• * 20 août 2017 : Hommage aux Compagnons de la Libération du GERS


    Le 20 août 2017 à l'Isle-Jourdain, cinq Compagnons de la Libération du Gers ont été honorés : Raoul BEON, Antoine BISSAGNET, Georges BERGE, Marcel LANGER et Jean-Marie SOUBERBIELLE. Au cours de cette cérémonie  ont été  inaugurés un square des compagnons de la Libération ainsi qu'une stèle.

    * 20 août 2017 : Hommage aux Compagnons de la Libération du GERS

    * 20 août 2017 : Hommage aux Compagnons de la Libération du GERS

     

    * 20 août 2017 :  Hommage aux Compagnons de la Libération du GERS

    * 20 août 2017 :  Hommage aux Compagnons de la Libération du GERS


    Des représentants de l'escadron Lorraine, de La 13 ème Dble et de Sante Navale étaient présents.  

    Jean-Pierre Neuville, vice-Pdt de l'Association des Familles de Compagnon de la Libération, a lu un texte du Général Baptiste au nom de l'Ordre de la Libération.

    Cérémonie à l’Isle Jourdain le 20/08/2017

    Adresse du Délégué national.

    Mesdames et messieurs,

    Dans ses Mémoires de Guerre le général de Gaulle évoque par les mots suivants sa situation au mois de juins 1940 : "Quant à moi, qui prétendais gravir une pareille pente, je n'étais rien, au départ. A mes côtés, pas l'ombre d'une force, ni d'une organisation. En France, aucun répondant et aucune notoriété. A l'étranger, ni crédit, ni justification. Mais ce dénuement même me traçait ma ligne de conduite."

    Seul ? Il ne l’était pas tout à fait car quelques français, une poignée, trop peu à l’évidence, le ralliaient dès juin, refusant cet armistice, refusant la notion de défaite et adhérant à l’appel du 18 juin du général, en particulier à l’extrait suivant : « Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! […] Quoi qu'il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas ».

    Et dès le mois d'octobre 1940 le général de Gaulle envisage de créer plus qu’une simple décoration mais un Ordre qui permette de récompenser mais aussi d'encourager par l’exemple ceux qui ont fait le choix de tout abandonner, leur famille, le refuge des habitudes, la terre de France, le confort de la légalité, et de tout risquer pour le suivre sur un chemin qui serait, de toute évidence, long, incertain et très dangereux.

    Et c’est en signant l’Ordonnance n°7 le 16 novembre 1940 à Brazzaville que le chef de la France libre crée l'Ordre de la Libération. Elle stipule : « Cet Ordre est destiné à récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées de manière exceptionnelle dans l’œuvre de la libération de la France et de son Empire ». La devise de l’Ordre étant "Patriam servando victoriam tulit" ("En servant la Patrie, il a apporté la victoire").

    La remise de la croix se faisait généralement au cours d'une prise d'armes. Le général de Gaulle - ou tout autre membre de l'Ordre désigné - remettait l'insigne au récipiendaire en prononçant les paroles suivantes : "Nous vous reconnaissons comme notre compagnon pour la libération de la France dans l'honneur et par la victoire".

    1038 personnes, 5 villes et 18 unités militaires seront ainsi « reconnues » comme Compagnon. Ils sont les figures de proue des combattants de l’honneur, ceux qui se sont battus dans les rangs des forces Françaises libres ou au sein de la Résistance intérieure.

    Et parmi eux cinq Compagnons, braves des braves de la première heure, liés à votre région :

    -Le compagnon Raoul Béon, médecin de la coloniale, français libre de la première heure engagé dans les campagnes du Tchad, du Soudan, de l’Erythrée de Syrie, de Lybie et qui est tué au combat le 7 mai 1943 en Tunisie, en portant secours à un blessé.

