• Le général de Lattre, en refusant à la D.F.L. de prendre toute sa part à la libération de la Ville de Toulon, lui avait cependant promis de « prendre sa revanche » à Lyon. Début septembre 1944,  le général Diego BROSSET, commandant la 1ère Division Française Libre, originaire de Rillieux-la-Pape, est donc envoyé d’urgence avec la 1ère Division Blindée du général du VIGIER pour libérer  la capitale des Gaules, et ce en dépit des orientations américaines initiales du général PATCH.

    La situation sur le terrain, critique et confuse semble en effet exiger une intervention de l’Armée française en raison des multiples exactions allemandes contre la population civile ainsi que des règlements de comptes sous prétexte d’épuration qu'exercent des bandes organisées à l’Ouest de Lyon...

    C’est en coopération avec les F.F.I et les maquisards que les unités de la D.F.L. vont entrer dans Lyon le 3 septembre. Le Commandement allemand pris entre une résistance active à l'Est et la menace de l'arrivée de la 1ère D.F.L. à l'Ouest décide d'évacuer la ville dans la nuit du 2 au 3 septembre.

     « La coordination des hommes de la 1ère D.F.L. et des Forces Françaises de l’Intérieur fut déterminante. Les uns et les autres avaient conscience que la Libération de Lyon était d’autant plus urgente que s’étaient accrues ces derniers mois les représailles d’un occupant en déroute. Un occupant qui fit alors preuve d’une cruauté inouïe » rappelait le Maire de Lyon dans son discours, lors des cérémonies de commémoration de  2013.

    Alors que la 1ère D.B. et le Bataillon de Choc assurent dans le Nord la protection de l'opération, l'Enseigne de Vaisseau Stanislas MANGIN, et ses Fusiliers Marins traversent la Saône le 2 septembre à la nuit, en empruntant le pont de SERIN demeuré à peu près intact.

    Le général Brosset entre dans Lyon le 3 septembre, avec le R.F.M. bientôt suivi de la Légion et du 22e B.M.N.A. Roger BARBEROT (R.F.M.) témoigne d’une arrivée « prudente » – on ne sait si la ville est toujours occupée -, vite rectifiée par le bouillant général Brosset ;  puis de la confusion créée à leur arrivée place Bellecour,  par l’accueil délirant des lyonnais mêlé aux coups de feu intempestifs de certains tireurs isolés.

    C’est aux commandes de sa Jeep que le général BROSSET  gravit les marches de l’escalier de l’Hôtel de Ville où il établit son Quartier général. Il  fait immédiatement rétablir l’ordre et interdit toute exaction contre les hommes et femmes suspectés de compromission avec l’occupant.

    Le 5 septembre, promu général de Division, il reçoit le général de Lattre pour une prise d’armes « de la libération » avec les unités de la D.F.L. et les F.F.I. concernés. Les Lyonnais crient leur enthousiasme et leur joie aux libérateurs.

    Peinture de Marc MONKOWICKI, ancien du B.M. XI

    La D.F.L. va ensuite se rassembler à Collonge et emmener avec elle, pour vivre de nouvelles aventures, parmi les plus valeureux des combattants de la Résistance intérieure de la région, le Maquis de Chambarand du Commandant MARIOTTE et le 11e Cuirassiers du Maquis du Vercors du Lieutenant-Colonel GEYER LA THIVOLLET.

    Une place au nom du Général BROSSET a été inaugurée à Lyon en Mai 2013.

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    4 Mai 2014 - Découvrez de nouveaux documents philatéliques sur la Libération de Lyon et le général Brosset dans l'Album "Philatélie" (source : Jean PFLIEGER)

    Etape n° 13 - 3 Septembre 1944 - Le général BROSSET et la Libération de Lyon

     


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    Cette cérémonie se déroulera à Châlons-en-Champagne sous la Présidence du général de Brigade Bruno GUIBERT, commandant la 1ère Brigade Mécanisée

     

    72e Anniversaire des Combats de Bir Hakeim

     

    1er RAMA - Cérémonie de commémoration du 72e Anniversaire des Combats de Bir Hakeim le 10 Mai 2014


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  • Fin août/septembre 1944 :  les rudes combats de Provence se sont terminés par une victoire remportée avec 3 semaines d’avance sur les prévisions du haut commandement américain. Mais il était impossible dans ce même laps de temps de recevoir d’Afrique du Nord, à la fois  les moyens de rétablissement des voies de communication et le carburant, les munitions ou les vivres. L’exploitation du succès ne peut donc matériellement se faire alors que les Allemands refluent rapidement vers le Nord...

