Elle remercie le Maire d'OBENHEIM, Monsieur Rémy SHENK,  de s'associer à notre projet de mémoire et de relayer l'article sur la résistance d'Obenheim dans le bulletin municipal. 

    Retrouvez :

    - l 'article n° 37 -Bataille pour Obenheim

     

     


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    *Etape n° 44 - 10 Avril- 8 Mai 1945 - Pourquoi l'AUTHION ? Une introduction

    Le poème de Maurice GILLES (Génie) , dédié à ses 273 camarades de la D.F.L. tombés dans les derniers combats sur le Front des Alpes, exprime une interrogation que partagent encore, 70 ans plus tard, nombre d'Anciens de la 1ère D.F.L.

    Pourquoi, après la Campagne d'Alsace, avoir envoyé dans les Alpes une Division d'infanterie non aguerrie aux combats en haute montagne, sous-équipée, alors que la D.F.L s'attendait -  légitime attente au terme de 5 ans de combat -  à participer à la poursuite en Allemagne ?

    Capitaine BRISBARRE, commandant le Bataillon de Marche n° XI : « Lorsque la Division apprit sa désignation pour ce nouveau champ de bataille, ce fut comme une amère désillusion, une espèce de frustration. Nous pensions qu'entre tous, l'Allemagne était pour nous. C'était un rêve vieux de quatre ans. Nous sentions la fin de la guerre proche et nous pensions que cette action était ridicule et sans objet.

    Nous allions vers une mission qui nous semblait difficile à remplir : énormes difficultés de terrain que nous n'avions jamais connues, troupe pas ou peu instruite, en tout cas n'ayant reçu aucune instruction sur la guerre en montagne, très bien encadrée certes, mais par des cadres eux aussi inexpérimentés. Ajoutez que notre parc auto nous fut retiré et échangé par un échelon muletier, sans palefrenier, dont on ne savait que faire. Le tableau ainsi présenté n'était pas réjouissant, mais nous avions une troupe au mordant, à l'allant magnifique... Ce qui dissipa tous les nuages et nous redonna le moral dont les cadres avaient le plus besoin, furent les quelques mots que le général de GAULLE  adressa aux cadres réunis au P.C. de la D.F.L. à Beaulieu, le 9 avril 1945 ».

    • DES ENJEUX POLITIQUES ET MILITAIRES FRANCO-FRANCAIS 

     

    *Etape n° 44 - 10 Avril- 8 Mai 1945 - Pourquoi l'AUTHION ? Une introduction

    Le général de Gaulle à Nice - Musée de la Résistance

    Comme le souligne l'historien Pierre-Emmanuel KLINGBEIL, « dès septembre 1944, les forces allemandes ont remis en état les fortifications, transformant l'AUTHION et la vallée de la ROYA en un bastion quasi-imprenable. Il est évident que toute opération militaire pour les en chasser sera très coûteuse en vies humaines. Dans ce contexte, n'a-t-on pas intérêt à attendre la capitulation allemande imminente : l‘AUTHION tombera  alors "comme un fruit mur" ? ».

     

    Mais c'est sans compter qu'en 1945, le général de GAULLE, alors président du gouvernement provisoire, n'a pas oublié le "coup de pied de l'âne" que l'Italie de 1940 avait lancé à notre pays au moment où notre armée se faisait écraser sur le front du Nord-Est...  

    Aussi, sous le prétexte de chasser les forces allemandes qui tiennent encore les confins de nos frontières du Sud-Est, son objectif  est de  réaliser la libération totale du territoire français et des enclaves laissées à l'Italie en 1860, afin    d'exiger, lors de l'élaboration du traité de Paix avec l'Italie, une rectification de cette frontière à ses yeux contestable...

    L'affaire de l'offensive dans les Alpes est ainsi une opération exclusivement française... car, comme le rappelle le Commandant du Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique, Edmond MAGENDIE «  nos Alliés se refusaient à prendre en considération nos revendications sur la frontière Franco-Italienne, tenues pour négligeables à l'échelle de la guerre mondiale  ».

     

    •  DES OBJECTIFS GARDES SECRETS AUX YEUX DES ALLIES

    Pour mener à bien son  projet, le général de GAULLE devra compter sur ses propres forces. Or, jusqu'au 1er mars 1945, la situation militaire sur le Front des Alpes n'a pas évolué : les bataillons des Forces Françaises de l'Intérieur épaulés par le  442ème Combat-Team américain et la 4ème Division Marocaine ne parviennent  pas à refouler les troupes italo-allemandes au-delà de la ligne des crêtes.

     

    Afin de mener une opération d'ensemble, un Détachement d'Armée des Alpes (D.A.Alp) est créé et placé sous le commandement du général DOYEN le 1er mars 1945.

    *Etape n° 44 - 10 Avril- 8 Mai 1945 - Pourquoi l'AUTHION ? Une introduction

    général DOYEN

    Le commandant suprême américain EISENHOWER en prend acte et place le D.A.Alp sous l'autorité du 6eme Groupe d'Armées commandé par le général  Jacob DEVERS. 

    Néanmoins, dans l'esprit de nos alliés, la mission du D.A.Alp est limitée ; le Général DEVERS n'envisage pas d'engager la D.F.L. dans une action d' envergure sur les Alpes. En revanche,  cette mission sert les intérêts militaires des Américains qui ont besoin de rassembler leurs forces sur l'Allemagne :  le 442 ème combat-team américain est ainsi relevé par la 1ère D.F.L. , nouvellement désignée pour les Alpes.

     

    « L'aide que les Américains devaient effectivement fournir aux Français fut proportionnelle à l'objectif défini » indique  Pierre-Emmanuel KLINGBEIL. 