    -Le trompe la mort Georges Bergé connu pour son audace folle, menant des opérations spéciales comme parachutiste et SAS qui rallie Londres dès le 212 juin 40 et qui continuera à servir la France après sa libération jusqu’au grade de général.

    -L’administrateur colonial puis membre de l’assemblée consultative d’Alger Antoine Bissagnet qui reprendra sa place au combat comme officier au sein du régiment de marche du Tchad et tombera le 10 août 44 lors des combats de Doucelle (Sarthe).

    - Marcel Langer, polytechnicien, volontaire pour être formé comme pilote de chasse et qui dès juin 40 rejoint les forces françaises libres, accomplissant 130 missions aériennes de guerre que ce soit en Libye contre « l’Afrika Korps », dans le ciel de la France occupée ou contre les japonais en extrême Orient. Il se retirera pour sa retraite en 1978 près de Comdom.

    -L’ancien combattant de 1918, Jean-Marie Souberbielle, qui dès juin 40 et à 40 ans, s’engage comme sous-lieutenant à la 13° demi-brigade de Légion étrangère, dans la compagnie du capitaine Pierre Mesmer, futur premier ministre, et qui tombera au combat le 23 octobre 42 à El-Alamein.

    Ils méritent, ô combien, l’hommage que vous avez décidé de leur rendre en ce jour.

    L’Ordre de la Libération exprime sa reconnaissance à toutes celles et à tous ceux qui ont voulu et fait en sorte que cet hommage puisse trouver concrétisation. L’ordre de la Libération est persuadé que l’exemple glorieux de ces enfants du pays seront sources d’inspiration pour les jeunes de votre région.

    Leurs exemples démontrent qu’aux heures graves, tout citoyen a le choix entre un destin subi et un destin choisi.

    Je vous remercie de votre attention.

    Général Baptiste, délégué national de l’Ordre de la Libération.

     

    * 20 août 2017 : Hommage aux Compagnons de la Libération du GERS

    * 20 août 2017 :  Hommage aux Compagnons de la Libération du GERS


    La Marche de La 1ère DFL a été jouée et des enfants des écoles locales dont les enseignants étaient volontaires, ont évoqué chaque Compagnon
    .

    * 20 août 2017 :  Hommage aux Compagnons de la Libération du GERS

     

    Allocution de Françoise Basteau (Déléguée de l'AFCL en Gironde, petite-fille de Raoul Béon)

     

    * 20 août 2017 :  Hommage aux Compagnons de la Libération du GERS

    Françoise Basteau et Eric Foinet (Délégué Fondation France Libre du Gers)

     

    * 20 août 2017 : Hommage aux Compagnons de la Libération du GERS

    * 20 août 2017 : Hommage aux Compagnons de la Libération du GERS

     

    * 12 août 2017 :  Hommage aux Compagnons de la Libération du GERS

     

    Discours du Maire de l'Isle Joudain

    BATAILLE DE L’ISLE JOURDAIN 19-20 AOUT 1944

    Le 18 juin 1940, depuis Londres, le Général de GAULLE appelle à refuser la défaite et à résister face à l’occupation nazie. Dans le sud  de la France, la résistance s’organise, dans le Gers de nombreux maquis se mettent en place, mais il faudra attendre le débarquement en Normandie pour que l’ennemi recule.

    A l’Isle Jourdain en août 1944 des femmes et des hommes courageux, s’organisent et dressent un barrage devant le pont Garigliano pour stopper la colonne allemande.

    L’action des hommes du Corps Franc Pommiès ont permis la reddition du convoi allemand.

    Cette bataille a mis fin à l’occupation allemande dans tous le Gers et a permis la libération.

    Nous n’oublierons pas ceux qui ont résisté et ont été déportés, les époux Bordes.

    Nous n’oublierons pas ceux qui sont morts ou ont été blessés au cours de cette bataille.

    Nous n’oublierons pas Clément GUITTEREZ 19 ans, engagé dans la résistance qui a tenu le barrage du Gachat.