    Etape n° 12 - Septembre 1944 - La D.F.L. se regroupe et s’engage dans la remontée du Rhône

    Suivons alors en ce mois de septembre le Train de la 1ère D.F.L dans ses opérations de ravitaillement en essence et ses convois vers Saint-Etienne, Charbonnières et Lyon, et redécouvrons ces villes à travers le regard du jeune algérois André NOUSCHI... Au 1er Régiment d’Artillerie, avec Paul MORLON, nous progresserons péniblement vers le Nord au gré des pannes d’essence et des solutions de fortune rencontrées en chemin !

    Etape n° 12 - Septembre 1944 - La D.F.L. se regroupe et s’engage dans la remontée du Rhône

    Le "Train" de la 1ère D.F.L. sur les routes de France - Coll. Paul Chanoine

    Au cours de cette « remontée » ont lieu aussi les premiers engagements de jeunes volontaires qui rejoignent la Division, comme celui de Marcel VALAY  au 1er Régiment d’Artillerie, qui évoque son départ de Saint-Rémy et ses premières impressions au contact des "Anciens" de la D.F.L. ...

    Parmi ces Anciens, le Français Libre Alexis LE GALL nous conte les anecdotes qui émaillent le trajet du Bataillon de Marche n° 5 vers la Bourgogne, dont une fortuite et mémorable rencontre avec le général de Lattre...

    Etape n° 12 - Septembre 1944 - La D.F.L. se regroupe et s’engage dans la remontée du RhôneLe franchissement du Rhône - Ecpad

    Objet de convoitise de nos Libérateurs,  les grands crus de Bourgogne, mais qui ne se laissent pas facilement aborder... en revanche,  Henri BEAUGE nous rapporte - avec son humour habituel - l’hospitalité des villageois, qui fera le temps d’une nuit, le bonheur des Tirailleurs du B.M. 4.

    Au cours de ce périple, le 3 Septembre, une première étape et un objectif essentiels  ont  été accomplis : libérer LYON ! Nous retrouverons donc le général BROSSET à la manœuvre,  avec les Fusiliers Marins, dans notre tout prochain article...

     

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  • Partout, la défense côtière allemande s'est effondrée dans le Var. Le 24 Août, le Bataillon de Marche n°4 progresse dans Toulon et occupe la gare des tramways. Dans la partie Est de Toulon encore occupée, le Commandant Victor MIRKIN obtient par un merveilleux coup d'audace la reddition de 800 Allemands retranchés dans le quartier de Saint-Jean-du-Var.  Dédiée à sa mémoire, une plaque à Toulon rappelle ce haut fait d’armes.

     

     

    Dans les derniers combats pour la prise de Toulon, les Transmissions de la 1ère D.F.L. ne sont pas en reste : leurs radios branchées sur les réseaux ennemis, ils délivrent de faux messages en allemand ou orientent les tirs de notre Artillerie sur les batteries repérées.

    La 1ère D.F.L. reçoit l'ordre de se regrouper sur les positions qu'elle a déjà atteintes. Elle n'entrera donc pas dans la ville pour la prise de laquelle elle s'est battue dans un secteur particulièrement  difficile.

    En lui imposant « Le sacrifice de ne pas prendre toute sa part de la victoire, je me promets à moi-même de lui donner bientôt sa revanche. Elle l'aura à Lyon... » dit le général de Lattre. 

    En 6 jours de combat, du Gapeau au Cap Brun, la 1ère Division Française Libre a forcé deux lignes fortifiées, capturé 3.600 prisonniers au combat et obtenu  la reddition de 4.000 Allemands. Mais ses pertes se montent à  229 tués dont 14 officiers,  et 692 blessés dont 33 sous-officiers.

    Des éléments de la 3ème Division d’Infanterie Algérienne parviennent en fin de matinée le 24 Août  Place de la Liberté où le drapeau est hissé sur la sous-préfecture. Toulon est en liesse, et fête sa Libération lors d’un défilé le 27 Août, en présence des généraux  de Lattre, Brosset, et Maignan.

     

     

    Marseille libérée le 29 août, la Bataille de Provence est enfin gagnée avec trois semaines d’avance sur les prévisions du Haut Commandement... Les Allemands décrochent et se replient à grandes foulées vers le Nord. La poursuite et la remontée de la D.F.L. vers  Lyon, par le franchissement du Rhône peut alors s’engager... mais l'exploitation sera vite  freinée par le manque d'essence... 

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