    Aussi, "lorsque le général DOYEN réclama des moyens supplémentaires, les Américains s'étonnèrent de l'importance des demandes de munitions présentées, compte tenu de l'objectif limité de cette offensive" . L'insuffisance des moyens attribués  résultait en fait du "désir du commandement français de garder secret l'objectif réel de l'offensive en minimisant sa portée ».

    Le général DOYEN mesurant toute la difficulté de sa mission, se tourna alors, sans plus de succès, vers le général de Gaulle et le Ministère de la Défense. Ceci ne l'empêcha pas de déclencher l'offensive de l'opération "Canard" comme prévu, le 9 avril 1945.

     

    • POURQUOI  LE CHOIX DE LA D.F.L  ?

     Il existait à la 1ère Armée Française une Division spécialisée pour les opérations en montagne,  la 4ème D.M.M. (Division Marocaine de Montagne), prévue pour prendre ce commandement sur le front des Alpes-Maritimes en raison de sa nature spécifique "bien adaptée aux possibilités du terrain, dotée d'un équipement adéquat et possédant une très grande expérience des combats en montagne".

    La décision finale de désigner la D.F.L. fut "la conséquence d'un concours de circonstances qui n'obéissait aucunement à des impératifs militaires» affirme Pierre-Emmanuel KLINGBEIL .

    En effet, suite à des réclamations portées par certains cadres de la 13 D.B.L.E. (dont le Lieutenant-colonel de SAIRIGNE) qui ne voulaient plus servir sous les ordres du général de LATTRE après la campagne d'Alsace, le général JUIN raya la 4 ème D.M.Msur  l'ordre de mission et inscrivit à la place : "1ère D.F.L." ....

    Ce choix était contre-indiqué souligne  le général MAGENDIE, et " extrêmement risqué en raison des profondes mutations advenues en fin 1944 et du manque d'expérience des jeunes soldats à peine dégrossis".

    « cette décision provoqua parmi les officiers et la troupe de la 1ère D.F.L. la plus totale désillusion et une grande morosité",  ajoute Pierre-Emmanuel KLINGBEIL. 

    Ils estimèrent  qu'on leur avait  volé leur victoire puisqu'ils n'ont pas pu participer à la conquête de l'Allemagne " Ils se sentent encore actuellement comme trahis ».

    Mais en définitive, selon le général Yves  GRAS, si « les démêlés des F.F.L. avec le général de LATTRE ne sont pas étrangers au choix du haut commandement ... la décision vient de plus haut », et « la véritable raison est ainsi d'ordre politique »....

     

    Le général de GAULLE fut sensible au  mouvement d'humeur au sein de la D.F.L.

    Le  8 Avril il  se   rendit  à  BEAULIEU et  s'adressa aux  chefs  de  corps  réunis pour l'occasion par le  général  GARBAY,  commandant  de   la   Division. Il leur  rappela   l'importance de l'opération  pour nos  futures  négociations  et  leur laissa  espérer une descente  dans la plaine d'Italie afin de continuer la guerre dans le Tyrol...

    Le 9 Avril, il annonçait l'offensive sur l'Authion à  NICE,  devant la foule rassemblée place Massena :

     «  LE VENT DE LA VICTOIRE SOUFFLE MAINTENANT SUR LES ALPES,

    SUR NOS ALPES,

    SUR VOS ALPES,

    ET VA LES DEPASSER »

     

    *Etape n° 44 - 10 Avril- 8 Mai 1945 - Pourquoi l'AUTHION ? Une introduction

    Illustration Association Amont

     

    • L'ETAT D'ESPRIT  DES ANCIENS A LA VEILLE DE L'OFFENSIVE

    Deux témoignages, celui du Commandant  Roger BARBEROT  (1er R.F.M.) - dont les chars légers ne vont pas tarder à entrer en action sur les hauts sommets de l'AUTHION,- et celui  de Michel THIBAUT (B.I.M.P), nous restituent un peu de l'atmosphère qui régnait  au sein de la D.F.L. à la veille de s'engager dans les combats.

     *Etape n° 44 - 10 Avril- 8 Mai 1945 - Pourquoi l'AUTHION ? Une introduction

    Juan-les-Pins, mars 1945 - Groupe du  Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique - Col. R. Polvet -

     

    • LE CONTEXTE GEOGRAPHIQUE ET STRATEGIQUE

    Un historique des points fortifiés de l'AUTHION (système "Séré de Rivière") à 2000 mètres d'altitude, vous est présenté à travers les photographies et les commentaires de Cédric et Julie VAUBOURG

    *Etape n° 44 - 10 Avril- 8 Mai 1945 - Pourquoi l'AUTHION ? Une introduction

     

    Du côté de l'ennemi, nous avions en face de nous deux Divisions allemandes très aguerries, la 5° et la 34° Division de Montagne, ainsi que deux Divisions italiennes, « LA MONTEROSA » et « LA LITTORIO ».

    Un second article extrait de l'ouvrage de Pierre-Emmanuel KLINGBEIL fait le point sur le système défensif allemand installé à l'AUTHION.

    La prise de l'AUTHION, baptisée "opération Canard", est fixée au 9 avril 1945, jour de l'offensive générale des Alliés sur le front italien.  Mais en raison des mauvaises conditions météorologiques,  l'action fut  reportée au lendemain 10 avril...

     

    *Etape n° 44 - 10 Avril- 8 Mai 1945 - Pourquoi l'AUTHION ? Une introduction

     

    Télécharger « 1eredfl- Printemps 1945- La Bataille de l'Authion - Une introduction.pdf »

    Nos 4 prochains articles seront consacrés au récit des engagements de la D.F.L. sur le Font des Alpes, à partir des témoignages des combattants. A venir prochainement : la journée du 10 Avril 1945...


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