    Le rendez-vous du mois d’août, vous l’honorez nombreux depuis des décennies.

    En particulier, vous, les anciens combattants des troupes du Bataillon de l’Armagnac, du Commandant Parisot et du Corps Franc Pommiès, vous les résistants et combattants volontaires de l’Isle Jourdain et des environs, qui chaque année venez saluer la mémoire de vos camarades morts au combat.

    Merci à vous toutes et à vous tous qui êtes venus ce matin honorer la mémoire de celles et ceux qui ont lutté pour notre liberté.

    Grace à tous ceux qui ont combattu, qui ont fait preuve de courage et de ténacité depuis plus de 73 ans l’Europe occidentale est en paix. Au sortir de cette guerre atroce, la volonté des hommes de construire l’union nous permet d’être libres et fiers de notre cité.

    Même si ici ou là dans le monde des tensions existent, même si en Europe des actes terroristes ont lieu, nous devons rester solidaires et unis pour que la paix soit préservée.

    L’association des familles des compagnons de la libération et l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, ont décidé de créer un square et d’implanter une stèle en mémoire des compagnons de la Libération et en particulier des cinq ayant un lien avec le Gers : 

    Jean-Marie SOUBERVIELLE, Raoul BÉON, Georges BERGÉ, Marcel LANGER, Antoine BISSAGNET.

    La Mairie de l’Isle Jourdain avec l’aide et le soutien du Souvenir Français a décidé de porter ce projet 

    Je tiens à remercier Mme THULLIEZ adjointe à la culture ainsi que le Souvenir Français, la Réserve de la délégation militaire départementale du Gers et en particulier M DUFRECHOU et M DE LA CALLE, les enfants des écoles pour les textes qu’ils ont écrit, les services techniques D’Alain FAURÉ tout particulièrement Chantal SABATHÉ et Emmanuel BORT également les services financiers de la mairie de l’Isle Jourdain qui ont œuvré pour que ce projet voit le jour.

    Merci également au Sénateur Raymond VALL, au Conseil Départemental, à notre députée Mme Gisèle BIEMOURET ainsi qu’aux associations patriotiques qui ont participé au financement de ce square.

    L’implantation de cette stèle proche du monument aux morts de la bataille de l’Isle Jourdain permettra de perpétuer le souvenir et la mémoire de ceux qui ont combattu pour que nous vivions aujourd’hui dans un pays libre

    Un livret va être constitué et intègre le recueil de l’histoire des compagnons de la libération et des textes écrits par les enfants : textes qui vont être lus devant la stèle.

    Il est disponible à l’Office du Tourisme, où vous pourrez également profiter de l’exposition sur la vie des Compagnons de la Libération et la Bataille de L’Isle Jourdain.

    J’aimerais vous citer cette phrase de Winston CHURCHILL prononcée en 1940 et reprise en 2016 pour célébrer la mémoire des 7 compagnons de la Nièvre :

    Tous ces français libres ont été condamnés à mort par Vichy. Mais le jour se lèvera aussi sûrement que le soleil demain, ou leurs noms, riches d’honneurs reconnus, seront gravés dans la pierre de toutes les rues, de tous les villages d’une France rendue à sa pleine liberté et à son ancienne renommé, dans une Europe sauvée.

    C’est donc chose faite à l’Isle Jourdain.

    Merci encore à toutes et à tous pour votre présence ce matin.

    Vive la République, Vive la France, Vive l’Isle Jourdain

    ***************************

    Raoul BEON

    1er Bataillon d'Infanterie de Marine
    BM 3
    Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad
    BM 5
    ACL

    * 12 août 2017 :  Hommage aux Compagnons de la Libération du GERS

    Cliché F. Basteau


    Raoul Béon est né le 7 avril 1911 à Montbert, fils d'un gros éleveur du Gers.

    Il fait ses études au lycée d'Auch, prépare l'Ecole de Santé navale de Bordeaux qu'il intègre en décembre 1931.

    Promu médecin sous-lieutenant en décembre 1933 puis médecin lieutenant en décembre 1935, il est affecté dans le service des troupes coloniales l'année suivante.

    En janvier 1937, en stage à l'Ecole d'application du Service de santé des troupes coloniales de Marseille, il en sort dans les premiers six mois plus tard et est affecté au 1er Régiment d'artillerie coloniale.

    Nommé au Dahomey en avril 1938, il médecin chef de l'Hôpital d'Abomey.

    Au moment de la campagne de mai-juin 1940, sentant l'environnement peu sûr, il envoie en France son épouse et ses deux filles . Il refuse immédiatement l'armistice et quitte le Dahomey le 25 août avec quelques compagnons pour passer au Nigeria. Il souhaite ainsi rejoindre l'Angleterre et se mettre à la disposition du général de Gaulle ; mais le ralliement de l'AEF à la France libre le conduit à rester au Tchad.

    Immédiatement engagé dans les Forces françaises libres à Fort-Lamy, Raoul Béon est affecté au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST) à Moussoro début novembre 1940.

    Trois semaines plus tard, à sa demande, il est affecté au Bataillon de marche n°3 (BM 3) et franchit avec cette unité, la frontière du Soudan anglo-égyptien le 1er janvier 1941 pour prendre part à la campagne d'Erythrée. Dans les combats de Kub-Kub, du 21 au 23 février, il s'expose sans compter en première ligne. Il renouvelle cette attitude pendant la bataille de Keren, du 12 au 18 mars 1941.

    Avec son bataillon, Raoul Béon participe ensuite à la douloureuse campagne de Syrie. Le 15 juillet 1941, il est promu au grade de médecin-capitaine et, quelques jours plus tard, prend les fonctions de médecin-chef du 1er Bataillon d'infanterie de marine (1er BIM).

    En février 1942 ses qualités morales et professionnelles le désignent pour servir comme médecin traitant au sein de l'Ambulance chirurgicale légère (ACL) de la 1ère Division française libre (1ère DFL).

    Après quelques semaines en Syrie et un court transit à travers la Palestine, vient, en avril 1942, le départ pour la campagne de Libye. Il reçoit les blessés de Bir-Hakeim en juin 1942 et de l'Himeimat (El Alamein) en octobre.

    Après la campagne de Libye, il est nommé médecin-chef au BM 5 et rejoint son nouveau poste le 25 décembre 1942.

    Le 7 mai 1943, la 1ère DFL et le BM 5 montent en ligne pour les derniers combats de la campagne de Tunisie face aux troupes de Rommel. Raoul Béon près de Takrouna dirige avec une activité inlassable le poste de secours.

    Le 11 mai, à 6 heures du matin, les FFL attaquent la position de Takrouna avec succès. Raoul Béon dirige sa section sanitaire et fait relever les blessés au milieu des nuages de fumée et des explosions. A huit heures, un tirailleur est blessé à quelques mètres du poste de secours et Raoul Béon se précipite vers lui. Alors qu'il s'occupe du blessé, un obus explose non loin, le tuant sur le coup.

    Il est inhumé à Bordeaux.

    • Chevalier de la Légion d'honneur
    • Compagnon de la Libération - décret du 10 décembre 1943
    • Croix de Guerre 1939-45
    • Médaille de la résistance avec rosette


    TEMOIGNAGE
     sur Raoul Béon : LIEN 

    *********************************************************************


    Antoine BISSAGNET

    Régiment de Marche du Tchad
    Résistance AOF 

    * 20 août 2017 :  Hommage aux Compagnons de la Libération du GERS

    Cliché Ordre de la Libération

     


    Antoine Bissagnet est né le 6 mai 1905 à Tunis.

    Il entre dans l'administration coloniale en septembre 1931 en qualité de commis stagiaire des services civils.

    Il est l'un des rares français qui s'engage dans les troupes franquistes et participe à la guerre d'Espagne.

    Nommé adjoint des services civils le 1er janvier 1938, il sert en Côte-d'Ivoire puis au Sénégal.

    Il se trouve à Foundiougne où, le 20 septembre 1940, il se met sous les ordres du commandant Hettier de Boislambert, envoyé en mission spéciale par le général de Gaulle sur le territoire de l'AOF afin d'y organiser la Résistance.

    Il se rend avec lui à Dakar et participe aux actions qui, du 23 au 25 septembre, permettent la neutralisation d'une partie des forces aériennes et terrestres. Lors du bombardement de Dakar, il poursuit l'exécution de sa mission avec un sang-froid et un dévouement absolus. Après l'échec allié devant Dakar ils se replient, Boislambert et lui-même, vers la Gambie.

    Mais, tombant dans une embuscade, ils se trouvent séparés. Parvenu à la frontière britannique, Antoine Bissagnet n'hésite pas à revenir en territoire ennemi, dans l'espoir de retrouver le commandant Claude Hettier de Boislambert.

    Arrêté le 30 septembre, blessé, il est emprisonné à Dakar, Bamako, Alger, Marseille, Clermont-Ferrand, Saint-Etienne et enfin à Gannat où il retrouve le commandant de Boislambert, lui aussi emprisonné.

    Le 11 juin 1941 il est condamné par la Cour Martiale Supérieure à 20 ans de travaux forcés.

    Il s'évade de la prison civile de Gannat, toujours avec Boislambert, le 2 décembre 1942. Il franchit la frontière espagnole, séjourne au Camp de Miranda et regagne Londres en janvier 1943.

    Nommé administrateur adjoint de 3ème classe des Colonies à titre exceptionnel par le général de Gaulle, Antoine Bissagnet est également membre de l'Assemblée Consultative d'Alger où il est le délégué de l'AOF.

    Elu Secrétaire de l'Assemblée, il reprend malgré tout sa place de sous-lieutenant d'Infanterie Coloniale au sein du Régiment de Marche du Tchad (RMT) de la 2ème DB du général Leclerc et participe à la campagne de Normandie.

    Antoine Bissagnet trouve la mort au combat, le 10 août 1944, au cours de l'attaque de l'église de Doucelles (Sarthe), qui se trouvait aux mains des Allemands. Il est inhumé à Saint-Clar, dans le Gers.

    • Chevalier de la Légion d'Honneur
    • Compagnon de la Libération - décret du 29 avril 1943
    • Croix de Guerre 39/45
    • Médaille de la Résistance avec rosette

     *********************************************************************

     
    GEORGES BERGÉ

    BCRA 1ère CIA
    French Squadron 

    * 12 août 2017 :  Hommage aux Compagnons de la Libération du GERS

    Cliché Ordre de la Libération


    Georges Bergé est né le 3 janvier 1909 à Belmont dans le Gers où son père était receveur des PTT.

    Il effectue son service militaire en 1929 au titre du 24e RI à Mont-de-Marsan ; admis à suivre les cours d'EOR, il est démobilisé comme sous-lieutenant de réserve en avril 1930.

    Il choisit finalement la carrière militaire et entre à l'école de l'Infanterie et des Chars de Saint-Maixent en 1933.

    Lieutenant en 1934, il est détaché dans l'Armée de l'Air, au groupe d'infanterie de l'Air n° 601, en août 1937 mais des problèmes de santé le rendent inapte à l'emploi de parachutiste et il retrouve son arme d'origine en mars 1938.

    Capitaine au 13e RI en février 1940, il prend part à des combats d'avant-postes en mai 1940. Blessé à deux reprises par balles le 18 mai, près de Bousies dans le Nord, alors qu'il mène une contre-attaque victorieuse, il est transporté à Arras puis hospitalisé à Caen et évacué vers le sud-ouest.

    De passage chez ses parents à Mimizan dans les Landes, il entend le discours radiodiffusé du maréchal Pétain le 17 juin. Refusant l'armistice annoncé, George Bergé s'embarque à Saint-Jean-de-Luz sur un bateau polonais, le Sobieski, pour l'Angleterre le 21 juin 1940.

    Il rallie les Forces françaises libres à Londres où il rencontre le général de Gaulle le 24 juin à Saint Stephen's House et lui propose de créer une unité de parachutiste.Affecté au dépôt des FFL puis à l'Etat-major de l'Air, il est nommé au commandement de la 1ère Compagnie d'Infanterie de l'Air (1ère CIA) le 15 septembre 1940. Après accord avec les services spéciaux britanniques, il mène son unité en stage près de Manchester, à l'école de Ringway, où il est breveté parachutiste le 25 décembre 1940, en même temps les hommes de la 1ère section de la Compagnie. Début 1941, en vue d'agir en France, Georges Bergé et dix de ses parachutistes sont formés au sabotage dans une école spéciale à Brickendonbury près de Londres.

    Il est en opération spéciale en France du 15 mars au 5 avril 1941 pour la première mission parachutée en France occupée (mission “Savannah”). Cette opération, bien que non menée à bien, lui permet cependant de créer un noyau de résistance à Bayonne et de rapporter des renseignements. Son attitude lui vaut de recevoir la Military cross et une des premières croix de guerre (avec palme de vermeil) à l'ordre des Forces françaises libres.

    Revenu en sous-marin en Angleterre, il crée, sous contrôle du Bureau central de Renseignements et d'Action (BCRA), une école de formation d'agents - Station 36 - à Inchmery House, New Forest, où seront formés la plupart des radios et agents parachutés en France en 1941 et 1942.

    Embarqué avec la 1ère CIA le 25 juillet 1941, il est affecté dans un premier temps à Damas (Base aérienne de Mezé) puis, en janvier 1942, à Kabret, sur la rive ouest du Canal de Suez au Combined Training Center, où il forme le de la SAS Brigadebritannique commandée par le Major Stirling.

    En juin 1942, sur les 6 des 8 aérodromes ennemis du bassin oriental de la Méditerranée dont l'attaque est confiée à son unité pour permettre le passage d'un convoi chargé de ravitailler Malte en danger, le commandant Bergé choisit l'attaque de l'aérodrome d'Héraklion en Crète. Il parvient avec son groupe de quatre hommes à détruire 20 avions ennemis mais il est capturé à l'issue de sa mission, le 19 juin 1942.

    Interné à l'Oflag XC à Lübeck, il y organise un groupe d'évasion.

    Transféré sur la forteresse de Colditz (Oflag IVC) en janvier 1943, il y retrouve le Major Stirling et le capitaine Jordan.

    Libéré le 16 avril 1945 par l'avant-garde de l'Armée Patton, le lieutenant-colonel Bergé est successivement affecté à l'Inspection parachutiste, au cabinet militaire du Gouvernement provisoire de la République, à l'Etat-major général de la Défense nationale et enfin à la Représentation militaire à l'Ambassade de France de Rome.

    Georges Bergé commande ensuite le 14e Régiment d'infanterie parachutiste de Choc (RIPC) à Toulouse d'août 1951 à juillet 1953.

    De 1953 à 1957 le colonel Bergé est, avec une interruption de 7 mois en 1954 due à un stage à l'Ecole supérieure de Guerre espagnole, l'adjoint du général commandant les Troupes aéroportées (opération Suez 1956).

    De 1957 à 1959 il est adjoint au général commandant l'ALAT avant de recevoir le commandement du secteur de Corneille dans le Sud-Constantinois l'année suivante.

    Nommé général de brigade en juillet 1961, il est, sur sa demande, placé en 2e section de l'Etat-major en janvier 1962.

    Président d'Honneur de l'Amical SAS, Georges Bergé est décédé le 15 septembre 1997 à Mimisan dans les Landes. Ses obsèques se sont déroulées à Bordeaux.


    • Commandeur de la Légion d'Honneur
    • Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
    • Grand Officier de l'Ordre National du Mérite
    • Croix de Guerre 1939-45 (4 citations)
    • Croix de la Valeur Militaire avec palme
    • Médaille de l'Aéronautique
    . Officer of the British Empire (GB)
    • Military Cross (GB)
    • Cruz Militar (Espagne)
    • Commandeur de l'Ordre de Georges 1er (Grèce)
    • Commandeur de l'Ordre du Ouissam Alaouite

    PUBLICATIONS :

    • Commandos en Crête - in Historia Magazine - n° 19
    • Mission Savannah - in Historia Magazine - n° 31
    • Le transport aérien d'assaut vertical - in Revue des Forces Aériennes - 1956 n° 114
    • Potentiels - in Revue de la Défense Nationale juillet 1954
    • Une brèche dans le dispositif dissuasif de notre défense - in Revue de la Défense Nouvelle janvier 1982 n° 29.

     ************************************************************************************************************


    Marcel LANGER 

    Groupe de Bombardement « Lorraine »
    Escadrille TOPIC
    GRB1 

    * 20 août 2017 :  Hommage aux Compagnons de la Libération du GERS

    Cliché Ordre de la Libération


    Marcel Langer est né le 24 septembre 1917 à Saint Aubin en Suisse dans le canton de Neuchâtel. Son père était ingénieur.

    Il entre à Polytechnique en 1938. Au moment de la déclaration de guerre, il est volontaire pour l'armée de l'air et suit, à Versailles, la formation de pilote de chasse.

    Breveté, le sous-lieutenant Langer est muté le 10 juin 1940 à Cazaux et découvre une centaine d'avions neufs d'origine américaine. Dès qu'il entend l'appel du 18 juin 1940 il essaie de convaincre le général commandant la base de faire passer ces avions en Angleterre. En vain !

    Il décide alors de rejoindre l'Angleterre avec son frère Arnaud, également pilote, retrouvé à Argelès-sur-Mer.

    Tous deux embarquent à Port-Vendres et parviennent à Londres, via Oran et Casablanca, à la mi-juillet. Marcel Langer est envoyé au dépôt d'Odiham et affecté à l'escadrille "Topic" de la French Air Force.

    Dès octobre 1940, il part pour l'Afrique, au Nigeria, au Soudan et en Egypte. En juin 1941, il est muté au Groupe réservé de bombardement n° 1 (GRB1) avec lequel il effectue des missions contre les Italiens en Abyssinie.

    Marcel Langer fait mouvement sur Damas en août 1941 avec son unité puis, promu lieutenant, participe, jusqu'en février 1942, à 50 missions contre l'Afrika-korps de Rommel dans la violente et meurtrière campagne de Libye au sein de l'escadrille "Metz" du Groupe de bombardement "Lorraine".

    Détaché en avril 1942 à la mission de convoyage de la Royal Air Force au Caire, et affecté à l'Air Craft Delivery Unit Middle East, il convoie armes et avions en Egypte, au Kenya et aux Indes.

    Le 30 septembre 1942, il est muté à l'Escadrille "Nancy" du Groupe "Lorraine" et embarqué à Suez, à destination de l'Angleterre via le Cap, avec Romain Gary. Après 69 jours de navigation à éviter les sous-marins allemands, il parvient à Glasgow, le 1er janvier 1943.

    En septembre 1943, promu au grade de capitaine, Marcel Langer prend le commandement de l'escadrille "Nancy" jusqu'en juillet 1944 : 39 missions sur la France (missions rase-mottes, attaque de rampes de lancement de V 1, destruction du poste électrique de Chevilly-Larue le 3 octobre 1943, etc.).

    De septembre 1944 à mars 1945, il est affecté au cabinet militaire du ministre de l'Air, Charles Tillon.

    Ensuite, il est muté à sa demande, jusqu'en septembre 1945, au 357 Squadron, basé au Bengale, où il effectue 16 missions contre les Japonais ; il totalise ainsi 113 missions de guerre et termine la guerre au grade de commandant.

    En 1945-194646, il fait sa deuxième année d'étude à Polytechnique.

    Marcel Langer continue de voler comme pilote de ligne à la TAI, est directeur des vols à l'Ecole Nationale d'Aviation Civile puis contrôleur en vol au SGACC.

    Abandonnant définitivement l'aviation, il entre en 1955 à la Compagnie française des Produits oxygénés, secteur médical de l'Air Liquide.

    Marcel Langer se spécialise dans l'étude des maladies respiratoires et s'applique à infléchir la politique de cette société pour l'amener à remplir son rôle de partenaire du service public. Il en devient le directeur général adjoint.

    En 1978, il prend sa retraite près de Condom dans le Gers.

    Il consacre ses années de retraite à la lecture, la réflexion, la poésie, l'écriture et à sa nombreuse famille.

    Marcel Langer est décédé à Bordeaux, le 4 novembre 1990. Il est inhumé à Herret près de Condom dans le Gers.

     


    • Commandeur de la Légion d'Honneur
    • Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944
    • Croix de Guerre 39/45 (8 citations)
    • Distinguished Flying Cross (GB)
    • Distinguished Flying Cross (USA)

    ****************************************************************************************

    Jean-Marie SOUBERBIELLE

    13ème Demi Brigade de Légion Etrangère

    * 20 août 2017 : Hommage aux Compagnons de la Libération du GERS

    Cliché Ordre de la Libération

    Jean-Marie Souberbielle est né le 15 août 1899 à Nogaro dans le Gers.

    Il suit des études secondaires au lycée de Tarbes avant de s'engager en mars 1917, au 1er Régiment de Cuirassiers.

    Il prend part aux batailles de 1918 et est démobilisé comme maréchal des logis en mars 1920.

    Décidant de ne pas reprendre ses études, il demande au ministre des Colonies son admission dans le cadre des services civils. Nommé commis de 3e classe, il s'embarque en novembre 1920 pour l'AEF.

    Pendant 20 ans, il sert en brousse comme agent spécial, adjoint, puis chef de subdivision, en Oubangui, au Gabon et au Tchad.

    A la veille de la guerre, ses dernières notes civiles lui sont données par le Gouverneur Éboué : "fait preuve d'initiative, d'activité et de dévouement. Réussit parfaitement dans la délicate subdivision du Congo, cote 20/20."

    Jean-Marie Souberbielle rallie sans hésiter la France Libre derrière le Gouverneur Éboué le 26 août 1940.

    Voulant à tout prix combattre, il se rend en Egypte en juillet 1941 avec sa voiture personnelle et s'engage, comme sous-lieutenant, le 13 août suivant. D'abord affecté à Abou-Kamal sur les rives de l'Euphrate, où il est chargé de tâches administratives, il rejoint ensuite le 2e Bataillon de la 13e Demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE) en septembre 1942 dans la compagnie du capitaine Messmer.

    Le sous-lieutenant Jean-Marie Souberbielle est tué par une grenade dans la nuit du 23 au 24 octobre 1942 pendant l'assaut de Nag Rala à l'Himeimat (El Alamein) en Egypte. Il a été inhumé à El Alamein.

    • Chevalier de la Légion d'Honneur
    • Compagnon de la Libération - décret du 11 mai 1943
    • Croix de Guerre 39/45
    • Médaille Coloniale 

     

    * 20 août 2017 :  Hommage aux Compagnons de la Libération du GERS

     

     


    Tags Tags : , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :